dimanche 29 novembre 2009

Parole du jour
(Lundi 30 novembre)
(Mt 4, 18-22)

Comme Jésus marchait au bord du lac de Galilée,
il vit deux frères, Simon, appelé Pierre,
et son frère André, qui jetaient leurs filets dans le lac:
c'étaient des pêcheurs.
Jésus leur dit :
« Venez derrière moi, et je vous ferai pêcheurs d'hommes. »
Aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent.
Plus loin, il vit deux autres frères,
Jacques, fils de Zébédée,
et son frère Jean, qui étaient dans leur barque avec leur père,
en train de préparer leurs filets. Il les appela.
Aussitôt, laissant leur barque et leur père, ils le suivirent.

Il est un verte qui revient dans les deux récits d'appel : "il vit" ! Le regard de Jésus ! Un regard qui n'est pas n'importe quel regard : "Dieu ne regarde pas comme les hommes, car les hommes regardent l'apparence, mais le Seigneur regarde le cœur." (1 sam 16, 7) ! Le regard de Jésus rejoint le cœur de celui qu'il voit. Il a vu en ceux qui vont devenir ses apôtres, le désir de leurs cœurs, l'attente qui est la leur, du Messie. Il les sait prêt au plus profond d'eux-mêmes à se mettre en route. Alors, comme pour Abraham, il leur demande de tout quitter pour tout miser sur lui sans savoir où cela va les conduire (Gn 12, 1sq) ... et ils seront appelés comme Abraham aussi, au moment de la grande détresse (la mort de Jésus) , à "espérer contre toute espérance, à croire" (Rm 4, 18) ... au delà des apparences ! Une école rude et dépouillante, pour que naisse la vraie liberté, la liberté intérieure : "Heureux l'homme qui met sa confiance dans le Seigneur et dont le Seigneur est la foi !..." (Jr 17, 7)
Parole du jour
(Dimanche 29 novembre)
(Lc 21, 27-28)

Alors, on verra le Fils de l'homme venir dans la nuée,
avec grande puissance et grande gloire.
Quand ces événements commenceront,
redressez-vous et relevez la tête,
car votre rédemption approche.

Avec l'Avent, c'est la rédemption qui approche. L'homme pris dans "les filets de l'oiseleur"(Ps 123, 7) ne peut en sortir que par ce Fils de l'homme venant avec grande puissance, son incarnation, et grande gloire, sa résurrection : "le filet s'est rompu, nous avons échappé. Notre secours est le Nom du Seigneur ..." (7-8) Il s'est Lui-même laissé prendre dans le filet pour nous en libéré : "Le Fils de l'homme est venu pour servir (l'homme) et donner sa vie pour la multitude." (Mc 10, 45) Cette libération effective, il nous faut l'accueillir dans notre vie au quotidien. L'année liturgique qui commence avec le temps de l'Avent est là pour nous y aider, nous y conduire, en revivant liturgiquement les évènement de la vie du "Fils de l'homme", de Jésus, "Verbe fait chair" (Jn 1, 13). Les Sacrements (Baptême, Confirmation, Eucharistie, Réconciliation, Malades, Mariage, Ordre) prolongent sa Présence sacramentelle (réelle) et son action parmi nous. Le Temps de l'Avent nous est offert pour que nous nous préparions à ce cheminement et à l'accueil de son action en nos vies par un retour à l'essentiel, en commençant par vivre liturgiquement de sa venue à Noël. Le mot "Avent" signifie "Avènement", "Venue". Il s'agit de quatre semaines pour s'y préparer. Les quatre bougies de l'Avent que l'on allume l'une après l'autre chaque dimanche, veulent signifier la progression de cette préparation qui aboutit à la rencontre avec l'Enfant nouveau-né : "Le Verbe était la vraie Lumière qui illumine tout homme en venant dans le monde... à tous ceux qui l'ont reçu, ceux qui croient en son Nom, il a donné de devenir enfant s de Dieu ..." (Jn 1, 9-9)

samedi 28 novembre 2009

Parole du jour
(Samedi 28 novembre)
(Lc 21, 34-36)

Jésus parlait à ses disciples de sa venue :
Tenez-vous sur vos gardes,
de crainte que votre cœur
ne s'alourdisse dans la débauche,
l'ivrognerie et les soucis de la vie,
et que ce jour-là
ne tombe sur vous à l'improviste.

Comme un filet, il s'abattra
sur tous les hommes de la terre.
Restez éveillés et priez en tout temps :
ainsi vous serez jugés dignes
d'échapper à tout ce qui doit arriver,
et de paraître debout devant le Fils de l'homme. »

Qui a fait l'expérience de la vie avec le Christ y a trouvé beaucoup de paix. Le Christ nous réajuste sur l'essentiel, sur notre vocation fondamentale qu'il a pleinement accomplie pour nous dans le don total de sa vie. Mais cette expérience n'est pas le bout du chemin. Il faut rester vigilant car les pierres ne manquent pas ... Quitter la main du Christ, c'est nous exposer à la chute : "Tenez-vous sur vos gardes ..." Cet Évangile nous invite à "garder nos lampes allumées". La Lumière en est le Christ. A Pâques, c'est ce que veut signifier le "Cierge Pascal" qui brille au cœur de la nuit. Le libre arbitre qui nous appelle à un choix de tous les instants, nous demande une "conversion" de tous les instants pour que le "oui" à la Lumière l'emporte sur toutes les illusions. De tous les instants ? ... "Nous ne savons ni le jour, ni l'heure ..."
Puisse ce jour et cette heure nous trouver en tenue de service, prêt à franchir en Christ - "l'Unique Passeur" - le seuil de la Maison Paternelle (Jn 14,22) ...

vendredi 27 novembre 2009

Parole du jour
(Vendredi 27 novembre)
(Lc 21, 29-33)

Jésus parlait à ses disciples de sa venue.
Il leur dit cette parabole :
« Voyez le figuier et tous les autres arbres.
Dès qu'ils bourgeonnent,
vous n'avez qu'à les regarder
pour savoir que l'été est déjà proche.
De même, vous aussi, lorsque vous verrez arriver cela,
sachez que le royaume de Dieu est proche.
Amen, je vous le dis :
cette génération ne passera pas sans que tout arrive.
Le ciel et la terre passeront,
mes paroles ne passeront pas.

Après l'hiver, le printemps précurseur de l'été. Ainsi va la vie ! Après la passion et la mort du Christ, sa Résurrection ! Dans notre cheminement, il en est de même. Il nous faut passer par les quatre saisons. Les auteurs spirituels anciens expliquaient déjà : "Lorsque tu es en haut de la montagne, penses que tu vas descendre dans la vallée, ainsi tu ne t'enorgueillira pas de ta situation. Et lorsque tu es dans la vallée, penses que tu vas bientôt rejoindre" le sommet, ainsi tu ne désespéreras pas de ta situation. La voie royale consiste à ne pas t'enorgueillir et à ne pas désespérer sûr d'être dans la main de Dieu ... et de demeurer fidèle à y rester." La Parole de Dieu est la nourriture du chemin. Une nourriture qui est aussi un remède. Un remède porteur de Vie ... la Vie éternelle !

jeudi 26 novembre 2009

Parole du jour
(Jeudi 26 novembre)
(Dn 6, 12-28)

Daniel excitait la jalousie des courtisans
parce qu'il avait la faveur du roi Darius.
Un jour qu'il était dans sa chambre,
en train d'invoquer son Dieu et de le supplier,
ces hommes se précipitèrent et le surprirent.
Ils allèrent trouver le roi et lui dirent :
« N'as-tu pas signé cette interdiction :
Tout homme qui, pendant les trente jours
qui viennent, adressera une prière à un dieu
ou à un homme autre que le roi,
sera jeté dans la fosse aux lions ? »
Le roi leur répondit :
« Oui, c'est la décision que j'ai prise.
Et, selon la loi des Mèdes et des Perses, elle est irrévocable. »
Ils dirent alors au roi :
« Daniel, un des déportés de Juda,
ne tient pas compte de toi, ni de ton interdiction, ô roi ;
trois fois par jour, il fait sa prière. »
Le roi fut très contrarié de ces paroles
et se préoccupa de sauver Daniel. Jusqu'au coucher du soleil,
il chercha comment le soustraire à la mort.
Alors le roi ordonna d'emmener Daniel,
et on le jeta dans la fosse aux lions. Il dit à Daniel :
« Ton Dieu, que tu sers avec tant de constance,
c'est lui qui te délivrera ! »
On apporta une grande pierre,
on la plaça sur l'ouverture de la fosse ;
le roi la scella avec le cachet de son anneau
et celui de ses dignitaires,
pour que la condamnation de Daniel fût irrévocable.
Puis le roi rentra dans son palais ;
il passa la nuit sans manger ni boire,
il ne fit venir aucune concubine,
il ne put trouver le sommeil.
Il se leva dès l'aube, au petit jour,
et se rendit en hâte à la fosse aux lions.
Arrivé près de la fosse,
il appela Daniel d'une voix angoissée :
« Daniel, serviteur du Dieu vivant,
ce Dieu que tu sers avec tant de constance
a-t-il pu te faire échapper aux lions ? »
Daniel répondit au roi :
« Que le roi vive éternellement !

Mon Dieu a envoyé son ange,
qui a fermé la gueule des lions.
Ils ne m'ont fait aucun mal,
car j'avais été reconnu innocent devant lui ;
et devant toi, ô roi, je n'avais rien fait de criminel. »

Le roi ressentit une grande joie
et ordonna de tirer Daniel de la fosse.
On l'en retira donc, et il n'avait aucune blessure,
car il avait eu foi en son Dieu.


Aujourd'hui, nous méditons la 1ère lecture de la Messe : Daniel dans la fosse aux lions. Daniel fidèle à son Dieu jusqu'au bout, entièrement abandonné entre ses mains, sûr de Celui en qui il a mis sa confiance : "Heureux qui trouve en Lui son refuge." (Ps 2, 12) Et cette parole du roi : "Ton Dieu que tu sers avec tant de constance, c'est Lui qui te délivrera !". Ce récit fait penser au passage du psaume 17, 19-20 : "Au jour de ma défaite ils m'attendaient, mais j'avais le Seigneur pour appui. Et lui m'a dégagé, mis au large, il m'a libéré, car il m'aime." Daniel ne serait-il pas une préfiguration de la Personne de Jésus, fidèle au Père jusqu'au bout et à sa mission de salut ? ... Jeté dans la fosse aux lions aux jours de sa passion et comme dévoré par la mort sur la croix, Il sort vainqueur de la "fosse" dans le souffle de la Résurrection.
S'appuyer sur les hommes conduit à l'enfermement : "Malheureux l'homme qui met sa confiance dans un mortel,qui s'appuie sur un être de chair,tandis que son coeur se détourne du Seigneur. Il sera comme un buisson sur une terre désolée, il ne verra pas venir le bonheur.Il aura pour demeure les lieux arides du désert,une terre salée et inhabitable." (Jr 17, 5-6)
S'appuyer sur Dieu, à la Vie : " Bienheureux l'homme qui met sa confiance dans le Seigneur, dont le Seigneur est l'espérance. Il sera comme un arbre planté au bord des eaux,qui étend ses racines vers le courant :il ne craint pas la chaleur quand elle vient,et son feuillage reste vert ;il ne redoute pas une année de sécheresse,car elle ne l'empêche pas de porter du fruit." (Jr 17, 7-8)
Deux voies s'ouvrent à toi ... choisis la Vie !

mercredi 25 novembre 2009

Parole du jour
(Mercredi 25 novembre)
(Lc 21, 5-11)

Jésus parlait à ses disciples de sa venue :
On portera la main sur vous et l’on vous persécutera ;
on vous livrera aux synagogues, on vous jettera en prison,
on vous fera comparaître devant des rois
et des gouverneurs, à cause de mon Nom.
Ce sera pour vous l'occasion de rendre témoignage.
Mettez-vous dans la tête
que vous n'avez pas à vous soucier de votre défense.
Moi-même, je vous inspirerai un langage et une sagesse
à laquelle tous vos adversaires ne pourront opposer
ni résistance ni contradiction.
Vous serez livrés même par vos parents,
vos frères, votre famille et vos amis,
et ils feront mettre à mort certains d'entre vous.
Vous serez détestés de tous, à cause de mon Nom.
Mais pas un cheveu de votre tête ne sera perdu.
C'est par votre persévérance que vous obtiendrez la vie.

Le mot "martyr" signifie "témoin". En ce sens, la vie du chrétien est appelée à être un "martyr" c'est-à-dire un "témoignage". Au début de l'Église, les persécutions ont déferlées sur les chrétiens : martyrs de Rome, de Lyon et d'ailleurs ... sous des empereurs comme Néron (Martyrs de Rome), Marc-Aurèle, (Martyrs de Lyon), etc ... A un disciple du Christ en jugement, on demanda son nom. Il répondit : "Chrétien, je n'en ai pas d'autre." Après la conversion de l'empereur Constantin au IVè sc. la grâce du "Martyr Rouge" comme on l'appelle en raison du sang versé, passe au "désert" où des hommes et des femmes vont se retirer pour vivre le "Martyr blanc", c'est-à-dire le témoignage d'une vie entièrement vouée au Christ. Ces deux sortes de témoignages perdurent aujourd'hui encore. On a dit que le le XXème siècle a été le siècle des martyrs. Une multitude de chrétiens a versé son sang par fidélité au Christ sous différents régimes totalitaires ... Et aujourd'hui encore des frères et soeurs chrétiens croupissent dans des geôles, pour leur Foi, et sont martyrisés ... Ce sont nos frères et soeurs en Christ ! ...
Et tous nous sommes appelés à vivre le "Martyr blanc", témoignage de Foi au cœur de notre vie concrète ... Il peut nous arriver parfois d'être pris à partie ... si nous vivons de cette relation intime avec le Christ, nous n'aurons rien à craindre, les paroles et les comportements qui conviennent nous seront donnés : "Moi-même, je vous inspirerai un langage et une sagesse à laquelle tous vos adversaires ne pourront opposer ni résistance ni contradiction." Il faut le croire et tout faire pour nourrir notre Foi. L'Église, fondée par le Christ, et qui est comme le prolongement de son incarnation, nous en donne les moyens ...

lundi 23 novembre 2009

Parole du jour
(Mardi 24 novembre)
(Lc 21, 5-11)

Certains disciples de Jésus parlaient du Temple,
admirant la beauté des pierres
et les dons des fidèles. Jésus leur dit :
« Ce que vous contemplez,
des jours viendront où il n'en restera pas
pierre sur pierre : tout sera détruit. »
Ils lui demandèrent :
« Maître, quand cela arrivera-t-il,
et quel sera le signe que cela va se réaliser ? »
Jésus répondit :
« Prenez garde de ne pas vous laisser égarer,
car beaucoup viendront sous mon nom en disant :
'C'est moi', ou encore : 'Le moment est tout proche.'
Ne marchez pas derrière eux !
Quand vous entendrez parler de guerres
et de soulèvements, ne vous effrayez pas :
il faut que cela arrive d'abord,
mais ce ne sera pas tout de suite la fin. »
Alors Jésus ajouta :
« On se dressera nation contre nation,
royaume contre royaume.
Il y aura de grands tremblements de terre,
et çà et là des épidémies de peste et des famines ;
des faits terrifiants surviendront,
et de grands signes dans le ciel. »

Il ne faut pas se tromper de beauté. Certes, le Temple fait de pierres peut être beau. Nos cathédrales peuvent être belles. Mais ce qui doit être beau en premier, c'est le cœur de l'homme ! Car le Temple et les cathédrales disparaîtront, le cœur de l'homme est fait pour battre à jamais. Or de quoi est-il porteur ? De guerres, de soulèvements ? ... "On se dressera nations contre nations" ... La création tout entière en est malade ... Cet Évangile est un appel à la conversion, à la purification du cœur : "Bienheureux les cœurs purs, ils verront Dieu" et "Un cœur qui s'élève, élève le monde," ... Tous nous y sommes appelés ! Car le vrai Temple c'est nous : "Ne savez-vous pas que vous êtes un Temple de Dieu et que l'Esprit de Dieu habite en vous ? ... Le Temple de Dieu est sacré, et ce Temple c'est vous." (1 Co 3, 16-17)
Parole du jour
(Lundi 23 novembre)
(Lc 21, 1-4)

"Comme Jésus enseignait dans le Temple,
levant les yeux, il vit les riches

qui mettaient leurs offrandes dans le tronc du Trésor.

Il vit aussi une veuve misérable y déposer deux piécettes.

Alors il déclara : "En vérité, je vous le dis :

cette pauvre veuve a mis plus que tout le monde.

Car tous ceux-là ont pris sur leur superflu

pour faire leur offrande,
mais elle,
elle a pris sur son indigence;

elle a donné tout ce qu'elle avait pour vivre."

Jésus voit le cœur. Il y a ceux qui donnent et le font sonner de haut pour se faire remarquer et pourtant, ce qu'il donne n'atteint nullement leur façon de vivre. Il donne de leur superflu. Une façon aussi de se donner bonne conscience ...
La pauvre veuve, elle, ne se regarde pas, elle se donne tout entière à travers le don qu'elle fait : "elle a donné tout ce qu'elle avait pour vivre". En elle Jésus se reconnaît car lui aussi, librement va donner tout ce qu'il a pour vivre. Cela le conduira à la mort. Comme cette femme qui s'en remet entièrement à Dieu, Jésus s'en remettra entièrement au Père. L'amour pur qu'il incarne à travers ce don de Lui-même le fera jaillir de la mort, Vivant. Mystère de la mort et de la Résurrection, Mystère Pascal. C'est le chemin qu'il nous a tracé ... avec nous il marche sur le chemin ... Il y a bien des manières de tout donner en se donnant.

dimanche 22 novembre 2009

Parole du jour
(Dimanche 22 novembre)
(Jn 18, 33- 37)

Lorsque Jésus comparu devant Pilate,
celui-ci l'interrogea :
« Es-tu le roi des Juifs ? »

Jésus lui demanda :
« Dis-tu cela de toi-même,
ou bien parce que d'autres te l'ont dit ? »

Pilate répondit :
« Est-ce que je suis Juif, moi ?
Ta nation et les chefs des prêtres t'ont livré à moi :
qu'as-tu donc fait ? »

Jésus déclara :
« Ma royauté ne vient pas de ce monde ;
si ma royauté venait de ce monde,
j'aurais des gardes qui se seraient battus
pour que je ne sois pas livré aux Juifs.
Non, ma royauté ne vient pas d'ici. »

Pilate lui dit :
« Alors, tu es roi ? » Jésus répondit :
« C'est toi qui dis que je suis roi.
Je suis né, je suis venu dans le monde pour ceci :
rendre témoignage à la vérité.
Tout homme qui appartient à la vérité écoute ma voix. »


Voici que s'achève l'Année Liturgique avec la fête du "Christ Roi de l'univers" en qui tout est récapitulé. Il a assumé notre humanité et la conduit, en Lui, à son plein accomplissement. Pilate le présentera à la foule qui veut sa crucifixion comme : "Voici l'Humain !" Parole prophétique qui le dépasse totalement ...
Lorsque nous entendons "Christ Roi", quelles représentations nous viennent à l'esprit ? - La Royauté selon le monde ? - Avec son cortège de pouvoir, d'avoir, de rapport de force, de guerres, d'intrigues, de représailles, de peur etc ... A Pilate qui l'interroge à ce sujet, Jésus répond : "Ma Royauté ne vient pas de ce monde ... Non ma Royauté n'est pas d'ici." La Royauté selon Jésus, c'est la Royauté de l'Amour. Dieu est dit Roi car il est Amour. C'est une Royauté de service et de don de soi où le bien d'autrui passe avant le sien propre. Le Trône où Jésus siège, c'est la Croix ! C'est là que se révèle l' "Amour Pur" : librement, il donne sa vie pour notre Salut, c'est-à-dire notre libération et notre guérison ... notre Santé.
Le terme "Vérité" se dit en hébreu "émet". Réfléchissons à sa signification selon la pensée juive. "Met" signifie "mort". Le "é" correspond à notre "a" et est considéré comme une consonne dont la symbolique est le "Un" puisqu'elle est la première de l'alphabet . Dieu est "UN" donc le "é" est symbolique de la présence de Dieu. La signification de "Emet" peut se paraphraser comme suit : "surgissement de la Présence Divine dans une situation de mort".
Des exemples : - Les hébreux sont esclaves en Égypte : une situation de mort. Dieu envoie Moïse. A travers lui, surgissement de la Présence de Dieu au cœur de cette situation. Le peuple est libéré et rendu à la liberté : passage de la mer rouge. Cet épisode est signifiant pour le Sacrement du Baptême ... - Ps 17, 19-20 : "Au jour de ma défaite, mes ennemis m'attendaient, mais j'avais le Seigneur pour appui, et lui m'a dégagé, mis au large, il m'a libéré, car il m'aime." Surgissement de la Présence Divine dans une situation de mort ... - Les disciples sont dans la barque avec Jésus qui dort. La tempête se lève. Les disciples essaient de s'en sortir mais c'est la fin : "Nous sommes perdus !" Réveillé, Jésus se lève, tend la main vers la mer : "Sois muselée !" lui dit-il . Il se fit un grand calme. En Jésus surgissement de la Présence Divine dans une situation de mort. Jésus dormait, ce qui représente sa mort. Il se lève, c'est la traduction du terme grec que l'on traduit le plus souvent par "Résurrection". En prenant notre condition humaine, le Fils de Dieu s'est mis dans une situation de mort. Mais en tant que Fils de Dieu, il est "surgissement de la Présence Divine". Aussi, en lui se réalise la réalité du mot "émet" que nous traduisons par "vérité" : il est "vrai Dieu et vrai homme". Nous avons là le sens du Mystère Pascal. En son être même se réalise le "surgissement de la Présence Divine dans une situation de mort". En Lui, nous sommes sauvés : "O mort où est ton aiguillon ?" La mort a été vaincu par celui qui est la Vie plus forte que la mort. Désormais il est le "Passeur". A Pilate, il l'exprime : "Je suis venu pour rendre témoignage à la Vérité". Et à ses disciples : "Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie." Voilà la vraie Royauté du Christ. Il dit à chacun d'entre nous : "Si tu le veux, "Je fais (en toi) toutes choses nouvelles!" (Ap.) C'est chaque jour que le "Mystère Pascal" est appelé à se réaliser en notre vie. Il est, en effet, bien des situations de pauvreté ou de détresse, d'enfermement ou de mal être qui demande le surgissement de la Présence de Jésus ...

samedi 21 novembre 2009

Parole du jour
(Samedi 21 novembre)
(Lc 20, 27- 40)

Des sadducéens - ceux qui prétendent
qu'il n'y a pas de résurrection -
vinrent trouver Jésus,
et ils l'interrogèrent :
« Maître, Moïse nous a donné cette loi :
Si un homme a un frère marié mais qui meurt sans enfant,
qu'il épouse la veuve pour donner une descendance à son frère.
Or, il y avait sept frères :
le premier se maria et mourut sans enfant ;
le deuxième, puis le troisième épousèrent la veuve,
et ainsi tous les sept : ils moururent sans laisser d'enfants.
Finalement la femme mourut aussi.
Eh bien, à la résurrection, cette femme,
de qui sera-t-elle l'épouse, puisque les sept l'ont eue pour femme ? »
Jésus répond : « Les enfants de ce monde se marient.
Mais ceux qui ont été jugés dignes d'avoir part au monde à venir
et à la résurrection d'entre les morts ne se marient pas,
car ils ne peuvent plus mourir :
ils sont semblables aux anges,
ils sont fils de Dieu, en étant héritiers de la résurrection.
Quant à dire que les morts doivent ressusciter,
Moïse lui-même le fait comprendre dans le récit du buisson ardent,
quand il appelle le Seigneur :
le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac, le Dieu de Jacob.
Il n'est pas le Dieu des morts, mais des vivants ;
tous vivent en effet pour lui. »
Alors certains scribes prirent la parole pour dire :
« Maître, tu as bien parlé. »
Et ils n'osaient plus l'interroger sur quoi que ce soit.

Les saducéens sont dans l'illusion. Ils sont très terre à terre. La femme n'est bonne que pour engendrer. Elle n'existe pas pour elle-même. Il faut absolument donner au premier mari qui est décédé une descendance car l'homme se perpétue dans ses enfants puisqu'après la mort il n'y a rien. C'est-ainsi que pour eux, également, la bénédiction de Dieu est donnée à travers la réussite et la richesse. Jésus leur démontre qu'ils sont dans dans l'erreur car ils demeurent à l'extérieur de la réalité. La réalité humaine s'enracine dans l'intériorité et donc dans le fait que l'homme à sa mort physique, ne tombe pas dans le néant. Aussi la rencontre entre un homme et une femme se vit dans le respect mutuel où chacun est reconnu comme une personne et aimé. Il y a une dignité de la femme comme de l'homme. Après la mort, ce qui demeure, c'est l'amour, les liens de l'amour, au delà de toute descendance : "ceux qui ont été jugés dignes d'avoir part au monde à venir et à la résurrection d'entre les morts ne se marient pas, car ils ne peuvent plus mourir." Dans le mariage, il y a certes une descendance, mais elle doit être le fruit de l'amour entre deux êtres complémentaires l'un à l'autre. Ce qui est premier, c'est l'amour ! "L'amour ne passera jamais." (1co 13)
(Icône : l'amour entre Joachim et Anne, parents de Marie, mère de Jésus)

vendredi 20 novembre 2009

Parole du jour
(Vendredi 20 novembre)
(Lc 19, 45- 48)

Jésus entra dans le Temple,
et se mit à expulser les marchands.
Il leur déclarait :
« L'Écriture dit : Ma maison sera une maison de prière.
Or vous, vous en avez fait une caverne de bandits. »
Il était chaque jour dans le Temple pour enseigner.
Les chefs des prêtres et les scribes,
ainsi que les notables, cherchaient à le faire mourir,
mais ils ne trouvaient pas le moyen d'y arriver ;
en effet, le peuple tout entier était suspendu à ses lèvres.

Que faisons-nous du Temple que nous sommes ? ... Une maison de prière où un repaire de brigand ? ... St Paul écrit : "Vous êtes le Temple de Dieu car Dieu habite en vous." La prière, orare en latin signifie "parler à", "être en relation avec". Lorsqu'on accueille une personne dans sa maison, on s'occupe d'elle, on en prend soin, on l'écoute, on cherche son bien etc. ... Dieu habite en nous. Que fait-on de Dieu ? ... Il s'agit d' "un vivre avec" comme un ami avec son ami, un fils ou une fille avec ses parents, une épouse avec son époux. Cette relation est constructive pour chacun et conduit à l'accomplissement réciproque. Avec Dieu, il en est de même et plus profondément encore puisqu'il est la Source de notre être.
Si le Temple que nous sommes devient "caverne de bandits", nous sommes les plus malheureux des hommes, car nous nous coupons alors de la Source et que la vie ne peut plus passer. Nous laissant aller à tous les vents, selon toutes les modes et tous les opinions, nous ressemblons à des girouettes qui font profit de tout ce qui peut flatter leur égo ... Le choix est entre nos mains car Dieu nous respecte trop pour s'imposer. Cependant si nous savons écouter autre chose que nous-mêmes, nous discernerons une petite voix intérieure, celle de notre conscience, qui nous indiquera le chemin. Le signe de sa présence en sera la paix au plus profond de nous-mêmes : "N'avions-nous pas le coeur tout brûlant", reconnaissent les disciples d'Emmaüs !

jeudi 19 novembre 2009

Parole du jour
(Jeudi 19 novembre)
(Lc 19, 41-45)

Quand Jésus fut près de Jérusalem,
en voyant la ville, il pleura sur elle ; il disait :
« Si toi aussi, tu avais reconnu en ce jour
ce qui peut te donner la paix !
Mais hélas, cela est resté caché à tes yeux.
Oui, il arrivera pour toi des jours
où tes ennemis viendront mettre le siège devant toi,
t'encercleront et te presseront de tous côtés ;
ils te jetteront à terre, toi et tes enfants
qui sont chez toi, et ils ne laisseront pas chez toi pierre sur pierre,
parce que tu n'as pas reconnu le moment où Dieu te visitait. »

La ville de Jérusalem sera entièrement détruite en l'an 70 par les troupes du général romain Titus. Jérusalem abritait la Présence de Dieu en son sein, au milieu du Temple. Mais les notables, les chefs religieux etc ... s'étaient forgés une représentation de Dieu selon leurs désirs. Quand Dieu se présente à eux tel qu'il est, sous les traits de Jésus-Christ, il ne le reconnaissent pas. Ce Dieu-là, le vrai, est dérangeant car il ne sert pas leurs projets. Aussi, ils le crucifient ...
Mais Jérusalem est aussi symbolique de notre être. Au centre, dans notre cœur qui en est la dimension la plus essentielle, il y a la Présence de Dieu ... Que faisons-nous de notre vie ? ... de cette Présence "plus intime à nous-mêmes que nous-mêmes" comme l'écrit St Augustin ? ... Le verset de l'alléluia de la Messe est le suivant : "Aujourd'hui ne fermons pas notre cœur, mais écoutons la voix du Seigneur". (Ps 94, 8) Une attention à l'Hôte intérieur de qui nous avons reçu "la vie, le mouvement et l'être" et qui nous guide au chemin de la Paix. Lui tourner le dos conduit à la ruine ...

mercredi 18 novembre 2009

Parole du jour
(Mercredi 18 novembre)
(Lc 19, 11-28)

Comme on écoutait Jésus, il ajouta une parabole,
parce qu'il était près de Jérusalem
et que ses auditeurs pensaient voir le royaume de Dieu
se manifester à l'instant même.
Voici donc ce qu'il dit :
« Un homme de la grande noblesse partit
dans un pays lointain pour se faire nommer roi
et rentrer ensuite chez lui.
Il appela dix de ses serviteurs,
leur distribua dix pièces d'or et leur dit :
'Faites-les fructifier pendant mon voyage.'
Mais ses concitoyens le détestaient, et ils envoyèrent
derrière lui une délégation chargée de dire :
'Nous ne voulons pas qu'il règne sur nous.'
Mais quand il revint après avoir été nommé roi,
il convoqua les serviteurs auxquels il avait distribué l'argent,
afin de savoir comment chacun l'avait fait fructifier.
Le premier se présenta et dit :
'Seigneur, ta pièce d'or en a rapporté dix.'
Le roi lui dit : 'Très bien, bon serviteur !
Puisque tu as été fidèle en si peu de chose,
reçois l'autorité sur dix villes.'
Le second vint dire :
'Ta pièce d'or, Seigneur, en a rapporté cinq.'
A celui-là, le roi dit encore :
'Toi, tu seras gouverneur de cinq villes.'
Un autre encore vint dire :
'Seigneur, voici ta pièce d'or,
je l'avais mise de côté dans un linge.
En effet, j'avais peur de toi :
tu es un homme exigeant,
tu retires ce que tu n'as pas déposé,
tu moissonnes ce que tu n'as pas semé.'
Le roi lui dit :
'Je vais te juger d'après tes propres paroles,
serviteur mauvais : tu savais que je suis un homme exigeant,
que je retire ce que je n'ai pas déposé,
que je moissonne ce que je n'ai pas semé ;
alors pourquoi n'as-tu pas mis mon argent à la banque ?
A mon arrivée, je l'aurais repris avec les intérêts.'
Et le roi dit à ceux qui étaient là :
'Retirez-lui la pièce d'or et donnez-la à celui qui en a dix.'
On lui dit : 'Seigneur, il en déjà dix !
- Je vous le déclare : celui qui a recevra encore ;
celui qui n'a rien se fera enlever même ce qu'il a.
Quant à mes ennemis, ceux qui n'ont pas voulu
que je règne sur eux, amenez-les ici
et mettez-les à mort devant moi.'»
Après avoir dit ces paroles,
Jésus marchait en avant de ses disciples
pour monter à Jérusalem.

Une parabole n'est pas à prendre au premier degré. C'est une histoire racontée pour donner un message. Il y a une "pointe" de la parabole. En l'écoutant, il me vient cette parole de St Paul : "Que n'as-tu que tu n'aies reçu ?" (1Co 4, 7) Chacun nous avons des dons à faire fructifier pour le service des autres et notre propre accomplissement dans l'amour, dans le don de soi. Ces dons ne sont pas notre propriété. Comme leur nom l'indique, il s'agit de "dons de Dieu". Aussi la capacité de les mettre en œuvre nous vient de lui. Ils sont rayonnement de l'amour de Dieu. A travers leur fructification, nous disons quelque chose de Dieu. C'est ainsi que nous nous construisons mutuellement. Ils apportent la lumière ... et correspondent à la Parole de Vie de Jésus : "Aimez-vous les uns les autres de l'amour dont je vous ai aimés."
Ainsi, nous sommes complémentaires les uns des autres, pierres vivantes de l'édifice qui n'est autre que la Maison du Père. Refuser de les faire fructifier est comme une amputation au bien des autres, un amoindrissement de la lumière. Les garder pour soi signifie les mettre sous le boisseau où ils ne sont plus utiles à personne et enferme celui qui les détourne à son profit ...
le contraire de la Vie !

dimanche 15 novembre 2009

Parole du jour
(Mardi 17 novembre)
(Lc 19, 1-10)

Jésus traversait la ville de Jéricho.
Or, il y avait un homme du nom de Zachée ;
il était le chef des collecteurs d'impôts,
et c'était quelqu'un de riche.
Il cherchait à voir qui était Jésus,
mais il n'y arrivait pas à cause de la foule,
car il était de petite taille.
Il courut donc en avant et grimpa sur un sycomore
pour voir Jésus qui devait passer par là.
Arrivé à cet endroit, Jésus leva les yeux et l'interpella :
« Zachée, descends vite :
aujourd'hui il faut que j'aille demeurer dans ta maison. »
Vite, il descendit, et reçut Jésus avec joie.
Voyant cela, tous récriminaient :
« Il est allé loger chez un pécheur. »
Mais Zachée, s'avançant, dit au Seigneur :
« Voilà, Seigneur :
je fais don aux pauvres de la moitié de mes biens,
et si j'ai fait du tort à quelqu'un,
je vais lui rendre quatre fois plus. »
Alors Jésus dit à son sujet :
« Aujourd'hui, le salut est arrivé pour cette maison,
car lui aussi est un fils d'Abraham.
En effet, le Fils de l'homme est venu chercher
et sauver ce qui était perdu. »

Zachée, un publicain, comme Matthieu. Un homme rejeté de ses compatriotes en raison de sa collaboration avec les romains ... et l'argent qu'il se met dans la poche en collectant les impôts ...
Comme pour Matthieu, l'attitude de Jésus a son égard ne se calque pas sur l'extérieur. Jésus voit le cœur. Il ne s'arrête pas au péché, il va directement à la personne. Et cette personne, il l'aime : "Dieu ne fait pas acception des personnes". Et même, Jésus s'invite chez lui : "Je ne suis pas venu pour les justes, mais pour les pécheurs." dira-t'il. Jésus ne peut rentrer que dans la maison dont la porte est ouverte. Et souvent c'est le péché qui ouvre la porte car la faiblesse rend humbles et ouvre au salut : "Il reçut Jésus avec joie." Ceux qui se croient "justes" se font les juges des autres et ne voient pas la "poutre qu'ils ont dans l'œil". Ce n'est pas la joie alors ! ... Cet accueil réciproque de Jésus et de Zachée conduit à la conversion de ce dernier : "Le Fils de l'homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu."
Parole du jour
(Lundi 16 novembre)
(Lc 18, 35-43)

Comme Jésus approchait de Jéricho,
un aveugle qui mendiait était assis au bord de la route.
Entendant une foule arriver, il demanda ce qu'il y avait.
On lui apprit que c'était Jésus le Nazaréen qui passait.
Il s'écria : « Jésus, fils de David, aie pitié de moi ! »
Ceux qui marchaient en tête l'interpellaient
pour le faire taire. Mais lui criait de plus belle :
« Fils de David, aie pitié de moi ! »
Jésus s'arrêta et ordonna qu'on le lui amène.
Quand il se fut approché, Jésus lui demanda :
« Que veux-tu que je fasse pour toi ?
- Seigneur, que je voie ! »
Et Jésus lui dit :
« Vois. Ta foi t'a sauvé. »
A l'instant même, l'homme se mit à voir,
et il suivait Jésus en rendant gloire à Dieu.
Et tout le peuple, voyant cela, adressa ses louanges à Dieu.

Un commentaire sur ce récit, mais tiré de l'Évangile de Marc (10, 46-52) a été donné le 25 octobre, merci de vous y référer ... Vous pourrez constater par vous-mêmes les quelques différences, qui ne sont pas majeures ...
Parole du jour
(Dimanche 15 novembre)
(Mc 13, 24-32)

Jésus parlait à ses disciples de sa venue :
En ces temps-là, après une terrible détresse,
le soleil s'obscurcira et la lune perdra son éclat.
Les étoiles tomberont du ciel,
et les puissances célestes seront ébranlées.
Alors on verra le Fils de l'homme venir
sur les nuées avec grande puissance et grande gloire.
Il enverra les anges pour rassembler les élus
des quatre coins du monde,
de l'extrémité de la terre à l'extrémité du ciel.
Que la comparaison du figuier vous instruise :
Dès que ses branches deviennent tendres
et que sortent les feuilles, vous savez que l'été est proche.
De même, vous aussi, lorsque vous verrez arriver cela,
sachez que le Fils de l'homme est proche, à votre porte.
Amen, je vous le dis : cette génération
ne passera pas avant que tout cela n'arrive.
Le ciel et la terre passeront, mes paroles ne passeront pas.
Quant au jour et à l'heure, nul ne les connaît,
pas même les anges dans le ciel,
pas même le Fils, mais seulement le Père.

Avec la fin de l'année liturgique, nous sont proposés des passages des récits "apocalyptiques" des Évangiles. Souvent ce mot a signification, dans nos esprit, de "calamité, destruction, et même fin du monde". Or il signifie "Révélation". Il s'agit d'un genre littéraire à ne pas prendre à la lettre dans les images qu'il véhicule. Certes, il y a la nuit ... mais tout débouche dans le "Jour". D'ailleurs le dernier dimanche de l'année liturgique est la Solennité du Christ, Roi de l'univers". Ce qui signifie que tout est récapitulé en Lui. La Royauté dont il s'agit est celle de l'Amour, un Amour que "les grandes eaux ne peuvent atteindre" (Ct 8, 6). En définitive, le sens de cette "Révélation" n'est autre que celui du"Mystère Pascal" : "Mort et Résurrection du Christ". La nuit, certes, mais chassée par le "Jour" : "La lumière luit dans les ténèbres et les ténèbres ne peuvent l'éteindre ..." (Jn 1, 5) Comme le dit St Jean Chrysostome - je paraphrase - : "La mort a été bernée par celui qui est la Vie (le Christ) . L'ayant accueillie en elle, elle a été vaincue ..."
Dans notre Evangile, il est dit que "cette génération ne passera pas avant que tout cela n'arrive ..." Jésus semble parler sous couvert "apocalyptique" de ce qui va lui arriver. St Matthieu dans son Evangile écrit qu'au moment de la mort de Jésus "l'obscurité se fit " ... "le voile du sanctuaire se déchire en deux ... la terre tremble etc ...". Ce Fils de l'homme qui vient sur les nuées, c'est le Ressuscité dans le souffle de l'Esprit. La puissance dont il est question est celle de l'Amour et la gloire, l'accomplissement en Lui, du Salut. Et ces "élus", qui sont-ils ? ... Chacun est appelé à se déterminer devant le Christ. L'élu est celui qui accueille dans sa vie la grâce du "Mystère Pascal" en la Personne de Jésus, le Christ, et qui lui permet d'assumer avec lui son existence, de la sauver. Cela demande "la conversion" qui est un dessaisissement de soi et de ses certitudes, pour axer sa vie sur Celui qui devient et est notre "certitude". La "Foi" a cette signification. S'y inscrire demande beaucoup d'humilité et la reconnaissance de sa faiblesse ... Celui qui refuse consciemment, se coupe de la vie, de la lumière et du salut, car il garde fermée la porte de sa vie et s'interdit la Vie : "Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie." (Jn 14, 6) "... Choisis donc la Vie ..." (Dt 30, 19)

samedi 14 novembre 2009

Parole du jour
(Samedi 14 novembre)
(Lc 18, 1-8)

Jésus disait une parabole pour montrer à ses disciples
qu'il faut toujours prier sans se décourager :
« Il y avait dans une ville un juge
qui ne respectait pas Dieu
et se moquait des hommes.
Dans cette même ville,
il y avait une veuve qui venait lui demander :
'Rends-moi justice contre mon adversaire.'
Longtemps il refusa ; puis il se dit :
'Je ne respecte pas Dieu, et je me moque des hommes,
mais cette femme commence à m'ennuyer :
je vais lui rendre justice pour qu'elle ne vienne plus
sans cesse me casser la tête.' »
Le Seigneur ajouta :
« Écoutez bien ce que dit ce juge sans justice !
Dieu ne fera-t-il pas justice à ses élus,
qui crient vers lui jour et nuit ?
Est-ce qu'il les fait attendre ?
Je vous le déclare :
sans tarder, il leur fera justice.
Mais le Fils de l'homme, quand il viendra,
trouvera-t-il la foi sur terre ? »


Le juge de notre parabole ne représente pas Dieu, il en est plutôt l'opposé. Le point de comparaison est le suivant: Si déjà un juge incroyant et injuste accepte de se laisser déranger par une veuve et lui fait justice, à combien plus forte raison Dieu qui, lui, est juste et compatissant (V.6-8).

Il y avait aussi dans cette ville une veuve: Une veuve, une femme pauvre, sans ressources et sans influence... Ce n'est pas une cliente intéressante. Il n'y a pas grand-chose à chercher de ce côté-là. Son adversaire (Matthieu 5,25) l'a dépouillée du peu qu'elle avait, alors elle vient et revient à la charge, bien que le juge refuse de s'occuper d'elle. Il est sur des affaires plus juteuses et à la recherche d'une autre clientèle. Mais à force de revenir à la charge, la veuve l'oblige à capituler. Il avoue pourquoi. Pour le plus vil des motifs pouvant pousser un juge à l'action: pour avoir la paix. On n'oubliera pas en quelle époque Jésus propose sa parabole. A cette époque-là, les plaignants ordinaires ne pouvaient pas s'entourer d'avocats et ne bénéficiaient pas de l'assistance juridique gratuite ni de protections et de garanties légales pour obtenir l'intervention de la justice. Un juge malveillant ou intéressé pouvait refuser son secours à une pauvre veuve, et l'affaire était classée.
Dieu ne fera-t-il justice à ses élus qui crient à lui jour et nuit? ... C'est l'explication de la parabole. Jésus établit le contraste flagrant entre le Dieu juste et ce juge inique. Le juge ne s'intéresse pas à la veuve, parce qu'il ne l'aime pas; elle lui est complètement indifférente. Dieu, au contraire, s'intéresse aux croyants parce qu'ils sont ses élus et qu'en tant que tels il les aime. D'ailleurs Dieu aime tous les hommes et il veut le meilleur pour chacun ... La veuve vient de temps en temps chez le juge. Les élus, eux, crient à Dieu jour et nuit et demandent justice (Psaume 35,17; 74,10; 94,3; Apocalypse 6,10). Le juge tarde à intervenir. Dieu, lui, ne tarde jamais: "Tardera-t-il à leur égard?" Le juge agit, poussé par un motif vil égoïste. Dieu agit par amour. L'incarnation et la croix en sont le signe ... Le seul point commun entre Dieu et cet homme, c'est que l'un et l'autre agissent. Ceci mis à part, tout n'est qu'opposition entre eux. (W. Kreiss)

vendredi 13 novembre 2009

Parole du jour
(Vendredi 13 novembre)
(Lc 17, 26-35.37)

Jésus disait à ses disciples :
Ce qui se passera dans les jours du Fils de l'homme
ressemblera à ce qui est arrivé dans les jours de Noé.
On mangeait, on buvait, on se mariait,
jusqu'au jour où Noé entra dans l'arche.
Puis le déluge arriva, qui les a tous fait mourir.
Ce sera aussi comme dans les jours de Loth :
on mangeait, on buvait, on achetait,
on vendait, on plantait, on bâtissait ;

mais le jour où Loth sortit de Sodome,
Dieu fit tomber du ciel une pluie de feu
et de soufre qui les a tous fait mourir ;
il en sera de même le jour où le Fils de l'homme se révélera.
Ce jour-là, celui qui sera sur sa terrasse,
et qui aura ses affaires dans sa maison,
qu'il ne descende pas pour les emporter ;
et de même celui qui sera dans son champ,
qu'il ne retourne pas en arrière.
Rappelez-vous la femme de Loth.
Qui cherchera à conserver sa vie la perdra.
Et qui la perdra la sauvegardera.
Je vous le dis :
Cette nuit-là, deux personnes seront dans le même lit :
l'une sera prise, l'autre laissée.
Deux femmes seront ensemble en train de moudre du grain :
l'une sera prise, l'autre laissée. »
Les disciples lui demandèrent :
« Où donc, Seigneur ? » Il leur répondit :
« Là où il y a un corps, là aussi se rassembleront les vautours. »

Quel sens donnons-nous à notre vie ? ...
Vouloir conserver sa vie, c'est s'enfermer dans la forteresse de son égocentrisme et se faire le Maître de sa propre vie, dans le mépris d'autrui et des choses; vivre à l'extérieur de soi et se nourrir de l'éphémère comme si celui-ci était éternel, une illusion : "Cette nuit on te redemande ton âme."
Perdre sa vie, c'est la donner en s'ouvrant aux autres et en se faisant serviteur dans cette certitude que servir son prochain, c'est servir Celui qui est à l'origine de son existence : "Ce que vous aurez fait à l'un de ces petits qui sont mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait." ...
Construire sa vie, c'est bâtir son intériorité en laissant jaillir la vie de Dieu et en s'y ajustant. Il nous a créé à son Image : "Dieu est Amour". Sa nature est l'Amour et la notre est fondamentalement la même. "L'Amour ne passera pas." Chacun est responsable de sa vie et du chemin qu'il prend ...

jeudi 12 novembre 2009

Parole du jour
(Jeudi 12 novembre)
(Lc 17, 20-25)

Comme les pharisiens demandaient à Jésus
quand viendrait le règne de Dieu, il leur répondit :
« Le règne de Dieu ne vient pas d'une manière visible.
On ne dira pas :
'Le voilà, il est ici !' ou bien : 'Il est là!'
En effet, voilà que le règne de Dieu est au milieu de vous. »

Si le règne de Dieu ne vient pas de manière visible, comment pourrons-nous le reconnaitre ? La perplexité des pharisiens devait être d’autant plus grande que Jésus ajoute : « le règne de Dieu est au milieu de vous ». Il est peu probable que Notre Seigneur fasse allusion à l’intériorité des pharisiens, dont il vient de dénoncer à plusieurs reprises l’hypocrisie. C’est bien plutôt sa propre personne qu’il désigne à mots couverts : en lui le règne est advenu ; il est déjà présent – du moins pour celui qui parvient à le reconnaître.
Mais alors pourquoi Jésus affirme-t-il que son avènement demeure invisible ? L’humanité de Notre Seigneur est bel et bien visible, mais sa divinité doit être discernée à partir des œuvres qu’il accomplit : n’a-t-il pas manifesté son autorité sur les démons ? Guéri les malades ? Purifié les lépreux ? Ressuscité les morts ? Sa parole d’autorité et les miracles qu’il accomplit attestent qu’il agit dans la puissance de l’Esprit de Dieu et parle en son nom. A chacun de nous de tirer la conclusion qui s’impose, et d’adopter l’attitude cohérente avec cette prise de conscience. (P. Joseph-Marie)

mercredi 11 novembre 2009

Parole du jour
(Mercredi 11 novembre)
(Lc 17, 11-19)

Jésus, marchant vers Jérusalem,
traversait la Samarie et la Galilée.
Comme il entrait dans un village,
dix lépreux vinrent à sa rencontre.
Ils s'arrêtèrent à distance
et lui crièrent :
« Jésus, maître, prends pitié de nous. »
En les voyant, Jésus leur dit :
« Allez vous montrer aux prêtres. »
En cours de route, ils furent purifiés.
L'un d'eux, voyant qu'il était guéri,
revint sur ses pas, en glorifiant Dieu à pleine voix.
Il se jeta la face contre terre aux pieds de Jésus
en lui rendant grâce.
Or, c'était un Samaritain.
Alors Jésus demanda :
« Est-ce que tous les dix n'ont pas été purifiés ?
Et les neuf autres, où sont-ils ?
On ne les a pas vus revenir
pour rendre gloire à Dieu ;
il n'y a que cet étranger ! »
Jésus lui dit :
« Lève-toi et va : ta foi t'a sauvé. »

Dieu dit : "Que la lumière soit et la lumière fut." Cette Parole de Dieu est une "Bénédiction", c'est-à-dire "une diction béné", une "Parole de bien", une "Parole qui crée, qui donne existence". Cette Parole, dans ce récit, Jésus la dit sur les dix lépreux. Mais pour accomplir sa mission, cette "Bénédiction" doit être accueillie ... Aussi Jésus la donne de manière détournée : « Allez vous montrer aux prêtres. » et non "Soyez guéris." La foi est déterminante. Dans un premier temps, il leur faut "croire sans voir". Ce qui rejoint la parole de Jésus à Thomas : "Heureux ceux qui croient sans avoir vu." Un seul revient qui est guéri. Jésus lui dit : « ... va : ta foi t'a sauvé. » La guérison n'est pas un acte magique. Dieu ne nous fera pas sans nous ... il ne nous guérit pas sans nous. La foi est notre réponse. Un auteur anonyme a écrit : "Tout le monde peut croire après avoir été guéri mais la vraie foi consiste à croire avant la guérison et en dépit des symptômes de maladie qui continuent à nous accabler." C'est ce qui est demandé aux dix lépreux. Un seul revient ...
Un message important nous est aussi donné : la Foi n'est pas toujours là où on l'attend. Celui qui revient est un samaritain, un hérétique, rejeté par la communauté juive orthodoxe. Il ne s'arrête pas à ce qu'il reçoit, il s'ouvre à la Personne de Jésus en revenant le remercier. Jésus lui annonce qu'il est entré dans le mouvement de la résurrection, donc de la Vie :
"Lève-toi ..." qui traduit le mot "anastas" en grec, terme que l'on traduit aussi par "Résurrection". La "Résurrection" étant le mouvement qui fait passer de la position couchée (la mort) à la position debout (la vie).

mardi 10 novembre 2009

Parole du jour
(Mardi 10 novembre)
(Lc 16, 1-8)

Jésus disait aux Apôtres :
« Lequel d'entre vous, quand son serviteur vient de labourer
ou de garder les bêtes, lui dira à son retour des champs :
'Viens vite à table' ?
Ne lui dira-t-il pas plutôt :
'Prépare-moi à dîner, mets-toi en tenue pour me servir,
le temps que je mange et que je boive.
Ensuite tu pourras manger et boire à ton tour.
'
Sera-t-il reconnaissant envers ce serviteur
d'avoir exécuté ses ordres ?

De même vous aussi, quand vous aurez fait
tout ce que Dieu vous a commandé, dites-vous :
'Nous sommes des serviteurs quelconques :
nous n'avons fait que notre devoir.' »


Pour entrer dans la compréhension de cet Évangile, il nous faut regarder Jésus. On l'a souvent présenté comme le Seigneur des Seigneurs et le Roi des Rois ... des notions qui immédiatement nous place dans le registre du pouvoir. Or Jésus s'est toujours présenté comme le "Serviteur" et ce service, il l'a vécu jusqu'au bout, sans ostentation. Bien au contraire, sa passion et sa mort en sont la preuve. Il a été pleinement ajusté sur son service, sur sa mission : "Non pas ce que je veux, mais ce que tu veux." dit-il au Père, au jour de l'agonie. Il ne s'est jamais prévalu devant Dieu du service accompli car il ne se regarde pas, il regarde ceux qu'il est venu sauver et qui eux sont dans le rapport de force et mettent Dieu à leur mesure. On a eu du mal dans l'Église a quitter les oripeaux du pouvoir et certains les revendiquent aujourd'hui encore. Le fauteuil d'où préside l'Évêque, cathèdre (d'où le mot cathédrale) d'où il enseigne, on l'avait appelé le "trône", et l'ordination le "sacre". Le vrai titre du Pape, c'est "Serviteur des serviteurs de Dieu". Combien, à travers leur service dans l'Église, en paroisses, recherche le pouvoir et la reconnaissance ... "Serviteur inutile ou quelconque" veut signifier : "serviteur qui fait ce qu'il doit faire". Nous avons chacun nos dons, notre mission. Ils sont à mettre au service des autres et non au notre. Nous sommes complémentaires les uns des autres. Et notre tâche, c'est d'être ajusté sur ce que nous devons être et faire, pour le bien de tous. Là, il n'y a pas de fanfaronnade, il n'y a que la vérité. L'humilité, écrit Ste Thérèse d'Avila, c'est la vérité. Et la disposition essentielle : "la gratuité". "Que n'as-tu que tu n'aies reçu !"

lundi 9 novembre 2009

Parole du jour
(Lundi 9 novembre)
(Lc 16, 1-8)

Comme la Pâque des Juifs approchait,
Jésus monta à Jérusalem.
Il trouva installés dans le Temple
les marchands de boeufs, de brebis
et de colombes, et les changeurs.
Il fit un fouet avec des cordes,
et les chassa tous du Temple
ainsi que leurs brebis et leurs bœufs ;
il jeta par terre la monnaie des changeurs,
renversa leurs comptoirs,
et dit aux marchands de colombes :
« Enlevez cela d'ici.
Ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic. »
Ses disciples se rappelèrent cette parole de l'Écriture :
L'amour de ta maison fera mon tourment.
Les Juifs l'interpellèrent :
« Quel signe peux-tu nous donner
pour justifier ce que tu fais là ? »
Jésus leur répondit :
« Détruisez ce Temple, et en trois jours je le relèverai. »
Les Juifs lui répliquèrent :
« Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce Temple,
et toi, en trois jours tu le relèverais ! »
Mais le Temple dont il parlait, c'était son corps.
Aussi, quand il ressuscita d'entre les morts,
ses disciples se rappelèrent qu'il avait dit cela ;
ils crurent aux prophéties de l'Écriture
et à la parole que Jésus avait dite.

Se servir de Dieu pour son profit personnel, quelle injure faite à Dieu ! Dieu mis au service de l'argent, sous quelques formes qu'il prenne. Jésus l'a proclamé : "Il faut choisir entre Dieu et l'argent." Les deux ne peuvent cohabiter. Bien sûr, il nous faut avoir ce dont on a besoin pour vivre, mais ne pas y attacher son cœur en en faisant son idole : "Mammon". L'idole est possessif et rend esclave, Dieu, lui, rend libre. Combien d'idoles dans nos vies peut-être. Il est bon de les mettre au plein jour pour couper le lien qui nous y attache.
Désormais, Dieu n'est plus à chercher dans un Temple fait de main d'homme. Au moment de son sacrifice, le rideau qui l'enfermait au yeux des hommes s'est déchiré et c'est "en esprit et vérité qu'il faut l'adorer" (Jn 4). Ad orare, parler à, entrer en relation avec.
Désormais,
c'est la Personne de Jésus qui est le Temple de la Présence de Dieu. Il est Dieu né de Dieu. Et Il n'est pas loin, "Il est dans ton cœur et dans ta vie" : "Tu es le Temple de sa Présence, le Temple de Dieu." Quel respect devons-nous avoir les uns pour les autres ! ...