jeudi 29 mars 2012

Parole du jour
Jn 8, 51-59
Jeudi 29 mars

Jésus disait aux Juifs :
« Amen, amen, je vous le dis :
si quelqu'un reste fidèle à ma parole,
il ne verra jamais la mort. »
Les Juifs lui dirent :
« Nous voyons bien maintenant que tu es un possédé.
Abraham est mort, les prophètes aussi, et toi, tu dis :
'Si quelqu'un reste fidèle à ma parole,
jamais il ne connaîtra la mort.'
Es-tu donc plus grand que notre père Abraham ?
Il est mort, et les prophètes aussi.
Qui donc prétends-tu être ? »
Jésus répondit :
« Si je me glorifie moi-même, ma gloire n'est rien ;
c'est mon Père qui me glorifie,
lui que vous appelez votre Dieu,
alors que vous ne le connaissez pas.
Mais moi, je le connais, et, si je dis que je ne le connais pas,
je serai un menteur, comme vous.
Mais je le connais, et je reste fidèle à sa parole.
Abraham votre père a tressailli
d'allégresse dans l'espoir de voir mon Jour.
Il l'a vu, et il a été dans la joie. »
Les Juifs lui dirent alors :
« Toi qui n'as pas cinquante ans, tu as vu Abraham ! »
Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis :
avant qu'Abraham ait existé, moi, JE SUIS. »
Alors ils ramassèrent des pierres pour les lui jeter.
Mais Jésus, en se cachant, sortit du Temple.

Se glorifier soi-même, c'est vouloir exister par soi-même comme un cours d'eau qui voudrait couler sans être relié à la source. Cela conduit à la sècheresse total et à la mort. Jésus est relié à la Source, le Père : "c'est mon Père qui me glorifie". St Irénée écrit : "La gloire de Dieu, c'est l'homme vivant". C'est à dire l'homme relié à la Source, qui laisse sa vie être irrigué par le Père en Jésus Christ. Ce qui demande un décentrement de soi, un dessaisissement de son égo, un accueil de Jésus et la foi en sa Parole, une Parole qui, mise en pratique, donne la Vie ...
L'eau est le symbole de la Parole de Dieu dans la Bible comme du Souffle qui la porte : le Fils (Jésus) et l'Esprit, les deux mains, écrira encore St Irénée, par lesquelles le Père a façonné la création : « Amen, amen, je vous le dis : si quelqu'un reste fidèle à ma parole, il ne verra jamais la mort. » La mort dont parle Jésus n'est pas la mort physique, mais la mort spirituelle. Le coeur de l'homme ne peut battre qu'au rythme du Coeur de Dieu.

mercredi 28 mars 2012

Parole du jour
Jn 8, 31-42
Mercredi 28 mars

Jésus disait à ces Juifs qui maintenant croyaient en lui :
« Si vous demeurez fidèles à ma parole,
vous êtes vraiment mes disciples ;
alors vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres. »
Ils lui répliquèrent :
« Nous sommes les descendants d'Abraham,
et nous n'avons jamais été les esclaves de personne.
Comment peux-tu dire : 'Vous deviendrez libres' ? »
Jésus leur répondit :
« Amen, amen, je vous le dis :
tout homme qui commet le péché est esclave du péché.
L'esclave ne demeure pas pour toujours dans la maison ;
le fils, lui, y demeure pour toujours.
Donc, si c'est le Fils qui vous rend libres,
vous serez vraiment libres.
Je sais bien
que vous êtes les descendants d'Abraham,

et pourtant vous cherchez à me faire mourir,
parce que ma parole n'a pas de prise sur vous.
Je dis ce que moi, j'ai vu auprès de mon Père,
et vous, vous faites aussi
ce que vous avez entendu chez votre père. »
Ils lui répliquèrent :
« Notre père, c'est Abraham. »
Jésus leur dit :
« Si vous êtes les enfants d'Abraham,
vous devriez agir comme Abraham.
Et en fait vous cherchez à me faire mourir,
moi qui vous ai dit la vérité
que j'ai entendue de Dieu.

Abraham n'a pas agi ainsi.
Mais vous, vous agissez comme votre père. »
Ils lui dirent :
« Nous ne sommes pas des enfants illégitimes !
Nous n'avons qu'un seul Père, qui est Dieu. »
Jésus leur dit :
« Si Dieu était votre Père, vous m'aimeriez,
car moi, c'est de Dieu que je suis sorti
et que je viens.
Je ne suis pas venu de moi-même ;
c'est lui qui m'a envoyé.


"La Vérité vous rendra libre". Qu'est-ce donc que cette Vérité ? Juste avant de mourir, Jésus dira à Pilate "être venu pour rendre témoignage à la Vérité." Et peu avant, à Philippe qui demande à voir le Père "Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie". Et dans l'Évangile de ce jour, il dit aussi que "c'est le Fils qui vous rend libre". Si donc la Vérité et le Fils rend libre, c'est que, en effet, la Vérité et le Fils ne font qu'un, ainsi d'ailleurs que la Parole de Dieu. Jésus, Fils incarné est la Vérité, Il est la "Parole faite chair". Dans la prière sacerdotale, Jésus demande au Père , pour ses disciples : "Sanctifie-les par la vérité : ta Parole est Vérité." (Jn 7, 17) Il est Lui-même cette Parole et cette sanctification se réalisera au moment de sa mort sur la croix lorsqu'il répandra l'Esprit de Vérité ...
Le mot "Vérité" en hébreu se dit "amet" et se prononce "émet". Or le mot "met" signifie "mort" et le "a" (aleph) dans la symbolique juive, a signification de UN par le fait qu'il est la première lettre de l'alphabet. Et le UN, est symbolique de Dieu : "Écoute Israël, YHWH notre Dieu est UN" (Dt 6,4) Donc le mot "amet" signifie "le surgissement de la Présence Divine ("aleph") dans une situation de mort". C'est finalement le thème du "Salut" qui est contenu dans ce mot que nous traduisons par Vérité. Thème qui traverse toute la Bible et définit le pourquoi de la venue du Fils de Dieu dans notre chair. Il y a à la fois en Jésus le coté de la mort en tant qu'il a pris notre humanité qui est mortelle à la fois naturellement et en raison du péché et la Présence de Dieu en tant qu'Il vient de Dieu. Il est à la fois du coté de la mort et de la Vie.I l est Vrai Homme et Vrai Dieu. Au moment où il rend le dernier souffle, Il y a en lui ce paradoxe : A l'instant même de sa mort, il y a en Lui le surgissement de la Présence Divine qui le prend tout entier dans la Vie. Et c'est la résurrection.
"Être fidèle à sa Parole", cette Parole qu'Il incarne, c'est "connaître la Vérité", cette Vérité qui donnant la Vie, "rend pleinement libre". C'est ce que nous appelons le "Salut". Aussi, Jésus est-il vraiment : "Le Chemin, la Vérité et la Vie." Et ce Salut, cette Vérité, c'est chaque jour que nous pouvons en faire l'expérience, si nous Lui permettons d'assumer avec nous notre existence : "Par Lui, Avec Lui et en Lui". (Grande doxologie à la fin de la prière Eucharistique) L'Eucharistie nous donne de communier à cette Vérité ...
Parole du jour
Jn 8, 31-42
Mercredi 28 mars

Jésus disait à ces Juifs qui maintenant croyaient en lui :
« Si vous demeurez fidèles à ma parole,
vous êtes vraiment mes disciples ;
alors vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres. »
Ils lui répliquèrent :
« Nous sommes les descendants d'Abraham,
et nous n'avons jamais été les esclaves de personne.
Comment peux-tu dire : 'Vous deviendrez libres' ? »
Jésus leur répondit :
« Amen, amen, je vous le dis :
tout homme qui commet le péché est esclave du péché.
L'esclave ne demeure pas pour toujours dans la maison ;
le fils, lui, y demeure pour toujours.
Donc, si c'est le Fils qui vous rend libres,
vous serez vraiment libres.
Je sais bien
que vous êtes les descendants d'Abraham,

et pourtant vous cherchez à me faire mourir,
parce que ma parole n'a pas de prise sur vous.
Je dis ce que moi, j'ai vu auprès de mon Père,
et vous, vous faites aussi
ce que vous avez entendu chez votre père. »
Ils lui répliquèrent :
« Notre père, c'est Abraham. »
Jésus leur dit :
« Si vous êtes les enfants d'Abraham,
vous devriez agir comme Abraham.
Et en fait vous cherchez à me faire mourir,
moi qui vous ai dit la vérité
que j'ai entendue de Dieu.

Abraham n'a pas agi ainsi.
Mais vous, vous agissez comme votre père. »
Ils lui dirent :
« Nous ne sommes pas des enfants illégitimes !
Nous n'avons qu'un seul Père, qui est Dieu. »
Jésus leur dit :
« Si Dieu était votre Père, vous m'aimeriez,
car moi, c'est de Dieu que je suis sorti
et que je viens.
Je ne suis pas venu de moi-même ;
c'est lui qui m'a envoyé.


"La Vérité vous rendra libre". Qu'est-ce donc que cette Vérité ? Juste avant de mourir, Jésus dira à Pilate "être venu pour rendre témoignage à la Vérité." Et peu avant, à Philippe qui demande à voir le Père "Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie". Et dans l'Évangile de ce jour, il dit aussi que "c'est le Fils qui vous rend libre". Si donc la Vérité et le Fils rend libre, c'est que, en effet, la Vérité et le Fils ne font qu'un, ainsi d'ailleurs que la Parole de Dieu. Jésus, Fils incarné est la Vérité, Il est la "Parole faite chair". Dans la prière sacerdotale, Jésus demande au Père , pour ses disciples : "Sanctifie-les par la vérité : ta Parole est Vérité." (Jn 7, 17) Il est Lui-même cette Parole et cette sanctification se réalisera au moment de sa mort sur la croix lorsqu'il répandra l'Esprit de Vérité ...
Le mot "Vérité" en hébreu se dit "amet" et se prononce "émet". Or le mot "met" signifie "mort" et le "a" (aleph) dans la symbolique juive, a signification de UN par le fait qu'il est la première lettre de l'alphabet. Et le UN, est symbolique de Dieu : "Écoute Israël, YHWH notre Dieu est UN" (Dt 6,4) Donc le mot "amet" signifie "le surgissement de la Présence Divine ("aleph") dans une situation de mort". C'est finalement le thème du "Salut" qui est contenu dans ce mot que nous traduisons par Vérité. Thème qui traverse toute la Bible et définit le pourquoi de la venue du Fils de Dieu dans notre chair. Il y a à la fois en Jésus le coté de la mort en tant qu'il a pris notre humanité qui est mortelle à la fois naturellement et en raison du péché et la Présence de Dieu en tant qu'Il vient de Dieu. Il est à la fois du coté de la mort et de la Vie.I l est Vrai Homme et Vrai Dieu. Au moment où il rend le dernier souffle, Il y a en lui ce paradoxe : A l'instant même de sa mort, il y a en Lui le surgissement de la Présence Divine qui le prend tout entier dans la Vie. Et c'est la résurrection.
"Être fidèle à sa Parole", cette Parole qu'Il incarne, c'est "connaître la Vérité", cette Vérité qui donnant la Vie, "rend pleinement libre". C'est ce que nous appelons le "Salut". Aussi, Jésus est-il vraiment : "Le Chemin, la Vérité et la Vie." Et ce Salut, cette Vérité, c'est chaque jour que nous pouvons en faire l'expérience, si nous Lui permettons d'assumer avec nous notre existence : "Par Lui, Avec Lui et en Lui". (Grande doxologie à la fin de la prière Eucharistique) L'Eucharistie nous donne de communier à cette Vérité ...

vendredi 23 mars 2012

Parole du jour
Lc 1, 26-38
Lundi 25 mars

L'ange Gabriel fut envoyé par Dieu
dans une ville de Galilée, appelée Nazareth,
à une jeune fille, une vierge,
accordée en mariage à un homme
de la maison de David, appelé Joseph ;
et le nom de la jeune fille était Marie.
L'ange entra chez elle et dit :
« Je te salue,
Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. »
A cette parole, elle fut toute bouleversée,
et elle se demandait
ce que pouvait signifier cette salutation.
L'ange lui dit alors :
« Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu.
Voici que tu vas concevoir
et enfanter un fils ;
tu lui donneras le nom de Jésus.
Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ;
le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ;
il régnera pour toujours sur la maison de Jacob,
et son règne n'aura pas de fin. »
Marie dit à l'ange :
« Comment cela va-t-il se faire, puisque je suis vierge ? »
L'ange lui répondit :
« L'Esprit Saint viendra sur toi,
et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ;
c'est pourquoi celui qui va naître sera saint,
et il sera appelé Fils de Dieu.
Et voici qu'Élisabeth, ta cousine, a conçu, elle aussi,
un fils dans sa vieillesse et elle en est à son sixième mois,
alors qu'on l'appelait : 'la femme stérile'.
Car rien n'est impossible à Dieu. »
Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ;
que tout se passe pour moi selon ta parole. » Alors l'ange la quitta.

Le personnage central de "l'Annonciation", c'est Jésus. Cette solennité s'appelle d'ailleurs : "Annonciation du Seigneur". Marie sans Jésus, serait restée inconnue. Marie a sa place, une place privilégiée, mais toujours en référence à son Fils, engendré par l'Esprit-Saint "venu sur elle". En bonne juive, Marie est imprégnée de la Parole de Dieu et celle-ci l'a transformée à un tel point qu'ajustée sur elle, elle est appelée à lui donner naissance. Cependant Dieu respecte trop sa créature pour lui imposer quoi que ce soit. Aussi l'ange reprenant l'annonce messianique du livre de Sophonie en change les termes. Il dit non pas "le Seigneur est en toi", mais "le Seigneur est avec toi". Cet "avec" dit combien Dieu est présent à la proposition, tout en assurant que Marie reste maîtresse de son choix. Pour que le "en" devienne effectif, il faut le "oui" de Marie. Dieu prend le risque de dépendre de Marie, de sa créature. Sa confiance en elle le conduit à remettre entre ses mains le sort de l'humanité toute entière, notre sort. Il connaît Marie, femme libre de la liberté de l'Esprit par qui elle se laisse enseigner et conduire. Aussi le "Fiat" jaillit du cœur de Marie décide de la conception de Jésus en son sein ...

Parole du jour
(dimanche 25 mars)
(Jn 12, 23-26)

Alors Jésus leur déclare :
« L'heure est venue pour le Fils de l'homme d'être glorifié.
Amen, amen, je vous le dis :
si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ;
mais s'il meurt, il donne beaucoup de fruits.
Celui qui aime sa vie la perd ;

celui qui s'en détache en ce monde la garde pour la vie éternelle.
Si quelqu'un veut me servir, qu'il me suive ;
et là où je suis, là aussi sera mon serviteur.
Si quelqu'un me sert, mon Père l'honorera.

La glorification du Fils de l'homme, c'est "l'amour jusqu'au bout" vécu par le Fils de Dieu en son Humanité. Cette glorification a lieu pour lui sur la croix, lieu de cet accomplissement. Le grain de blé tombé en terre donne beaucoup de fruits. Et le fruit essentiel, c'est la restauration de notre humanité en la Sienne. Jésus nous invite donc à nous y ajuster en prenant le chemin du don de soi et du service. Et nous y ajuster, c'est lui ressembler : "Là où je suis, là aussi sera mon serviteur", et avec Lui, vivre dans la communion du Père à qui il ressemble : "Qui m'a vu, a vu le Père." (Jn 14, 9) Cette intimité à laquelle nous sommes conviés nous honore.

Parole du jour
Jn 7, 40-53
Samedi 24 mars

Jésus enseignait au temple de Jérusalem.
Dans la foule, on avait entendu ses paroles,
et les uns disaient :
« C'est vraiment lui, le grand Prophète ! »
D'autres disaient :
« C'est lui le Messie ! »
Mais d'autres encore demandaient :
« Est-ce que le Messie peut venir de Galilée ?
L'Écriture dit pourtant qu'il doit venir
de la descendance de David et de Bethléem,
le village où habitait David ! »
C'est ainsi que la foule se divisa à son sujet.
Quelques-uns d'entre eux voulaient l'arrêter,
mais personne ne mit la main sur lui.
Voyant revenir les gardes
qu'ils avaient envoyés arrêter Jésus,
les chefs des prêtres et les pharisiens leur demandèrent :
« Pourquoi ne l'avez-vous pas ramené ? »
Les gardes répondirent :
« Jamais un homme n'a parlé comme cet homme ! »
Les pharisiens leur répliquèrent :
« Alors, vous aussi, vous vous êtes laissé égarer ?
Parmi les chefs du peuple et les pharisiens,
y en a-t-il un seul qui ait cru en lui ?
Quant à cette foule qui ne sait rien de la Loi,
ce sont des maudits ! »
Parmi les pharisiens, il y avait Nicodème,
qui était allé précédemment trouver Jésus ;
il leur dit :
« Est-ce que notre Loi permet de condamner
un homme sans l'entendre d'abord
pour savoir ce qu'il a fait ? »
Ils lui répondirent :
« Alors, toi aussi, tu es de Galilée ?
Cherche bien, et tu verras
que jamais aucun prophète ne surgit de Galilée ! »
Puis ils rentrèrent chacun chez soi.

Lorsque l'Enfant Jésus fut présenté au Temple, Syméon prophétisa "qu'il amènerait la chute et le relèvement d'un grand nombre en Israël : il doit être un signe en butte à la contradiction" (Lc 2, 33-35) Dans l'Évangile de ce jour, il est dit que "la foule se divisa à son sujet". Les soldats et leurs commanditaires eux-mêmes sont divisés et les pharisiens assure la vérité de ce qu'ils disent "vous vous êtes laissé égarer" sur le fait qu'eux et les chefs du peuple sont tous d'accord pour ne pas croire en Lui. Trop facile et pas si sûr, voilà le pharisien Nicodème qui intervient ... Immédiatement on l'accuse de faux frère : "Toi aussi tu es de Galilée ..." Et puis ce mépris des pharisiens pour la foule : "... ce sont des maudits !" Quel brouhaha qu sujet de Jésus ! ... Pas facile de se déterminer devant Lui. Il dérange. Nul ne peut rester sans interrogation devant Lui ... et c'est vrai pour nous aussi.
Mais le rocher où l'on peut s'amarrer et le phare qui va orienter notre navigation, c'est la parole -surprise des soldats touchés en plein cœur : "Jamais homme n'a parlé comme cet homme !" Alors ... écoutons-le et n'ayons pas peur de nous laisser bousculer par ses Enseignements et sa Personne ! Il nous faudra certes déblayer notre maison, mais une fois nettoyée et remise en ordre, nous y vivrons mieux : "Je vous laisse la Paix, c'est ma paix que je vous donne, je ne vous la donne pas comme le monde la donne. Que votre cœur ne se trouble ni ne s'effraie." (Jn 14, 27)
Parole du jour
Jn 5, 31-47
Vendredi 23 mars

Lorsque les frères de Jésus furent montés
à Jérusalem pour la fête, il y monta lui aussi,
non pas ostensiblement, mais en secret.
La semaine de la fête était déjà à moitié passée
quand Jésus monta au Temple et se mit à enseigner.
Quelques habitants de Jérusalem disaient alors :
« N'est-ce pas lui qu'on cherche à faire mourir ?
Le voilà qui parle ouvertement, et personne ne lui dit rien !
Les chefs du peuple auraient-ils vraiment reconnu
que c'est lui le Messie ?
Mais lui, nous savons d'où il est.
Or, lorsque le Messie viendra, personne ne saura d'où il est. »
Jésus, qui enseignait dans le Temple, s'écria :
« Vous me connaissez ? Et vous savez d'où je suis ?
Je ne suis pas venu de moi-même :
mais celui qui m'a envoyé dit la vérité,
lui que vous ne connaissez pas.
Moi, je le connais parce que je viens d'auprès de lui,
et c'est lui qui m'a envoyé. »

On cherchait à l'arrêter,
mais personne ne mit la main sur lui
parce que son heure n'était pas encore venue.

On croit connaître Jésus, mais il est inconnaissable. On ne peut le saisir, il est insaisissable. Son Royaume n'est pas de ce monde. Le crucifier ne changera rien. Il est libre ! Et la liberté n'est pas éclose dans le terrestre, dans l'espace et le temps, elle jaillit de l'intérieur, du cœur de l'homme. Il faudrait mieux dire du coeur de Dieu que l'homme laisse s'ajuster à son propre cœur. Ainsi de Jésus, Dieu incarné. Et si nous croyons le connaître, nous nous faisons illusion car on ne met pas la main sur Dieu. Il faut un lâcher prise, un renoncement à soi pour qu'Il se révèle à nous, un ajustement. Il faut passer par la reconnaissance de notre non-savoir. C'est Lui et Lui seul qui se dit à nous et qui nous donne de faire l'expérience de sa Présence. Laissons-nous dépouiller de nos fausses richesses pour nous enrichir de l'unique Richesse qu'Il est pour nous : "Le royaume des cieux est encore semblable à un trésor caché dans un champ. L'homme qui l'a trouvé le cache; et dans sa joie, il va vendre tout ce qu'il a, et achète ce champ." Mt 13, 44

jeudi 22 mars 2012

Parole du jour
Jn 5, 31-47
(Jeudi 22 mars)

Jésus disait aux Juifs :
« Si je me rendais ce témoignage à moi-même,
mon témoignage ne serait pas vrai ;
il y a quelqu'un d'autre qui me rend témoignage,
et je sais que le témoignage qu'il me rend est vrai.
Vous avez envoyé une délégation
auprès de Jean Baptiste,
et il a rendu témoignage à la vérité.
Moi, je n'ai pas à recevoir le témoignage d'un homme,
mais je parle ainsi pour que vous soyez sauvés.
Jean était la lampe qui brûle et qui éclaire,
et vous avez accepté de vous réjouir un moment à sa lumière.
Mais j'ai pour moi un témoignage plus grand que celui de Jean :
ce sont les œuvres que le Père m'a données à accomplir ;
ces œuvres, je les fais,
et elles témoignent que le Père m'a envoyé.
Et le Père qui m'a envoyé,
c'est lui qui m'a rendu témoignage.
Vous n'avez jamais écouté sa voix,
vous n'avez jamais vu sa face,
et sa parole ne demeure pas en vous,
puisque vous ne croyez pas en moi, l'envoyé du Père.
Vous scrutez les Écritures
parce que vous pensez trouver en elles la vie éternelle ;
or, ce sont elles qui me rendent témoignage,
et vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie !
La gloire, je ne la reçois pas des hommes ;
d'ailleurs je vous connais :
vous n'avez pas en vous l'amour de Dieu.
Moi, je suis venu au nom de mon Père,
et vous ne me recevez pas ;
si un autre vient en son propre nom,
celui-là, vous le recevrez !
Comment pourriez-vous croire,
vous qui recevez votre gloire les uns des autres,
et qui ne cherchez pas la gloire qui vient du Dieu unique !
Ne pensez pas que c'est moi qui vous accuserai devant le Père.
Votre accusateur, c'est Moïse,
en qui vous avez mis votre espérance.
Si vous croyiez en Moïse,
vous croiriez aussi en moi,
car c'est de moi qu'il a parlé dans l'Écriture.
Mais si vous ne croyez pas ce qu'il a écrit,
comment croirez-vous ce que je dis ? »

Quel est le témoignage que Jésus est "de Dieu", ce sont les œuvres qu'il accomplit. Ces œuvres sont porteuses de bien : enseignements ... libérations ... guérisons ... bienveillance (Cana) nouveau regard sur Dieu qu'il appelle son "Père" ... L'œuvre en son apogée sera celle de la croix où il montrera son désintéressement - ce qui n'est pas le cas de ses accusateur "qui cherchent leur gloire les uns des autres" - dans le don total qu'il fera de lui-même, librement, pour le salut de ceux-là même qui l'accusent et le crucifie. Dans l'Évangile d'hier, il expliquait : « Amen, amen, je vous le dis : le Fils ne peut rien faire de lui-même, il fait seulement ce qu'il voit faire par le Père ; ce que fait celui-ci, le Fils le fait pareillement." (Jn 5, 20) Jésus est en pleine "résonance" avec le Père. A travers les œuvres de Salut qu'Il pose, c'est Dieu lui-même qui lui rend témoignage. Et Il laisse entendre que "Les Écritures" le révèlent : "Vous scrutez les Écritures parce que vous pensez trouver en elles la vie éternelle ; or, ce sont elles qui me rendent témoignage" et que c'est de Lui que Moïse a parlé : "Si vous croyiez en Moïse, vous croiriez aussi en moi, car c'est de moi qu'il a parlé dans l'Écriture." Jésus est la clef des Écritures, la pleine révélation. C'est pour cette raison que toute lecture des Écritures doit commencer par les Évangiles. Apprendre à connaître Jésus pour découvrir que toute l'Ecriture parle de Lui en préfiguration où en accomplissement ...

mardi 20 mars 2012

Parole du jour
Jn 5, 1-16
(Mardi 20 mars)

Après cela, à l'occasion d'une fête des Juifs,
Jésus monta à Jérusalem.
Or, à Jérusalem, près de la Porte des Brebis,
il existe une piscine qu'on appelle en hébreu Bézatha.
Elle a cinq colonnades,
sous lesquelles étaient couchés une foule de malades :
aveugles, boiteux et paralysés.

Il y en avait un qui était malade depuis trente-huit ans.
Jésus, le voyant couché là,
et apprenant qu'il était dans cet état depuis longtemps,
lui dit : « Est-ce que tu veux retrouver la santé ? »
Le malade lui répondit :
« Seigneur, je n'ai personne pour me plonger
dans la piscine au moment où l'eau bouillonne ;
et pendant que j'y vais, un autre descend avant moi. »
Jésus lui dit : « Lève-toi, prends ton brancard, et marche. »
Et aussitôt l'homme retrouva la santé.
Il prit son brancard : il marchait !
Or, ce jour-là était un jour de sabbat.
Les Juifs dirent à cet homme que Jésus avait guéri :
« C'est le sabbat ! Tu n'as pas le droit de porter ton brancard. »
Il leur répliqua :
« Celui qui m'a rendu la santé, c'est lui qui m'a dit :
'Prends ton brancard, et marche !' »
Ils l'interrogèrent :
« Quel est l'homme qui t'a dit :
'Prends-le, et marche' ? »
Mais celui qui avait été guéri ne le savait pas ;
en effet, Jésus s'était éloigné,
car il y avait foule à cet endroit.
Plus tard, Jésus le retrouva dans le Temple et lui dit :
« Te voilà en bonne santé.
Ne pèche plus, il pourrait t'arriver pire encore. »
L'homme partit annoncer aux Juifs
que c'était Jésus qui lui avait rendu la santé.
Et les Juifs se mirent à poursuivre Jésus
parce qu'il avait fait cela le jour du sabbat.

Désormais, il n'est plus besoin de se jeter dans la piscine de Bézatha et de vouloir le faire avec ses propres forces défaillantes. Jésus est la vraie piscine. La piscine baptismale symbolise cette réalité spirituelle. Le catéchumène plongé dans l'eau baptismale est en fait plongé en Jésus, dans l'acte même du Salut qu'il réalise par sa mort et sa résurrection et il en sort renouvelé dans tout son être : "Tu es devenu une création nouvelle, tu as revêtu le Christ." C'est par l'entremise de l'Église, Corps du Christ, que se réalise cette guérison. Chaque sacrement d'ailleurs réactualise cette grâce de Salut ... de Santé profonde. Ce qui est demandé à l'homme, c'est sa foi en Jésus, son adhésion à la guérison : « Est-ce que tu veux retrouver la santé ? » Et le désir, la volonté de prendre le chemin de vie à sa suite : « Te voilà en bonne santé. Ne pèche plus ... » Prends le chemin de l'Amour !

lundi 19 mars 2012

SAINT JOSEPH

Parole du jour
Mt 1, 16. 18-21.24
Lundi 19 mars

Jacob engendra Joseph, l'époux de Marie,
de laquelle fut engendré Jésus,
que l'on appelle Christ (ou Messie).
Voici quelle fut l'origine de Jésus Christ.
Marie, la mère de Jésus,
avait été accordée en mariage à Joseph ;
or, avant qu'ils aient habité ensemble,
elle fut enceinte par l'action de l'Esprit Saint.
Joseph, son époux, qui était un homme juste,
ne voulait pas la dénoncer publiquement ;
il décida de la répudier en secret.
Il avait formé ce projet,
lorsque l'ange du Seigneur lui apparut en songe
et lui dit :
« Joseph, fils de David,
ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse :
l'enfant qui est engendré en elle vient de l'Esprit Saint ;
elle mettra au monde un fils, auquel tu donneras le nom de Jésus
(c'est-à-dire : Le-Seigneur-sauve),
car c'est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. »
Quand Joseph se réveilla,
il fit ce que l'ange du Seigneur lui avait prescrit.

On n'a parfois montré auprès de Marie, un Joseph vieillard que Dieu aurait mis là pour la protéger et qui fait plutôt figure de père que d'époux. C'est mal connaître Dieu qui a créé l'être humain époux-épouse et qui les veux vraiment unis dans un véritable amour conjugale. Le film Marie de Nazareth rend bien cette réalité. Joseph aimait Marie et réciproquement.
Israël est une véritable école. La Parole de Dieu y est enseignée, ruminée, assimilée ... considérée comme une nourriture du cœur comme la salade, les légumes et la viande le sont pour le corps : "l'homme ne vit pas seulement de pain, mais de toutes paroles qui sort de la bouche de Dieu". L'enfant, dès le sein maternelle est balancé dans le rythme mélodié de la Thora, des Prophètes et livres prophétiques et des Écrits. Le mot de Thora finira par tous les englober sous son nom. Depuis la naissance jusqu'à 5 ans environ, c'est sur les genoux de sa mère que bercé, l'enfant continue son "éducation". A partir de 5/7 ans, c'est le père qui prend le relais et systématiquement enseigne oralement son enfant, ce qui fut le cas de Joseph, père adoptif de Jésus. A douze ans, nous voyons Jésus passer son examen de connaissance de la Thora, la "Barmitswa"(Lc 2, 46-47) . Il devient alors "adulte dans la Thora" et chaque Sabbat, Il est appelé à se rendre à la Synagogue (Beit Knesset), la Maison de l'Assemblée, avec son père, pour y mémoriser la Thora avec son peuple. Le cycle de remémoration de la Thora est de trois ans. Cette mémorisation, rumination de la Thora continue de se vivre à la maison jour après jour : "Donne-nous aujourd'hui notre pain de ce jour". Il s'agit sans doute du pain pour le corps, mais plus encore du "pain substantiel" qu'est la Parole de Dieu et ... pour nous du pain eucharistique ...
Si Marie était toute imprégnée de la Parole de Dieu, Joseph devait en être un Maître. C'est à lui qu'il est revenu plus particulièrement d'éduquer Celui qui est la Parole incarné. Souvent nous le sollicitons pour des choses matérielles ou du travail ... n'oublions pas de le solliciter pour qu'il nous aide à vivre de la Parole de Dieu en vérité.

dimanche 18 mars 2012

Parole du jour
Jn 3, 14-17
Dimanche 18 mars

De même que le serpent de bronze
fut élevé par Moïse dans le désert,
ainsi faut-il que le Fils de l'homme soit élevé,
afin que tout homme qui croit obtienne par lui la vie éternelle.
Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique :
ainsi tout homme qui croit en lui ne périra pas,
mais il obtiendra la vie éternelle.
Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde,
non pas pour juger le monde,

mais pour que, par lui, le monde soit sauvé.

(Jn 3, 14-17)

Au désert, après que le peuple eut péché et que nombre des fils d'Israël moururent mordus par les serpents symboles de ce péché, Dieu demanda à Moïse d'élever un serpent sur un poteau . Tous ceux qui regardaient le serpent restaient en vie. (Nb 21, 4-9) Il étaient sauvés, c'est-à-dire libérés et guéris. Jésus, comme le serpent (la racine des mots "serpent" et "Messie" en hébreu, est la même), sera élevé sur le "poteau", la croix, et tous ceux qui s'ouvriront au don qu'il fait de lui-même et se laisseront sauver par lui auront la vie : "Tout homme qui croit en lui ne périra pas (les serpents ne peuvent rien contre lui) , mais il obtiendra la vie éternelle." La vie éternelle qui est la connaissance, c'est-à-dire l'intimité avec le Père, et avec son Fils Jésus-Christ (Jn 17, 3). Le plan de Dieu sur tout être humain n'est pas le jugement ou la condamnation, mais le salut et le vrai bonheur qui ne s'accomplissent que dans l'amour.
Prière de St Patrice
(395 - +461. Évangélisateur de l'Irlande)
Fête 17 mars

J'avance sur ma route
avec la force de Dieu pour me protéger
la sagesse de Dieu pour me diriger
l'œil de Dieu pour me guider
l'oreille de Dieu témoin de mon langage.

Que la parole de Dieu soit sur mes lèvres.
que la main de Dieu me garde.
que le chemin qui mène à Dieu s'étende devant moi.
que le bouclier de Dieu me protège.
Que l'armée invisible de Dieu me sauve
de toutes les embûches du démon
de tout vice qui pourrait me réduire en esclavage
et de tous ceux qui me veulent du mal
au cours de mon rapide ou long voyage
seul ou avec le multitude.

Christ devant moi
Christ derrière moi
Christ au-dessous de moi
Christ au-dessus de moi
Christ en moi et à mes côtés
Christ autour et alentour
Christ à ma gauche et à ma droite
Christ avec moi le matin et le soir
Christ dans chaque cœur qui pensera à moi
Christ dans chaque regard qui se posera sur moi
Christ dans chaque oreille qui m'écoutera

Sur la route où j'avance ...
J'invoque le pouvoir (d'amour) de la trinité sainte
par ma foi dans le Dieu Trine
Père, Fils et Esprit-Saint,
par ma foi dans la prière
dans la divinité éternelle du Créateur.

jeudi 15 mars 2012

Parole de Dieu
Lc 11, 14-21
Jeudi 15 mars

Jésus expulsait un démon
qui rendait un homme muet.

Lorsque le démon fut sorti,
le muet se mit à parler,
et la foule fut dans l'admiration.
Mais certains se mirent à dire :
« C'est par Béelzéboul, le chef des démons,
qu'il expulse les démons. »
D'autres, pour le mettre à l'épreuve,
lui réclamaient un signe venant du ciel.
Jésus, connaissant leurs intentions, leur dit :
« Tout royaume divisé devient un désert,
ses maisons s'écroulent les unes sur les autres.
Si Satan, lui aussi, est divisé,
comment son royaume tiendra-t-il ?
Vous dites que c'est par Béelzéboul que j'expulse les démons.
Et si c'est par Béelzéboul que moi,
je les expulse, vos disciples, par qui les expulsent-ils ?
C'est pourquoi ils seront eux-mêmes vos juges.
Mais si c'est par le doigt de Dieu que j'expulse les démons,
c'est donc que le règne de Dieu est survenu pour vous.

Il y a toute une symbolique du muet. Le muet, c'est celui qui, évidemment ne peut parler. Ceci nous rappelle Zacharie qui par son manque de foi en la Parole de Dieu devient muet (Lc 1, 18-21) . La foi qui s'appuie sur la Parole de Dieu donne de s'ajuster sur cette Parole et d'en vivre, c'est-à-dire de la faire entendre à travers sa propre vie. La non-foi rend muet car la Parole de Dieu, rejetée, ne peut se dire à travers celui à qui elle était destinée.
Jésus va dire par qui il expulse les démons. S'il le fait au nom du démon lui-même appelé ici Béelzéboul, nom dédaigneux que les juif lui donnaient et qui signifie "prince des mouches", c'est que le démon est perdu puisqu'il se chasse lui-même. Jésus agit par ce qu'il appelle "le doigt de Dieu". Qu'est-ce donc que ce "doigt de Dieu" ? Dans l'Ancien Testament, en Exode 31, 18, nous trouvons le passage suivant : "Quand Yahvé eut fini de parler avec Moïse sur le mont Sinaï, Il lui remit les deux tables du Témoignage (les dix commandements) , tables écrites du "doigt de Dieu". En Deutéronome 9, 10 : "Yahvé m'avait donné les deux tables écrites du "doigt de Dieu", conformes en tout point aux paroles qu'Il vous avait dites du milieu du feu, sur la montagne, au jour de l'Assemblée." "Le doigt de Dieu" est en lien avec la Parole de Dieu reçue au Sinaï par Moïse et écrite sur les deux tables de l'Alliance, Parole que Dieu veut déposer dans le cœur de l'homme, écrire sur son cœur ( Jér. 31, 33) , inscrire, graver dans ses pensées. (He 10, 16) ...
Dans l'Évangile selon St Matthieu, en 12, 28, pour le même texte que celui de l'Évangile de ce jour, il est écrit : "Si c'est par l'Esprit de Dieu que j'expulse les démon ..." Le "doigt de Dieu", c'est "l'Esprit de Dieu", ce Souffle de Dieu qui porte la Parole de Dieu et l'imprime dans le cœur de l'homme pour que celui-ci la proclame par sa bouche, mais plus particulièrement encore par toute sa vie. C'est le sens du récit de la Pentecôte (Ac 2, 1 sq) ... "La Parole est tout près de toi, sur tes lèvres et dans ton cœur, entends la Parole de la Foi que nous prêchons ..." (Rm 10, 8)

dimanche 11 mars 2012

Parole du jour
Jn 2, 13-21
Dimanche 11 mars

Comme la Pâque des Juifs approchait,
Jésus monta à Jérusalem.

Il trouva installés dans le Temple les marchands
de bœufs, de brebis et de colombes, et les changeurs.

Il fit un fouet avec des cordes,
et les chassa tous du Temple
ainsi que leurs brebis et leurs bœufs ;
il jeta par terre la monnaie des changeurs,
renversa leurs comptoirs,

et dit aux marchands de colombes :
« Enlevez cela d'ici.
Ne faites pas de la maison de mon Père
une maison de trafic. »

Ses disciples se rappelèrent cette parole de l'Écriture :
L'amour de ta maison fera mon tourment.
Les Juifs l'interpellèrent :
« Quel signe peux-tu nous donner
pour justifier ce que tu fais là ? »

Jésus leur répondit :
« Détruisez ce Temple,
et en trois jours je le relèverai. »

Les Juifs lui répliquèrent :
« Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce Temple,
et toi, en trois jours tu le relèverais ! »

Mais le Temple dont il parlait, c'était son corps.

Jésus ne supporte pas qu'on se serve de Dieu, son Père, pour faire du profit sur son dos, pour déifier l'argent : "Vous ne pouvez servir Dieu et l'argent", a-t-il enseigné à ceux qui le suivaient. Il faut choisir. Celui qui choisit le profit n'a pas sa place dans le Temple qui est la Maison de Dieu.
On vient au Temple pour une rencontre, celle du Père. Se servant de cette situation, Jésus va laisser entendre à ses interlocuteurs qu'on ne peut venir à lui, Jésus, pour du marchandage, qu'on ne peut se servir de lui pour le profit, de quelque manière que ce soit. En effet, le vrai Temple de Dieu, c'est lui : " 'Détruisez ce Temple, et en trois jours je le relèverai !' Mais le Temple dont il parlait, c'était son corps." Voilà, en effet, la grande nouveauté : le Temple, le lieu où Dieu se rend présent et où l'homme peut rencontrer Dieu, désormais, c'est Jésus lui-même, Jésus le crucifié ("détruisez ce Temple"), ressuscité d'entre les morts ("en trois jours je le relèverai"), vivant à jamais. Il faut venir à Jésus pour Jésus. Il est l'unique chemin vers le Père ...
Dans l'Église non plus, on ne peut se servir de Jésus pour son profit personnel : "Le Temple dont il parlait, c'était son corps." St Paul écrit : "Vous êtes le Corps du Christ ... vous êtes le Temple de Dieu." L’Église est à la fois le Corps du Christ et le Temple du Père.
De même, pour que chacun s'interroge sur le respect dû à soi-même : "votre corps est le Temple de Dieu ... glorifiez donc Dieu dans votre propre corps." Jésus est au cœur de notre existence, aussi nous faut-il éviter d'être habités par les marchands du Temple.

lundi 5 mars 2012


Dans l'impossibilité de préparer la "Parole du jour"
pendant quelques jours,
je vous invite à ruminer et à vous laisser interpeller
par les textes de la Parole de Dieu
offerts chaque jour pour la Messe.

"Souvent nous entendons la Parole de Dieu et l’avalons sans même prendre le temps de la mâcher... Aussitôt, cette nourriture avalée est oubliée. Observez les ruminants comme la vache par exemple. Elle coupe l’herbe sans la mâcher et peut ainsi ingurgiter une grande quantité d’herbe par jour. Celle-ci est accumulée dans la panse puis, après un certain temps, l’animal se met à ruminer, c'est-à-dire qu’elle régurgite le contenu de sa panse dans sa bouche et le mâche à nouveau. Ainsi pulvérisée, cette nourriture pourra être à nouveau avalée puis commencera la digestion qui durera trois jours. Cette nourriture la nourrit et lui donne vie ...
Les Ecritures ne sont pas des paroles d’hommes, mais la Parole de ‘Dieu’ qui ne périt pas, qui demeurera toujours, qui est toujours vivante, parlante pour chacun d’entre vous. Mais encore faut-il comme la vache, pouvoir l’accueillir avec bonheur chaque jour, la mâcher, la remâcher jusqu’à ce qu’elle nous parle et puisse accomplir son œuvre de transformation ..." (Anonyme)

dimanche 4 mars 2012

Parole du jour
Mc 9, 2-10
Dimanche 4 mars

Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean,
et les emmène, eux seuls,
à l’écart sur une haute montagne.
Et il fut transfiguré devant eux.
Ses vêtements devinrent resplendissants,
d'une blancheur telle que personne sur terre
ne peut obtenir une blancheur pareille.
Élie leur apparut avec Moïse,
et ils s'entretenaient avec Jésus.
Pierre alors prend la parole et dit à Jésus :
« Rabbi, il est heureux que nous soyons ici !
Dressons donc trois tentes :
une pour toi, une pour Moïse et une pour Élie. »
De fait, il ne savait que dire, tant était grande leur frayeur.
Survint une nuée qui les couvrit de son ombre,
et de la nuée une voix se fit entendre :
« Celui-ci est mon Fils bien-aimé. Écoutez-le. »
Soudain, regardant tout autour,
ils ne virent plus que Jésus seul avec eux.
En descendant de la montagne,
Jésus leur défendit de raconter à personne ce qu'ils avaient vu,
avant que le Fils de l'homme soit ressuscité d'entre les morts.
Et ils restèrent fermement attachés à cette consigne,
tout en se demandant entre eux ce que voulait dire :
« ressusciter d'entre les morts ».

Voici Jésus qui se manifeste tel qu'il est en vérité : "Lumière né de la lumière" (Credo de Nicée). Sa divinité transparaît à travers son humanité, elle la transfigure. Il en est toujours ainsi mais l'homme terni et amoindri dans son humanité par le péché, refus de la Lumière, ne peut le voir tel qu'il est. St Jean, dans sa 1ère lettre écrit : "Nous le verrons tel qu'il est car nous lui serons semblable". Il y faut une purification. Et la purification se fait par la "Foi" en Jésus qui en accomplissant la Thora (Parole de Dieu) en son Humanité, rend notre humanité à son plein accomplissement.
Les trois disciples, par grâce spéciale, sont rendus capable de le voir tel qu'il est. C'est une grâce de contemplation donnée en toute gratuité. Et que voient-ils ? ... Moïse et Élie qui s'entretiennent avec Jésus. Moïse représente la Torah (la Loi) et Élie les prophètes. Or Jésus l'a annoncé :
"Je ne suis pas venu abolir la Torah et les prophètes, mais les accomplir".
Les trois apôtres sont témoins de cette réalité : Le Verbe s'est fait chair ... la Torah s'est faite chair en Jésus. Et la voix du
Père qui se fait entendre dans le Souffle de la nuée (l'Esprit) qui les couvre de son ombre est une reconnaissance et un ordre vital : "Celui-ci est mon Fils bien-aimé, écoutez-le !"
C'est cette "écoute active" qui rend à la "Lumière" et donc à la vision de Dieu qui est communion avec Lui.


Il est intéressant de se reporter à Exode 34, 29- 35. Il est dit que "lorsque Moïse redescendit de la montagne du Sinaï, les deux tables du Témoignage étaient dans la main de Moïse ... et Moïse ne savait pas que la peau de son visage rayonnait parce qu'il avait parlé avec Dieu ... "
Au Sinaï, Moïse se laisse enseigner par Dieu, il reçoit les dix Paroles de vie que l'on appelle les dix commandements, et il en est transfiguré. Les Israélites sont tellement impressionnés qu'ils ont peur de l'approcher. Ce rayonnement les éblouit ... "et Moïse leur parla". Il leur dit les paroles que Dieu lui a enseignées. Et le peuple "écoute Moïse". Ce qui nous rappelle le : "écoutez-le" de l'Évangile. Puis, "quand Moïse a fini de leur parler, il met un voile sur son visage". Lorsqu'il entre dans la tente de la Rencontre pour parler face à face avec Dieu et recevoir ses enseignements, il ôte le voile jusqu'à sa sortie où il rapporte aux Israélites, la Parole de Dieu. Il dit cette Parole à visage découvert car la Parole qu'il profère au nom de Yahvé illumine et révèle l'Être même de Dieu ... Puis à nouveau il remet le voile.
St Paul a trouvé l'illumination sur le chemin de Damas. Voici ce qu'il raconte : "Soudain une grande Lumière venue du ciel m'enveloppa de sa clarté, je tombais sur le sol et j'entendis une voix qui me parlait ..." Lorsqu'il se relève il ne voit plus rien en raison de l'éclat de cette Lumière. Il faut l'intervention d'Ananie envoyé par le Seigneur pour qu'il retrouve la vue : "Saoul, mon frère, recouvre la vue." Et moi, au même instant je pu le voir." (Ac 22, 6-13) Sa vie est alors transformé. Il écrit plus tard : "C'est quand on se convertit au Seigneur que le voile est enlevé. Car le Seigneur, c'est l'Esprit, et où est l'Esprit du Seigneur, là est la liberté. Et nous tous qui, le visage découvert, réfléchissons comme en un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en cette même image, allant de gloire en gloire, comme de par le Seigneur qui est Esprit." (2 CO 3, 16-18)
La Résurrection de Jésus et le don de l'Esprit à Pentecôte sont passées par là et désormais la Présence de Jésus, intérieure à nous-mêmes, nous transfigure chaque jour davantage :
"Jésus le Christ, Lumière intérieure, ne laisse pas les ténèbres me parler. Jésus, le Christ, Lumière intérieure, donne-moi d'accueillir ton amour." (Chant de Taizé)

samedi 3 mars 2012

Parole du jour
Mt 5, 43-48
Samedi 3 mars

Vous avez appris qu'il a été dit :
Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi.
Eh bien moi, je vous dis :
Aimez vos ennemis,
et priez pour ceux qui vous persécutent,
afin d'être vraiment les fils de votre Père
qui est dans les cieux ;
car il fait lever son soleil sur les méchants
et sur les bons, et tomber la pluie
sur les justes et sur les injustes.
Si vous aimez ceux qui vous aiment,
quelle récompense aurez-vous ?
Les publicains eux-mêmes n'en font-ils pas autant ?
Et si vous ne saluez que vos frères,
que faites-vous d'extraordinaire ?
Les païens eux-mêmes n'en font-ils pas autant ?
Vous donc, soyez parfaits
comme votre Père céleste est parfait.

Il suffit de regarder le tableau de Jérôme Bosch, le portement de croix, pour comprendre mieux ce que signifie "Aimez ses ennemis". En fait ses détracteurs font de Jésus leur ennemi. Jésus, Lui, refuse de faire d'eux ses ennemis. Aucune haine dans son cœur, seulement le choix libre de donner sa vie pour eux. Il se servira de leur haine à son encontre pour les sauver : "Père, pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu'ils font." La Croix en est le Signe définitif, le Signe de l'Amour victorieux. Tel est la perfection dont parle Jésus : "Vous donc, soyez parfait comme votre Père céleste est parfait." Tout un programme !

vendredi 2 mars 2012

Parole du jour
Mt 5, 20-26
Vendredi 2 mars

Comme les disciples s’étaient rassemblés
autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait :
« Je vous le déclare :
Si votre justice ne surpasse
pas celle des scribes et des pharisiens,
vous n’entrerez pas dans le Royaume des cieux.
Vous avez appris qu'il a été dit aux anciens :
Tu ne commettras pas de meurtre,
et si quelqu'un commet un meurtre,
il en répondra au tribunal.
Eh bien moi, je vous dis :

Tout homme qui se met en colère
contre son frère en répondra au tribunal.
Si quelqu'un insulte son frère,
il en répondra au grand conseil.
Si quelqu'un maudit son frère,
il sera passible de la géhenne de feu.

L'homme est un être de relation. C'est la relation qui lui donne existence. Privé de toute relation, il meurt. Mais attention, il y a des relations conflictuelles qui ne donne pas la vie et certaines même conduisent à la mort. Tuer son frère, c'est lui refuser la relation qui donne vie, décider de son inexistence, ce qui est la pire des injures : "Qui es-tu pour décider de l'existence ou non de ton frère ? "... La colère est également une façon d'éliminer l'autre ... Le philosophe Claude Trémontant explique que le jugement porté sur l'autre est du même type : "Qui es-tu pour juger ton frère ? " ... Le maudire, c'est aussi lui donner la mort ... Agir ainsi conduit à s'enfermer soi-même en coupant le lien relationnelle qui m'unit à autrui. Ce que l'Évangile appelle "la géhenne"
L'homme est fait pour la relation de respect de l'autre et de sa dignité ... Tous, nous sommes condamnable et pourtant, en son Fils incarné, Dieu a pris sur Lui notre condamnation : "Lui, il a été transpercé à cause de nos crimes, écrasé à cause de nos fautes. Le châtiment qui nous rend la paix est sur Lui, et dans ses blessures nous trouvons la guérison." (Is 53, 5) Dieu a trop d'amour pour couper la relation avec nous ... Il préfère prendre sur Lui ce qui nous coupe de Lui pour nous rendre à une relation vraie avec Lui et donc à la Vie. S'Il agit ainsi avec nous, comment pourrions-nous agir différemment avec les autres qui sont nos soeurs et frères en humanité, créés à son Image et aimés inconditionnellement par Lui. Le Carême nous invite à la conversion, profitons-en ! Devenons des artisans de bénédiction et de paix ... de réconciliation.