mardi 31 mai 2011

La Visitation
Lc 1, 39-56
Lundi 31 mai

En ces jours-là, Marie se mit en route rapidement
vers une ville de la montagne de Judée.
Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth.
Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie,
l’enfant tressaillit en elle.
Alors, Élisabeth fut remplie de l’Esprit Saint,
et s’écria d’une voix forte :
« Tu es bénie entre toutes les femmes,
et le fruit de tes entrailles est béni.
Comment ai-je ce bonheur que la mère
de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ?
Car, lorsque j’ai entendu tes paroles de salutation,
l’enfant a tressailli d’allégresse au-dedans de moi.
Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement
des paroles qui lui furent dites
de la part du Seigneur. » Marie dit alors :
« Mon âme exalte le Seigneur,
mon esprit exulte en Dieu mon Sauveur.
Il s’est penché sur son humble servante ;
désormais tous les âges me diront bienheureuse.
Le Puissant fit pour moi des merveilles ;
Saint est son nom !
Son amour s’étend d’âge en âge
sur ceux qui le craignent.
Déployant la force de son bras,
il disperse les superbes.
Il renverse les puissants de leurs trônes,
il élève les humbles.
Il comble de biens les affamés,
renvoie les riches les mains vides.
Il relève Israël son serviteur,
il se souvient de son amour,
de la promesse faite à nos pères,
en faveur d’Abraham et de sa race à jamais. »
Marie demeura avec Élisabeth environ trois mois,
puis elle s’en retourna chez elle.

La liturgie de ce jour est un hymne à la joie. Depuis l’antienne d’ouverture, qui nous invite à nous rassembler pour « écouter tout ce que le Seigneur a fait pour nous », jusqu’à l’oraison conclusive dans laquelle l’Église « magnifie son Seigneur pour tant de merveilles », toutes les lectures et prières nous invitent à « laisser jaillir l’Esprit » (1ère lect.) en un cantique d’action de grâce qui rejoint le Magnificat de la Vierge Marie.
Le récit de la Visitation ne met en scène ni Zacharie, ni Joseph ; ce qui réduit à quatre le nombre des acteurs : les deux mères et les deux enfants. Mais il ne faudrait pas oublier le cinquième Acteur, qui bien qu’invisible, est cependant le plus actif de tous : l’Esprit Saint. C’est lui qui lance la jeune Marie sur la route, qui « remplit (de sa présence) Élisabeth » et lui donne de parler, et c’est encore lui bien sûr qui inspire à Marie son cantique d’action de grâce. Dès les évangiles de l’enfance, nous pressentons le rôle primordial que jouera l’Esprit dans la vie de l’Église naissante : après l’Ascension, quoiqu’invisible et silencieux, Jésus ressuscité est réellement présent en elle par son Esprit, l’accompagnant sur les routes de la mission jusqu’à son retour en gloire.
La joie est le trait commun de tous ceux qui ont été touchés par l’Esprit : Élisabeth ne peut croire au bonheur qui lui incombe par la visite de la mère de son Seigneur ; Jean-Baptiste tressaille d’allégresse en son sein ; et Marie « exalte son Seigneur, son esprit exulte en Dieu son Sauveur ». Quant à l’enfant Jésus, lui qui est la cause de tant de joie, comment n’en serait-il pas rempli puisqu’il en est la source débordante ?
Si la venue de l’Enfant-Dieu suscite un tel bonheur, combien plus la certitude de la présence du Seigneur ressuscité au cœur de son Église devrait-elle être un motif d’allégresse pour tous les croyants ... (P. Joseph-Marie)

lundi 30 mai 2011

Parole du jour
Jn 15, 26-27; 16, 1-4
Lundi 30 mai

À l’heure où Jésus passait de ce monde à son Père,
il disait à ses disciples :
« Quand viendra le Défenseur,
que je vous enverrai d'auprès du Père,
lui, l'Esprit de vérité qui procède du Père,
il rendra témoignage en ma faveur.
Et vous aussi, vous rendrez témoignage,
vous qui êtes avec moi depuis le commencement.
Je vous dis tout cela pour que vous ne risquiez pas de tomber
On vous exclura de la synagogue.
Et même, l'heure vient où tous ceux qui vous tueront
s'imagineront offrir ainsi un sacrifice à Dieu.
Ils le feront parce qu'ils ne connaissent ni le Père ni moi.
Mais voici pourquoi je vous dis tout cela :
quand cette heure sera venue,
vous vous souviendrez que je vous l'avais dit.
Je ne vous l'ai pas dit dès le commencement,
parce que j'étais avec vous. »

"Il est question plusieurs fois de l’ « heure » dans ce passage. La première occurrence concerne Notre Seigneur : « A l’heure où Jésus passait de ce monde à son Père », c'est-à-dire lorsqu’il entre dans sa Passion ; puis le deux autres concernent les disciples : « L’heure vient où tous ceux qui vous tueront s’imagineront offrir ainsi un sacrifice à Dieu » ; « Quand cette heure sera venue » - c'est-à-dire l’heure du martyr, du témoignage suprême, ou encore de la communion du disciple à la Passion de son Maître.
Il est clair qu’un tel témoignage est au-dessus de nos forces, comme il fut au-dessus des forces des premiers apôtres : souvenons-nous de Pierre qui a renié trois fois par peur de subir le même sort que Jésus. Comment ferions-nous mieux que lui ? Et pourtant, le jour vint où le même homme fut capable de glorifier son Maître en donnant sa vie pour lui. Entre l’apôtre présomptueux qui prétendait suivre Jésus partout où il irait, et le martyr de Rome, il faut situer la Pentecôte, le don de l’Esprit. C’est bien ce que dit Jésus dans notre passage : « L’Esprit de vérité qui procède du Père rendra témoignage en ma faveur ». C’est donc lui l’Esprit Saint, qui rend témoignage en nous ; seul l’Esprit peut nous donner la lumière et la force d’être témoins de l’Evangile au prix de notre vie ..." (P. Joseph-Marie) Il y a d'ailleurs deux manières de donner sa vie : les Pères dans la foi ont distingué entre le "Martyr rouge" qui correspond au don de sa vie par une mort brutal produite par les ennemis de la foi, et le "Martyr blanc", au don de sa vie dans le quotidien d'une vie normale, par une suite du Christ dans une conversion continuelle et le service.

dimanche 29 mai 2011

Parole du jour
Jn 15, 12-17
Dimanche 29 mai

A l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père,
il disait à ses disciples :
Si vous m'aimez,
vous resterez fidèles à mes commandements.
Moi, je prierai le Père,
et il vous donnera un autre Défenseur
qui sera pour toujours avec vous :
c'est l'Esprit de vérité.
Le monde est incapable de le recevoir,
parce qu'il ne le voit pas et ne le connaît pas ;
mais vous, vous le connaissez,
parce qu'il demeure auprès de vous,
et qu'il est en vous.
Je ne vous laisserai pas orphelins,
je reviens vers vous.
D'ici peu de temps, le monde ne me verra plus,
mais vous, vous me verrez vivant,
et vous vivrez aussi.
En ce jour-là, vous reconnaîtrez
que je suis en mon Père,
que vous êtes en moi,
et moi en vous.
Celui qui a reçu mes commandements
et y reste fidèle,
c'est celui-là qui m'aime ;
et celui qui m'aime sera aimé de mon Père ;
moi aussi je l'aimerai, et je me manifesterai à lui. »

Il est essentiel d'accueillir l'Esprit-Saint, le Souffle divin qui, comme une sève, vient habiter les moindre recoin de notre être. Il est là, en nous. Par le baptême, par la Confirmation, nous lui avons ouvert nos vies, nos cœurs, mais la porte ne dois pas se refermer, elle doit s'ouvrir de plus en plus. "Laissez jaillir l'Esprit !" écrit St Paul. C'est par l'Esprit que Jésus se forme en nous et que nous sommes re-formés : "Tu es devenu une Création nouvelle, tu as revêtu le Christ" (rituel du baptême) Ouvrons nos portes à l'Esprit-Saint déjà reçu mais que nous laissons trop souvent inactif dans nos vies. C'est Lui qui nous apprend à garder les commandements, c'est-à-dire le "Paroles de Vie" de Jésus et donc à "aimer" comme Lui :

Viens, Esprit-Saint, en nos coeurs,
et envoie du haut du ciel
un rayon de ta lumière.

Viens en nous, père des pauvres.
Viens, dispensateur des dons.
Viens, lumière en nos coeurs.

Consolateur souverain,
hôte très doux de nos âmes,
adoucissante fraîcheur.

Dans le labeur, le repos ;
dans la fièvre, la fraîcheur ;
dans les pleurs, le réconfort.

O lumière bienheureuse,
viens remplir jusqu’à l’intime
le coeur de tous tes fidèles.

Sans ta puissance divine,
il n’est rien en aucun homme,
rien qui ne soit perverti.

Lave ce qui est souillé,
baigne ce qui est aride,
guéris ce qui est blessé.

Assouplis ce qui est raide,
réchauffe ce qui est froid,
rends droit ce qui est faussé.

A tous ceux qui ont la foi
et qui en toi se confient,
donne tes sept dons sacrés.

Donne mérite et vertu
donne le salut final
donne la joie éternelle.

Amen.

vendredi 27 mai 2011

Parole du jour
Jn 15, 12-17
Vendredi 27 mai

A l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père,
il disait à ses disciples :
Mon commandement, le voici :
Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés.
Il n'y a pas de plus grand amour
que de donner sa vie pour ses amis.
Vous êtes mes amis
si vous faites ce que je vous commande.
Je ne vous appelle plus serviteurs,
car le serviteur ignore
ce que veut faire son maître ;

maintenant, je vous appelle mes amis,
car tout ce que j'ai appris de mon Père,
je vous l'ai fait connaître.
Ce n'est pas vous qui m'avez choisi,
c'est moi qui vous ai choisis et établis
afin que vous partiez, que vous donniez du fruit,
et que votre fruit demeure.
Alors, tout ce que vous demanderez
au Père en mon nom,
il vous l'accordera.
Ce que je vous commande,
c'est de vous aimer les uns les autres.

Lorsque Jésus parle de "commandement" il veut dire "Parole de Vie". C'est ainsi que lorsqu' il est question des "dix commandements" reçues par Moïse au Sinaï, il s'agit en fait des dix "debarim" en hébreu, le mot signifiant "Paroles". Accomplir ces "dix Paroles donne la vie". La "Parole" est toujours un "agir". Elle n'est pas parole en l'air, parole sur les lèvres, elles doit se dirent en comportements, se changer en vie. Jésus dira en ce sens : "Écouter sa Parole et la mettre en pratique". Ce qui signifie "devenir cette "Parole" , la vivre concrètement. Dans l'icône du "lavement des pieds", nous voyons Jésus accomplir ce qu'il dit. Et l'accomplir, c'est aimer. Ainsi le récit qui relate ce lavement des pieds commence par "Ayant aimé les siens, il les aima jusqu'au bout". Il se met à leur service, un service qui préfigure le don de sa vie sur la croix. En faisant ainsi, il les enseigne sur ce qu'eux-mêmes doivent faire : " Si donc moi, ... je vous ai lavé les pieds, vous aussi vous devez vous laver les pieds les uns aux autres. C'est un exemple que je vous ai donné, pour que vous fassiez comme j'ai fait pour vous." (Jn 13) On comprend alors qu'"aimer", c'est "enseigner" et donc "éduquer". Notre vie "dit" quelque chose aux autres. Parole qui "construit" si elle est Parole de bien ... Parole qui détruit si elle est Parole de mal : Béné-diction ou malé-diction (péché). Le mot "diction" signifiant "parole". Le commandement, la parole de Vie qui consiste à "s'aimer les uns les autres" à signification de "s'éduquer les uns les autres". Notre ajustement à la Parole de Dieu, notre comportement (mettre en pratique) est éducation. Et le sommet de cette éducation, de cet amour, pour le Christ, est la Parole de la Croix. Parole qui est pour nous un appel à la Parole du don de soi pour autrui, du service, vocation fondamentale de l'homme : "Le Fils de l'homme n'est pas venu pour être servi, dit Jésus, mais pour servir et donner ma vie pour la multitude."

jeudi 26 mai 2011

Parole du jour
Jn 15, 9-11
Jeudi 26 mai

À l'heure
où Jésus passait de ce monde à son Père,
il disait à ses disciples :
« Comme le Père m'a aimé,
moi aussi je vous ai aimés.
Demeurez dans mon amour.
Si vous êtes fidèles à mes commandements,
vous demeurerez dans mon amour, comme moi,
j'ai gardé fidèlement
les commandements de mon Père,
et je demeure dans son amour.
Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous,
et que vous soyez comblés de joie.

La joie de Dieu, c'est le don de la vie. La joie de Dieu c'est le don de sa Vie. La croix en est le signe. Elle est le signe de la joie de Dieu sur nous. A chaque fois que nous faisons le signe de la croix, à chaque fois, nous renouvelons la joie de Dieu sur nous. Car la joie, la vraie, jaillit d'un cœur qui aime, d'un cœur qui se donne, du cœur de Dieu. Tu veux la joie, donne une fleur à ta sœur, à ton frère en humanité, donne ta vie ... donne la Vie !

mercredi 25 mai 2011

Parole du jour
Jn 15, 1-5
Mercredi 25 mai

À l’heure où Jésus passait de ce monde à son Père,
il disait à ses disciples :
« Moi, je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron.

Tout sarment qui est en moi,
mais qui ne porte pas de fruit, mon Père l'enlève ;
tout sarment qui donne du fruit,
il le nettoie, pour qu'il en donne davantage.

Mais vous, déjà vous voici nets et purifiés
grâce à la parole que je vous ai dite :

Demeurez en moi, comme moi en vous.
De même que le sarment ne peut pas porter du fruit
par lui-même s'il ne demeure pas sur la vigne,
de même vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi.
Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments.

Celui qui demeure en moi et en qui je demeure,
celui-là donne beaucoup de fruit, car,
en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire.

Le seul moyen de porter du fruit, pour un sarment, c'est d'être attaché à la vigne. Coupé de la vigne, la sève ne coule plus, alors, sans vie, le sarment se dessèche, et il n'est plus bon qu'à être brûlé... Or la Vigne, c'est le Christ. Et Jésus ne se compare pas seulement à une vigne. Il dit qu'il est "la vraie vigne." C'est une référence aux prophètes qui comparaient le peuple d'Israël à une vigne. Une vigne destinée à produire de bons fruits... mais Israël a failli à sa vocation.
Jésus est la vraie vigne. C'est lui, descendant d'Israël, qui accomplit pleinement la vocation du peuple de Dieu. Et désormais pour accomplir cette vocation de la vigne du Seigneur et porter du fruit, il faut être des sarments attachés à la vraie vigne, au Christ. On ne peut pas compter sur ses propres forces. « Hors de moi, vous ne pouvez rien faire... » Simplement parce qu'on ne produit pas le fruit, on le porte seulement... C'est Dieu, par son Esprit, qui produit le fruit que nous portons ! La source vitale pour le chrétien, c'est sa communion avec Jésus-Christ.
Nous avons tous besoin de nous ressourcer en Jésus-Christ, par la sève de sa Présence et de Parole du Christ. « Si vous demeurez en moi et que mes paroles demeurent en vous... » Ouvrons nos portes au Christ !

mardi 24 mai 2011

Parole du jour
Jn 14, 27-28
Mercredi 24 mai

A l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père,
il disait à ses disciples:
"C'est la paix que je vous laisse,
c'est ma paix que je vous donne;
ce n'est pas à la manière du monde que je vous la donne.
Ne soyez donc pas bouleversés et effrayés.

Vous avez entendu ce que je vous ai dit :
Je m'en vais, et je reviens vers vous ...


Qu'elle est donc cette paix que Jésus nous donne ? La paix évangélique qui n'est pas celle de la main tendue hypocritement. La Paix que Jésus donne a sa source en Jésus lui-même. Elle est stabilité en Lui et conduit à accueillir l'autre comme lui-même l'accueille. Lorsqu'à la messe, avant la "Communion", nous nous donnons la Paix. Ce n'est pas une paix de copinage où affective envers ceux qu'on aime, c'est la Paix de Jésus. Je suis alors comme le Sacrement de la Présence de Jésus pour ma sœur ou mon frère à qui je tends la main. C'est Lui qui à travers moi l'accueille et l'aime. Or Jésus aime toutes les personnes sans exception. Je suis donc appelé à aller vers celui-là même que je désire le plus éviter. C'est ce que Jésus attend de moi. Comment pourrais-je aller "Communier à sa vie donnée pour tous" si j'élève des murs entre moi et les autres ? Et de plus, je me dois de donner "Sa Paix" avec conviction du cœur et non en apparence. Ce qui est vrai pour la Messe l'est aussi en toutes circonstances et rencontres dans ma vie au quotidien. Je porte en moi cette capacité comme un trésor, c'est force de l'Esprit-Saint. Jésus dit :"Je m'en vais mais je reviendrai." Il s'en va dans le don total qu'il fait de sa vie. Il revient dans la lumière de sa Résurrection, imprimant en nous sa Présence dans le Souffle de l'Esprit-Saint. Or la Paix comme la Joie et l'Amour, sont "Le Fruit de l'Esprit-Saint" dit St Paul qui ajoute : "Laisser jaillir l'Esprit" et encore "Laissez-vous conduire par l'Esprit". Ce qui revient à dire qu'il nous faut laisser la place à l'Esprit-Saint dans notre vie : "Viens Esprit-Saint en nos cœurs ..."

lundi 23 mai 2011

Parole du jour
Jn 14, 21-26
Lundi 23 mai

À l'heure où Jésus passait
de ce monde à son Père,

il disait à ses disciples :
" Celui qui a reçu mes commandements
et y reste fidèle,

c'est celui-là qui m'aime ;
et celui qui m'aime
sera aimé de mon Père ;

moi aussi je l'aimerai,
et je me manifesterai à lui. "

Jude lui demanda :
" Seigneur, pour quelle raison
vas-tu te manifester à nous,

et non pas au monde ? "
Jésus lui répondit :
" Si quelqu'un m'aime,
il restera fidèle à ma parole ;
mon Père l'aimera,
nous viendrons chez lui,
nous irons demeurer auprès de lui.
Celui qui ne m'aime pas
ne restera pas fidèle à mes paroles.

Or, la parole que vous entendez n'est pas de moi :
elle est du Père, qui m'a envoyé.
Je vous dis tout cela
pendant que je demeure encore avec vous ;

mais le Défenseur,
l'Esprit Saint que le Père enverra en mon nom,
lui, vous enseignera tout,
et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit. "

Le péché des origines est lié à la Parole de Dieu, cette Parole créatrice qui donnait existence à Adam et Eve comme la sève pour la vigne. Dieu dit "Faisons l'humain à notre Image et Ressemblance ..." L'écoute de la Parole Source de leur existence et donc de Celui qui la proférait avec amour, était Source de Vie. Cette Parole résonnait dans les moindres fibre de l'être de l'Homme. Puis à un moment il y a eu comme une infiltration d'une autre parole qui a détourné l'attention de l'être humain et fait sortir de cette résonance de la voix de Dieu. Cette infiltration est signifiée sous l'aspect du serpent qui est un être tortueux, à la langue double et à la morsure mortelle. L'être humain s'y est laissé prendre et son être s'est retrouvé fissuré. Alors que la Parole créatrice l' "informait", la parole mensongère l'a "désinformé". Comme si la sève s'était figé, s'arrêtant de couler. Comme si le courant qui éclairait la maison s'était coupé. St Bernard écrira en parlant de l'Histoire du Salut : "Formé ... déformé ... reformé ... conformé." C'est en Jésus que s'est réalisé cette "reformation", cette "réinformation" Pilate le signifiera prophétiquement : "Voici l'Homme !" Désormais c'est en Lui que nous retrouvons notre intégrité des origines. Aussi faut-il le suivre, se mettre à son Ecoute et jusqu'à nous nourir de sa Présence Sacramentelle : " Si quelqu'un m'aime, il restera fidèle à ma parole ; mon Père l'aimera, nous viendrons chez lui, nous irons demeurer auprès de lui." Aimer Jésus, c'est donc se laisser "éduquer" par Lui afin que la Parole créatrice puisse à nouveau, sans obstacles, résonner dans tout notre être et nous donner Vie. Passer de la solitude et de l'enfermement où nous a plongé le péché, à la communion dans l'amour avec le Christ et par Lui, entre nous : "Aimez-vous les uns les autres de l'amour dont je vous ai aimé ..." Au Baptême, après les rites essentiels de la plongée dans l'eau, symbole de la plongée dans la Parole Créatrice et de l'onction du St chrême, symbole sacramentel du don de l'Esprit-Saint, le célébrant affirme : "Tu es devenu une Création nouvelle, tu as revêtu le Christ." C'est le cheminement de toute une vie "avec, par et dans le Christ" comme l'affirme là aussi la grande doxologie de la prière Eucharistique ... Une véritable conversion et dans un monde où nous sommes bombardés par des mots, une ... "Écoute" de la Bonne Parole, celle du Christ !

dimanche 22 mai 2011

Parole du jour
Jn 14, 1-6
Dimanche 22 mai

À l’heure où Jésus passait de ce monde à son Père,
il disait à ses disciples :
« Ne soyez donc pas bouleversés :
vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi.

Dans la maison de mon Père,
beaucoup peuvent trouver leur demeure ;
sinon, est-ce que je vous aurais dit :
Je pars vous préparer une place ?

Quand je serai allé vous la préparer,
je reviendrai vous prendre avec moi ;
et là où je suis, vous y serez aussi.

Pour aller où je m'en vais, vous savez le chemin. »

Thomas lui dit :
« Seigneur, nous ne savons même pas où tu vas ;
comment pourrions-nous savoir le chemin ? »

Jésus lui répond :
« Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ;
personne ne va vers le Père sans passer par moi.


Avant son départ qui sera occasionné par sa mort et sa Résurrection, Jésus avertit : "Je pars." Après celui-ci, chacun de ceux qui auront misé leur vie sur Lui, aura une place particulière, une mission particulière : "Il y a beaucoup de demeure dans la maison du Père." Jésus considère chacun comme unique. Chacun, en effet, est une "Pierre vivante de la demeure de Dieu." Chacun est à la fois Pierre vivante de l'Église et l'Église se concentre en chacun. Aux Kmers rouges qui venaient de tuer ses parents et qui lui disaient que désormais elle était libre car l'Église était morte, une petite fille cambodgienne répondit :"Tant que je serais là, L'Église, c'est moi." (Histoire vraie) Jésus pars mais il reviendra pour nous donner de vivre notre appel. C'est ce qui s'est réalisé le jour de la Pentecôte. Dans le Souffle de l'Esprit-Saint, il prend les disciples avec Lui, il se les unis, afin qu'ils vivent leur mission par Lui, avec Lui et en Lui : "Je suis le chemin, la vérité et la vie ..." Cette mission qui consiste à Le dire au monde, chacun selon son appel. La musique, c'est la musique, mais du Bach n'est pas du Vivaldi qui n'est pas du Mozart etc. Et pourtant, c'est toujours "La Musique". Chacun l'exprime à partir de qui il est ... A la Pentecôte, ce fut un même "Feu", un même Esprit-Saint, mais chacun le reçu sous la forme d'une langue de Feu. Ce qui voulait signifier que chacun est unique en tant que personne et donc dans sa mission. Comme l'écrit St Paul : "Chacun reçoit le don de manifester l'Esprit en vue du bien de tous."
(Icône de la Pentecôte)

samedi 21 mai 2011


Parole du jour
Jn 14, 7-14
Samedi 21 mai

A l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père,
il disait à ses disciples :
"Puisque vous me connaissez, vous connaîtrez aussi mon Père.
Dès maintenant vous le connaissez, et vous l'avez vu. »
Philippe lui dit :
« Seigneur, montre-nous le Père ; cela nous suffit. »
Jésus lui répond :
« Il y a si longtemps que je suis avec vous,
et tu ne me connais pas, Philippe !
Celui qui m'a vu a vu le Père.
Comment peux-tu dire :
'Montre-nous le Père' ?
Tu ne crois donc pas que je suis dans le Père
et que le Père est en moi !
Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même ;
mais c'est le Père qui demeure en moi,
et qui accomplit ses propres oeuvres.
Croyez ce que je vous dis : je suis dans le Père,
et le Père est en moi ;
si vous ne croyez pas ma parole,
croyez au moins à cause des oeuvres.
Amen, amen, je vous le dis :
celui qui croit en moi accomplira les mêmes œuvres que moi.
Il en accomplira même de plus grandes,
puisque je pars vers le Père.
Tout ce que vous demanderez en invoquant mon nom,
je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils.
Si vous me demandez quelque chose en invoquant mon nom,
moi, je le ferai."

Trés souvent lorsque nous disons le mot Dieu, nous pensons au Père. Il ne faut pas oublier que le Fils et l'Esprit-Saint sont également Dieu. Lorsque nous faisons sur nous le signe de la Croix, nous nous signons "Au Nom du Père, du Fils et du St Esprit." Nous faisons alors sur nous le signe de notre Baptême " Bernard, je te baptise au Nom du Père et du Fils et du St Esprit." etc ... Voici ce que St Athanase écrit dans son Credo : "Voici la foi catholique : nous vénérons un Dieu dans la Trinité et la Trinité dans l'Unité, sans confondre les Personnes ni diviser la substance : autre est en effet la Personne du Père, autre celle du Fils, autre celle du Saint-Esprit ; mais une est la divinité du Père, du Fils et du Saint-Esprit, égale la gloire, coéternelle la majesté ... Ainsi le Père est Dieu, le Fils est Dieu, le Saint-Esprit est Dieu ; et cependant ils ne sont pas trois Dieux, mais un Dieu. Ainsi le Père est Seigneur, le Fils est Seigneur, le Saint-Esprit est Seigneur ; et cependant ils ne sont pas trois Seigneurs, mais un Seigneur ; car, de même que la vérité chrétienne nous oblige à confesser que chacune des personnes en particulier est Dieu et Seigneur, de même la religion catholique nous interdit de dire qu'il y a trois Dieux ou trois Seigneurs ... Et dans cette Trinité il n'est rien qui ne soit avant ou après, rien qui ne soit plus grand ou plus petit, mais les Personnes sont toutes trois également éternelles et semblablement égales ..."
Si le Fils seul s'est incarné, le Père et l'Esprit sont entièrement engagés dans cette Incarnation, et tout ce que vit le Fils en son humanité est vécu et par le Père et par l'Esprit ... Jésus Lui-même dit "ne rien faire qu'il ne voit faire au Père, ne rien dire qu'Il ne voit dire au Père ..." "Le Père et moi, dit-il, nous sommes UN." Et "le Fils a la plénitude de l'Esprit". Oui, "qui le voit, voit le Père" ... Si entre les hommes, il y a une distance de l'un à l'autre, il n'en est pas de même dans la Trinité, car leur communion, leur unité est parfaite, Ils sont UN SEUL DIEU : "Une est la divinité du Père, du Fils et du Saint-Esprit."

dimanche 15 mai 2011


Dans l'impossibilité de préparer la "Parole du jour"
pendant quelques jours,
je vous invite à ruminer et à vous laisser interpeller
par les textes de la Parole de Dieu
offerts chaque jour pour la Messe.

"Souvent nous entendons la Parole de Dieu et l’avalons sans même prendre le temps de la mâcher... Aussitôt, cette nourriture avalée est oubliée. Observez les ruminants comme la vache par exemple. Elle coupe l’herbe sans la mâcher et peut ainsi ingurgiter une grande quantité d’herbe par jour. Celle-ci est accumulée dans la panse puis, après un certain temps, l’animal se met à ruminer, c'est-à-dire qu’elle régurgite le contenu de sa panse dans sa bouche et le mâche à nouveau. Ainsi pulvérisée, cette nourriture pourra être à nouveau avalée puis commencera la digestion qui durera trois jours. Cette nourriture la nourrit et lui donne vie ...
Les Ecritures ne sont pas des paroles d’hommes, mais la Parole de ‘Dieu’ qui ne périt pas, qui demeurera toujours, qui est toujours vivante, parlante pour chacun d’entre vous. Mais encore faut-il comme la vache, pouvoir l’accueillir avec bonheur chaque jour, la mâcher, la remâcher jusqu’à ce qu’elle nous parle et puisse accomplir son œuvre de transformation ..." (Anonyme)

samedi 14 mai 2011

Parole du jour
Jn 15, 9-17
Samedi 14 mai

À l"heure
où Jésus passait de ce monde à son Père,
il disait à ses disciples :
« Comme le Père m'a aimé,
moi aussi je vous ai aimés.
Demeurez dans mon amour.
Si vous êtes fidèles à mes commandements,
vous demeurerez dans mon amour, comme moi,
j'ai gardé fidèlement
les commandements de mon Père,
et je demeure dans son amour.
Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous,
et que vous soyez comblés de joie.
Mon commandement, le voici :
Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés.
Il n'y a pas de plus grand amour
que de donner sa vie pour ses amis.
Vous êtes mes amis
si vous faites ce que je vous commande.
Je ne vous appelle plus serviteurs,
car le serviteur ignore
ce que veut faire son maître ;

maintenant, je vous appelle mes amis,
car tout ce que j'ai appris de mon Père,
je vous l'ai fait connaître.
Ce n'est pas vous qui m'avez choisi,
c'est moi qui vous ai choisis et établis
afin que vous partiez, que vous donniez du fruit,
et que votre fruit demeure.
Alors, tout ce que vous demanderez
au Père en mon nom,
il vous l'accordera.
Ce que je vous commande,
c'est de vous aimer les uns les autres.


La joie de Dieu, c'est le don de la vie. La joie de Dieu c'est le don de sa Vie. La croix en est le signe. Elle est le signe de la joie de Dieu sur nous. A chaque fois que nous faisons le signe de la croix, à chaque fois, nous renouvelons la joie de Dieu sur nous. Car la joie, la vraie, jaillit d'un cœur qui aime, d'un cœur qui se donne, du cœur de Dieu. Tu veux la joie, donne une fleur à ta sœur, à ton frère en humanité, donne ta vie ... donne la Vie !...

Lorsque Jésus parle de "commandement" il veut dire "Parole de Vie". C'est ainsi que lorsqu' il est question des "dix commandements" reçues par Moïse au Sinaï, il s'agit en fait des dix "debarim" en hébreu, le mot signifiant "Paroles". Accomplir ces "dix Paroles donne la vie". La "Parole" est toujours un "agir". Elle n'est pas parole en l'air, parole sur les lèvres, elles doit se dirent en comportements, se changer en vie. Jésus dira en ce sens : "Écouter sa Parole et la mettre en pratique". Ce qui signifie "devenir cette "Parole" , la vivre concrètement. Dans l'icône du "lavement des pieds", nous voyons Jésus accomplir ce qu'il dit. Et l'accomplir, c'est aimer. Ainsi le récit qui relate ce lavement des pieds commence par "Ayant aimé les siens, il les aima jusqu'au bout". Il se met à leur service, un service qui préfigure le don de sa vie sur la croix. En faisant ainsi, il les enseigne sur ce qu'eux-mêmes doivent faire : " Si donc moi, ... je vous ai lavé les pieds, vous aussi vous devez vous laver les pieds les uns aux autres. C'est un exemple que je vous ai donné, pour que vous fassiez comme j'ai fait pour vous." (Jn 13) On comprend alors qu'"aimer", c'est "enseigner" et donc "éduquer". Notre vie "dit" quelque chose aux autres. Parole qui "construit" si elle est Parole de bien ... Parole qui détruit si elle est Parole de mal : Béné-diction ou malé-diction (péché). Le mot "diction" signifiant "parole". Le commandement, la parole de Vie qui consiste à "s'aimer les uns les autres" à signification de "s'éduquer les uns les autres" et le sommet de cette éducation, de cet amour, pour le Christ, est la Parole de la Croix qui est pour nous un appel à la Parole du don de soi pour autrui, du service d'autrui à travers qui nous servons Dieu Lui-même : "Ce que vous faites à l'un de ces petits qui sont mes frères, c'est à moi que vous le faites" (Mt 25). Vocation fondamentale de l'homme.

jeudi 12 mai 2011

Parole du jour
Jn 6, 44-51

jeudi 12 mai

Après avoir multiplié les pains,
Jésus disait à la foule des Juifs :
« Personne ne peut venir à moi,
si le Père qui m'a envoyé ne l'attire vers moi,
et moi, je le ressusciterai au dernier jour.
Il est écrit dans les prophètes :
Ils seront tous instruits par Dieu lui-même.
Tout homme qui écoute
les enseignements du Père vient à moi.
Certes, personne n'a jamais vu le Père,
sinon celui qui vient de Dieu :
celui-là seul a vu le Père.
Amen, amen, je vous le dis :
celui qui croit en moi a la vie éternelle.
Moi, je suis le pain de la vie.
Au désert, vos pères ont mangé la manne,
et ils sont morts ; mais ce pain-là, qui descend du ciel,
celui qui en mange ne mourra pas.
Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel :
si quelqu'un mange de ce pain, il vivra éternellement.
Le pain que je donnerai, c'est ma chair,
donnée pour que le monde ait la vie. »

Il nous faut entendre et réentendre ces paroles de Jésus et les laisser prendre racine dans notre coeur : "Celui qui croit en moi a la vie éternelle" ... "Moi je suis le pain de la vie" ... "Celui qui mange de ce pain ne mourra pas" ... " Moi je suis le pain vivant descendu du ciel" ... "Si quelqu'un mange de ce pain vivra éternellement" ... "Le pain que je donnerai c'est ma chair, donnée pour que le monde ait la vie". Le pain dans la Bible est symbolique de la "Parole de Dieu" qui est une "Parole qui construit, qui éduque, qui donne la Vie": "L'homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu". Cette Parole, ce n'est pas seulement l'enseignement de Jésus, c'est Jésus Lui-même qui a incarné la Parole même qu'il proclame pour la libération et la guérison de la personne. Cette Parole, c'est son Être même. Ce qu'il dit, il l'est. Aussi, manger le pain de la vie, c'est à la fois se nourrir des Écritures et en particulier du Nouveau Testament et plus en particulier encore des Évangiles, et se nourrir de sa Personne dans l'Eucharistie, puisqu'il est "Parole de Dieu". St Jean de la croix écrit : "Dieu n'a eu qu'une seule Parole : son Fils" : "Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu'un mange de ce pain, il vivra éternellement." Prenons une des petites phrases de l'Évangile de ce jour notée plus haut et ruminons la tout au long de la journée et nous verrons notre cœur devenir brûlant comme celui des disciples d'Emmaüs écoutant Jésus expliquer les Écriture, et n'oublions pas d'aller à l'Eucharistie (Messe) pour accueillir dans notre cœur, dans notre vie, Celui qui est la "Parole de Dieu", "Parole Incarnée", le "Pain vivant", le "Pain de la Vie", nous en serons transformés car en pleine communion avec Lui ... Les disciples d'Emmaüs "le reconnurent à la fraction du Pain" . ( Lc 24)

mercredi 11 mai 2011

Parole du jour
Jn 6, 1-15
mercredi 11 mai
Après avoir multiplié les pains,
Jésus disait à la foule des Juifs :

« Moi, je suis le pain de la vie.
Celui qui vient à moi n'aura plus jamais faim ;
celui qui croit en moi n'aura plus jamais soif.

Mais je vous l'ai déjà dit :
vous avez vu, et pourtant vous ne croyez pas.

Tous ceux que le Père me donne viendront à moi ;
et celui qui vient à moi, je ne vais pas le jeter dehors.

Car je ne suis pas descendu du ciel pour faire ma volonté,
mais pour faire la volonté de celui qui m'a envoyé.

Or, la volonté de celui qui m'a envoyé,
c'est que je ne perde aucun de ceux qu'il m'a donnés,
mais que je les ressuscite tous au dernier jour.

Car la volonté de mon Père,
c'est que tout homme qui voit le Fils
et croit en lui obtienne la vie éternelle ;
et moi, je le ressusciterai au dernier jour. »


« Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n'aura plus jamais faim ; celui qui croit en moi n'aura plus jamais soif ». Ce qui jusqu'à présent était sous-entendu est maintenant clair : Jésus est le pain qui vient du ciel, donné aux hommes par le Père. Jusque-là, Dieu avait fait des dons à son peuple Israël : don de la Torah, don de sa proximité bienveillante, don de sa Parole par le ministère des prophètes. Désormais, en Jésus, Dieu lui-même se fait don ; il descend du ciel pour se donner non seulement à Israël mais « au monde », et en se donnant, lui le Vivant, il communique sa vie éternelle à ceux qui l'accueillent dans la foi. Nous comprenons alors que croire signifie manger, « non le pain qui périt, mais celui qui demeure pour la vie éternelle ». Croire, signifie aussi boire à « la source d'eau jaillisant en vie éternelle ». En sa personne, le Christ nous offre la seule boisson et la seule nourriture capables de rassasier notre soif et notre faim de la vraie vie. Croire en Jésus Christ pour lui-même marque ainsi le point de départ d'une vie nouvelle, qui n'est pas l'œuvre de l'homme, mais de Dieu seul. (F. Elie)

mardi 10 mai 2011

Parole du jour
Jn 6, 1-15
mardi 10 mai

Après la multiplication des pains,
la foule dit à Jésus :
« Quel signe vas-tu accomplir
pour que nous puissions le voir,
et te croire ?
Quelle oeuvre vas-tu faire ?
Au désert, nos pères ont mangé la manne ;
comme dit l'Écriture :
Il leur a donné à manger le pain venu du ciel. »
Jésus leur répondit :
« Amen, amen, je vous le dis :
ce n'est pas Moïse qui vous a donné le pain venu du ciel ;
c'est mon Père qui vous donne le vrai pain venu du ciel.
Le pain de Dieu, c'est celui qui descend du ciel
et qui donne la vie au monde. »
Ils lui dirent alors :
« Seigneur, donne-nous de ce pain-là, toujours. »
Jésus leur répondit :
« Moi, je suis le pain de la vie.
Celui qui vient à moi n'aura plus jamais faim ;
celui qui croit en moi n'aura plus jamais soif.

Comme pour la vie du corps il faut manger le pain de la terre, de même pour la vie de l'âme, il faut manger "le pain du ciel", Jésus lui-même dans le don qu'Il nous fait de Lui-même sur la Croix. Il est le "Pain vivant descendu du ciel" car le Fils de Dieu ne s'est incarné et a pris nom Jésus, que pour nous donner sa Vie, cette Vie à laquelle il nous invite à communier en la recevant au moyen du pain de la terre qui devient "Pain du ciel" sur l'autel : "Le pain de Dieu, c'est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde." Pour recevoir sa Vie au cœur de la notre, il ne nous est pas demandé quelque chose d'extraordinaire au dessus de nos forces, mais seulement de nous nourrir de sa Vie par le moyen du pain de la terre, pain visible et palpable devenu sacramentellement Pain du ciel, Présence de Jésus, dans le don qu'Il nous fait de sa Vie, invisible mais palpable par la Foi : "Heureux ceux qui croit sans avoir vu." Laissons résonner en nous la Parole de Jésus : "Moi, je suis le pain de la Vie."

lundi 9 mai 2011

Parole du jour
Jn 6, 1-15
Lundi 9 mai

Jésus avait traversé le lac
en marchant sur les eaux.
Le lendemain,
la foule restée sur l'autre rive du lac
se rendit compte qu'il n'y avait eu là
qu'une seule barque,
et que Jésus n'y était pas monté avec ses disciples,
qui étaient partis sans lui.
Cependant, d'autres barques,
venant de Tibériade,
étaient arrivées près de l'endroit
où l'on avait mangé le pain après
que le Seigneur eut rendu grâce.
La foule s'était aperçue que Jésus n'était pas là,
ni ses disciples non plus.
Alors les gens prirent les barques
et se dirigèrent vers Capharnaüm
à la recherche de Jésus.
L'ayant trouvé sur l'autre rive, ils lui dirent :
« Rabbi, quand es-tu arrivé ici ? »
Jésus leur répondit :
« Amen, amen, je vous le dis :
vous me cherchez,
non parce que vous avez vu des signes,
mais parce que vous avez mangé du pain
et que vous avez été rassasiés.
Ne travaillez pas pour la nourriture qui se perd,
mais pour la nourriture qui se garde
jusque dans la vie éternelle,
celle que vous donnera le Fils de l'homme, lui que Dieu,
le Père, a marqué de son empreinte. »
Ils lui dirent alors :
« Que faut-il faire pour travailler aux œuvres de Dieu ? »
Jésus leur répondit :


Qu'est-ce qui nous "intéresse" chez Jésus ? ... Sa personne ou ce qu'il nous donne ? ... Nos prières sont-elles le plus souvent une relation familière, amicale et amoureuse avec Lui, ou toujours des prières de demande ? Faisons-nous de Lui, un ami ou un magicien ? ... Il vient de multiplier les pains. Aussi les gens ne veulent plus le lâcher, c'est tellement facile et pratique d'avoir quelqu'un sous la main qui permet de ne pas affronter la vie car il fait à notre place ... Ce qui intéresse les juifs, chez Jésus, c'est ce qu'il fait et non sa Personne : "vous me cherchez, non parce que vous avez vu des signes, mais parce que vous avez mangé du pain et que vous avez été rassasiés ..." La relation vraie avec Jésus est celle de la foi : " L'œuvre de Dieu, c'est que vous croyiez en celui qu'il a envoyé. " La foi qui est fondamentalement "relation personnelle et intime avec Jésus de qui je me sais aimé (sa mort et sa résurrection me le signifie avec puissance) et à qui je fais entièrement confiance". Croire que Dieu existe, tout le monde, d'une manière ou d'une autre le crois, mais avoir la Foi, c'est autre chose !

vendredi 6 mai 2011

Parole du jour
Jn 6, 1-15
Vendredi 6 mai

Jésus était passé de l'autre côté du lac de Tibériade
(appelé aussi mer de Galilée).
Une grande foule le suivait,
parce qu'elle avait vu les signes
qu'il accomplissait en guérissant les malades.
Jésus gagna la montagne,
et là, il s'assit avec ses disciples.
C'était un peu avant la Pâque,
qui est la grande fête des Juifs.
Jésus leva les yeux et vit
qu'une foule nombreuse venait à lui.
Il dit à Philippe :
« Où pourrions-nous acheter du pain
pour qu'ils aient à manger ? »
Il disait cela pour le mettre à l'épreuve,
car lui-même savait bien ce qu'il allait faire.
Philippe lui répondit :
« Le salaire de deux cents journées ne suffirait pas
pour que chacun ait un petit morceau de pain. »
Un de ses disciples, André,
le frère de Simon-Pierre, lui dit :
« Il y a là un jeune garçon
qui a cinq pains d'orge et deux poissons,
mais qu'est-ce que cela pour tant de monde ! »
Jésus dit : « Faites-les asseoir. »
Il y avait beaucoup d'herbe à cet endroit.
Ils s'assirent donc, au nombre d'environ cinq mille hommes.
Alors Jésus prit les pains, et,
après avoir rendu grâce, les leur distribua ;
il leur donna aussi du poisson, autant qu'ils en voulaient.
Quand ils eurent mangé à leur faim, il dit à ses disciples :
« Ramassez les morceaux qui restent,
pour que rien ne soit perdu. »
Ils les ramassèrent,
et ils remplirent douze paniers avec les morceaux
qui restaient des cinq pains d'orge après le repas.
A la vue du signe que Jésus avait accompli,
les gens disaient :
« C'est vraiment lui le grand Prophète,
celui qui vient dans le monde. »
Mais Jésus savait qu'ils étaient sur le point de venir
le prendre de force et faire de lui leur roi ;
alors de nouveau il se retira, tout seul, dans la montagne.

Pour faire merveille, le Seigneur n'a pas besoin de choses extraordinaires : cinq pains d'orge et deux poissons. Ce qui pour nous est insignifiant est précieux à son cœur. Nous analysons toujours selon la mesure de la grandeur et de la puissance. Lui, n'analyse pas, il agit avec amour. Et c'est l'amour qui fait merveille. De ce que nous considérons comme rien devient matière d'une plénitude. Ainsi de l'Eucharistie. Du pain, du vin, quoi de plus banal en soi. Et voilà qu'ils deviennent son Corps et son sang, sa Vie offerte et partagée, et c'est aujourd'hui encore, après deux mille ans, toujours la même surabondance, la même fraîcheur ...
Puissions-nous à chaque instant lui offrir nos vies pour qu'il les ajuste à la sienne et qu'habité par ses sentiments, nous soyons transparence de sa Présence comme le vitrail laisse passer la lumière. Avec nous et en nous il veut faire merveille !

jeudi 5 mai 2011

Parole du jour
Jn 3, 31-36
Jeudi 5 mai

Celui qui vient d'en haut est au-dessus de tout.
Celui qui est de la terre est terrestre,
et il parle de façon terrestre.
Celui qui vient du ciel rend témoignage
de ce qu'il a vu et entendu,
et personne n'accepte son témoignage.
Mais celui qui accepte son témoignage
certifie par là que Dieu dit la vérité.
En effet, celui que Dieu a envoyé
dit les paroles de Dieu,
car Dieu lui donne l'Esprit sans compter.
Le Père aime le Fils et a tout remis dans sa main.
Celui qui croit au Fils a la vie éternelle ;
celui qui refuse de croire en lui
ne verra pas la vie,
mais la colère de Dieu demeure sur lui.

L'être humain est à la fois du ciel et de la terre. Créé à l'Image de Dieu, il est du ciel, d'en-haut. Selon la ressemblance, il est de la terre car Dieu n'a pas voulu le créé tout fait, il lui a donné le libre arbitre pour qu'il se détermine et collabore à son propre accomplissement. Dieu a voulu un être qui comme lui soit une personne et avec qui il puisse entretenir une relation de personne à personne. Le lien qui les unit étant l'Amour. Tout être humain est affronté au choix : oui ou non à la relation avec Dieu. Il doit labourer sa terre, la travailler pour qu'elle s'ajuste à cette part de son être qui en lui, est du ciel. Il y aspire au fond de lui-même, mais peut se laisser entraîner par des courants extérieurs qui le poussent loin de lui-même jusqu'à imprimer sa vie dans le "terrestre" sans souci de son intériorité. Le mal-être et l'enfermement le coupe alors de toute vraie fraternité et l'englue dans la matière et l'éphémère. Jésus vrai Dieu et vrai homme, était à la fois du ciel et de le terre, les deux étant pleinement ajustés en lui car dès sa conception il était pleinement accompli en son humanité dans l'élévation de celle-ci par le moyen de sa divinité : "celui que Dieu a envoyé dit les paroles de Dieu".
Cependant il a voulu s'identifier à notre condition pécheresse et donc assumer en lui notre engluement dans le terrestre : "Il s'est fait Péché pour nous". Ainsi le péché a été englouti en lui car pleinement unifié en son être, il était, il est "Le Vivant". Aussi "Celui qui croit au Fils a la vie éternelle". Oui, Père, "que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel". C'est dans le Fils incarné que cet ajustement se réalise pour nous et en nous si nous l'accueillons dans notre vie et lui donnons la possibilité de l'assumer avec nous.

mercredi 4 mai 2011

Parole de Dieu
Mercredi 4 mai
Jn 3, 16-21

Dieu a tant aimé le monde
qu’il a donné son Fils unique :
ainsi tout homme qui croit en lui ne périra pas,
mais il obtiendra la vie éternelle.
Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde,

non pas pour juger le monde,

mais pour que, par lui, le monde soit sauvé
Celui qui croit en lui échappe au Jugement,
celui qui ne veut pas croire est déjà jugé,

parce qu'il n'a pas cru
au nom du Fils unique de Dieu.

Et le Jugement, le voici :

quand la lumière est venue dans le monde,

les hommes ont préféré
les ténèbres à la lumière,

parce que leurs œuvres étaient mauvaises.

En effet, tout homme
qui fait le mal déteste la lumière :

il ne vient pas à la lumière,

de peur que ses œuvres ne lui soient reprochées ;

mais celui qui agit selon la vérité vient à la lumière,

afin que ses œuvres soient reconnues
comme des œuvres de Dieu. »


Combien ont peur de Dieu car ils se font l' idée d'un Dieu père fouettard qui les surveille de son ciel prêt à les sanctionner : "Qu'est-ce que j'ai fait au bon Dieu pour qu'il m'arrive ceci ou cela ?" Cette image ne correspond absolument pas à ce que nous disent les Évangiles : "Dieu a tant aimé le monde ..." Entendons bien : " tant aimé !" Est-ce que l'on a peur de quelqu'un qui nous aime ?"Il a envoyé son Fils" Mais c'est librement que son Fils s'incarne. Il le veut. Et c'est dans son Fils que nous apprenons à connaître Dieu : "Qui m'a vu a vu le Père !" Et il l'a envoyé "non pour juger, condamner". C'est ce qui est écrit ! "Non pour condamner" ! Pourquoi alors ? Pour SAUVER. Sauver signifie libérer et guérir. Toutes les libérations et guérisons accomplis par Jésus dans les Évangiles signifient ce Salut. Salud en espagnol signifie "Santé". Ce que Dieu veut pour nous, c'est la Santé. En particulier celle du cœur, de notre intériorité. En vu de la santé de tout notre être.
Quand au jugement dont il est question. Nous comprenons que ce n'est pas Dieu qui juge, mais l'homme qui par son comportement se met dans une situation de jugement, préférant les ténèbres à la lumière.
(Photo P. Renier)

Parole de Dieu
(Mercredi 22 avril)
(Jn 3, 16-21)

Dieu a tant aimé le monde
qu’il a donné son Fils unique :
ainsi tout homme qui croit en lui ne périra pas,
mais il obtiendra la vie éternelle.
Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde,

non pas pour juger le monde,

mais pour que, par lui, le monde soit sauvé
Celui qui croit en lui échappe au Jugement,
celui qui ne veut pas croire est déjà jugé,

parce qu'il n'a pas cru
au nom du Fils unique de Dieu.

Et le Jugement, le voici :

quand la lumière est venue dans le monde,

les hommes ont préféré
les ténèbres à la lumière,

parce que leurs œuvres étaient mauvaises.

En effet, tout homme
qui fait le mal déteste la lumière :

il ne vient pas à la lumière,

de peur que ses œuvres ne lui soient reprochées ;

mais celui qui agit selon la vérité vient à la lumière,

afin que ses œuvres soient reconnues
comme des œuvres de Dieu. »


Combien ont peur de Dieu car ils se font l' idée d'un Dieu père fouettard qui les surveille de son ciel prêt à les sanctionner : "Qu'est-ce que j'ai fait au bon Dieu pour qu'il m'arrive ceci ou cela ?" Cette image ne correspond absolument pas à ce que nous disent les Évangiles : "Dieu a tant aimé le monde ..." Entendons bien : " tant aimé !" Est-ce que l'on a peur de quelqu'un qui nous aime ?"Il a envoyé son Fils" Mais c'est librement que son Fils s'incarne. Il le veut. Et c'est dans son Fils que nous apprenons à connaître Dieu : "Qui m'a vu a vu le Père !" Et il l'a envoyé "non pour juger, condamner". C'est ce qui est écrit ! "Non pour condamner" ! Pourquoi alors ? Pour SAUVER. Sauver signifie libérer et guérir. Toutes les libérations et guérisons accomplis par Jésus dans les Évangiles signifient ce Salut. Salud en espagnol signifie "Santé". Ce que Dieu veut pour nous, c'est la Santé. En particulier celle du cœur, de notre intériorité. En vu de la santé de tout notre être.
Quand au jugement dont il est question. Nous comprenons que ce n'est pas Dieu qui juge, mais l'homme qui par son comportement se met dans une situation de jugement, préférant les ténèbres à la lumière.
(Photo P. Renier)

dimanche 1 mai 2011

2ème dimanche après Pâques
Dimanche de la Miséricorde
Dimanche 1er mai
Jn 20, 19-22

C’était après la mort de Jésus,
le soir du premier jour de la semaine.
Les disciples avaient verrouillé
les portes du lieu où ils étaient,
car ils avaient peur des Juifs.
Jésus vint, et il était là au milieu d’eux.
Il leur dit :
« La paix soit avec vous ! »
Après cette parole,
il leur montra ses mains et son côté.
Les disciples furent remplis de joie
en voyant le Seigneur.
Jésus leur dit de nouveau :
« La paix soit avec vous !
De même que le Père m'a envoyé,
moi aussi, je vous envoie. »
Ayant ainsi parlé,
il répandit sur eux son souffle et il leur dit :
« Recevez l'Esprit Saint.»

"Jésus vint et il était là au milieu d'eux". Cela ne veut pas dire qu'il était absent, mais il le voit car il manifeste visiblement sa Présence. La première parole du ressuscité aux disciples est "la paix soit avec vous". Cette paix qui est communion dans l'amour. Ce qui brouillait la relation (le péché) a disparu comme goutte d'eau dans la mer de la miséricorde de Dieu. Ils n'ont plus à avoir peur. Jésus est le Prince de la Paix, la vraie. Et Jésus va leur donner cette Paix qui renouvelle le coeur et la vie : "Recevez l'Esprit-Saint."
Ce dimanche est le dimanche de la miséricorde (du latin : misericordia). Souvent à ce mot nous donnons la signification suivante : Dieu a du cœur et il se penche vers l'homme plongé dans la misère, pour l'en sortir, d'où l'incarnation. Dieu en son Fils nous rejoint dans la misère qui nous englue : "Il s'est identifié à notre condition pécheresse, écrit St Paul, pour nous identifier à sa sainteté" ... C'est beau et profond ! Mais le mot hébreux rahamim est un pluriel qui signifie « entrailles maternelles ». André Chouraqui traduit dans la Bible qui porte son nom : "Dieu est matricien". La signification est alors la suivante : "Dieu est comme une Mère qui sans cesse nous ré-engendrerait à la vie". Dieu est Père ... Il est aussi Mère. Le terme rahamim désigne également l'attachement qui unit Dieu à l'être humain, ses « entrailles » frémissent en pensant à l'homme. Ainsi Dieu s'émeut avec tendresse comme un père ou une mère à l'égard de leurs enfants. La peinture de Rambrandt sur "le Fils prodigue" montre le fils à genoux, la tête sur le cœur du Père ... Celui-ci pose ses deux mains sur les épaules de son fils. Allez voir ! Vous remarquerez alors que l'une de ses mains est celle d'un homme et l'autre celle d'une femme ...
(Christ miséricordieux peint par Saint Faustine, sœur polonaise canonisée par Jean-Paul II)