samedi 30 octobre 2010


Dans l'impossibilité de commenter la Parole du jour
je vous invite à lire l'Évangile du jour en vous posant
différentes questions
Quand, où, qui, quoi, comment, Pourquoi ?
Après avoir prié l'Esprit-Saint.

vendredi 29 octobre 2010

Parole du jour
Lc 14, 1-6
Vendredi 29 octobre

Un jour de sabbat,
Jésus était entré chez un chef des pharisiens
pour y prendre son repas, et on l'observait.
Justement, un homme atteint d'hydropisie
était là devant lui.
Jésus s'adressa aux docteurs de la Loi
et aux pharisiens pour leur demander :
« Est-il permis, oui ou non,
de faire une guérison le jour du sabbat ? »
Ils gardèrent le silence.
Jésus saisit alors le malade, le guérit et le renvoya.
Puis il leur dit :
« Si l'un de vous a son fils ou son boeuf
qui tombe dans un puits,
ne va-t-il pas l'en retirer aussitôt,
le jour même du sabbat ? »
Et ils furent incapables de trouver une réponse.

Le Sabbat était devenu une institution d'interdits pour soi-disant honorer Dieu qui après la Création se reposa le 7ème jour. Et il en demeure ainsi dans le judaïsme d'aujourd'hui. L'intention est sans doute bonne, mais au détriment de l'homme. L'homme aurait-il été fait pour le Sabbat ? ... Jésus donnera la réponse : c'est le Sabbat qui a été fait pour l'homme. Aussi ne peut-on faire du Sabbat un absolu et il faut savoir en transgresser les interdits lorsque l'homme est en danger. Jésus démontre à ses adversaires, défenseur de l'absolu du Sabbat, que lorsque leurs profits sont en danger, ils n'hésitent pas à le transgresser. Ainsi lorsqu'un fils ou un bœuf tombe dans un puits ...
Quand il est dit que Dieu se repose, cela ne signifie pas qu'il arrête de donner la vie. Jésus dira au juifs dans l'Evangile selon St Jean : "Moi et mon Père, nous travaillons toujours ..." La vie l'emporte absolument sur la loi du Sabbat. Les deux références données pour cette institution dans l'un des dix Commandements, c'est d'une part la "Création", c'est-à-dire le don de la vie, et d'autre part la "délivrance d'Égypte", c'est-à-dire la libération. Vie et libération l'emporte sur le précepte. St Paul écrit dans une de ses lettres : "La lettre tue, l'esprit donne la vie." Le pourquoi du Sabbat est de magnifier la vie et la libération donnée et réalisée par Dieu, donc la vie et la libération l'emporte sur le précepte. Cet homme atteint d'hydropisie est prisonnier de sa maladie, sa libération par la guérison passe avant tout le reste. En le guérissant, Jésus le rend à la vie !

jeudi 28 octobre 2010

Parole du jour
Lc 6, 12-19
Jeudi 28 octobre

En ces jours-là, Jésus s'en alla dans la montagne
pour prier, et il passa la nuit à prier Dieu.
Le jour venu, il appela ses disciples,
en choisit douze, et leur donna le nom d'Apôtres :
Simon, auquel il donna le nom de Pierre, André son frère,
Jacques, Jean, Philippe, Barthélemy,
Matthieu, Thomas, Jacques fils d'Alphée,
Simon appelé le Zélote,Jude fils de Jacques,
et Judas Iscariote, celui qui fut le traître.
Jésus descendit de la montagne
avec les douze Apôtres et s'arrêta dans la plaine.
Il y avait là un grand nombre de ses disciples,
et une foule de gens venus de toute la Judée, de Jérusalem,
et du littoral de Tyr et de Sidon,
qui étaient venus l'entendre
et se faire guérir de leurs maladies.
Ceux qui étaient tourmentés
par des esprits mauvais en étaient délivrés.
Et toute la foule cherchait à le toucher,
parce qu'une force sortait de lui et les guérissait tous.

Pourquoi "douze apôtres" ? En référence aux "douze tribus d'Israël" ? Jésus prépare le nouvel Israël : "l'Église". Non que l'ancien Israël ne serait plus le "peuple choisi", mais l'Église est appelée à conduire à bien la mission qui était celle d'Israël : "En toi seront bénis toutes les nations de la terre". Jésus va se façonner un peuple appelé à accomplir cette mission ... qui est la sienne. St Pierre dans sa 1ère lettre écrira : "Bénissez, c'est cela votre vocation ..." Cette "Bénédiction" qui est une "diction béné", une Parole de bien, la Parole créatrice", est source de Vie : "expulser les démons, guérir toute maladie et toute infirmité." L'Église a pour mission de proclamer qu'en Jésus se réalise la "bénédiction", le Salut, la Santé, pour tous et chacun. Elle est porteuse de ce trésor car Jésus se laisse "toucher" aujourd'hui par le moyen de l'Église qu'il a fondée et qui prolonge sa mission, en particulier à travers les Sacrements : Baptême, Confirmation, Eucharistie, Réconciliation, Malades, Mariage, Ordre. Il se laisse aussi toucher dans la proclamation de la Bonne Nouvelle des Évangiles entendus et accueillis ... Dans l'assemblée des baptisés réunis : "Là où deux où trois sont réunis en mon nom, je suis là au milieu d'eux." (Mt 18, 20) Et aussi dans la sœur ou le frère en humanité en lequel il se présente à nous car il est au cœur de la vie de tous : "Ce que vous avez fait à l'un de ces petits qui sont mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait." (Mt 25, 40) ...

mercredi 27 octobre 2010

Parole du jour
Lc 13, 22-30
Mercredi 27 octobre

Dans sa marche vers Jérusalem,
Jésus passait par les villes et les villages en enseignant.
Quelqu'un lui demanda :
« Seigneur, n'y aura-t-il que peu de gens à être sauvés ? »
Jésus leur dit :
« Efforcez-vous d'entrer par la porte étroite,
car, je vous le déclare, beaucoup chercheront à entrer
et ne le pourront pas.
Quand le maître de la maison se sera levé
et aura fermé la porte, si vous, du dehors,
vous vous mettez à frapper à la porte, en disant :
'Seigneur, ouvre-nous',
il vous répondra :
'Je ne sais pas d'où vous êtes.'
Alors vous vous mettrez à dire :
'Nous avons mangé et bu en ta présence,
et tu as enseigné sur nos places.'
Il vous répondra : 'Je ne sais pas d'où vous êtes.
Éloignez-vous de moi, vous tous qui faites le mal.'
Il y aura des pleurs et des grincements de dents
quand vous verrez Abraham, Isaac et Jacob
et tous les prophètes dans le royaume de Dieu,
et que vous serez jetés dehors.
Alors on viendra de l'orient et de l'occident,
du nord et du midi, prendre place au festin
dans le royaume de Dieu.
Oui, il y a des derniers qui seront premiers,
et des premiers qui seront derniers. »


"Efforcez-vous d'entrer par la Porte étroite ..." Quelle est donc cette Porte ? Écoutons Jésus : " Amen, amen, je vous le dis : je suis la porte des brebis. Ceux qui sont intervenus avant moi sont tous des voleurs et des bandits ; mais les brebis ne les ont pas écoutés. Moi, je suis la porte. Si quelqu'un entre en passant par moi, il sera sauvé ; il pourra aller et venir, et il trouvera un pâturage. Le voleur ne vient que pour voler, égorger et détruire. Moi je suis venu pour que les hommes aient la vie, pour qu'ils l'aient en abondance. Je suis le bon pasteur, le vrai berger. Le vrai berger donne sa vie pour ses brebis." (Jn 10, 7-11) La porte, ce n'est pas quelque chose, c'est Quelqu'un, c'est Jésus Lui-même. Entrer par la Porte, c'est répondre à son appel : "Toi, suis-moi !" C'est entrer par Lui et apprendre à le connaître en vivant de sa vie qui veut fleurir dans la notre. Il s'agit d'intimité, de vie ensemble, de communion ... Tout cela demande conversion au quotidien de notre part, de décentrement de notre moi sur-gonflé pour nous centrer sur Lui, nous laisser guider par Lui dans la foi et recevoir de Lui le salut et la vie ... Apprendre à vivre Jésus !




mardi 26 octobre 2010

Parole du jour
Lc 13, 18-21
Mardi 26 octobre

Jésus disait à la foule :
« A quoi le règne de Dieu est-il comparable,
à quoi vais-je le comparer ?
Il est comparable à une graine de moutarde
qu'un homme a jetée dans son jardin.
Elle a poussé, elle est devenue un arbre,
et les oiseaux du ciel ont fait leur nid dans ses branches. »
Il dit encore :
« A quoi vais-je comparer le règne de Dieu ?
Il est comparable à du levain
qu'une femme enfouit dans trois grandes mesures de farine,
jusqu'à ce que toute la pâte ait levé. »

Le Règne de Dieu, c'est la Bonne Nouvelle de la Parole de Dieu qui évangélise nos profondeurs en purifiant nos pensées, clarifiant nos paroles et ajustant nos comportements. Cette Parole apporte avec Elle la Bonne Nouvelle de la Paix. Paix qui est le signe de l'accueil que nous en faisons et de l'action qu'elle accomplit en nous. Cette Parole de Vie est comme une graine de moutarde jetée dans la terre de notre cœur, de notre vie concrète. Elle conduit au vrai et plein accomplissement : l'arbre ... Elle est comme du levain dans la pâte de notre existence. Elle lui donne sa pleine mesure ...
Nous sommes en un temps où l'on retrouve la valeur inouïe de cette Parole transformante. Des petits groupes de lecture se forment ici ou là. L'année St Luc a été lancée officiellement ... Nombre de chrétiens, ou non, se nourrissent des Évangiles ... "Pour moi, j'estime que l'Évangile est le corps du Christ et que les Saintes Écritures sont son enseignement. Quand le Seigneur parle de manger sa chair et boire son sang, cela s'entend du mystère de (l'Eucharistie). Cependant son vrai corps et son vrai sang, ce sont aussi la Parole des Écritures et son enseignement." (St Jérôme) S'en nourrir est une "Communion"... "La Parole de Dieu est donc aussi vénérable que le corps du Christ. "Celui qui communie à la Parole, comme celui qui communie à l'Eucharistie, communie au même Seigneur. Et la vénération qui est due à la Parole, comme celle qui est due à l'Eucharistie, c'est celle-là même qui est due au Christ Jésus." (L.D. p.33)

Parole du jour
Lc 13, 18-21
Mardi 26 octobre

Jésus disait à la foule :
« A quoi le règne de Dieu est-il comparable,
à quoi vais-je le comparer ?
Il est comparable à une graine de moutarde
qu'un homme a jetée dans son jardin.
Elle a poussé, elle est devenue un arbre,
et les oiseaux du ciel ont fait leur nid dans ses branches. »
Il dit encore :
« A quoi vais-je comparer le règne de Dieu ?
Il est comparable à du levain
qu'une femme enfouit dans trois grandes mesures de farine,
jusqu'à ce que toute la pâte ait levé. »

Le Règne de Dieu, c'est la Bonne Nouvelle de la Parole de Dieu qui évangélise nos profondeurs en purifiant nos pensées, clarifiant nos paroles et ajustant nos comportements. Cette Parole apporte avec Elle la Bonne Nouvelle de la Paix. Paix qui est le signe de l'accueil que nous en faisons et de l'action qu'elle accomplit en nous. Cette Parole de Vie est comme une graine de moutarde jetée dans la terre de notre cœur, de notre vie concrète. Elle conduit au vrai et plein accomplissement : l'arbre ... Elle est comme du levain dans la pâte de notre existence. Elle lui donne sa pleine mesure ...
Nous sommes en un temps où l'on retrouve la valeur inouïe de cette Parole transformante. Des petits groupes de lecture se forment ici ou là. Le diocèse de Perpignan met en place une semaine de lecture ininterrompue, jour et nuit, du 20 novembre au 5 décembre au couvent des minimes, avec lecteurs et écoutants (tous ceux qui veulent). Nombre de chrétiens, ou non, se nourrissent des Évangiles ... "Pour moi, j'estime que l'Évangile est le corps du Christ et que les Saintes Écritures sont son enseignement. Quand le Seigneur parle de manger sa chair et boire son sang, cela s'entend du mystère de (l'Eucharistie). Cependant son vrai corps et son vrai sang, ce sont aussi la Parole des Écritures et son enseignement.". S'en nourrir est une "Communion" ... "La Parole de Dieu est donc aussi vénérable que le corps du Christ. "Celui qui communie à la Parole, comme celui qui communie à l'Eucharistie, communie au même Seigneur. Et la vénération qui est due à la Parole, comme celle qui est due à l'Eucharistie, c'est celle-là même qui est due au Christ Jésus." (L.D. p.33)

samedi 23 octobre 2010


Dans l'impossibilité de commenter la Parole du jour
je vous invite à lire l'Évangile du jour en vous posant
différentes questions
Quand, où, qui, quoi, comment, Pourquoi ?
Après avoir prié l'Esprit-Saint.

vendredi 22 octobre 2010

âme du christ

Parole du jour
Lc 12, 54-59
Vendredi 22 octobre

Jésus disait à la foule :
« Quand vous voyez un nuage monter au couchant,
vous dites aussitôt qu'il va pleuvoir,
et c'est ce qui arrive.
Et quand vous voyez souffler le vent du sud,
vous dites qu'il fera très chaud,
et cela arrive. Esprits faux !
L'aspect de la terre et du ciel,
vous savez le juger ;
mais le temps où nous sommes,
pourquoi ne savez-vous pas le juger ?
Et pourquoi aussi ne jugez-vous pas
par vous-mêmes ce qui est juste ?
Ainsi, quand tu vas avec ton adversaire
devant le magistrat,
pendant que tu es en chemin efforce-toi
de te libérer envers lui,
pour éviter qu'il ne te traîne devant le juge,
que le juge ne te livre au percepteur des amendes,
et que celui-ci ne te jette en prison.
Je te le dis : tu n'en sortiras pas avant
d'avoir payé jusqu'au dernier centime. »


Alors que Jésus enseigne une Parole qui renouvelle la vie profonde et apporte la Paix. Alors qu'Il multiplie devant leurs yeux les libérations et guérisons et autres signes qui manifestent la présence du Royaume, ils n'entendent pas, ils ne voient pas. Alors que par ce qu'Il est et ce qu'Il fait, Il accomplit clairement les évènements qui devaient marquer la venue du Messie et l'irruption du Royaume, ils ne les reconnaissent pas ! ... Et nous, savons nous les reconnaître dans la pâte de notre vie au quotidien, dans les différentes circonstances et rencontres qui tissent nos journées, dans les services que nous sommes appelés à rendre à autrui ou à recevoir de lui en y reconnaissant la présence du Christ ? L'Évangile, c'est aussi la trame de nos journées où nous sommes appelés à à entendre et à voir ... et aussi à inscrire la Bonne Nouvelle.

jeudi 21 octobre 2010

Parole du jour
Lc 12, 49-53
Jeudi 21 octobre

Jésus disait à ses disciples :
« Je suis venu apporter un feu sur la terre,
et comme je voudrais qu'il soit déjà allumé !
Je dois recevoir un baptême,
et comme il m'en coûte d'attendre qu'il soit accompli !
Pensez-vous que je sois venu mettre la paix dans le monde ?
Non, je vous le dis, mais plutôt la division.
Car désormais cinq personnes
de la même famille seront divisées :
trois contre deux et deux contre trois ; ils se diviseront :
le père contre le fils et le fils contre le père,
la mère contre la fille et la fille contre la mère,
la belle-mère contre la belle-fille
et la belle-fille contre la belle-mère. »

Le feu dont il est question est celui de l'Amour. Allumé, il le sera lors de la Passion de Jésus. Lors de sa mort il sera répandu sur la terre : "Poussant un grand cri, Jésus remit (répandit) l'Esprit". Le baptême, est cette plongée dans la mort. La dernière Parole de Jésus : "Tout est accompli." C'est l'Amour en son sommet : "Ayant aimé les siens, il les aima jusqu'au bout ..." La mort n'a pu engloutir l'Amour et c'est la résurrection, la Vie ! Devant le Christ en croix, un choix s'impose pour chacun : Tout quitter de soi-même pour accueillir l'Esprit de Feu et d'Amour. Ce que firent les Apôtres à la Pentecôte. Rester enfermer en soi comme ceux qui ont fait crucifier Jésus, refusant toute conversion. Un choix qui nous appartient et qui comporte différents degrés car on a jamais fini d'accueillir le "Feu de Dieu" dans nos vies.

mardi 19 octobre 2010

Parole du jour
Lc 12, 39-40
mercredi 20 octobre

Jésus disait à ses disciples :
Vous le savez bien :
si le maître de maison connaissait l'heure
où le voleur doit venir,
il ne laisserait pas percer le mur de sa maison.
Vous aussi, tenez-vous prêts :
c'est à l'heure où vous n'y penserez pas
que le Fils de l'homme viendra. »

Voici une parole de Jésus qui est un appel à la vigilance. Le cheminement spirituel demande de ne jamais relâcher la garde de la maison du cœur. Il suffit d'une inattention pour que s'infiltre la tentation qui faisant miroiter un bien, n'est qu'illusion. Y succomber nous fait perdre le trésor qui illuminait notre vie et nous enténèbre. Le voleur a réussit sa mission.
La garde du cœur peut se vivre sans sensibilité de la Présence du Christ. C'est une épreuve et il faut tenir malgré toutes les pensées (ce que les Pères du désert appelaient les "démons") qui veulent nous en détourner en nous conduisant à une certaine désespérance, parfois à la révolte, et en nous faisant miroiter des compensations qui en fait ne sont que des mirages. Semblant nous libérer sur le moment par l'effet d'un bien-être, elles nous enfoncent davantage encore dans la souffrance du cœur et nous font perdre le trésor intérieur.
L'amour demande des preuves. Il est facile d'aimer Dieu quand il nous donne et se donne. Il faut apprendre à l'aimer gratuitement, pour Lui, même lorsqu'il semble absent. Le psalmiste le reconnaît, lui disant : "Vraiment Tu es un Dieu caché." Mais il ajoute aussitôt : "Dieu d'Israël, Sauveur." (Is 45, 15) Oui, caché mais bien présent malgré les apparences. Et au cœur de cette soi-disant absence, il œuvre au bien de celui qui le croit absent : "Sauveur". C'est ainsi que lorsque les disciples sont enfermés au Cénacle et qu'ils ont peur, semblant abandonné par Jésus qui vient de mourir, tout à coup "il vint et il était là au milieu d'eux" (Jn 20, 19). Il manifeste sa Présence, ce qui ne signifie pas qu'il était absent avant cette manifestation. Seulement il ne le voyait pas. Et sa première parole est une parole de Salut : "La Paix soit avec vous !" Il leur dit l'œuvre qu'il accomplit en eux même en son absence sensible. C'est d'ailleurs sa mort qui a permis ce don de la Paix par le Don de l'Esprit.
"Se tenir prêt", c'est demeurer dans la garde du cœur, quelques soient les circonstances du chemin et demeurer ferme dans la foi... Tout-à-coup, alors qu'on ne s'y attend pas, le Seigneur vient et il nous étreint sur son cœur.

Voici le témoignage de St Bernard dans son commentaire sur le Cantique des Cantiques :

"Je confesse, quoique ce soit pécher contre la modestie de vous le dire, que le verbe (le Christ) m'a aussi visité et qu'il l'a fait même plusieurs fois. Mais quoiqu'il soit entré souvent en moi, je ne m'en suis pas néanmoins aperçu. J'ai senti qu'il y était, je me souviens qu'il y a été, j'ai pu même quelquefois pressentir son entrée, mais je ne l'ai jamais sentie, non plus que sa sortie. Car d'où venait-il quand il vint dans mon âme, et d'où s'en est-il allé lorsqu'il l'a quittée, par où est-il entré, ou sorti? c'est ce que je confesse ignorer maintenant, selon cette parole : « Vous ne savez d'où il vient, ni où il va (Joan. III, 8). » Et il ne faut pas s'en étonner, puisque c'est à lui qu'un prophète a dit autrefois: « Et l'on ne connaîtra point la trace de vos pas. » Il est hors de doute qu'il n'est entré ni par mes yeux; car il n'est pas coloré, ni par mes oreilles, car il n'est pas un son, ni par mon nez, car il ne se mêle pas avec l'air, mais avec l'âme, et ne l'affecte pas, mais la fait; ni par mon gosier, car il ne se mange ni ne se boit. Je ne l'ai point non plus reconnu au toucher, car il n'est pas palpable. Par où donc est-il entré ? Car il n'est pas venu du dehors, puisqu'il n'est aucune des choses qui paraissent au dehors. Cependant il n'est pas venu du dedans de moi, car c'est un bien et le bien n'habite point en moi, je le sais. Je suis aussi monté au dessus de moi, et j'ai trouvé que le Verbe est encore plus haut. Ma curiosité me l'a fait chercher au dessous de moi, et j'ai trouvé pareillement qu'il est encore plus bas. J'ai regardé hors de moi, et j'ai reconnu qu'il est encore au delà de ce qui est hors de moi; et enfin je l'ai cherché au dedans de moi, et j'ai vu qu'il m'est plus intérieur que moi-même. Et alors j'ai reconnu la vérité de cette parole : « Nous vivons, nous nous mouvons, et nous subsistons en lui (Act. XVII, 28). « Mais heureux celui en qui il est, qui vit pour lui, qui est mu par lui ». (Sermon LXXIV, 5)

Parole du jour
Mc 12, 35-38
mardi 19 octobre

Jésus disait à ses disciples :
Restez en tenue de service,
et gardez vos lampes allumées.
Soyez comme des gens qui attendent leur maître
à son retour des noces,
pour lui ouvrir dès qu'il arrivera et frappera à la porte.
Heureux les serviteurs que le maître,
à son arrivée, trouvera en train de veiller.
Amen, je vous le dis :
il prendra la tenue de service,
les fera passer à table et les servira chacun à son tour.
S'il revient vers minuit ou plus tard encore
et qu'il les trouve ainsi, heureux sont-ils !

Dans l 'Évangile, Jésus dit à ses apôtres que le cœur de l'amour est le "service d'autrui" et le "don de sa vie pour lui" : "Le Fils de l'homme n'est pas venu pour être servi mais pour servir et donner sa vie en rançon pour la multitude." (Mc 10, 45) Lorsqu'il lave les pieds de ses disciples, il leur dit : "C'est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez, vous aussi, comme j'ai fait pour vous." (Jn 13, 15) Nous sommes donc appelés, c'est notre vocation d'être humain créé à l'image de Dieu, à faire pour lui ce qu'il a fait pour nous et nous le faisons par l'intermédiaire de la sœur ou du frère en humanité : "J'ai eu faim et vous m'avez donné à manger ... Ce que vous avez fait à l'un de ces petits qui sont mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait." (Mt 25, 35. 40) Si nous agissons ainsi, nous gardons nos lampes allumées dont la flamme n'est autre que l'amour et : "Dieu est lumière ... Dieu est amour !" (1jn 1, 5; 4,8) Le service et le don de soi conduisent donc à la ressemblance avec Dieu qui se révèle à nous en Jésus-Christ.Veiller, c'est demeurer dans ce "service et ce don de soi". Cette attitude conduit à l'écoute du cœur et à l'attente intérieure de celui qui en est la Source, à la reconnaissance de sa voix : "Voici que je me tiens à la porte et que je frappe. Si quelqu'un entend ma voix et ouvre la porte, j'entrerai chez lui; je prendrai mon repas avec lui, et lui avec moi." (Ap 3, 20) Ce repas, c'est alors lui qui le sert, comme le dit l'Évangile de ce jour, et il le fait en se donnant à nous (sens de l'Eucharistie) ... Ce n'est pas pour demain ou pour le jour du passage par la mort ... c'est pour aujourd'hui si nous le voulons, et à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit. Il suffit de suivre le chemin qu'il nous a tracé et qu'il trace pour chacun ... Mais nous le savons, les chemins transversaux sont multiples et il est facile de regarder ailleurs et de s'égarer ! D'où l'importance de mettre nos pas dans les siens : "Suis-moi !"... Le signe de sa Présence et de la communion avec lui, en est "la Paix et la Joie intérieure", la dilatation du cœur par "l'amour" et le désir toujours plus intense du "service et du don de soi".

samedi 16 octobre 2010

Parole du jour
Lc 18, 1-8
Dimanche 17 octobre

Jésus disait une parabole pour montrer à ses disciples
qu'il faut toujours prier sans se décourager :
« Il y avait dans une ville un juge
qui ne respectait pas Dieu
et se moquait des hommes.
Dans cette même ville,
il y avait une veuve qui venait lui demander :
'Rends-moi justice contre mon adversaire.'
Longtemps il refusa ; puis il se dit :
'Je ne respecte pas Dieu, et je me moque des hommes,
mais cette femme commence à m'ennuyer :
je vais lui rendre justice pour qu'elle ne vienne plus
sans cesse me casser la tête.' »
Le Seigneur ajouta :
« Écoutez bien ce que dit ce juge sans justice !
Dieu ne fera-t-il pas justice à ses élus,
qui crient vers lui jour et nuit ?
Est-ce qu'il les fait attendre ?
Je vous le déclare :
sans tarder, il leur fera justice.
Mais le Fils de l'homme, quand il viendra,
trouvera-t-il la foi sur terre ? »


Le juge de notre parabole ne représente pas Dieu, il en est plutôt l'opposé. Le point de comparaison est le suivant: Si déjà un juge incroyant et injuste accepte de se laisser déranger par une veuve et lui fait justice, à combien plus forte raison Dieu qui, lui, est juste et compatissant (V.6-8).

Il y avait aussi dans cette ville une veuve: Une veuve, une femme pauvre, sans ressources et sans influence... Ce n'est pas une cliente intéressante. Il n'y a pas grand-chose à chercher de ce côté-là. Son adversaire (Matthieu 5,25) l'a dépouillée du peu qu'elle avait, alors elle vient et revient à la charge, bien que le juge refuse de s'occuper d'elle. Il est sur des affaires plus juteuses et à la recherche d'une autre clientèle. Mais à force de revenir à la charge, la veuve l'oblige à capituler. Il avoue pourquoi. Pour le plus vil des motifs pouvant pousser un juge à l'action: pour avoir la paix. On n'oubliera pas en quelle époque Jésus propose sa parabole. A cette époque-là, les plaignants ordinaires ne pouvaient pas s'entourer d'avocats et ne bénéficiaient pas de l'assistance juridique gratuite ni de protections et de garanties légales pour obtenir l'intervention de la justice. Un juge malveillant ou intéressé pouvait refuser son secours à une pauvre veuve, et l'affaire était classée.
Dieu ne fera-t-il justice à ses élus qui crient à lui jour et nuit? ... C'est l'explication de la parabole. Jésus établit le contraste flagrant entre le Dieu juste et ce juge inique. Le juge ne s'intéresse pas à la veuve, parce qu'il ne l'aime pas; elle lui est complètement indifférente. Dieu, au contraire, s'intéresse aux croyants parce qu'ils sont ses élus et qu'en tant que tels il les aime. D'ailleurs Dieu aime tous les hommes et il veut le meilleur pour chacun ... La veuve vient de temps en temps chez le juge. Les élus, eux, crient à Dieu jour et nuit et demandent justice (Psaume 35,17; 74,10; 94,3; Apocalypse 6,10). Le juge tarde à intervenir. Dieu, lui, ne tarde jamais: "Tardera-t-il à leur égard?" Le juge agit, poussé par un motif vil égoïste. Dieu agit par amour. L'incarnation et la croix en sont le signe ... Le seul point commun entre Dieu et cet homme, c'est que l'un et l'autre agissent. Ceci mis à part, tout n'est qu'opposition entre eux. (W. Kreiss)
Parole du jour
Lc 12, 8-12
Samedi 16 octobre

Jésus disait à ses disciples :
Je vous le déclare :
Celui qui se sera prononcé pour moi
devant les hommes,
le Fils de l'homme se prononcera aussi pour lui
devant les anges de Dieu.
Mais celui qui m'aura renié en face des hommes
sera renié en face des anges de Dieu.
Et celui qui dira une parole contre le Fils de l'homme,
cela lui sera pardonné ;
mais si quelqu'un blasphème contre l'Esprit Saint,
cela ne lui sera pas pardonné.
Quand on vous traduira devant les synagogues,
les puissances et les autorités,
ne vous tourmentez pas pour savoir
comment vous défendre ou comment parler.
Car l'Esprit Saint vous enseignera
à cette heure même ce qu'il faudra dire. »



Nous avons l'exemple de Pierre qui a renié Jésus, le Fils de l'homme. Son cœur était blessé par ce rejet de Celui qu'il avait suivi, mais pas fermé ... Il reconnu son erreur et "pleura amèrement". Il a accueilli l'œuvre de l'Esprit qui remet les péchés et il a retrouvé la paix. Rappelons-nous la formule d'absolution du Sacrement de Réconciliation :"Il a envoyé l'Esprit-Saint pour la rémission des péchés."
Le blasphème contre l'Esprit, c'est le refus d'accueillir cette œuvre de libération et de pardon en soi. Ce peut être par révolte ou par désespérance. Mais s'il y a retournement et ouverture du cœur - la conversion - immédiatement la lumière de l'Esprit-Saint purifie, sort de l'isolement et rend à la paix.
Cet accueil de l'Esprit-Saint, cette remise de notre vie à l'Esprit-Saint, lui permet d'être actif en nous et de nous inspirer ce qui est bon au moment même où nous en avons besoin. Il nous donne paix, recul, discernement et force, et assume avec nous la situation qui est la notre. L'Esprit-Saint qui est le "Souffle de Dieu" et "porte la Parole de Dieu", imprime en nous la Présence du Christ.

vendredi 15 octobre 2010

Parole du jour
Lc 12, 1-7
Vendredi 15 octobre

Je vous le dis, à vous mes amis :
ne craignez pas ceux qui tuent le corps,
et après cela ne peuvent rien faire de plus.
Je vais vous montrer qui vous devez craindre :
craignez celui qui, après avoir tué,
a le pouvoir d'envoyer dans la géhenne.
Oui, je vous le dis : c'est celui-là que vous devez craindre.
Est-ce qu'on ne vend pas cinq moineaux pour deux sous ?
et pas un seul n'est indifférent aux yeux de Dieu.
Quant à vous, même vos cheveux sont tous comptés.
Soyez sans crainte :
vous valez plus que tous les moineaux du monde.


La prière du "Notre Père" que Jésus lui même a enseigné à ses disciples, se termine par : " Mais délivre-nous du Mal". C'est le "mal" personnifié, même s'il est une non-personne. Il faudrait traduire "délivre-nous du Malin". Il s'agit du Diviseur, le Satan, le Père du mensonge dont parle Jésus dans l'Evangile.
Voici ce qu'il dit aux juifs qui veulent sa perte : "Vous êtes du diable, votre père, et ce sont les désirs de votre père que vous voulez accomplir. Il était homicide dès le commencement et n'était pas établi dans la vérité, parce qu'il n'y a pas de vérité en lui : quand il profère le mensonge, il parle de son propre fonds, parce qu'il est menteur et père du mensonge." (Jn 8, 44) En devenir le serviteur et l'esclave est synonyme de mort : "Je vais vous montrer qui vous devez craindre : craignez celui qui, après avoir tué, a le pouvoir d'envoyer dans la géhenne." Il faut craindre "celui qui tue notre intériorité" car elle est éternelle. Se couper de la Source de notre existence qu'est Dieu, c'est fermer les vannes de la Vie. Cela conduit à la sècheresse, au désert et à la mort : l'eau vive de l'amour ne peut plus couler, jaillir, c'est l'enfermement !
Dieu, lui, est "Source de Vie". S'ouvrir à Jésus en toute confiance, c'est s'ouvrir à cette Vie et lui permettre de s'écouler en nous : "Si vous demeurez dans ma Parole, vous êtes vraiment mes disciples, et vous connaîtrez la vérité et la vérité vous rendra libre ... quiconque commet le péché est esclave. Or l'esclave n'est pas pour toujours dans la maison, le fils y demeure à jamais. Si donc le Fils vous libère, vous serez réellement libre." (Jn 8, 31-35)
Rappelons-nous l'enseignement de Jésus dans le sermon sur la montagne : "Entrez par la porte étroite. Large, en effet, et spacieux est le chemin qui mène à la perdition, et il y en est beaucoup qui s'y engagent; mais étroite est la porte et resserré le chemin qui mène à la Vie, et il en est peu qui le trouvent." (Mt 7, 13-14)
Deux voies ! A chacun de choisir sur laquelle il veut cheminer ? ... En sachant que la Porte, c'est le Christ : "Je suis la Porte. Si quelqu'un entre par moi, il sera sauvé." (Jn 10, 9)

mardi 12 octobre 2010

Parole du jour
Lc 11, 47-54
Mercredi 15 octobre

Jésus disait aux docteurs de la Loi :
Malheureux êtes-vous,
parce que vous bâtissez les tombeaux des prophètes,
alors que vos pères les ont tués.
Ainsi vous témoignez que vous approuvez
les actes de vos pères, puisque eux,
ils ont tué les prophètes,
et vous, vous bâtissez leurs tombeaux.
C'est pourquoi la Sagesse de Dieu elle-même a dit :
Je leur enverrai des prophètes et des apôtres,
ils tueront les uns et en persécuteront d'autres.
Ainsi cette génération devra rendre compte du sang
de tous les prophètes qui a été versé
depuis la création du monde,
depuis le sang d'Abel jusqu'au sang de Zacharie,
qui a péri entre l'autel et le sanctuaire.
Oui, je vous le déclare :
cette génération devra en rendre compte.
Malheureux êtes-vous, docteurs de la Loi,
parce que vous avez enlevé la clé de la connaissance ;
vous-mêmes n'êtes pas entrés,
et ceux qui essayaient d'entrer,
vous les en avez empêchés. »
Après que Jésus fut parti de là,
les scribes et les pharisiens se mirent
à lui en vouloir terriblement,
et ils le harcelaient de questions ;
ils étaient à l'affût pour s'emparer d'une de ses paroles.

Malheureux ! Ce mot revient comme un refrain dans la bouche de Jésus. Il ne dit pas : "Malheur !" comme s'il lançait sur docteurs de la Loi, les foudres du ciel. Jésus ne condamne pas, il cherche à les sortir de leur enfermement, à les réveiller. Il les appelle à la conversion ... pour leur bien. C'est leur comportement qui les rend malheureux. Car il ne vont pas bien. Leur hargne contre Jésus le montre. Mais ils sont de mauvaise foi, trop imbus d'eux-mêmes et de leur bien-être personnel pour l'entendre. En les appelant à la conversion, Jésus veut aussi les ouvrir à ce qui peut leur apporter la paix du cœur, à leur vocation d'homme : le respect et le bien de l'autre, du prochain, et le premier de ces prochains, c'est Dieu Lui-même ... Aussi, ce qu'ils font à l'homme, ils le font à Dieu : "Celui qui dit "j'aime Dieu" et qui n'aime pas son frère est un menteur. Celui qui n'aime pas son frère qu'il voit, comment pourrait-il aimer le Dieu qu'il ne voit pas. Oui, voilà le commandement que nous avons reçu de lui : que celui qui aime Dieu aime aussi son frère." (1 jn 4, 20-21)

lundi 11 octobre 2010

Parole du jour
Lc 11, 37-41
Mardi 12 octobre

Comme Jésus parlait,
un pharisien l'invita pour le repas de midi.
Jésus entra chez lui et se mit à table.
Le pharisien fut étonné en voyant
qu'il n'avait pas d'abord fait son ablution avant le repas.
Le Seigneur lui dit :
« Bien sûr, vous les pharisiens,
vous purifiez l'extérieur de la coupe et du plat,
mais à l'intérieur vous êtes remplis
de cupidité et de méchanceté.
Insensés ! Celui qui a fait l'extérieur
n'a-t-il pas fait aussi l'intérieur ?
Donnez plutôt en aumônes ce que vous avez,
et alors tout sera pur pour vous. »

Ce qui compte pour une maison, ce n'est pas d'abord la façade, mais bien l'intérieur. C'est en effet à l'intérieur que l'on habite. Il y a des gens laid extérieurement et qui sont beau intérieurement et réciproquement ... Ce qui fait la Personne, c'est l'intérieur. Or nous sommes dans une société dite de consommation, où l'on gonfle l'extérieur au détriment de l'intériorité. Nombre d'individus se jettent dans les réalités extérieures en croyant y trouver existence. Mais ils n'y trouvent qu'amertume et désillusion ... Ce qu'il faut nourrir en premier, c'est l'intérieur. Un cœur pur saura discerner ce qui est bon dans la conduite de sa vie. La purification essentielle est justement celle du cœur, de l'esprit ... La Parole de Dieu et en particulier les Évangiles, est source de purification : "Je verserai sur vous une eau pur, dit Dieu par la voix du prophète Ezéchiel, et vous serez purifiés, de toutes vos souillures je vous purifierai ... je mettrai en vous un esprit nouveau ... je vous donnerai un cœur de chair ..." Et Jésus à ses disciples : "Purifiés, vous l'êtes déjà grâce à la Parole que je vous ai enseignée ..." L'eau est symbole de la Parole.
Dans le "Je confesse à Dieu", je reconnais mon impureté : "je reconnais que j'ai péché en pensée, en parole, par action et par omission"... et demande la purification essentielle qui changera l'orientation de ma vie et de ma relation avec Dieu, avec moi-même et avec autrui : "Il a envoyé l'Esprit-Saint pour la rémission des péchés. Par le ministère de l'Église, qu'il vous donne le pardon et la paix" ... la purification intérieure qui va changer le comportement extérieure et donner à une personne même physiquement laide de devenir belle par son rayonnement et sa charité. Nous vivons trop souvent de normes et de mode qui masque une hypocrisie où un mal-être et n'apporte pas le bonheur.

dimanche 10 octobre 2010

Parole du jour
Lc 11, 17-30
Lundi 11 octobre

Comme la foule s'amassait, Jésus se mit à dire :
« Cette génération est une génération mauvaise :
elle demande un signe,
mais en fait de signe
il ne lui sera donné que celui de Jonas.
Car Jonas a été un signe pour les habitants de Ninive ;
il en sera de même avec le Fils de l'homme pour cette génération.
Lors du Jugement, la reine de Saba
se dressera en même temps que les hommes
de cette génération, et elle les condamnera.
En effet, elle est venue de l'extrémité du monde
pour écouter la sagesse de Salomon,
et il y a ici bien plus que Salomon.
Lors du Jugement, les habitants de Ninive
se lèveront en même temps que cette génération,
et ils la condamneront ; en effet, ils se sont convertis
en réponse à la proclamation faite par Jonas,
et il y a ici bien plus que Jonas.

Pourquoi "génération mauvaise" ? Elle l'est en ce sens qu'elle ne veut croire que ce qu'elle voit avec ses yeux de chair, et ne sait pas lire les signes des temps. Pour les lire, il faut être dans l'attitude de celui qui écoute, l'écoute du cœur. Il faut aussi avoir des yeux qui voient. "Voici mon secret, dit le renard au petit prince : on ne voit bien qu'avec son cœur. L'essentiel est invisible pour les yeux." Jésus dit à Thomas : "Heureux qui croit sans avoir vu !" Il parle des yeux de chair. Les sens spirituels existent, mais trop souvent ils sont paralysés par les sens extérieurs de notre épiderme.
Le signe fondamental qui est donné par Jésus, n'est autre que celui de sa mort et de sa résurrection. Comme Jonas qui reste trois jours dans le ventre du monstre avant d'être craché par celui-ci, Jésus reste dans le ventre de la mort et ressuscite le troisième jour : la mort le rejette. Elle ne peut l'anéantir car Il est la Vie. Pour saisir ce signe, il faut l'écoute et le regard de la foi.
La Reine de Saba eut assez d'humilité pour reconnaître la sagesse de Salomon. Jésus est la Sagesse incarnée. Pour comprendre cela, il faut l'écoute et le regard de la foi.
Jonas a appelé à la conversion et les habitants de Ninive l'ont suivi et ils ont eu la vie. Le message de Jésus est le même : la libération de l'homme qui se met dans des situations d'esclavage et de mort : "Viens et suis-moi, lui dit Jésus, et tu auras la Vie ...
Laissons Jésus assumer nos vies, nos péchés, notre mort ...
Cela demande un décentrement de soi et un abandon de ses certitudes pour construire sa vie sur un Autre qui est Roc : "Je t'aime, Seigneur, ma force : Seigneur, mon Roc, ma forteresse, Dieu mon libérateur, le rocher qui m'abrite ..." (Ps 17, 2-3)

Dans l'impossibilité de commenter la Parole du jour
je vous invite à lire l'Évangile en vous posant
différentes questions
Quand, où, qui, quoi, comment, Pourquoi ?

samedi 9 octobre 2010

Parole du jour
Lc 11, 27-28
Samedi 9 octobre

Comme Jésus était en train de parler,
une femme éleva la voix au milieu de la foule pour lui dire :
« Heureuse la mère qui t'a porté dans ses entrailles,
et qui t'a nourri de son lait ! » Alors Jésus lui déclara :
« Heureux plutôt ceux qui
entendent la parole de Dieu, et qui la gardent ! »

Voici une béatitude qui nous concerne tous et qui est pour chacun Parole de Vie. Il ne suffit pas de la trouver belle, mais de la mettre en pratique. La Parole est à entendre à la Messe où elle est proclamée jour après jour, dimanche après dimanche ... Elle l'est aussi à la maison où il ne suffit pas d'avoir une Bible sur une étagère. Pour que les écrits deviennent Parole Vivante, encore faut-il l'ouvrir et la lire. Il y a des moments où tout feu tout flamme, on va comme la dévorer ... puis il y a des moments où on va la laisser dormir sous la poussière. Le maître mot pour "garder la Parole Vivante" est "Fidélité" quelle que soit ma température. Dans la vie il y a toujours des montagne russes. Un jour j'ai envie, le lendemain j'ai plus envie. Si je me laisse guider par les sentiments du moment, je n'irai pas loin ... Il me faut prendre une "décision" et m'y tenir contre vent et marée. "Tout ravin sera comblé et toute montagne abaissée" proclame Jean Baptiste. A nous par notre "persévérance" de niveler le terrain pour que la Parole puisse rejoindre notre vie et la transformer.

vendredi 8 octobre 2010

Parole du jour
Lc 11, 15-26
Vendredi 8 octobre

Comme Jésus avait expulsé un démon,
certains se mirent à dire :
« C'est par Béelzéboul, le chef des démons,
qu'il expulse les démons. »
D'autres, pour le mettre à l'épreuve,
lui réclamaient un signe venant du ciel.
Jésus, connaissant leurs intentions, leur dit :
« Tout royaume divisé devient un désert,
ses maisons s'écroulent les unes sur les autres.
Si Satan, lui aussi, est divisé,
comment son royaume tiendra-t-il ?
Vous dites que c'est par Béelzéboul
que j'expulse les démons.
Et si c'est par Béelzéboul
que moi, je les expulse,
vos disciples, par qui les expulsent-ils ?
C'est pourquoi ils seront eux-mêmes vos juges.
Mais si c'est par le doigt de Dieu que j'expulse les démons,
c'est donc que le règne de Dieu est survenu pour vous.

Le mot "Béelzéboul" signifie "prince des mouches". Sans doute en référence à toutes ces mouches que l'on voit attaquer le museau des vaches ou des chevaux en été, et dont ils n'arrivent pas à se débarrasser. Il est bien des catégories de mouches et on se laisse facilement piquer. Jésus lui nous en débarrasse et il le fait par le "doigt de Dieu" qui est le symbole de l'Esprit-Saint. En Matthieu 12, 28, Jésus dit : " Mais si c'est par l'Esprit-Saint que j'expulse les démons ..." Il est intéressant de noter que le Sacrement de Réconciliation nous libère de ces mouches qui nous pourrissent la vie. Dans la formule d'absolution il est dit : " ... par la mort et la résurrection de son Fils il a réconcilié le monde et il a envoyé l'Esprit-Saint pour la rémission des péchés ..." C"est l'Esprit-Saint qui libère du péché et des liens dont il nous entrave ... Le règne de Dieu en nous, c'est cette "libération intérieure qui nous rend à la Paix, à la Communion avec Dieu, avec nous-mêmes et avec les autres.

jeudi 7 octobre 2010

Parole du jour
Lc 11, 10-13
Jeudi 7 octobre

Eh bien, moi, je vous dis :
Demandez, vous obtiendrez ;
cherchez, vous trouverez ;

frappez, la porte vous sera ouverte.
Celui qui demande reçoit ;
celui qui cherche trouve ;
et pour celui qui frappe, la porte s'ouvre.
Quel père parmi vous donnerait
un serpent à son fils qui lui demande un poisson ?
ou un scorpion, quand il demande un œuf ?
Si donc vous, qui êtes mauvais,
vous savez donner de bonnes choses à vos enfants,
combien plus le Père céleste donnera-t-il
l'Esprit Saint à ceux qui le lui demandent ! »

Ces paroles de Jésus rejoigne le commentaire de l'Évangile d'hier. Que faut-il demander ? Le renouvellement de la grâce de l'Esprit-Saint en nous. Il faut la demander avec un grand désir pour que la porte de notre cœur s'ouvre pour l'accueillir : "Laissez jaillir l'Esprit ... Laissez-vous animer ... conduire par l'Esprit" écrit St Paul ... Voici une prière très ancienne, qui dès le lever du jour pourra nous y aider, pour que tout le jour "nous servions en sa Présence" (2ème Prière Eucharistique) et faisons les bons choix :

Viens, Esprit-Saint, en nos cœurs,
et envoie du haut du ciel
un rayon de ta lumière.

Viens en nous, père des pauvres.
Viens, dispensateur des dons.
Viens, lumière en nos cœurs.

Consolateur souverain,
hôte très doux de nos âmes,
adoucissante fraîcheur.

Dans le labeur, le repos ;
dans la fièvre, la fraîcheur ;
dans les pleurs, le réconfort.

O lumière bienheureuse,
viens remplir jusqu’à l’intime
le cœur de tous tes fidèles.

Sans ta puissance divine,
il n’est rien en aucun homme,
rien qui ne soit perverti.

Lave ce qui est souillé,
baigne ce qui est aride,
guéris ce qui est blessé.

Assouplis ce qui est raide,
réchauffe ce qui est froid,
rends droit ce qui est faussé.

A tous ceux qui ont la foi
et qui en toi se confient,
donne tes sept dons sacrés.

Donne mérite et vertu
donne le salut final
donne la joie éternelle.

Amen.

Il est bon de raviver en nous le "Don" de Dieu qui est "Père, Fils et St Esprit", Communion d'Amour !

mercredi 6 octobre 2010

Parole du jour
Lc 11, 1-4
Mercredi 06 octobre

Un jour, quelque part, Jésus était en prière.
Quand il eut terminé, un de ses disciples lui demanda :
« Seigneur, apprends-nous à prier,
comme Jean Baptiste l'a appris à ses disciples. »
Il leur répondit :
« Quand vous priez, dites :
'Père, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne.
Donne-nous le pain
dont nous avons besoin pour chaque jour.
Pardonne-nous nos péchés,
car nous-mêmes nous pardonnons
à tous ceux qui ont des torts envers nous.
Et ne nous soumets pas à la tentation.' »

Il faut d'abord reconnaître que le problème n'est pas de savoir si nous savons ou non bien prier . Sortir de la prière et penser que ça a marché ou que ça n'a pas marché, est suspect. C'est faire de la prière mon affaire ! Le risque est le donnant donnant avec Dieu ... et une forme de perfectionnite avec tout ce que cela engendre, et en particulier la culpabilisation. L'orgueil s'infiltre partout, même là ... et peut-être surtout là car l'enjeu est essentiel !
La prière fondamentale pour Jésus, consiste à demander l'Esprit-Saint,
"Lui que le Père donnera à ceux qui l'en prie". C'est l'Esprit-Saint, qui "connaissant les profondeur de Dieu" nous inspirera la "bonne" prière, car par nous-même s "nous ne savons pas prier comme il faut" (Rm 8, 26-27). Il nous inspirera comment dire : "Père" ! St Paul écrit dans la lettre qu'il adresse aux Romains : "Tous ceux qui se laisse conduire par l'Esprit-Saint sont fils de Dieu. Aussi bien n'avez-vous pas reçu un esprit d'esclaves pour retomber dans la crainte; vous avez reçu un esprit de fils adoptif qui nous fait nous écrier : Abba ! Père ! L'Esprit en personne se joint à notre esprit pour attester que nous sommes enfants de Dieu ... cohéritiers du Christ ..." (Rm 8, 14-17)
La prière ne nous appartient pas. Se tâter le pouls pour voir si on prie bien ou mal, éloigne de Dieu et centre sur soi-même. Cela conduit à la peur et donc à l'esclavage : satisfaire un dieu pharaonique qui n'est pas Père, et nous satisfaire nous-mêmes ou non. Un chemin d'angoisse et de scrupules ...
S'en remettre à l'Esprit-Saint, sans se regarder, malgré nos faiblesses, nos distractions, nos incapacités fait de nous des personnes libres, dessaisies d'elles-mêmes. En vérité, des fils et des filles du Père.
L'important, c'est l'intention du cœur et notre désir profond. St Augustin a écrit : "Ta prière, c'est ton désir !"

mardi 5 octobre 2010

Parole du jour
Lc 10, 38-42
Mardi 5 octobre

Alors qu'il était en route avec ses disciples,
Jésus entra dans un village.

Une femme appelée Marthe le reçut dans sa maison.

Elle avait une soeur nommée Marie qui,

se tenant assise aux pieds du Seigneur,

écoutait sa parole.

Marthe était accaparée

par les multiples occupations du service.

Elle intervint et dit :

« Seigneur, cela ne te fait rien ?

Ma sœur me laisse seule à faire le service.

Dis-lui donc de m'aider. »

Le Seigneur lui répondit :

« Marthe, Marthe,
tu t'inquiètes et tu t'agites
pour bien des choses.
Une seule est nécessaire.
Marie a choisi la meilleure part :
elle ne lui sera pas enlevée. »

Si Marie a la meilleure part, c'est qu'elle ne met pas la charrue avant les bœufs. Il est bon de se mettre au service et de faire des choses pour Jésus. L'intention de Marthe est bonne : bien accueillir Jésus. Mais centrée sur le faire, elle n'est plus attentive à la Personne accueillie. Elle l'est envers ce qu'elle va lui donner. Marie, elle, commence par "être" avec Jésus. Elle le met au centre de son attention et sa Présence l'illumine : elle l'écoute. Écouter au lieu de s'écouter et de s'agiter ... Marie, ensuite, est apte à se mettre au service. Elle le fait alors dans les bonnes dispositions car son cœur est habité par celui qu'elle sert. Il y a en chacun de nous du Marthe et du Marie. L'important est de choisir la bonne hiérarchie : Marie d'abord, Marthe ensuite.

lundi 4 octobre 2010

Saint François d'Assise
Lundi 4 octobre

Rien ne peut empêcher le Soleil de rayonner

Il faudrait toujours remercier Dieu. Même quand tout ne s’arrange pas comme nous le voudrions. Mais, c’est difficile. Nous manquons toujours à l’espérance. Quand j’étais jeune je demandais parfois des comptes à Dieu, lorsque les choses n’allaient pas comme je le désirais. Et si Dieu faisait la sourde oreille, je me troublais, je m’irritais même. A présent, je ne demande plus aucun compte à Dieu. J’ai compris que cette attitude était enfantine et ridicule. Dieu est comme le soleil. Qu’on le voie ou qu’on ne le voie pas, qu’il apparaisse ou qu’il se cache, il rayonne. Allez empêcher le soleil de rayonner ! Et bien, on ne peut davantage empêcher Dieu de ruisseler de miséricorde !

A la différence du soleil qui rayonne sans nous et par-dessus nos têtes, Dieu a voulu que sa bonté passe par le cœur des hommes. C’est là quelque chose de merveilleux et de redoutable. Il dépend de chacun de nous, pour notre part, que les hommes éprouvent ou non la miséricorde de Dieu. Voilà pourquoi la bonté est une si grande chose. (Tiré du livre La Sagesse d'un Pauvre)

La rencontre du lépreux

Un soir, en se promenant à cheval, François rencontre un lépreux. D'habitude, François, comme tout le monde d'ailleurs, s'enfuit dès qu'un lépreux s'approche d'un peu trop près. La lèpre est une maladie très contagieuse, et la peur de l'attraper, met le malade en dehors de toute vie avec les gens de la ville. Tout le monde fuit dès que la clochette du lépreux retentit ! Pourtant, cette fois – là, François s'arrête, prend le lépreux dans ses bras et l'embrasse ; il remonte à cheval, et quand il se retourne pour saluer une dernière fois le lépreux, celui – ci a disparu. François comprend alors que c'est Jésus lui même qui se présentait à lui sous les traits du lépreux.

Les deux récit se rejoignent. A chacun de trouver le lien et son implication dans sa vie ...