vendredi 31 mai 2013

La Visitation
Lc 1, 39-56
Vendredi 31 mai
En ces jours-là, Marie se mit en route rapidement
vers une ville de la montagne de Judée.
Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth.
Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie,
l’enfant tressaillit en elle.
Alors, Élisabeth fut remplie de l’Esprit Saint,
et s’écria d’une voix forte :
« Tu es bénie entre toutes les femmes,
et le fruit de tes entrailles est béni.
Comment ai-je ce bonheur que la mère
de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ?
Car, lorsque j’ai entendu tes paroles de salutation,
l’enfant a tressailli d’allégresse au-dedans de moi.
Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement
des paroles qui lui furent dites
de la part du Seigneur. » Marie dit alors :
« Mon âme exalte le Seigneur,
mon esprit exulte en Dieu mon Sauveur.
Il s’est penché sur son humble servante ;
désormais tous les âges me diront bienheureuse.
Le Puissant fit pour moi des merveilles ;
Saint est son nom !
Son amour s’étend d’âge en âge
sur ceux qui le craignent.
Déployant la force de son bras,
il disperse les superbes.
Il renverse les puissants de leurs trônes,
il élève les humbles.
Il comble de biens les affamés,
renvoie les riches les mains vides.
Il relève Israël son serviteur,
il se souvient de son amour,
de la promesse faite à nos pères,
en faveur d’Abraham et de sa race à jamais. »
Marie demeura avec Élisabeth environ trois mois,
puis elle s’en retourna chez elle.

La liturgie de ce jour est un hymne à la joie. Depuis l’antienne d’ouverture, qui nous invite à nous rassembler pour « écouter tout ce que le Seigneur a fait pour nous », jusqu’à l’oraison conclusive dans laquelle l’Église « magnifie son Seigneur pour tant de merveilles », toutes les lectures et prières nous invitent à « laisser jaillir l’Esprit » (1ère lect.) en un cantique d’action de grâce qui rejoint le Magnificat de la Vierge Marie.
Le récit de la Visitation ne met en scène ni Zacharie, ni Joseph ; ce qui réduit à quatre le nombre des acteurs : les deux mères et les deux enfants. Mais il ne faudrait pas oublier le cinquième Acteur, qui bien qu’invisible, est cependant le plus actif de tous : l’Esprit Saint. C’est lui qui lance la jeune Marie sur la route, qui « remplit (de sa présence) Élisabeth » et lui donne de parler, et c’est encore lui bien sûr qui inspire à Marie son cantique d’action de grâce. Dès les évangiles de l’enfance, nous pressentons le rôle primordial que jouera l’Esprit dans la vie de l’Église naissante : après l’Ascension, quoiqu’invisible et silencieux, Jésus ressuscité est réellement présent en elle par son Esprit, l’accompagnant sur les routes de la mission jusqu’à son retour en gloire.
La joie est le trait commun de tous ceux qui ont été touchés par l’Esprit : Élisabeth ne peut croire au bonheur qui lui incombe par la visite de la mère de son Seigneur ; Jean-Baptiste tressaille d’allégresse en son sein ; et Marie « exalte son Seigneur, son esprit exulte en Dieu son Sauveur ». Quant à l’enfant Jésus, lui qui est la cause de tant de joie, comment n’en serait-il pas rempli puisqu’il en est la source débordante ?
Si la venue de l’Enfant-Dieu suscite un tel bonheur, combien plus la certitude de la présence du Seigneur ressuscité au cœur de son Église devrait-elle être un motif d’allégresse pour tous les croyants ... (P. Joseph-Marie)

jeudi 30 mai 2013

Parole du jour
Mc 10, 46-52
Jeudi 30 mai

Jésus et ses disciples arrivent à Jéricho.
Et tandis que Jésus sortait de Jéricho
avec ses disciples et une foule nombreuse,
un mendiant aveugle,
Bartimée, le fils de Timée,
était assis au bord de la route.
Apprenant que c'était Jésus de Nazareth,
il se mit à crier :
« Jésus, fils de David, aie pitié de moi ! »
Beaucoup de gens l'interpellaient vivement
pour le faire taire, mais il criait de plus belle :
« Fils de David, aie pitié de moi ! »
Jésus s'arrête et dit :
« Appelez-le. »
On appelle donc l'aveugle, et on lui dit :
« Confiance, lève-toi ; il t'appelle. »
L'aveugle jeta son manteau,
bondit et courut vers Jésus.
Jésus lui dit :
« Que veux-tu que je fasse pour toi ?
— Rabbouni, que je voie. »
Et Jésus lui dit :
« Va, ta foi t'a sauvé. »
Aussitôt l'homme se mit à voir,
et il suivait Jésus sur la route.

Comment avancer quand on est assis ? L'aveuglement conduit à ce blocage et à cet enfermement. Comment se mettre debout pour reprendre le chemin sinon en retrouvant la vue ? ... Mais qui peut rendre la vue, ouvrir à la lumière ? ... Un déclic s'est produit dans la nuit de Bartimée : "Jésus". Voici la clef qui va ouvrir le cachot où il est enfermé. Alors il crie : "Jésus, Fils de David, aie pitié de moi !" Il reconnait sa misère et le salut, la guérison que Jésus peut lui apporter. Jésus attend cet appel aussi répond-il aussitôt: "Appelez-le." D'un seul coup l'aveugle est libéré de sa désespérance, "il bondit". Sa cécité ne l'empêche pas de parcourir le chemin jusqu'à Jésus qui l'attire et dont il se sent reconnu et aimé. La guérison ne sera pas l'œuvre d'un thaumaturge, d'un magicien, mais la collaboration entre Jésus et l'aveugle qui est appelé à être actif dans le processus de sa propre guérison. Alors qu'il connaît la réponse, Jésus l'interroge : "Que veux-tu que je fasse pour toi ?". L'aveugle qui répond : "Que je voie." Jésus affirme : "Va, ta foi t'a sauvé." Le vrai chemin a parcourir pour la guérison est celui de "la foi" qui est relation de totale confiance qui permet à la vie de Jésus de rejoindre celle de Bartimée : "Voici que je suis à la porte et je frappe, si quelqu'un ouvre la porte, j'entrerai chez lui ..."(Ap 3, 20)
Ne sommes-nous pas tous un peu ou beaucoup aveugle ? Sachons vivre de foi et ne craignons pas de bondir vers Jésus ... "Il t'appelle !"

mercredi 29 mai 2013

Parole de Dieu
Mc 10, 32-45
Mercredi 29 mai

Les disciples étaient en route
avec Jésus
pour monter à Jérusalem ;
Jésus les précédait ;

ils étaient effrayés,

et ceux qui suivaient étaient aussi dans la crainte.
Prenant de nouveau les Douze avec lui, il se mit à leur dire ce qui allait lui arriver :
« Voici que nous montons à Jérusalem.
Le Fils de l'homme sera livré
aux chefs des prêtres et aux scribes,
ils le condamneront à mort, ils le livreront aux païens,
ils se moqueront de lui, ils cracheront sur lui,
ils le flagelleront et le tueront,
et trois jours après, il ressuscitera. »

Jacques et Jean, les fils de Zébédée,

s'approchent de Jésus et lui disent :
« Maître, nous voudrions que tu exauces notre demande. »
Il leur dit :
« Que voudriez-vous que je fasse pour vous ? »

Ils lui répondirent :

« Accorde-nous de siéger,
l'un à ta droite et l'autre à ta gauche,
dans ta gloire. »

Jésus leur dit :
« Vous ne savez pas ce que vous demandez.
Pouvez-vous boire à la coupe que je vais boire,
recevoir le baptême dans lequel je vais être plongé ? »
Ils lui disaient : « Nous le pouvons. »
Il répond :
« La coupe que je vais boire, vous y boirez ;
et le baptême dans lequel je vais être plongé,
vous le recevrez.

Quant à siéger à ma droite ou à ma gauche,
il ne m'appartient pas de l'accorder,
il y a ceux pour qui ces places sont préparées. »
Les dix autres avaient entendu,
et ils s'indignaient contre Jacques et Jean.
Jésus les appelle et leur dit :
« Vous le savez : ceux que l'on regarde
comme chefs des nations païennes

commandent en maîtres ;

les grands leur font sentir leur pouvoir.

Parmi vous, il ne doit pas en être ainsi.

Celui qui veut devenir grand sera votre serviteur.

Celui qui veut être le premier sera l'esclave de tous :

car le Fils de l'homme n'est pas venu pour être servi,

mais pour servir,

et donner sa vie en rançon pour la multitude. »


Alors que Jésus vient d’évoquer sa Passion, les moqueries et les crachats, les disciples restent dans l’incompréhension. Ils s’inquiètent des places d’honneur. Adressant leur requête à Jésus, ils montrent combien leur inconscience est grande ; pire, ils avouent implicitement qu’ils ne croient pas que la gloire vienne du Père, mais de Jésus. Pour eux, partager la gloire du Fils de l’homme se limite à recevoir des fonctions temporelles d’importance.

Jésus les invite alors à se prononcer pour lui, à s’engager à sa suite. En leur proposant la coupe à laquelle il boira lui-même, le Seigneur reste dans la logique de son annonce de la Passion. Dans l’Ancien Testament, la « coupe » désigne en effet un avenir de souffrances ; les disciples ne l’ignoraient pas. Quand ils lui répondent « nous le pouvons », ils affirment donc crânement qu’ils suivront Jésus jusqu’au bout, même dans la souffrance, pour arriver leurs fins. Le récit est sur ce point très ironique. Non seulement les apôtres abandonneront tous le Seigneur Jésus, les deux frères comme les autres, mais ceux qui l’accompagneront dans ses souffrances, jusqu’à siéger à sa droite et à sa gauche, ne seront pas deux disciples mais deux brigands. (F. Dominique) Et nous, que cherchons-nous ? ... Le chemin des honneurs ou celui de Jésus qui conduit au Père : "le Fils de l'homme n'est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude" ?

mardi 28 mai 2013

Parole du jour
Mc 10, 28-31
Mardi 28 mai

Pierre se mit à dire à Jésus :
« Voilà que nous avons tout quitté pour te suivre. »
Jésus déclara : « Amen, je vous le dis :
personne n'aura quitté,
à cause de moi et de l'Évangile,
une maison, des frères, des soeurs,
une mère, un père,
des enfants ou une terre,
sans qu'il reçoive, en ce temps déjà,
le centuple : maisons, frères, soeurs,
mères, enfants et terres,
avec des persécutions, et,
dans le monde à venir, la vie éternelle.
Beaucoup de premiers seront derniers,
et les derniers seront les premiers. »

Il est étonnant de constater comment la dépossession conduit à la communion. Il est des liens qui nous enchaînent et nous empêche d'exister. Combien de parents qui gardent l'emprise sur leurs enfants même une fois mariés. Ce qui d'ailleurs produit des drames conjugaux. Car on ne se marie pas à trois ou à quatre, mais à deux : "l'homme (la femme) quittera son père et sa mère, il s'attachera à sa femme (à son mari) et tous deux ne feront plus qu'un." Tant que l'on est possessif envers une personne ou même un objet, on a un fil à la patte. L'épanouissement naît de deux libertés, celle laissée à l'autre et celle que je m'octroie en permettant à l'autre d'être lui-même. En comprenant bien que la liberté va toujours dans le sens du plus grand bien. Or permettre à l'autre d'exister pour lui-même, c'est lui offrir le plus grand bien, et me permettre à moi-même d'exister pour moi-même. L'amitié comme l'amour prennent racine dans ce respect mutuel. Avec Dieu, il en est de même. Combien de fois le faisons-nous prisonnier de nos désirs et de nos peurs. Dieu a le droit d'exister pour lui-même et nous devons l'aimer dans ce respect de sa Personne comme il nous aime dans le respect de la notre. Il ne s'impose et ne nous oblige jamais. Il s'incline devant notre dignité ... qui nous vient de Lui. Tout quitter, c'est ainsi s'ouvrir à une vraie communion, une vraie relation où deux libertés se rencontrent et se respectent, dans le désir du plus grand bien de l'autre selon la voie qui est la sienne et qui est propre à chacun. L'Évangile ouvre nos cœurs à cette bonne nouvelle.

lundi 27 mai 2013

Parole du jour
Mc 10, 17-27
Lundi 27 mai

Jésus se mettait en route
quand un homme accourut vers lui,
se mit à genoux et lui demanda :
« Bon maître, que dois-je faire
pour avoir en héritage la vie éternelle ? »
Jésus lui dit :
« Pourquoi m'appelles-tu bon ?
Personne n'est bon, sinon Dieu seul.
Tu connais les commandements :
Ne commets pas de meurtre,
ne commets pas d'adultère,
ne commets pas de vol,
ne porte pas de faux témoignage,
ne fais de tort à personne,
honore ton père et ta mère. »
L'homme répondit :
« Maître, j'ai observé tous ces commandements
depuis ma jeunesse. »
Posant alors son regard sur lui,
Jésus se mit à l'aimer. Il lui dit :
« Une seule chose te manque :
va, vends tout ce que tu as, donne-le aux pauvres
et tu auras un trésor au ciel ;
puis viens et suis-moi. »
Mais lui, à ces mots,
devint sombre et s'en alla tout triste,
car il avait de grands biens.
Alors Jésus regarde tout autour de lui
et dit à ses disciples :
« Comme il sera difficile à ceux
qui possèdent des richesses d'entrer
dans le royaume de Dieu ! »
Les disciples étaient stupéfaits de ces paroles.
Mais Jésus reprend :
« Mes enfants, comme il est difficile
d'entrer dans le royaume de Dieu.
Il est plus facile à un chameau de passer
par le trou d'une aiguille
qu'à un riche d'entrer dans le royaume de Dieu. »
De plus en plus déconcertés,
les disciples se demandaient entre eux :
« Mais alors, qui peut être sauvé ? »
Jésus les regarde et répond :
« Pour les hommes, cela est impossible,
mais pas pour Dieu ;
car tout est possible à Dieu. »

Le récit commence par la question du jeune homme : "Que dois je faire pour avoir la vie éternelle ?" ... "Que dois-je faire ?" Faire par soi-même ! Pour acquérir par son propre travail, ses propres forces. Cet homme travaille les commandements, comme son Père a travailler la terre pour acquérir sa fortune. Il cherche de la même manière à acquérir l'héritage de la vie éternelle. L'intention est bonne, sans doute, mais il pense à lui, c'est du "pour lui" !
Le récit se termine par la parole de Jésus : "Pour les hommes cela est impossible, mais pas pour Dieu; car tout est possible à Dieu." Ce n'est pas le "faire" qui ouvre les portes de la "vie éternelle", car on peut "faire" sans amour, or la vie éternelle est "communion d'amour". Ce qui est premier, c'est l'amour et l'amour ouvre sur autrui. Il s'agit donc d' "être" ... Etre et aimer ne font qu'un et toute action, tout "faire" doit prendre son élan, sa force dans l'amour, et donc dans l'être. Or l'amour est dépossession de soi et regard sur le prochain, "agir" pour le prochain, premier servi. C'est ainsi que Jésus "a fait". Aussi lui dit-il : « Une seule chose te manque : va, vends tout ce que tu as, donne-le aux pauvres et tu auras un trésor au ciel ; puis viens et suis-moi. »"En quelques mots, Jésus vient de souligner la spécificité du chemin de l’Evangile : la sainteté ne consiste pas dans une intériorité aseptisée, isolée des autres et de leurs besoins ; elle exige tout au contraire d’entrer dans une réelle compassion envers tous ceux que le Seigneur met sur notre route. Le Pape Benoît XVI n’hésite pas à nous mettre vigoureusement en garde : « Si dans ma vie je néglige complètement l’attention à l’autre, désirant seulement être "pieux" et accomplir mes "devoirs religieux", alors même ma relation à Dieu se dessèche. Cette relation est seulement "correcte", mais sans amour. Seule ma disponibilité à aller à la rencontre du prochain, à lui témoigner de l’amour, me rend aussi sensible devant Dieu » (Deus caritas est, 18).

dimanche 26 mai 2013




 
Fête de la
SAINTE TRINITE
Parole du jour
Jn 16, 12-15 
Dimanche 26 mai



À l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père,
il disait à ses disciples :
« J"aurais encore beaucoup de choses à vous dire,
mais pour l"instant vous n"avez pas
la force de les porter.
Quand il viendra, lui, l'Esprit de vérité,
il vous guidera vers la vérité tout entière.
En effet, ce qu'il dira ne viendra pas de lui-même :
il redira tout ce qu'il aura entendu ;
et ce qui va venir, il vous le fera connaître.
Il me glorifiera, car il reprendra
ce qui vient de moi pour vous le faire connaître.
Tout ce qui appartient au Père est à moi ;
voilà pourquoi je vous ai dit :
Il reprend ce qui vient de moi pour vous le faire connaître. »

Dieu n'est pas une monade, une solitude. Dieu n'est pas perché sur un nuage. Il ne nous regarde pas d'en haut de ses remparts. Dieu est l'Emmanuel, nom qui signifie "Dieu avec nous". Il est au cœur de nos vies, Il en est la Source, Il en prend soin : « Je Le sens si vivant en mon âme. Je n’ai qu’à me recueillir pour le trouver au-dedans de moi, et c’est cela qui fait tout mon bonheur. Il a mis en mon cœur une soif d’infini et un si grand besoin d’aimer que Lui seul peut rassasier » (Bx Elisabeth de la Trinité)
Elisabeth nous laisse enfin une grande et belle prière à la Trinité qui commence ainsi :
 
« Ô mon Dieu, Trinité que j’adore, aidez-moi à m’oublier entièrement pour m’établir en Vous, immobile et paisible comme si déjà mon âme était dans l’éternité. Que rien ne puisse troubler ma paix, ni me faire sortir de Vous, ô mon immuable, mais que chaque minute m’emporte plus loin dans la profondeur de votre Mystère. Pacifiez mon âme, faites-en votre ciel, votre demeure aimée, tout éveillée en ma foi, tout adorante, toute livrée à votre Action créatrice… 
 Ô mon Christ aimé crucifié par amour, je voudrais être une épouse pour votre coeur; je voudrais vous couvrir de gloire, je voudrais vous aimer...jusqu'à en mourir! Mais je sens mon impuissance et je Vous demande de me revêtir de Vous-même, d'identifier mon âme à tous les mouvements de votre Âme ...
Ô Verbe éternel, Parole de mon Dieu, je veux passer ma vie à Vous écouter, je veux me faire tout enseignable afin d'apprendre tout de Vous ...
  Ô Feu consumant, Esprit d'amour, survenez en moi afin qu'il se fasse en mon âme comme une incarnation du Verbe; que je Lui sois une humanité de surcroît, en laquelle il renouvelle tout son mystère. 
Et vous, ô Père, penchez-Vous vers votre pauvre petite créature, ne voyez en elle que le Bien-aimé en lequel Vous avez mis toutes vos complaisances ...
Jésus nous a révélé que Dieu est Trinité, Père, Fils et Esprit-Saint, Communion d'Amour et que nous sommes appelés à cette Communion : "Faisons l'Homme à notre Image et Ressemblance".
Nous sommes faits pour cette Communion avec ce Dieu dont la nature est l'Amour et à la Communion entre nous car notre nature fondamentale est la même : l'Amour ! D'où la Parle du "Verbe fait chair", le Fils bien-aimé qui a pris nom Jésus : "Aimez-vous les uns les autres de l'Amour dont je vous ai aimé ..."

(Icône de la Sainte Trinité de Roublev XIVème)

samedi 25 mai 2013

Parole du jour 
 Mc 10, 13-16
Mercredi 25 mai
 
On présentait à Jésus des enfants pour les lui faire toucher ; 
mais les disciples les écartèrent vivement.
Voyant cela, Jésus se fâcha et leur dit : 
« Laissez les enfants venir à moi. 
 Ne les empêchez pas, car le royaume de Dieu 
est à ceux qui leur ressemblent.  Amen, je vous le dis : 
celui qui n'accueille pas le royaume de Dieu 
à la manière d'un enfant n'y entrera pas. »
Il les embrassait et les bénissait en leur imposant les mains.
 
Selon une interprétation possible, Jésus nous inviterait à accueillir le Royaume comme nous accueillons un enfant. Les exégètes penchent plutôt pour cette seconde approche en raison de l’attitude des enfants et de celle des disciples. Il est difficile en effet de citer le comportement des premiers en exemple, vu leur passivité : ils sont amenés par leurs parents auprès du Rabbi. Par contre les disciples, en les écartant vivement, manifestent leur refus de les recevoir. Par le fait même ils font la preuve qu’ils ne sont pas encore en état d’entrer dans le Royaume, car seul y a accès celui qui le reçoit comme on accueille un enfant. La surprise vient du fait qu’il faut recevoir le Royaume pour y entrer. Jésus lui-même nous montre en quoi consiste cet accueil : « il les embrassait et les bénissais en leur imposant les mains ». Lorsqu’on se souvient que le Royaume s’identifie à la Personne de Jésus, on comprend que seul celui qui accueille le Seigneur comme un ami confié à sa tendresse, peut espérer entrer dans le Royaume.       P. Marie-Joseph

mercredi 22 mai 2013

  Parole du jour 
 Mc 9, 38-40
Mercredi 8 mai
Jean, l'un des Douze, disait à Jésus : 
« Maître, nous avons vu quelqu'un 
chasser des esprits mauvais en ton nom ;
 nous avons voulu l'en empêcher,
 car il n'est pas de ceux qui nous suivent. »
Jésus répondit : 
« Ne l'empêchez pas, 
car celui qui fait un miracle en mon nom ne peut pas, 
aussitôt après, mal parler de moi ; 
celui qui n'est pas contre nous est pour nous. »
Les disciples n'en ont pas fini avec le pouvoir. Ils considèrent le choix de Jésus de chacun d'eux comme une promotion, un honneur et ils ne sont pas disposés à perdre les prérogatives liées à leur état de disciples. Et voici qu'un "étranger" à leur groupe accomplit, au nom de celui qui les a choisis, eux, une libération qu'eux-mêmes n'ont pas accomplit. Un comble ! Il faut l'empêcher, le chasser. La parole qu'ils emploie est éloquente : " il n'est pas de ceux qui nous suivent." Non pas "qui te suive", mais "qui nous suivent". Voici un "lapsus" qui signifie une appropriation du ministère de Jésus, voire de sa personne, qu'ils récupèrent au service de la vaine gloire. Ils ont encore bien du chemin pour comprendre qu'on ne met pas la main sur Jésus, que c'est lui le "maître d’œuvre" et qu'il distribue ses dons à qui il veut. Un cœur qui s'ouvre en vérité laisse passer la lumière : "Vous vous jugez selon les apparences, moi je vois le cœur." Dans le cas, c'est "l'étranger" au groupe qui a le cœur ouvert. Lui ne fait pas un miracle en son nom, mais au nom de Jésus.
Nous retrouvons une situation identique au livre des Nombres lorsque Moïse demande l'Esprit-Saint pour soixante dix anciens qu'il a choisis pour le seconder et que l'Esprit-Saint repose sur deux hommes qui ne font pas partie du groupe : "Josué, fils de Nûn, qui depuis sa jeunesse servait Moïse, prit la parole et dit :"Moïse, Monseigneur, empêche-les!" Moïse lui répondit : "Serais-tu jaloux pour moi Ah! puisse tout le peuple de Yahvé être prophète, Yahvé leur donnant son Esprit!" (Nb 11, 28-29)
C'est nous qui posons des frontières, le Seigneur, lui, les détruit car toute personne humaine est appelée à rayonner sa lumière et son amour et tous nous sommes habités par cette aspiration.

mardi 21 mai 2013

 Parole du jour 
 Mc 9, 30-37
Mercredi 8 mai

Jésus traversait la Galilée avec ses disciples, 
et il ne voulait pas qu'on le sache.
Car il les instruisait en disant : 
« Le Fils de l'homme est livré aux mains des hommes ; 
ils le tueront et, trois jours après sa mort, il ressuscitera. »
Mais les disciples ne comprenaient pas ces paroles
et ils avaient peur de l'interroger.

Ils arrivèrent à Capharnaüm, et, une fois à la maison, 
Jésus leur demandait : 
« De quoi discutiez-vous en chemin ? »
Ils se taisaient, car, sur la route, 
ils avaient discuté entre eux pour savoir qui était le plus grand. 
S'étant assis, Jésus appela les Douze et leur dit : 
« Si quelqu'un veut être le premier, 
qu'il soit le dernier de tous et le serviteur de tous. »
Prenant alors un enfant, il le plaça au milieu d'eux, l'embrassa, et leur dit : 
« Celui qui accueille en mon nom un enfant comme celui-ci, 
c'est moi qu'il accueille. Et celui qui m'accueille ne m'accueille pas moi, 
mais Celui qui m'a envoyé. »

 Il y a vraiment deux mondes, celui du "Service" et celui du "Pouvoir". Trop souvent on a placé Dieu dans celui du "Pouvoir", projetant sur Lui nos propres désirs de domination sinon de manipulation ... Jésus casse cette représentation idolâtrique. Non Dieu n'est pas un pharaon ! "Le Fils de l'homme est livré ..." C'est en sa personne-même qu'il définit l'identité de Dieu : Il est celui qui se livre ! Car c'est lui  finalement qui se livre, il suffit de lire l’Évangile pour le découvrir ... Dieu est totalement dans le don de Lui-même et s'il se donne, c'est par amour l'être humain que chacun nous sommes. Il est non le potentat mais le Serviteur : "Le Fils de l'homme n'est pas venu pour être servi mais pour servir et donner sa vie pour la multitude." A la stupéfaction des disciples, il se met à genoux devant chacun d'eux pour leur laver les pieds (Jn 13, 1sq). La veille de sa Passion, il se donnera lui-même en nourriture dans le don qu'il  fera le lendemain de sa vie sur la croix : "Prenez et mangez, ceci est mon Corps livré pour vous ..."
Les disciples devront faire tout un chemin de purification pour passer d'un monde à l'autre. Nous le voyons dans l’Évangile de ce jour, ils ne s'intéressent pas à ce que dit Jésus, ils en ont même peur, leur discussion tourne autour de "qui est le plus grand d'entre eux". Nous aussi, nous avons à choisir entre ces deux mondes et nous interroger sur les motivations qui animent notre agir ... Jésus dit à chacun de nous : "Toi, suis-moi !"

jeudi 16 mai 2013

Neuvaine à l'Esprit-Saint

Lave ce qui est souillé.
Baigne ce qui est aride.
Guéris ce qui est blessé.

Parole du jour
Jn 17, 20-21 
Jeudi 16 mai

À l’heure où Jésus passait de ce monde à son Père,
les yeux levés au ciel, il priait ainsi :
« Je ne prie pas seulement pour ceux qui sont là,
mais encore pour ceux qui accueilleront leur parole
et croiront en moi.
Que tous, ils soient un,
comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi.
Qu'ils soient un en nous, eux aussi,
pour que le monde croie que tu m'as envoyé.

L’Église née du don de l'Esprit-Saint ne peut être que "Communion en ses membres" puisque tous au Baptême ont revêtu le Christ et que chacun est baptisé "au Nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit". Elle ne peut être qu’Une comme Dieu est "Communion en Trois Personnes : Père, Fils et Esprit-Saint", comme il est UN. L' Église doit refléter la Vie de Celui qui en est la Source et le Cœur, sinon elle falsifie son Visage aux yeux du monde et porte un témoignage caricatural. Certes cette Unité est toujours à réactualiser dans des membres blessés par le péché. La sève en est l'Amour : "Aimez-vous les uns les autres de l'Amour dont je vous ai aimés ... A ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l'amour les uns pour les autres." (Jn 13, 34-35) Il faut donc tendre de tout son être à cette Unité. Jésus nous dit que c'est la "clef" de la conversion du monde : "Qu'ils soient UN eux aussi, pour que le monde croit ..."

mercredi 8 mai 2013

Neuvaine à l'Esprit-Saint

Lave ce qui est souillé.
Baigne ce qui est aride.
Guéris ce qui est blessé.

Parole du jour
Jn 17, 20-21
Dimanche 12 mai

À l’heure où Jésus passait de ce monde à son Père,
les yeux levés au ciel, il priait ainsi :
« Je ne prie pas seulement pour ceux qui sont là,
mais encore pour ceux qui accueilleront leur parole
et croiront en moi.
Que tous, ils soient un,
comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi.
Qu'ils soient un en nous, eux aussi,
pour que le monde croie que tu m'as envoyé.

L'Église née du don de l'Esprit-Saint, ne peut être que "Communion en ses membres" puisque tous au Baptême ont revêtu le Christ et que chacun est baptisé "au Nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit". Elle ne peut être qu' UNE comme Dieu est "Communion en Trois Personnes : Père, Fils et Esprit-Saint", comme il est UN. L’Église doit refléter la Vie de Celui qui  est sa Source et son Cœur, sinon elle falsifie son Visage aux yeux du monde et porte un témoignage caricatural. Certes cette Unité est toujours à réactualiser dans des membres blessés par le péché. Mais elle doit y tendre de tout son être. Jésus nous donne la "clef" de la conversion du monde : "Qu'ils soient UN eux aussi, pour que le monde croit ..."



Neuvaine à l'Esprit-Saint

Viens en nous Père des pauvres
Viens dispensateurs des dons,
viens lumière de nos cœurs

Parole du jour
Jn 16, 23-28
Samedi 11 mai


A l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père,
il disait à ses disciples:
"Amen, amen, je vous le dis:
si vous demandez quelque chose à mon Père
en invoquant mon nom,
il vous le donnera.
Jusqu'ici vous n'avez rien demandé
en invoquant mon nom ;
demandez, et vous recevrez :
ainsi vous serez comblés de joie.
J'ai employé des paraboles pour vous parler de tout cela.
L'heure vient où, sans employer de paraboles,
je vous annoncerai ouvertement tout ce qui concerne le Père.
En ce jour-là, vous demanderez en invoquant mon nom ;
or, je ne vous dis pas que c'est moi qui prierai le Père pour vous,
car le Père lui-même vous aime,
parce que vraiment vous m'aimez,
et vous croyez que je suis venu d'auprès de Dieu.
Je suis sorti du Père,
et je suis venu dans le monde ;
maintenant, je quitte le monde,
et je pars vers le Père. »

Pour être exaucée, la prière d’intercession auprès du Père faite au nom de Jésus doit être en même temps une confession de la divinité de Jésus et du salut qu’il est venu nous apporter. Prier au nom de Jésus, ce n’est pas se recommander de lui ou compter sur lui comme sur quelqu’un de sûr pour répercuter nos demandes auprès du Père. Prier le Père au nom de Jésus, c’est reconnaître que déjà en son Fils, il nous a comblés de toute grâce et de toute bénédiction. C’est entrer dans une attitude de confiance envers lui sachant qu’en son Fils il nous a déjà tout donné. L’ Incarnation du Fils de Dieu n’est-elle pas la manifestation la plus éminente de la Providence divine !
Nous touchons ici le fondement de toute prière d’intercession : une attitude de confiance filiale par rapport à notre Père du ciel qui nous fait demander en étant sûr de recevoir en retour ce qu’il y aura de meilleur pour nous.

En ces jours qui nous acheminent vers Pentecôte, comme de vrais disciples qui ont reconnu en Jésus le Fils de Dieu vainqueur de la mort et du péché, prions le Père de nous envoyer son Esprit. (fr. Elie)

Neuvaine à l'Esprit-Saint

"Viens Esprit-Saint en nos cœurs
et envoie du haut des cieux
un rayon de ta lumière."

Parole de jour
Jn 16, 20-23 
Vendredi 10 mai


A l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père,
il disait à ses disciples:
"Amen, amen, je vous le dis:
vous allez pleurer et vous lamenter,
tandis que le monde se réjouira.
Vous serez dans la peine,
mais votre peine se changera en joie.
La femme qui enfante est dans la peine
parce que son heure est arrivée.
Mais, quand l'enfant est né,
elle ne se souvient plus de son angoisse,
dans la joie qu'elle éprouve du fait
qu'un être humain est né dans le monde.
Vous aussi, maintenant,
vous êtes dans la peine, mais je vous reverrai,
et votre cœur se réjouira ;
et votre joie, personne ne vous l'enlèvera.
En ce jour-là, vous n'aurez plus à m'interroger.»

La crucifixion de Jésus et sa mort ont conduit les apôtres aux pleurs et aux lamentations ... et aussi à la peur. Tout semblait s'écrouler du beau rêve dans lequel ils s'étaient enfermés. Et pourtant Jésus les avait avertis : "Un prophète n'est jamais bien reçu dans sa patrie." Jean l'exprimera ainsi : "Il est venu chez les siens et les siens ne l'ont pas reçu." Les disciples, sur le chemin d'Emmaüs, sont dans la tristesse et ne voient pas plus loin que le bout de leurs nez. Jésus chemine avec eux et ils ne le reconnaissent pas ... Jésus ne se laisse pas enfermer dans l'imaginaire et le désir des hommes : "les pensées de Dieu ne sont pas vos pensées." Les manifestations de Jésus ressuscité les feront sortir de leur engourdissement : "Notre cœur n'était-il pas tout brûlant ...!" - "J'ai vu le Seigneur et voilà ce qu'il m'a dit ..." Mais cela ne suffira pas pour les ramener à la réalité : "Mon Royaume n'est pas de ce monde." leur avait pourtant dit Jésus. Ils attendent toujours un "libérateur" qui chassera l'envahisseur romain et leur permettra d'avoir les meilleures places : "Est-ce maintenant que tu vas rétablir la royauté en Israël ? " Pour toute réponse, Jésus leur dit : "Vous allez recevoir l'Esprit-Saint ..." C'est à la Pentecôte qu'il vont comprendre et qu'ils vont se réjouir en vérité : "Votre joie, personne ne vous l'enlèvera. En ce jour-là vous n'aurez plus à m'interroger." Jésus, ils le rencontreront alors de l'intérieur car l'Esprit-Saint aura imprimé sa Présence en eux. A nous aussi de laisser l'Esprit-Saint nous ajuster sur la Personne de Jésus- Christ.

Solennité de l'ASCENSION
 Ac 1, 8-11
Jeudi 9 mai

Mais vous allez recevoir une force,
celle du Saint-Esprit, qui viendra sur vous.
Alors vous serez mes témoins à Jérusalem,
dans toute la Judée et la Samarie,
et jusqu'aux extrémités de la terre. » 
Après ces paroles, ils le virent s'élever
et disparaître à leurs yeux dans une nuée.
 Et comme ils fixaient encore le ciel
où Jésus s'en allait,
voici que deux hommes en vêtements blancs
se tenaient devant eux et disaient :
« Galiléens, pourquoi restez-vous là
à regarder vers le ciel ?
Jésus, qui a été enlevé du milieu de vous,
reviendra de la même manière
que vous l'avez vu s'en aller vers le ciel. »

Jésus s'est manifesté visiblement à ses disciples pendant quarante jours après sa Résurrection. Désormais, il ne le verront plus avec leurs yeux de chair. Ils devront apprendre à le voir avec les yeux de leur cœur. Cette capacité leur sera donné au jour de la Pentecôte lorsqu'il revient dans la puissance d'amour de l'Esprit-Saint. Il part en ce jour dans cette même puissance. Ne leur avait-il pas dit : "Je m'en vais (Ascension), mais je reviendrais (Pentecôte)". Il revient à la Pentecôte dans la puissance de l'Esprit pour "advenir", de l'intérieur, dans la vie de ses disciples. Là naît l'Église.Le récit de l'Ascension renvoie à la montée du prophète Élie au ciel dans un char de feu, symbole de la force de l'Esprit-Saint. Élisée, son disciple, le voit monter et reçoit le double de l'Esprit qui animait Élie (2 Rois 2, 9-14) . Les Apôtres, à l'Ascension le voit monter vers le ciel, à la Pentecôte, ils  reçoivent la plénitude de l'Esprit-Saint et la Présence de Jésus s'imprime en eux comme la Parole de Dieu sur les deux tables de la Thora au Sinaï. Ils deviennent alors les Porte-Parole de la Bonne Nouvelle dans le Souffle de l'Esprit-Saint, les Porte-Christ d'où le nom qui leur sera donné : "Chrétien". Nous mêmes qui avons reçu l'Esprit sans mesure lors de notre Baptême, de notre Confirmation, nous sommes investis de la qualité de témoins dans nos lieux de vie et bien au-delà. C'est une responsabilité. Nous sommes nous aussi Porte- Christ.

Parole du jour
Jn 16, 12-15
Mercredi 8 mai

À l"heure où Jésus passait de ce monde à son Père,
il disait à ses disciples :
« J"aurais encore beaucoup de choses à vous dire,
mais pour l"instant vous n"avez pas la force de les porter.
Quand il viendra, lui, l'Esprit de vérité,
il vous guidera vers la vérité tout entière.
En effet, ce qu'il dira ne viendra pas de lui-même :
il redira tout ce qu'il aura entendu ;
et ce qui va venir, il vous le fera connaître.
Il me glorifiera, car il reprendra
ce qui vient de moi pour vous le faire connaître.
Tout ce qui appartient au Père est à moi ;
voilà pourquoi je vous ai dit :
Il reprend ce qui vient de moi
pour vous le faire connaître. »

La vie spirituelle n'est pas attelée au "tout tout de suite" que prône le monde d'aujourd'hui. Elle se bâtit dans le temps : "J"aurais encore beaucoup de choses à vous dire, mais pour l"instant vous n"avez pas la force de les porter." L'Esprit-Saint est le "Maître intérieur" dans le sens de "Maître d'école" qui nous instruit au jour le jour, nous éduque et nous donne compréhension de l'enseignement de Jésus, de sa Parole, dont on n'a jamais fini de découvrir la richesse dans, et pour, l'accomplissement de notre vie. Un bébé ne peut porter ce qui est le fait de l'enfant et l'enfant, de l'adulte ... Ainsi y a-t-il des âges de la vie spirituelle qui ne sont pas les mêmes cependant que pour la vie biologique. Ainsi, une Ste Thérèse de l'Enfant Jésus est mûre spirituellement à l'âge de 24 ans, Elisabeth de la Trinité à 26 ans. D'autres le seront beaucoup plus tard ... Peu importe, chacun a son chemin, l'important, c'est de cheminer au Souffle de l'Esprit jour après jour. Chacun est appelé ainsi à élever le monde en s'élevant soi-même sous la mouvance de l'Esprit, à le rendre meilleur en devenant meilleur et porteur de la grâce : " il vous guidera vers la vérité tout entière."

Témoignage :

« A la question : « Comment faire pour rendre le monde meilleur ? », un sage septuagénaire allemand répondait :

-« A vingt ans, j’étais convaincu de pouvoir radicalement changer le monde et, pendant dix ans, je fus affilié à une organisation internationale. A trente ans, l’expérience m’obligeant à plus de réalisme, je n’ambitionnais plus que le changement de l’Europe. A quarante ans, mes illusions, encore réduites, se focalisèrent sur l’Allemagne. A cinquante ans, je me contentai modestement d’une Province. A soixante ans, je ne dépassais pas les limites d’une ville. A soixante-dix ans, il me devint enfin évident que je devais commencer par ma personne. Cela fait, je changeai mon voisin, qui changea son voisin… »

« Une âme qui s’élève élève le monde », affirme Sainte Thérèse.

Malheureusement, le contraire est aussi vrai et une âme qui s’abaisse abaisse le monde.

mardi 7 mai 2013

Parole du jour
Jn 16, 5-11
Mardi 7 mai

A l'heure où Jésus passait de ce monde à son père,
il disait à ses disciples :
Je m'en vais maintenant auprès de celui qui m'a envoyé,
et aucun de vous ne me demande : 'Où vas-tu ?'
Mais, parce que je vous ai parlé ainsi,
votre cœur est plein de tristesse.
Pourtant, je vous dis la vérité :
c'est votre intérêt que je m'en aille,
car, si je ne m'en vais pas,
le Défenseur ne viendra pas à vous ;
mais si je pars, je vous l'enverrai.
Quand il viendra,
il dénoncera l'erreur du monde sur le péché,
sur le bon droit, et sur la condamnation.
Il montrera où est le péché,
car l'on ne croit pas en moi.
Il montrera où est le bon droit,
car je m'en vais auprès du Père,
et vous ne me verrez plus.
Il montrera où est la condamnation,
car le prince de ce monde est déjà condamné.

Tant que Jésus est avec eux, les apôtres le voient de l'extérieur comme à travers un voile. En effet, ils projette sur lui leurs propres représentations qu'ils se font de lui. Ils pressentent les profondeurs de son être, mais s'arrêtent à l'extérieur, à leurs pensées sur lui. C'est d'ailleurs souvent ce que nous faisons dans notre relation aux autres, nous les pensons à partir de nous-mêmes et très vite les affublons d'habits qui ne sont pas les leurs.
C'est l'Esprit-Saint qui va ouvrir le cœur des apôtres à la vraie connaissance de Jésus et cette connaissance passe obligatoirement par un combat intérieur aux répercutions extérieures, car une purification du cœur est nécessaire. Pour que la foi en Jésus soit effective, il faut que le péché soit mis au plein jour, comme d'ailleurs toutes fausses représentations ... Non pas pour culpabiliser, mais pour libérer. La condamnation du péché qui n'est pas condamnation de la personne, il faut séparer les deux, est porteuse de vie : " Si je fais ce que je ne voudrais pas, alors ce n'est plus moi qui accomplis tout cela, c'est le péché, lui qui habite en moi." (Rm 7, 20) St Paul montre bien qu'il faut séparer le pécheur de son péché. Le péché doit être arraché comme une mauvaise herbe pour que le pécheur vive. Le péché est comme une pieuvre qui nous paralyse en nous enserrant de ses tentacules. C'est de l'intérieur que Jésus, le Christ, vient desserrer son étreinte et lui faire lâcher prise. Au baptême, l'Esprit-Saint "imprime" en nous la Présence du Ressuscité. Sur les baptisés de Pâques a été dite cette parole : "Tu es devenu une création nouvelle, tu as revêtu le Christ." (Rituel)

lundi 6 mai 2013

Parole du jour
Jn 15, 26-27; 16, 1-4
Lundi 6 mai

À l’heure où Jésus passait de ce monde à son Père,
il disait à ses disciples :
« Quand viendra le Défenseur,
que je vous enverrai d'auprès du Père,
lui, l'Esprit de vérité qui procède du Père,
il rendra témoignage en ma faveur.
Et vous aussi, vous rendrez témoignage,
vous qui êtes avec moi depuis le commencement.
Je vous dis tout cela pour que vous ne risquiez pas de tomber
On vous exclura de la synagogue.
Et même, l'heure vient où tous ceux qui vous tueront
s'imagineront offrir ainsi un sacrifice à Dieu.
Ils le feront parce qu'ils ne connaissent ni le Père ni moi.
Mais voici pourquoi je vous dis tout cela :
quand cette heure sera venue,
vous vous souviendrez que je vous l'avais dit.
Je ne vous l'ai pas dit dès le commencement,
parce que j'étais avec vous. »

Il est question plusieurs fois de l’ « heure » dans ce passage. La première occurrence concerne Notre Seigneur : « A l’heure où Jésus passait de ce monde à son Père », c'est-à-dire lorsqu’il entre dans sa Passion ; puis le deux autres concernent les disciples : « L’heure vient où tous ceux qui vous tueront s’imagineront offrir ainsi un sacrifice à Dieu » ; « Quand cette heure sera venue » - c'est-à-dire l’heure du martyr, du témoignage suprême, ou encore de la communion du disciple à la Passion de son Maître.
Il est clair qu’un tel témoignage est au-dessus de nos forces, comme il fut au-dessus des forces des premiers apôtres : souvenons-nous de Pierre qui a renié trois fois par peur de subir le même sort que Jésus. Comment ferions-nous mieux que lui ? Et pourtant, le jour vint où le même homme fut capable de glorifier son Maître en donnant sa vie pour lui. Entre l’apôtre présomptueux qui prétendait suivre Jésus partout où il irait, et le martyr de Rome, il faut situer la Pentecôte, le don de l’Esprit. C’est bien ce que dit Jésus dans notre passage : « L’Esprit de vérité qui procède du Père rendra témoignage en ma faveur ». C’est donc lui l’Esprit Saint, qui rend témoignage en nous ; seul l’Esprit-Saint peut nous donner la lumière et la force d’être témoins de l’Evangile au prix de notre vie ... (P. Joseph-Marie)

dimanche 5 mai 2013

Parole du jour
Jn 14, 27-28
Dimanche 5 mai

A l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père,
il disait à ses disciples:
"C'est la paix que je vous laisse,
c'est ma paix que je vous donne;
ce n'est pas à la manière du monde que je vous la donne.
Ne soyez donc pas bouleversés et effrayés.

Vous avez entendu ce que je vous ai dit :
Je m'en vais, et je reviens vers vous ...


Qu'elle est donc cette paix que Jésus nous donne ? La paix évangélique qui n'est pas celle de la main tendue hypocritement. La Paix que Jésus donne a sa source en Jésus lui-même. Elle est stabilité en Lui et conduit à accueillir l'autre comme lui-même l'accueille. Lorsqu'à la messe, avant la "Communion", nous nous donnons la Paix. Ce n'est pas une paix de copinage où affective envers ceux qu'on aime, c'est la Paix de Jésus. Je suis alors comme le Sacrement de la Présence de Jésus pour ma sœur ou mon frère à qui je tends la main. C'est Lui qui à travers moi l'accueille et l'aime. Or Jésus aime toutes les personnes sans exception. Je suis donc appelé à aller vers celui-là même que je désire le plus éviter. C'est ce que Jésus attend de moi. Comment pourrais-je aller "Communier à sa vie donnée pour tous" si j'élève des murs entre moi et les autres ? Et de plus, je me dois de donner "Sa Paix" avec conviction du cœur et non en apparence. Ce qui est vrai pour la Messe l'est aussi en toutes circonstances et rencontres dans ma vie au quotidien. Je porte en moi cette capacité comme un trésor, cette capacité, c'est la Force de l'Esprit-Saint en moi. Jésus dit :"Je m'en vais mais je reviendrai." Il s'en va dans le don total qu'il fait de sa vie. Il revient dans la lumière de sa Résurrection, imprimant en nous sa Présence dans le Souffle de l'Esprit-Saint. Or la Paix comme la Joie et l'Amour, sont "Le Fruit de l'Esprit-Saint" dit St Paul qui ajoute : "Laisser jaillir l'Esprit" et encore "Laissez-vous conduire par l'Esprit". Ce qui revient à dire qu'il nous faut laisser la place à l'Esprit-Saint dans notre vie : "Viens Esprit-Saint en nos cœurs ..."

vendredi 3 mai 2013


Parole du jour
Jn 14, 7-14
Samedi 3 mai

A l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père,
il disait à ses disciples :
"Puisque vous me connaissez, vous connaîtrez aussi mon Père.
Dès maintenant vous le connaissez, et vous l'avez vu. »
Philippe lui dit :
« Seigneur, montre-nous le Père ; cela nous suffit. »
Jésus lui répond :
« Il y a si longtemps que je suis avec vous,
et tu ne me connais pas, Philippe !
Celui qui m'a vu a vu le Père.
Comment peux-tu dire :
'Montre-nous le Père' ?
Tu ne crois donc pas que je suis dans le Père
et que le Père est en moi !
Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même ;
mais c'est le Père qui demeure en moi,
et qui accomplit ses propres oeuvres.
Croyez ce que je vous dis : je suis dans le Père,
et le Père est en moi ;
si vous ne croyez pas ma parole,
croyez au moins à cause des oeuvres.
Amen, amen, je vous le dis :
celui qui croit en moi accomplira les mêmes œuvres que moi.
Il en accomplira même de plus grandes,
puisque je pars vers le Père.
Tout ce que vous demanderez en invoquant mon nom,
je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils.
Si vous me demandez quelque chose en invoquant mon nom,
moi, je le ferai."

Trés souvent lorsque nous disons le mot Dieu, nous pensons au Père. Il ne faut pas oublier que le Fils et l'Esprit-Saint sont également Dieu. Lorsque nous faisons sur nous le signe de la Croix, nous nous signons "Au Nom du Père, du Fils et du St Esprit." Nous faisons alors sur nous le signe de notre Baptême " Bernard, je te baptise au Nom du Père et du Fils et du St Esprit." etc ... Voici ce que St Athanase écrit dans son Credo : "Voici la foi catholique : nous vénérons un Dieu dans la Trinité et la Trinité dans l'Unité, sans confondre les Personnes ni diviser la substance : autre est en effet la Personne du Père, autre celle du Fils, autre celle du Saint-Esprit ; mais une est la divinité du Père, du Fils et du Saint-Esprit, égale la gloire, coéternelle la majesté ... Ainsi le Père est Dieu, le Fils est Dieu, le Saint-Esprit est Dieu ; et cependant ils ne sont pas trois Dieux, mais un Dieu. Ainsi le Père est Seigneur, le Fils est Seigneur, le Saint-Esprit est Seigneur ; et cependant ils ne sont pas trois Seigneurs, mais un Seigneur ; car, de même que la vérité chrétienne nous oblige à confesser que chacune des personnes en particulier est Dieu et Seigneur, de même la religion catholique nous interdit de dire qu'il y a trois Dieux ou trois Seigneurs ... Et dans cette Trinité il n'est rien qui ne soit avant ou après, rien qui ne soit plus grand ou plus petit, mais les Personnes sont toutes trois également éternelles et semblablement égales ..."Si le Fils seul s'est incarné, le Père et l'Esprit sont entièrement engagés dans cette Incarnation, et tout ce que vit le Fils en son humanité est vécu et par le Père et par l'Esprit ... Jésus Lui-même dit "ne rien faire qu'il ne voit faire au Père, ne rien dire qu'Il ne voit dire au Père ..." "Le Père et moi, dit-il, nous sommes UN." Et "le Fils a la plénitude de l'Esprit". Oui, "qui le voit, voit le Père" ... Si entre les hommes, il y a une distance de l'un à l'autre, il n'en est pas de même dans la Trinité, car leur communion, leur unité est parfaite, Ils sont UN SEUL DIEU : "Une est la divinité du Père, du Fils et du Saint-Esprit."

mercredi 1 mai 2013

Parole du jour
Mercredi 1er mai
(Jn 15, 1-5)

À l’heure où Jésus passait de ce monde à son Père,
il disait à ses disciples :
« Moi, je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron.

Tout sarment qui est en moi,
mais qui ne porte pas de fruit, mon Père l'enlève ;
tout sarment qui donne du fruit,
il le nettoie, pour qu'il en donne davantage.

Mais vous, déjà vous voici nets et purifiés
grâce à la parole que je vous ai dite :

Demeurez en moi, comme moi en vous.
De même que le sarment ne peut pas porter du fruit
par lui-même s'il ne demeure pas sur la vigne,
de même vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi.
Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments.

Celui qui demeure en moi et en qui je demeure,
celui-là donne beaucoup de fruits, car,
en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire.

Le seul moyen de porter du fruit, pour un sarment, c'est d'être attaché à la vigne. Coupé de la vigne, le sarment se dessèche et n'est plus bon qu'à être brûlé... Or la Vigne, c'est le Christ. Et Jésus ne se compare pas seulement à une vigne. Il dit qu'il est "la vraie vigne." C'est une référence aux prophètes qui comparaient le peuple d'Israël à une vigne. Une vigne destinée à produire de bons fruits... mais Israël a failli à sa vocation.
Jésus est la vraie vigne. C'est lui, descendant d'Israël, qui accomplit pleinement la vocation du peuple de Dieu. Et désormais pour accomplir cette vocation de la vigne du Seigneur et porter du fruit, il faut être des sarments attachés à la vraie vigne. On ne peut pas compter sur ses propres forces. « Hors de moi, vous ne pouvez rien faire... » Simplement parce qu'on ne produit pas le fruit, on le porte seulement... C'est Dieu, par son Esprit, qui produit le fruit que nous portons !
Les sarments détachés de la vigne se dessèchent... et finissent par être brûlé. La source vitale pour le chrétien, c'est sa communion avec Jésus-Christ.
Nous avons tous besoin de nous ressourcer, en donnant à la sève de la Parole du Christ portée par le Souffle de l'Esprit, s'écouler en nous . « Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là donne beaucoup de fruits." Il est intéressant de noter qu'en Israël, l'école rabbinique s'appelait "La Vigne". En s'identifiant à "La Vigne", Jésus appelle à "se mettre à son école". Ce qui dit le lien profond entre la Parole et le vin eucharistique, fruit de la vigne, devenu son Sang qu'Il nous demande de boire ...