samedi 30 avril 2011

Parole du jour
Mc 16, 9-15
Samedi 30 avril

Ressuscité de grand matin,
le premier jour de la semaine,
Jésus apparut d'abord à Marie Madeleine,
de laquelle il avait expulsé sept démons.
Celle-ci partit annoncer la nouvelle à ceux qui,
ayant vécu avec lui, s'affligeaient et pleuraient.
Quand ils entendirent qu'il était vivant
et qu'elle l'avait vu, ils refusèrent de croire.
Après cela, il se manifesta sous un aspect inhabituel
à deux d'entre eux qui étaient en chemin
pour aller à la campagne.
Ceux-ci revinrent l'annoncer aux autres,
qui ne les crurent pas non plus.
Enfin, il se manifesta aux Onze eux-mêmes
pendant qu'ils étaient à table :
il leur reprocha leur incrédulité
et leur endurcissement parce qu'ils n'avaient pas cru
ceux qui l'avaient vu ressuscité.
Puis il leur dit : "Allez dans le monde entier.
Proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création.
Jésus ressuscité dit aux onze Apôtres :
« Allez dans le monde entier.
Proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création."

Si Jésus se manifeste "Vivant", après sa crucifixion, c'est que les disciples qui le rencontrent sont appelés à témoigner de ce qu'ils ont vu. Notre foi prend roc sur leur témoignage qui est déjà un envoi. L'expérience qu'ils ont fait du Ressuscité, ils ne peuvent la garder pour eux, c'est un torrent qui déferle du plus profond de leur être. Car la rencontre avec Jésus les a transformés intérieurement, les a faits passer du dehors au dedans : "notre cœur n'était-il pas tout brûlant au dedans de nous !" (Lc 24, 32) ... de la tristesse à la joie : "les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur." (Jn 20, 20) ... un cri jaillit de leur cœurs illuminés : "J'ai vu le Seigneur et voilà ce qu'il m'a dit." (Jn 20, 18) ... "C'est vrai ! Le Seigneur est ressuscité : il est apparu à Simon Pierre." (Lc 24, 34) Cette rencontre est contagieuse et nous rejoint au cœur de nos vies, à nous qui ne le voyons pas avec nos yeux de chair, mais qui sommes appelés à le contempler avec les yeux de notre cœur, car nous aussi Il nous illumine et nous transforme : "Heureux ceux qui croient sans avoir vu." (Jn 20, 29) La véritable rencontre est intérieure, là où se trouve la Source de la Vie ... de ma Vie : "Dieu plus intérieur à moi-même que moi-même" écrit St Augustin, après qu'il soit passé du "dehors au dedans" : "Tu étais au dedans de moi et je te cherchais au dehors de moi-même ..." :

vendredi 29 avril 2011

Parole du jour
Jn 21, 1-14
Vendredi 29 avril


Jésus se manifesta encore aux disciples
sur le bord du lac de Tibériade, et voici comment.
Il y avait là Simon-Pierre, avec Thomas
(dont le nom signifie : Jumeau),
Nathanaël, de Cana en Galilée, les fils de Zébédée,
et deux autres disciples.
Simon-Pierre leur dit :
« Je m'en vais à la pêche. » Ils lui répondent :
« Nous allons avec toi. »
Ils partirent et montèrent dans la barque ;
or, ils passèrent la nuit sans rien prendre.
Au lever du jour, Jésus était là, sur le rivage,
mais les disciples ne savaient pas que c'était lui.
Jésus les appelle :
« Les enfants, auriez-vous un peu de poisson ? »
Ils lui répondent : « Non. »
Il leur dit :
« Jetez le filet à droite de la barque, et vous trouverez. »
Ils jetèrent donc le filet,
et cette fois ils n'arrivaient pas à le ramener,
tellement il y avait de poisson.
Alors, le disciple que Jésus aimait dit à Pierre :
« C'est le Seigneur ! »
Quand Simon-Pierre l'entendit déclarer
que c'était le Seigneur, il passa un vêtement,
car il n'avait rien sur lui, et il se jeta à l'eau.
Les autres disciples arrivent en barque,
tirant le filet plein de poissons ;
la terre n'était qu'à une centaine de mètres.
En débarquant sur le rivage,
ils voient un feu de braise
avec du poisson posé dessus, et du pain.
Jésus leur dit :
« Apportez donc de ce poisson que vous venez de prendre. »
Simon-Pierre monta dans la barque
et amena jusqu'à terre le filet plein de gros poissons :
il y en avait cent cinquante-trois.
Et, malgré cette quantité, le filet ne s'était pas déchiré.
Jésus dit alors : « Venez déjeuner. »
Aucun des disciples n'osait lui demander :
« Qui es-tu ? » Ils savaient que c'était le Seigneur.
Jésus s'approche, prend le pain
et le leur donne, ainsi que le poisson.
C'était la troisième fois
que Jésus ressuscité d'entre les morts

"Ils passèrent la nuit sans rien prendre". Les disciples sont encore habités par la mort de Jésus. C'est la nuit ! Et leur vie est sans fruits : "Ils ne prennent rien" ...
"Au lever du jour, Jésus était là, sur le rivage ". C'est au lever du jour que Jésus est ressuscité. Il est donc là, bien présent. Mais il n'est plus dans la barque, il est arrivé à bon port, il est sur le rivage. Sa vie a pris un tournant. Il est le même, mais autrement. Il est passé par la nuit, mais désormais, il rayonne du Jour, de la Lumière. Son corps lui-même est transformé, spiritualisé.
"Jetez les filets à droite... ils jetèrent les filets ... " Dans la foi, ils obéissent à l'ordre de Jésus, sans même le reconnaître. Alors le fruit ne se fait pas attendre : " Ils n'arrivaient pas à le ramener, tellement il y avait de poisson." Les filets, ils les ont jetés "à droite", le côté de la vie. Et là ils le reconnaissent : "C'est le Seigneur !".
Nous aussi, nous sommes devant un choix de tous les instants : la nuit ou le jour ! Demeurer devant le tombeau scellé ou accueillir le Vivant. Il y faut un acte de foi. Mais si nous le posons, nous découvrirons que les fruits sont au-delà de nos espérances même si parfois ils ne correspondent pas à notre attente. Jésus sait ce qui nous est bon et il ne remplira pas les filets que nous aurons jetés "à gauche".

jeudi 28 avril 2011

Parole du jour
Lc 24, 35-48
Jeudi 28 avril

Les disciples qui rentraient d"Emmaüs
racontaient aux onze Apôtres
et à leurs compagnons ce qui s"était passé sur la route,
et comment ils avaient reconnu le Seigneur
quand il avait rompu le pain.
Comme ils en parlaient encore,
lui-même était là au milieu d'eux, et il leur dit :
« La paix soit avec vous ! »
Frappés de stupeur et de crainte,
ils croyaient voir un esprit.
Jésus leur dit : « Pourquoi êtes-vous bouleversés ?
Et pourquoi ces pensées qui surgissent en vous ?
Voyez mes mains et mes pieds : c'est bien moi !
Touchez-moi, regardez :
un esprit n'a pas de chair ni d'os,
et vous constatez que j'en ai. »
Après cette parole, il leur montra ses mains et ses pieds.
Dans leur joie, ils n'osaient pas encore y croire,
et restaient saisis d'étonnement.Jésus leur dit :
« Avez-vous ici quelque chose à manger ? »
Ils lui offrirent un morceau de poisson grillé.
Il le prit et le mangea devant eux.
Puis il déclara : « Rappelez-vous les paroles
que je vous ai dites quand j'étais encore avec vous :
Il fallait que s'accomplisse tout ce qui a été écrit de moi
dans la loi de Moïse, les Prophètes et les Psaumes. »
Alors il leur ouvrit l'esprit à l'intelligence des Écritures.
Il conclut : « C'est bien ce qui était annoncé par l'Écriture :
les souffrances du Messie,
sa résurrection d'entre les morts le troisième jour,
et la conversion proclamée en son nom
pour le pardon des péchés à toutes les nations,
en commençant par Jérusalem.
C'est vous qui en êtes les témoins. »

" Rappelez-vous les paroles que je vous ai dites quand j’étais encore avec vous. » Étonnant verset : Jésus Ressuscité n’est-il pas au milieu des siens lorsqu’il leur tient ces propos ? Certes, Il est bien réellement présent avec ses disciples lorsqu’il leur parle ; et pourtant, il faut bien nous rendre à l’évidence : Il n’est plus avec eux comme Il l’était avant la Passion. La résurrection n’est pas la simple réanimation de son cadavre, comme ce fut le cas pour Lazare, le fils de la veuve de Naïm ou la fille de Jaïre. Être ressuscité signifie vivre de Dieu, en Dieu et pour Dieu dans l’intégralité de tout son être ; c’est vivre de la vie même de Dieu, non seulement spirituellement, mais aussi psychiquement et physiquement. Notre nature est donc appelée à subir une profonde transformation, qui est suggérée dans les Évangiles par la modification de l’apparence du Ressuscité par rapport au Jésus pré-pascal. Toutes les apparitions soulignent ce fait déconcertant : « Dans leur joie, ils n’osaient pas y croire, et restaient saisis d’étonnement ». Marie-Madeleine « aperçoit Jésus qui était là, mais elle ne savait pas que c’était lui » (Jn 20, 14) ; après la seconde pêche miraculeuse, Jésus ressuscité dit aux disciples « “Venez déjeuner”. Aucun d’entre eux n’osait lui demander : “Qui es-tu ?” Ils savaient que c’était le Seigneur » (Jn 21, 12). Notre-Seigneur apparaît en Galilée à ses disciples à la montagne où il leur avait ordonné de se rendre ; « quand ils le virent, ils se prosternèrent, mais certains eurent des doutes » (Mt 28, 17). Cette transformation de l’apparence sensible oblige les témoins à faire un acte de foi. Leur témoignage repose certes sur une rencontre objective avec le Ressuscité ; mais les disciples ont à parcourir un chemin de foi pour reconnaître leur Seigneur. " (P. Joseph-Marie)

Vivre dans la Lumière du Ressuscité, c'est ouvrir tout notre être, corps, âme et esprit à cette Lumière et à sa puissance de transformation ... de divinisation :

Qui est l'homme ?
"Si vous me demandez ce qu'est l'homme, je vous réponds ceci : l'homme est du divinisable. C'est la réponse la plus profonde, au-delà de toutes les choses si intéressantes que peuvent nous dire les sciences humaines… Divinisable ? Tout simplement parce qu'il y a un homme qui est Dieu. Un homme pleinement homme : l'Évangile et saint Paul nous répètent que le Christ est pleinement homme sauf le péché, ajoute-t-on. Mais c'est précisément parce qu'il n'est pas pécheur que le Christ est pleinement homme. Ce qui nous empêche nous d'être parfaitement hommes, c'est que nous sommes pécheurs. Si vraiment il y a un membre du genre humain, de l'espèce humaine qui est Dieu, c'est donc qu'il y a dans tous les hommes une capacité à devenir ce qu'est Dieu. Si un homme est Dieu, c'est que tous peuvent le devenir. Le mystère de tout homme, le sens de l'homme, la signification de la vie humaine, c'est l'aptitude essentielle de l'homme à devenir ce qu'est Dieu."
Qui est Dieu ?
"Jésus nous révèle qui est Dieu : Dieu est Amour. Nous le savons, oui ; mais prenons-nous cette affirmation au sérieux ? Il est bien évident que s'il y a un homme qui est Dieu, c'est que Dieu est Amour. On imagine mal l'incarnation si Dieu n'est pas Amour. En effet, la tendance profonde, le mouvement profond de l'amour est de devenir l'être aimé, non seulement d'être uni à lui mais d'être un avec lui. C'est un mouvement qui existe déjà dans l'amour humain mais qui n'est pas réalisable pleinement… Dieu est amour. Toute la Bible développe ce point."
Qu’est-ce que l’amour ?
"Toute l'histoire de la Révélation est la conversion progressive d'un Dieu envisagé comme puissance à un Dieu adoré comme amour. C'est avec cette perspective-là qu'il nous faudrait relire la Bible et étudier l'histoire des religions… Il y a moyen d'imaginer un regard d'amour où il n'y aurait que de l'amour car je pense que, dans l'expérience de l'amour humain (qu'il s'agisse de l'amour conjugal, de la sympathie fraternelle, de l'amour paternel ou maternel, de la charité et du dévouement aux autres, etc.), il y a suffisamment d'amour même mêlé de beaucoup d'égoïsme, pour que nous comprenions ce qu'est l'amour quand il est vécu en Dieu, en toute pureté et en toute plénitude."
Le Dieu en qui nous croyons n'est pas le Dieu des philosophes, d'Aristote ou de Platon, il est le Dieu révélé par Jésus Christ… Nous sommes loin de Jupiter, du paternalisme et du triomphalisme ! C'est ce Dieu Amour
que nous révèle Jésus-Christ. (P. François Varillon)

Ne nous trompons pas de Dieu. Les disciples eux-mêmes s'y sont trompés. Ils espéraient un Messie guerrier et une bonne place à ses cotés dans son royaume selon ce monde ... Il aura fallu la Pentecôte et le don de l'Esprit d'Amour pour qu'enfin ils s'ouvrent à la compréhension, celle qui passe par le cœur ... Un dernier mot du Père Varillon : "Dieu ne divinise que ce que l'homme humanise" ... Il n'y a que l'Amour qui humanise : "Dieu est Amour"

mardi 26 avril 2011

Parole du jour
Lc 24, 13-35
Mercredi 27 avril

Le troisième jour après la mort de Jésus,
deux disciples faisaient route
vers un village appelé Emmaüs,
à deux heures de marche de Jérusalem,
et ils parlaient ensemble de tout ce qui s'était passé.
Or, tandis qu'ils parlaient et discutaient,
Jésus lui-même s'approcha, et il marchait avec eux.
Mais leurs yeux étaient aveuglés,
et ils ne le reconnaissaient pas.
Jésus leur dit :
« De quoi causiez-vous donc, tout en marchant ? »
Alors, ils s'arrêtèrent, tout tristes.
L'un des deux, nommé Cléophas, répondit :
« Tu es bien le seul de tous ceux qui étaient à Jérusalem
à ignorer les événements de ces jours-ci. »
Il leur dit : « Quels événements ? »
Ils lui répondirent :
« Ce qui est arrivé à Jésus de Nazareth :
cet homme était un prophète puissant
par ses actes et ses paroles devant Dieu
et devant tout le peuple.
Les chefs des prêtres et nos dirigeants l'ont livré,
ils l'ont fait condamner à mort et ils l'ont crucifié.
Et nous qui espérions qu'il serait le libérateur d'Israël !
Avec tout cela, voici déjà le troisième jour
qui passe depuis que c'est arrivé.
A vrai dire, nous avons été bouleversés
par quelques femmes de notre groupe.
Elles sont allées au tombeau de très bonne heure,
et elles n'ont pas trouvé son corps ;
elles sont même venues nous dire
qu'elles avaient eu une apparition :
des anges, qui disaient qu'il est vivant.
Quelques-uns de nos compagnons sont allés au tombeau,
et ils ont trouvé les choses comme les femmes
l'avaient dit ; mais lui, ils ne l'ont pas vu. »
Il leur dit alors : « Vous n'avez donc pas compris !
Comme votre coeur est lent à croire
tout ce qu'ont dit les prophètes !
Ne fallait-il pas que le Messie souffrît tout cela
pour entrer dans sa gloire ? »
Et, en partant de Moïse et de tous les Prophètes,
il leur expliqua, dans toute l'Écriture, ce qui le concernait.
Quand ils approchèrent du village où ils se rendaient,
Jésus fit semblant d'aller plus loin.
Mais ils s'efforcèrent de le retenir :
« Reste avec nous : le soir approche et déjà le jour baisse. »
Il entra donc pour rester avec eux.
Quand il fut à table avec eux, il prit le pain,
dit la bénédiction, le rompit et le leur donna.
Alors leurs yeux s'ouvrirent,
et ils le reconnurent, mais il disparut à leurs regards.
Alors ils se dirent l'un à l'autre :
« Notre cœur n'était-il pas brûlant en nous,
tandis qu'il nous parlait sur la route,
et qu'il nous faisait comprendre les Écritures ? »
A l'instant même, ils se levèrent
et retournèrent à Jérusalem.
Ils y trouvèrent réunis les onze Apôtres
et leurs compagnons, qui leur dirent :
« C'est vrai ! le Seigneur est ressuscité :
il est apparu à Simon-Pierre. »
A leur tour, ils racontaient ce qui s'était passé sur la route,
et comment ils l'avaient reconnu quand il avait rompu le pain.

Les disciples d'Emmaüs se place du coté de la mort. Comme les autres disciples, ils pensaient que Jésus serait un Messie guerrier : "Et nous qui espérions qu'il serait le libérateur d'Israël !" ... Et voilà que "Les chefs des prêtres et nos dirigeants l'ont livré, ils l'ont fait condamner à mort et ils l'ont crucifié." Ils n'ont jamais compris Jésus et, lorsqu'il se présente sur le chemin, comment pourraient-ils le reconnaître ? ... Ils le connaissent dans leurs phantasmes sur Lui mais pas dans "qui il est" vraiment. Alors Jésus reprend le refrain qui jalonne les Évangiles : "Vous n'avez donc pas compris ! ... " Pourtant les disciples connaissent "les Écritures". Ils devraient être aptes à les déchiffrer. Mais non, ils restent à l'extérieur des "Écritures". Jésus va les faire entrer à l'intérieur : "Et, en partant de Moïse et de tous les Prophètes, il leur expliqua, dans toute l'Écriture, ce qui le concernait." Alors l'intelligence de leurs cœurs commencent à s'ouvrir ... Touchés par ses paroles, ils le prient de s'arrêter avec eux à l'auberge et là : "Quand il fut à table avec eux, il prit le pain, dit la bénédiction, le rompit et le leur donna. Alors leurs yeux s'ouvrirent, et ils le reconnurent, mais il disparut à leurs regards...." Ils reconnaissent, bien-sûr, les gestes du cénacle lors de l'institution de l'Eucharistie. Et au moment même où ils le reconnaissent, "il disparaît à leurs regards". Désormais, Jésus, il faut reconnaître sa Présence dans le pain rompu et partagé : "Heureux ceux qui croit sans avoir vu !" (Jn 20, 29). C'est ce que nous sommes appelés à vivre en chaque Messe, en chaque Eucharistie. Les disciples ont pu le reconnaître grâce à l'ouverture de leurs cœurs à sa Présence de Ressuscité : "Notre cœur n'était-il pas brûlant en nous, tandis qu'il nous parlait sur la route, et qu'il nous faisait comprendre les Écritures ? " Aussitôt, ils passent de la mort à la vie, c'est le sens du geste de "se lever" ('anastantes' en grec) qui est l'un des termes pour signifier la résurrection, et deviennent témoins de sa Résurrection auprès des autres disciples : "ils racontaient ce qui s'était passé sur la route, et comment ils l'avaient reconnu quand il avait rompu le pain." Aujourd'hui, c'est à nous de prendre le flambeau pour témoigner de ce qui nous habite et que nous expérimentons dans nos vies : "C'est vrai le Seigneur est ressuscité ..."

Mardi de l'octave de Pâques
jn 20, 11-18
mardi 26 avril

Marie Madeleine restait là dehors,
à pleurer devant le tombeau.
Elle se penche vers l'intérieur, tout en larmes,
et, à l'endroit où le corps de Jésus avait été déposé,
elle aperçoit deux anges vêtus de blanc,
assis l'un à la tête et l'autre aux pieds.
Ils lui demandent :
« Femme, pourquoi pleures-tu ? »
Elle leur répond :
« On a enlevé le Seigneur mon Maître,
et je ne sais pas où on l'a mis. »
Tout en disant cela, elle se retourne
et aperçoit Jésus qui était là,
mais elle ne savait pas que c'était Jésus.
Jésus lui demande :
« Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? »
Le prenant pour le gardien, elle lui répond :
« Si c'est toi qui l'as emporté, dis-moi où tu l'as mis,
et moi, j'irai le reprendre. »
Jésus lui dit alors : « Marie ! »
Elle se tourne vers lui et lui dit :
« Rabbouni ! »
ce qui veut dire : « Maître » dans la langue des Juifs.
Jésus reprend :
« Cesse de me tenir, je ne suis pas encore monté vers le Père.
Va plutôt trouver mes frères pour leur dire
que je monte vers mon Père et votre Père,
vers mon Dieu et votre Dieu. »
Marie Madeleine s'en va donc annoncer aux disciples :
« J'ai vu le Seigneur, et voilà ce qu'il m'a dit. »

Merveilleux passage de l'Évangile que cette rencontre entre Jésus ressuscité et Marie de Magdala. Jésus va la faire passer d'un regard extérieur sur le crucifié qu'elle vient embaumer au regard intérieur sur le Ressuscité. Il la fait passer de la mort à la Vie. Elle le reconnaît vivant à l'intonation de sa voix lorsqu'il l'appelle par son nom : "Marie !" Elle voudrait le garder pour elle, mais Jésus lui demande de ne pas le toucher, de ne pas le retenir. Désormais, la rencontre sera intérieure par la foi. "Heureux ceux qui croit sans avoir vu" dira Jésus à Thomas. Elle a vu pour témoigner de ce qu'elle a vu mais il lui faut croire et apprendre à croire sans voir : "Cesse de me tenir". La lumière de la Présence du Ressuscité va pénétrer le cœur de Marie de Magdala et Jésus va l'envoyer vers ses disciples. le substantif "Envoyé" est la traduction française du mot Apôtre. Le premier Apôtre, le premier "envoyé", après la Résurrection, est donc une femme : "Va ... et dit leur ...". C'est également ce qui est dit pour "les femmes" dans l'Évangile d'hier : " Alors Jésus leur dit : « Soyez sans crainte, allez annoncer à mes frères qu'ils doivent se rendre en Galilée : c'est là qu'ils me verront. » (Mt 28, 10) A vous mesdames de prier et méditer sur ces paroles et leurs implications dans votre mission particulière ...
(Icône de la "rencontre du Ressuscité et de Marie de Magdala")

lundi 25 avril 2011

Lundi de l'octave de Pâques
Mt 28, 8-10
Lundi 25 avril

Quand les femmes eurent entendu les paroles de l'ange,
vite, elles quittèrent le tombeau,
tremblantes et toutes joyeuses,
et elles coururent porter la nouvelle aux disciples.
Et voici que Jésus vint à leur rencontre et leur dit :
« Je vous salue. »
Elles s'approchèrent et, lui saisissant les pieds,
elles se prosternèrent devant lui.
Alors Jésus leur dit : « Soyez sans crainte,
allez annoncer à mes frères qu'ils doivent se rendre en Galilée :
c'est là qu'ils me verront. »

Le "Je vous salue" de Jésus, correspond à la traduction du terme grec qui traduit l'expression messianique hébraïque "Réjouissez-vous". C'est le "Réjouis-toi" de l'annonce messianique. Quelle plus grande joie en effet que la Résurrection du Christ ! Christ n'est pas demeuré dans la mort, il l'a vaincu ! Cette victoire ouvre le passage (sens du mot "Pâques) vers la Vie pour tous ceux qui s'en remettent de leurs existences à Celui qui s'est fait le "Passeur": Le "Ressuscité". Cela demande de se quitter soi-même pour s'en remettre à Lui, de ne pas nous laisser entraîner par nos incapacités et nos démons mais de lui permettre de les combattre avec mous par sa Victoire en nous. Et c'est dans toute la trame de notre existence, au jour le jour, qu'il faut laisser ainsi le mouvement de la résurrection nous entraîner vers la Vie. Nous avons en nous tant de germes de mort qui veulent nous fermer à la vie. Le chrétien est un homme ou une femme porteur de la joie de la Résurrection. Le Kérygme, l'annonce essentielle de l'apôtre, de l'envoyé est la suivante ; "Jésus le Christ est ressuscité, alléluia !" Nous avons tous à être témoin de la vie plus forte que la mort en nos existences régénérées dans le Christ ressuscité, et à l'annoncer.

dimanche 24 avril 2011














"Christ est ressuscité !
Il est vraiment ressuscité !"



Ainsi se saluent les orientaux le jour de Pâques. Une tradition à accueillir.

On entend parfois : "Pâques, en quoi ça me concerne ? La résurrection, c'est pour après la mort !" Le Mystère de la mort et de la résurrection du Christ est une grâce permanente. C'est chaque jour que je suis invité à vivre cet évènement qui s'est produit il y a un peu plus de deux mille ans. Ce qui s'est accompli alors, s'accomplit sans cesse pour moi et en moi. Est-ce que je ne ressens pas toutes ces morts dûs au péché qui entrave ma vie et m'empêche d'aimer vraiment, de me mettre en vérité au service des autres, de l'autre, de faire don de ma vie. Que d'égoïsme en moi, que de recherche de pouvoir sous toutes ses formes ... Je suis mal dans ma peau et j'ai besoin d'être sauvé car je ne le peux par moi-même. Le Christ a assumé tout cela sur la croix, par le don total de lui-même. Il a raclé la lie jusqu'au fond. Si j'accepte de lui remettre ma vie avec le désir de m'en sortir vraiment en me mettant à sa suite, il me remet debout, il me fait passer (Pâques) de l'esclavage à la liberté, et me donne la paix. Avec lui, il me ressuscite ! De même, les Sacrements sont tous Sacrements de la Pâques du Seigneur. Les accueillir et recevoir, est source de Vie !

Le premier jour de la semaine,
Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin,
alors qu'il fait encore sombre.
Elle voit que la pierre a été enlevée du tombeau.
Elle court donc trouver Simon-Pierre et l'autre disciple,
celui que Jésus aimait, et elle leur dit :
« On a enlevé le Seigneur de son tombeau,
et nous ne savons pas où on l'a mis. »
Pierre partit donc avec l'autre disciple pour se rendre au tombeau.
Ils couraient tous les deux ensemble,
mais l'autre disciple courut plus vite que Pierre
et arriva le premier au tombeau.
En se penchant, il voit que le linceul est resté là ;
cependant il n'entre pas.
Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour.
Il entre dans le tombeau, et il regarde le linceul resté là,
et le linge qui avait recouvert la tête,
non pas posé avec le linceul, mais roulé à part à sa place.
C'est alors qu'entra l'autre disciple,
lui qui était arrivé le premier au tombeau.
Il vit, et il crut.
Jusque-là, en effet, les disciples n'avaient pas vu que,
d'après l'Écriture, il fallait que Jésus ressuscite d'entre les morts.
(Jn 20, 1-9)

(Photo : "Veillée Pascale")

samedi 23 avril 2011

Triduum Pascal

Que célèbre la veillée pascale ?

À Pâques – aussi bien lors de la liturgie nocturne du Samedi saint qu’au dimanche de Pâques –, l’Église célèbre la résurrection de Jésus, son « passage » de la mort à la vie. Selon la foi chrétienne, Dieu (le Père) n’a pas laissé son Fils crucifié aux mains de la mort. « Dieu l'a ressuscité », « Dieu l'a glorifié », « Dieu l'a relevé » de la mort – tels sont les termes utilisés en grec par le Nouveau Testament – celui qui a donné sa vie par amour pour son Père et pour les hommes.

Pour les chrétiens, cette victoire sur la mort concerne toute l’humanité. « Nous le savons, celui qui a ressuscité le Seigneur Jésus, nous ressuscitera nous aussi avec Jésus », écrit Paul aux Corinthiens (2 Co 4, 14). Cette annonce d’une vie surabondante, plus forte que la mort, est le salut, la « bonne nouvelle » fêtée à Pâques.

Les rites de la Vigile Pascale

La veillée ou vigile pascale comporte quatre grands moments : la liturgie du feu (souvent sur le parvis de l’église) au cours de laquelle est inauguré le nouveau cierge pascal, une longue liturgie de la Parole rappelant quelques-unes des principales interventions de Dieu dans l’histoire du monde et d’Israël en particulier, la liturgie de l’eau (c’est à ce moment que les catéchumènes reçoivent le baptême et que tous les baptisés sont invités à renouveler la profession de foi de leur baptême), puis la liturgie eucharistique.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

Après le sabbat, à l'heure où commençait le premier jour de la semaine, Marie Madeleine et l'autre Marie vinrent faire leur visite au tombeau de Jésus.
Et voilà qu'il y eut un grand tremblement de terre ; l'ange du Seigneur descendit du ciel, vint rouler la pierre et s'assit dessus.
Il avait l'aspect de l'éclair et son vêtement était blanc comme la neige.
Les gardes, dans la crainte qu'ils éprouvèrent, furent bouleversés, et devinrent comme morts.
Or l'ange, s'adressant aux femmes, leur dit : « Vous, soyez sans crainte ! Je sais que vous cherchez Jésus le Crucifié.
Il n'est pas ici, car il est ressuscité, comme il l'avait dit. Venez voir l'endroit où il reposait.
Puis, vite, allez dire à ses disciples : 'Il est ressuscité d'entre les morts ; il vous précède en Galilée : là, vous le verrez !' Voilà ce que j'avais à vous dire. »
Vite, elles quittèrent le tombeau, tremblantes et toutes joyeuses, et elles coururent porter la nouvelle aux disciples.
Et voici que Jésus vint à leur rencontre et leur dit : « Je vous salue. » Elles s'approchèrent et, lui saisissant les pieds, elles se prosternèrent devant lui.
Alors Jésus leur dit : « Soyez sans crainte, allez annoncer à mes frères qu'ils doivent se rendre en Galilée : c'est là qu'ils me verront. »


( la-croix.com - art. Triduum Pascal par Élodie MAUROT
- Fresque de la "Résurrection" par Fra Angelico -)

Triduum Pascal

Que célèbre la veillée pascale ?

À Pâques – aussi bien lors de la liturgie nocturne du Samedi saint qu’au dimanche de Pâques –, l’Église célèbre la résurrection de Jésus, son « passage » de la mort à la vie. Selon la foi chrétienne, Dieu n’a pas laissé son Fils crucifié aux mains de la mort. « Dieu a ressuscité », « Dieu a glorifié », « Dieu a relevé » de la mort – tels sont les termes utilisés en grec par le Nouveau Testament – celui qui a donné sa vie par amour pour son Père et pour les hommes.

Pour les chrétiens, cette victoire sur la mort concerne toute l’humanité. « Nous le savons, celui qui a ressuscité le Seigneur Jésus, nous ressuscitera nous aussi avec Jésus », écrit Paul aux Corinthiens (2 Co 4, 14). Cette annonce d’une vie surabondante, plus forte que la mort, est le salut, la « bonne nouvelle » fêtée à Pâques.
( la-croix.com - art. Triduum Pascal par Élodie MAUROT
- Fresque de la "Résurrection" par Fra Angelico -)

Triduum Pascal

Le Samedi saint est-il un jour « vide » ?

La journée du Samedi saint est la seule de l’année liturgique qui ne comprend aucun office collectif, hormis la liturgie des heures (prière du bréviaire). Aucun sacrement n’est célébré. C’est un jour de silence et de recueillement, un jour d’attente.

La Tradition lui associe « la descente aux enfers », particulièrement présente dans la spiritualité byzantine : le Christ rejoint les morts restés loin de Dieu, à commencer par Adam et Ève, pour les associer à la délivrance imminente de sa résurrection. La journée du Samedi saint est aussi consacrée aux préparatifs de la fête de Pâques dans les familles et les communautés chrétiennes.

HOMELIE ANCIENNE POUR LE GRAND ET SAINT SAMEDI

«Éveille-toi, ô toi qui dors»

Que se passe-t-il? Aujourd'hui, grand silence sur la terre ; grand silence et ensuite solitude parce que le Roi sommeille. La terre a tremblé et elle s'est apaisée, parce que Dieu s'est endormi dans la chair et il a éveillé ceux qui dorment depuis les origines. Dieu est mort dans la chair et le séjour des morts s'est mis à trembler.

C'est le premier homme qu'il va chercher, comme la brebis perdue. Il veut aussi visiter ceux qui demeurent dans les ténèbres et dans l'ombre de la mort. Oui. c'est vers Adam captif, en même temps que vers Ève, captive elle aussi, que Dieu se dirige, et son Fils avec lui, pour les délivrer de leurs douleurs. ~

Le Seigneur s'est avancé vers eux, muni de la croix, l'arme de sa victoire. Lorsqu'il le vit, Adam, le premier homme, se frappant la poitrine dans sa stupeur, s'écria vers tous les autres: "Mon Seigneur avec nous tous! " Et le Christ répondit à Adam: " Et avec ton esprit". Il le prend par la main et le relève en disant : Éveille-toi, ô toi qui dors, relève-toi d'entre les morts, et le Christ t'illuminera.

"C'est moi ton Dieu, qui, pour toi, suis devenu ton fils; c'est moi qui, pour toi et pour tes descendants, te parle maintenant et qui, par ma puissance, ordonne à ceux qui sont dans les chaînes: Sortez. A ceux qui sont dans les ténèbres: Soyez illuminés. A ceux qui sont endormis: Relevez-vous.

"Je te l'ordonne : Éveille-toi, ô toi qui dors, je ne t'ai pas créé pour que tu demeures captif du séjour des morts. Relève-toi d'entre les morts: moi, je suis la vie des morts. Lève-toi, œuvre de mes mains; lève-toi, mon semblable qui as été créé à mon image. Éveille-toi, sortons d'ici. Car tu es en moi, et moi en toi, nous sommes une seule personne indivisible.

"C'est pour toi que moi, ton Dieu, je suis devenu ton fils; c est pour toi que moi, le Maître, j'ai pris ta forme d'esclave ; c'est pour toi que moi, qui domine les cieux, je suis venu sur la terre et au-dessous de la terre ; c'est pour toi, l'homme, que je suis devenu comme un homme abandonné, libre entre les morts; c'est pour toi, qui es sorti du jardin, que j'ai été livré aux Juifs dans un jardin et que j'ai été crucifié dans un jardin.

Vois les crachats sur mon visage ; c'est pour toi que je les ai subis afin de te ramener à ton premier souffle de vie. Vois les soufflets sur mes joues: je les ai subis pour rétablir ta forme défigurée afin de la restaurer à mon image.

"Vois la flagellation sur mon dos, que j'ai subie pour éloigner le fardeau de tes péchés qui pesait sur ton dos. Vois mes mains solidement clouées au bois, à cause de toi qui as péché en tendant la main vers le bois.

"Je me suis endormi sur la croix, et la lance a pénétré dans mon côté, à cause de toi qui t'es endormi dans le paradis et, de ton côté, tu as donné naissance à Ève. Mon côté a guéri la douleur de ton côté; mon sommeil va te tirer du sommeil des enfers. Ma lance a arrêté la lance qui se tournait vers toi.

"Lève-toi, partons d'ici. L'ennemi t'a fait sortir de la terre du paradis; moi je ne t'installerai plus dans le paradis, mais sur un trône céleste. Je t'ai écarté de l'arbre symbolique de la vie; mais voici que moi, qui suis la vie, je ne fais qu'un avec toi. J'ai posté les chérubins pour qu'ils te gardent comme un serviteur; je fais maintenant que les chérubins t'adorent comme un Dieu.~
(anonyme)

vendredi 22 avril 2011


Vendredi-Saint

C'étaient nos souffrances qu'il portait, nos douleurs dont il était chargé ...
C'est à cause de nos fautes qu'il a été transpercé, c'est par nos péchés qu'il a été broyé ...
C'est par ses blessures que nous sommes guéris ...
Le juste, mon serviteur, justifiera les multitudes, il s'est chargé de leurs péchés. C'est pourquoi je lui donnerai la multitude en partage ... (Is 53, 4 ... 12)
... Quand il eut pris le vinaigre, Jésus dit : « Tout est accompli. » Puis, inclinant la tête, il remit l'esprit. (Jn 19, 30)

« Venez et vous verrez » (Jn 1, 39). Cette invitation adressée par Jésus à ses premiers disciples, prend ici tout son sens. Il nous faut oser venir à sa suite et contempler la Passion de « l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde » (Jn 1, 29).
Comment aurions-nous reconnu que Dieu est amour, don sans mesure, si nous ne l’avions vu dans la chair se donner comme il le fit ? Jésus n’a pas que donné son temps, son enseignement, sa compassion active ; il s’est donné non seulement comme des parents se donnent à leurs enfants : tout cela ne suffisait pas pour exprimer son amour. Il a voulu aller plus loin encore et nous aimer « jusqu’au bout » il nous a livré sa vie. Et ce don ultime, il ne l’a pas fait seulement à ceux qui le chérissaient – ses disciples, ses proches, qui eussent été reconnaissants – mais il s’est offert aussi et surtout à ceux qui le haïssaient, car il n’est pas venu pour sauver les justes, mais les pécheurs.
« En ceci Dieu prouve son amour envers nous : Christ est mort pour nous alors que nous étions encore pécheurs » (Rm 5, 8).
Comment aurions-nous pu imaginer que Dieu est don de soi inconditionnel, offert même aux mécréants que nous sommes et à qui il propose gratuitement sa vie immortelle, si nous ne l’avions contemplé dans la Passion du Fils unique ? Jésus crucifié nous révèle l’horrible état de notre humanité livrée au malin plaisir de l’Ennemi auquel elle fut asservie par le péché. Mais il nous dit en même temps que désormais Dieu n’est plus absent de ce monde hostile : « Jésus s’est livré » afin d’être solidaire de l’homme jusque dans sa déchéance.
“Je crois au Dieu livré” : y a-t-il pauvreté plus radicale que celle de la Crèche, déréliction plus grande que celle de la Croix, abandon plus total que celui de l’Eucharistie ? “S’il fallait ajouter mille mort en Croix pour ton salut, je le ferai avec joie, et pour toi seul”, nous dit Jésus. Comment avoir peur d’un tel Dieu ? Où est-il le dieu vengeur, castrateur, ennemi de l’homme, jaloux de son bonheur ? Que la contemplation du vrai visage de Dieu - celui qu’il nous révèle sur la Croix - purifie nos conscience de ses idoles lancinantes, chasse toute peur, pour que nous puissions accueillir le don du Père en son Fils Jésus-Christ. Que le flot de tendresse jaillissant du Cœur du Christ chasse toute culpabilité et toute angoisse devant sa souffrance et sa mort. Elles sont nôtres les blessures de l’Agneau : comment nous les reprocherait-il, puisqu’ils nous les offre pour que nous y trouvions la guérison ... (Fr Joseph-Marie)

Triduum Pascal

Le Vendredi saint est-il un jour de deuil ?

Pas simplement cela, car ce jour-là les chrétiens célèbrent l’amour de Dieu allant jusqu’au bout du don de lui-même. Ils célèbrent la « kénose » de Dieu, son abaissement qui va jusqu’à la croix pour rejoindre les hommes. Dans ce geste radical d’humilité, qui renverse la vision païenne d’un dieu dominateur, les chrétiens reçoivent la révélation d’un Dieu qui n’est qu’ amour.

Durant cette journée, les chrétiens accompagnent le Christ en sa Passion, relisant ensemble le récit de son arrestation et de sa mise à mort. Au cours de " l’office de la Croix ", la liturgie prévoit un geste de vénération de la croix.
Depuis la fin du Moyen Âge, la pratique du "chemin de croix" s’est par ailleurs largement diffusée. Celui-ci a lieu dans l’après-midi du vendredi et consiste en une pérégrination en quatorze (ou quinze) étapes à la suite du Christ.
(La-Croix.com - Photo "Office de la Croix")

jeudi 21 avril 2011

JEUDI-SAINT

Parole du jour
Jn 13, 1 ... 15
(Jeudi-Saint 21 avril)

Avant la fête de la Pâque,
sachant que l'heure était venue
pour lui de passer de ce monde à son Père,
Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde,
les aima jusqu'au bout.
Au cours du repas,
alors que le démon a déjà inspiré à Judas Iscariote,
fils de Simon, l'intention de le livrer,
Jésus, sachant que le Père a tout remis entre ses mains,
qu'il est venu de Dieu et qu'il retourne à Dieu,
se lève de table, quitte son vêtement,
et prend un linge qu'il se noue à la ceinture ;
puis il verse de l'eau dans un bassin,
il se met à laver les pieds des disciples
et à les essuyer avec le linge qu'il avait à la ceinture ...
Après leur avoir lavé les pieds,
il reprit son vêtement et se remit à table.

Il leur dit alors : « Comprenez-vous ce que je viens de faire ?
Vous m'appelez 'Maître' et 'Seigneur',
et vous avez raison, car vraiment je le suis.
Si donc moi, le Seigneur et le Maître,
je vous ai lavé les pieds,
vous aussi vous devez vous laver les pieds les uns aux autres.
C'est un exemple que je vous ai donné
afin que vous fassiez, vous aussi,
comme j'ai fait pour vous.

Le Mystère Pascal est présent dans la vie de Jésus avant même sa mort sur la croix et sa résurrection. Tout son agir est emprunt de cette réalité. Être serviteur, c'est mourir à soi-même pour donner vie à l'autre ou aux autres et de ce don recevoir soi-même la vie. Mort et résurrection sont comme imbriqués et ne font qu'un. Dans l'Évangile sur le lavement des pieds, il nous ai d'abord donné le sens de ce qui va se passer : "Ayant aimé les siens, il les aima jusqu'au bout ..." Voilà le don de la vie. Jésus ne se regarde pas, il y a comme une mort à soi-même pour que les autres vivent : "Il les aima jusqu'au bout". Ce qui sera signifié par le fait qu'il "quitte son vêtement", ce qu'on peut traduire par : "il se dessaisit de son vêtement", c'est-à-dire "de sa vie". La résurrection, elle, nous est signifiée juste avant par le fait qu' "il se lève de table". Le terme grec pour "se lever" a signification de "résurrection". Vivre dans l'amour a demandé à Jésus de vivre continuellement de ce qui va se révéler dans la lumière du Mystère Pascal : passer de la mort à la vie. "Jésus verse de l'eau dans un bassin, il se met à laver les pieds des disciples et à les essuyer avec le linge qu'il avait à la ceinture ..." Dieu est ainsi ... Dieu à genoux aux pieds d'Humanité. Dieu au service de l'Humanité? Dieu mort à Lui-même qui donne sa Vie, qui donne la Vie ! ... Dieu qui te dit : "Si donc moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi vous devez vous laver les pieds les uns aux autres." Nous sommes invités à vivre ce passage de la mort à la vie au cœur même de notre aujourd'hui. Avec Jésus, être "Serviteur" !

Triduum Pascal

Qu’est-ce que le triduum pascal ?

Le triduum pascal commence le Jeudi saint et se termine le jour de Pâques, après les vêpres. Ces trois jours constituent le centre de gravité de toute l’année liturgique. Successivement, les chrétiens commémorent le dernier repas du Christ avec ses disciples, son arrestation, sa crucifixion et sa mise au tombeau, puis sa résurrection d’entre les morts.

Ces trois jours ont un caractère fortement symbolique : ils rappellent ceux évoqués dans l’Évangile de Jean. Jésus ayant chassé les marchands du Temple, des juifs lui demandent de manifester l’autorité au nom de laquelle il remet en cause le lieu saint de Jérusalem, et il leur répond : « Détruisez ce sanctuaire et en trois jours je le relèverai. » Préfigurant de la résurrection, l’évangéliste précise : « Il parlait du sanctuaire de son corps » (Jean 2, 18-21).

Que célèbre-t-on le Jeudi saint ?

Dans la soirée du jeudi avant Pâques, les catholiques célèbrent la Cène, l’ultime repas du Christ avec ses disciples, où il leur annonce le don qu’il va faire de sa vie, librement et par amour. Ce don est signifié de manière différente selon les quatre Évangiles. Marc, Matthieu et Luc montrent Jésus partageant aux Douze du pain et du vin, dont il fait les signes de son corps et de son sang livrés.

Dans l’Évangile de Jean, cette scène est absente, et le don de Jésus est traduit au travers du geste du lavement des pieds. Jésus se place ainsi dans la situation du serviteur et laisse à ses disciples ce testament : « C’est un exemple que je vous ai donné pour que vous fassiez, vous aussi, comme moi j’ai fait pour vous » (Jean 13, 15).

Fidèle à la mémoire du Christ, l’Église procède, le soir du Jeudi saint, au rite du lavement des pieds et célèbre solennellement l’Eucharistie. À la fin de la messe, les fidèles poursuivent leur prière en accompagnant le Christ dans la nuit de son arrestation au Jardin des oliviers ...
(tiré de "La croix.com)

mercredi 20 avril 2011

Parole du jour
Mt 26, 14-25
Mercredi 20 avril

Alors, l'un des Douze, nommé Judas Iscariote,

alla trouver les chefs des prêtres
et leur dit :
« Que voulez-vous me donner,
si je vous le livre ? »
Ils lui proposèrent trente pièces d'argent.
Dès lors, Judas cherchait une occasion favorable
pour le livrer.

Le premier jour de la fête des pains sans levain,
les disciples vinrent dire à Jésus :
« Où veux-tu que nous fassions les préparatifs
de ton repas pascal ? »
Il leur dit :
« Allez à la ville, chez un tel,
et dites-lui :
'Le Maître te fait dire :
Mon temps est proche ;
c'est chez toi
que je veux célébrer la Pâque avec mes disciples.' »
Les disciples firent ce que Jésus leur avait prescrit
et ils préparèrent la Pâque.

Le soir venu,
Jésus se trouvait à table avec les Douze.
Pendant le repas, il leur déclara :
« Amen, je vous le dis :
l'un de vous va me livrer. »
Profondément attristés,
ils se mirent à lui demander, l'un après l'autre :
« Serait-ce moi, Seigneur ? »
Il leur répondit :
« Celui qui vient de se servir en même temps que moi,
celui-là va me livrer.
Le Fils de l'homme s'en va,
comme il est écrit à son sujet ;
mais malheureux l'homme
par qui le Fils de l'homme est livré !
Il vaudrait mieux que cet homme-là
ne soit pas né ! »
Judas, celui qui le livrait,
prit la parole :
« Rabbi, serait-ce moi ? »
Jésus lui répond :
« C'est toi qui l'as dit ! »

Peut-être portons-nous un jugement sur Judas ... Et nous-mêmes, qu'elle est notre relation à Jésus ? ... Relation en vérité ou ... Ne nous servons-nous pas de Jésus ? L'aimons-nous pour nous ou pour Lui-même, pour qui Il est ? L'aimons-nous pour Lui-même ou pour ce qu'il nous donne ? Question essentielle ! ... Il nous aime pour nous-mêmes, la croix en est le signe quasi-sacramentel, et nous, et toi ? ... A chacun de s'interroger pendant cette Semaine Sainte ! ... Son Salut est pour chacun ...

mardi 19 avril 2011

Parole du jour
Jn 13, 21-33. 36-38
Mardi 19 avril

A l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père,
au cours du repas qu'il prenait avec ses disciples,
il fut bouleversé au plus profond de lui-même,
et il attesta :
« Amen, amen, je vous le dis :
l'un de vous me livrera. »
Les disciples se regardaient les uns les autres,
sans parvenir à comprendre de qui Jésus parlait.
Comme il y avait à table, tout contre Jésus,
l'un de ses disciples, celui que Jésus aimait,
Simon-Pierre lui fait signe de demander à Jésus
de qui il veut parler.
Le disciple se penche donc sur la poitrine de Jésus
et lui dit :
« Seigneur, qui est-ce ? »
Jésus lui répond :
« C'est celui à qui j'offrirai
la bouchée que je vais tremper dans le plat. »
Il trempe la bouchée,
et la donne à Judas, fils de Simon l'Iscariote.
Et, quand Judas eut pris la bouchée,
Satan entra en lui.
Jésus lui dit alors :
« Ce que tu fais, fais-le vite. »
Mais aucun des convives ne comprit le sens de cette parole.
Comme Judas tenait la bourse commune,
certains pensèrent que Jésus voulait lui dire
d'acheter ce qu'il fallait pour la fête,
ou de donner quelque chose aux pauvres.
Quand Judas eut pris la bouchée, il sortit aussitôt ;
il faisait nuit.

Quand il fut sorti, Jésus déclara :
« Maintenant le Fils de l'homme est glorifié,
et Dieu est glorifié en lui.
Si Dieu est glorifié en lui,
Dieu en retour lui donnera sa propre gloire ;
et il la lui donnera bientôt.

Mes petits enfants,
je suis encore avec vous,
mais pour peu de temps, et vous me chercherez.
J'ai dit aux Juifs :
'Là où je m'en vais,
vous ne pouvez pas y aller.'
Je vous le dis maintenant à vous aussi.

Simon-Pierre lui dit :
« Seigneur, où vas-tu ? »
Jésus lui répondit :
« Là où je m'en vais,
tu ne peux pas me suivre pour l'instant ;
tu me suivras plus tard. »
Pierre lui dit :
« Seigneur, pourquoi ne puis-je pas te suivre maintenant ?
Je donnerai ma vie pour toi ! »
Jésus réplique :
« Tu donneras ta vie pour moi ?
Amen, amen, je te le dis :
le coq ne chantera pas
avant que tu m'aies renié trois fois. »

"La gloire de Dieu, c'est l'Homme vivant". (St Irénée) Trahi par l'un des siens, renié par un autre ... Jésus en s'offrant librement, sans haine, va remettre l'Homme debout (sens du mot "résurrection"), le rendre à lui-même. C'est ainsi que Pilate présentant Jésus revêtu du manteau de roi, dira : "Voici l'Homme !" Prophétiquement, il montre qui est l'Homme. Il le montre dans le don total que Jésus fait de Lui-même, dans la plénitude de l'Amour. Car le don que Jésus fait, Il le fait pour ceux-là même qui le trahissent et le crucifient. Jésus se dépouille totalement de Lui-même, se dessaisit de sa vie pour ceux qui le regardent comme leur ennemi. Une seule chose compte pour Lui, la libération et la guérison de l'Homme, sa santé (salut) retrouvée, celle du cœur. L'Homme rendu à lui-même est appelé à entrer en pleine communion avec Dieu : "l'Homme vivant, c'est la vision de Dieu". (St Irénée) C'est que fondamentalement Dieu et l'Homme ont même nature spirituelle : l'Amour. Dieu dit : "Faisons l'Homme à notre Image et ressemblance ..." En Jésus les deux s'unissent, Il est vrai Dieu et vrai Homme.

lundi 18 avril 2011

Parole du jour
Jn 12, 1-11

Lundi 18 avril

Six jours avant la Pâque,
Jésus vint à Béthanie où habitait Lazare,
celui qu'il avait ressuscité d'entre les morts.
On donna un repas en l'honneur de Jésus.
Marthe faisait le service,
Lazare était avec Jésus parmi les convives.

Or, Marie avait pris une livre d'un parfum très pur
et de très grande valeur ;
elle versa le parfum sur les pieds de Jésus,
qu'elle essuya avec ses cheveux ;
la maison fut remplie par l'odeur du parfum.
Judas Iscariote, l'un des disciples,
celui qui allait le livrer,
dit alors :
« Pourquoi n'a-t-on pas vendu ce parfum
pour trois cents pièces d'argent,
que l'on aurait données à des pauvres ? »
Il parla ainsi, non parce qu'il se préoccupait des pauvres,
mais parce que c'était un voleur :
comme il tenait la bourse commune,
il prenait pour lui ce que l'on y mettait.
Jésus lui dit :
« Laisse-la !
Il fallait qu'elle garde ce parfum
pour le jour de mon ensevelissement.
Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous,
mais moi, vous ne m'aurez pas toujours. »

Or, une grande foule de Juifs apprit que Jésus était là,
et ils arrivèrent, non seulement à cause de Jésus,
mais aussi pour voir ce Lazare
qu'il avait ressuscité d'entre les morts.
Les chefs des prêtres décidèrent alors
de faire mourir aussi Lazare,
parce que beaucoup de Juifs, à cause de lui,
s'en allaient, et croyaient en Jésus.

Les amis de Jésus ... Marie lui dit tout son respect et son amour, elle qu'il a libéré de 7 démons ... Juda lui est prêt à le trahir pour de l'argent ... la foule est là intéressée non par Jésus mais par le signe accompli en ressuscitant Lazare ... les chefs des prêtres veulent la mort de Jésus et de Lazare ... la foi est bien fragile et prête à un retournement ... Les paradoxes qui habitent le cœur de l'homme et que l'on retrouve dans ce récit : la vie et la mort. Et Jésus en fera les frais ... Mais de la Croix qui est le signe de la mort, il fera l'Arbre de Vie sur lequel Il sera ce Fruit béni que nous sommes appelés à consommer lors de la communion à la Messe ... Le Fruit de Vie ! La Croix devient en Jésus le signe de l'Amour parfait. Il inverse le court des choses : Alors que nous allions de la vie (naissance) à la mort, Il nous fait passer en Lui, de la mort à la vie car tout en Lui est Vie ! A nous de choisir de le suivre ... ou non.

dimanche 17 avril 2011

Dimanche des Rameaux
et de la Passion

Parole du jour

Lc 23, 33-47
Dimanche 17 avril

A partir de midi,
l'obscurité se fit sur toute la terre
jusqu'à trois heures.
Vers trois heures,
Jésus cria d'une voix forte :
« Éli, Éli, lama sabactani ? »,
ce qui veut dire :
« Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? »
Quelques-uns de ceux qui étaient là
disaient en l'entendant :
« Le voilà qui appelle le prophète Élie ! »
Aussitôt l'un d'eux courut prendre une éponge
qu'il trempa dans une boisson vinaigrée ;
il la mit au bout d'un roseau,
et il lui donnait à boire.
Les autres dirent :
« Attends ! nous verrons bien
si Élie va venir le sauver. »
Mais Jésus, poussant de nouveau un grand cri,
rendit l'esprit.
Et voici que le rideau du Temple
se déchira en deux, du haut en bas ;
la terre trembla et les rochers se fendirent.
Les tombeaux s'ouvrirent ;
les corps de nombreux saints qui étaient morts ressuscitèrent,
et, sortant des tombeaux après la résurrection de Jésus,
ils entrèrent dans la ville sainte,
et se montrèrent à un grand nombre de gens.
A la vue du tremblement de terre et de tous ces événements,
le centurion et ceux qui, avec lui, gardaient Jésus,
furent saisis d'une grande crainte et dirent :
« Vraiment, celui-ci était le Fils de Dieu ! »

Le cœur de l’homme est malade … Voici que Jésus entre à Jérusalem, les foules l’acclame comme Fils de David, Messie, comme prophète, comme Roi. Voici que Jésus est arrêté, il le rejette comme un rebut : « Crucifie-le ! » Le cœur de l’homme est ainsi capable de passer de la Lumière à la ténèbre. C’est la possibilité du choix que Dieu a voulu pour lui en le dotant du « libre arbitre ». L’homme est versatile et le péché est venu l’orienter vers plus d’obscurité : « Le bien que je voudrais faire, écrit St Paul, je ne le fais pas et le mal que je ne voudrais pas faire, je le fais … Mais ce n’est pas moi, c’est le péché qui est en moi … » L’homme esclave de la nuit et de la mort ! … Et c’est vrai pour chacun d’entre nous. Pour nous en sortir, il faut que Dieu nous aime ! Il s’est fait l’un de nous, Il a habité notre humanité jusqu’en s’affligeant de notre péché : « Il s’est fait péché pour nous, écrit St Paul, Il a pris notre condition pécheresse pour nous investir de sa condition de sainteté. » En passant par la mort, lui l’Immortel, Il nous fait passer à la Vie ! En prenant notre péché, Il nous libère du péché ! En se laissant engloutir dans nos ténèbres, Il nous rend à son admirable Lumière ! Tel est le renouveau qu’Il nous offre et qui est déjà là ! A nous d’ouvrir la porte : « Voici que je suis à la porte et je frappe, si quelqu’un ouvre la porte, j’entrerai … dit Jésus dans l’apocalypse. » C’est à chacun d’ouvrir la porte de son cœur … ou de la garder fermer. Il ne peut le faire pour toi !