mardi 13 octobre 2009

Parole du jour
(Mardi 13 octobre)
(Lc 11, 37-41)

Comme Jésus parlait,
un pharisien l'invita pour le repas de midi.
Jésus entra chez lui et se mit à table.
Le pharisien fut étonné en voyant
qu'il n'avait pas d'abord fait son ablution avant le repas.
Le Seigneur lui dit :
« Bien sûr, vous les pharisiens,
vous purifiez l'extérieur de la coupe et du plat,
mais à l'intérieur vous êtes remplis
de cupidité et de méchanceté.
Insensés ! Celui qui a fait l'extérieur
n'a-t-il pas fait aussi l'intérieur ?
Donnez plutôt en aumônes ce que vous avez,
et alors tout sera pur pour vous. »

Ce qui compte pour une maison, ce n'est pas d'abord la façade, mais bien l'intérieur. C'est en effet à l'intérieur que l'on habite. Il y a des gens laid extérieurement et qui sont beau intérieurement et réciproquement ... Ce qui fait notre Personne, c'est l'intérieur. Or nous sommes dans une société dite de consommation, où l'on gonfle l'extérieur au détriment de l'intériorité. Nombre d'individus se jettent dans les réalités extérieures en croyant y trouver existence. Mais ils n'y trouvent qu'amertume et désillusion ... Ce qu'il faut nourrir en premier, c'est l'intérieur. Un cœur pur saura discerner ce qui est bon dans la conduite de sa vie. La purification essentielle est justement celle du cœur, de l'esprit ... La Parole de Dieu et en particulier le Évangiles, est source de purification : "Je verserai sur vous une eau pur, dit Dieu par la voix du prophète Ezéchiel, et vous serez purifiés, de toutes vos souillures je vous purifierai ... je mettrai en vous un esprit nouveau ... je vous donnerai un cœur de chair ..." Et Jésus à ses disciples : "Purifiés, vous l'êtes déjà grâce à la Parole que je vous ai enseignée ..."
Dans le "Je confesse à Dieu", je reconnais mon impureté : "je reconnais que j'ai péché en pensée, en parole, par action et par omission"... et demande la purification essentielle qui changera l'orientation de ma vie et de ma relation avec Dieu, avec moi-même et avec autrui : "Il a envoyé l'Esprit-Saint pour la rémission des péchés. Par le ministère de l'Église, qu'il vous donne le pardon et la paix" ... la purification intérieure qui va changer le comportement extérieure et donner à une personne même physiquement laide de devenir belle par son rayonnement et sa charité. Nous vivons trop souvent de normes et de mode qui n'apporte pas le bonheur.

lundi 12 octobre 2009

Parole du jour
(Lundi 12 octobre)
(Lc 11, 17-30)

Comme la foule s'amassait, Jésus se mit à dire :
« Cette génération est une génération mauvaise :
elle demande un signe,
mais en fait de signe
il ne lui sera donné que celui de Jonas.
Car Jonas a été un signe pour les habitants de Ninive ;
il en sera de même avec le Fils de l'homme pour cette génération.
Lors du Jugement, la reine de Saba
se dressera en même temps que les hommes
de cette génération, et elle les condamnera.
En effet, elle est venue de l'extrémité du monde
pour écouter la sagesse de Salomon,
et il y a ici bien plus que Salomon.
Lors du Jugement, les habitants de Ninive
se lèveront en même temps que cette génération,
et ils la condamneront ; en effet, ils se sont convertis
en réponse à la proclamation faite par Jonas,
et il y a ici bien plus que Jonas.

Pourquoi "génération mauvaise" ? Elle l'est en ce sens qu'elle ne veut croire que ce qu'elle voit avec ses yeux de chair, et ne sait pas lire les signes des temps. Pour les lire, il faut être dans l'attitude de celui qui écoute, l'écoute du cœur. Il faut aussi avoir des yeux qui voient. "Voici mon secret, dit le renard au petit prince : on ne voit bien qu'avec son cœur. L'essentiel est invisible pour les yeux." Jésus dit à Thomas : "Heureux qui croit sans avoir vu !" Il parle des yeux de chair. Les sens spirituels existent, mais trop souvent ils sont paralysés par les sens extérieurs de notre épiderme.
Le signe fondamental qui est donné par Jésus, n'est autre que celui de sa mort et de sa résurrection. Comme Jonas qui reste trois jours dans le ventre du monstre avant d'être craché par celui-ci, Jésus reste dans le ventre de la mort et ressuscite le troisième jour. Pour saisir ce signe, il faut l'écoute et le regard de la foi.
La Reine de Saba eut assez d'humilité pour reconnaître la sagesse de Salomon. Jésus est la Sagesse incarnée. Pour comprendre cela, il faut l'écoute et le regard de la foi.
Jonas a appelé à la conversion et les habitants de Ninive l'ont suivi et ils ont eu la vie. Le message de Jésus est le même : la libération de l'homme qui se met dans des situations d'esclavage et de mort ...

Cela demande un décentrement de soi et un abandon de ses certitudes pour construire sa vie sur un Autre qui est Roc : "Je t'aime, Seigneur, ma force : Seigneur, mon Roc, ma forteresse, Dieu mon libérateur, le rocher qui m'abrite ..." (Ps 17, 2-3)

dimanche 11 octobre 2009

Parole du jour
(Dimanche 11 octobre)
(Lc 11, 17-30)

Jésus se mettait en route
quand un homme accourut vers lui,
se mit à genoux et lui demanda :
« Bon maître,
que dois-je faire
pour avoir en héritage la vie éternelle ? »

Jésus lui dit :
« Pourquoi m'appelles-tu bon ?
Personne n'est bon, sinon Dieu seul.
Tu connais les commandements :
Ne commets pas de meurtre, ne commets pas d'adultère,
ne commets pas de vol, ne porte pas de faux témoignage,
ne fais de tort à personne, honore ton père et ta mère. »
L'homme répondit :
« Maître,
j'ai observé tous ces commandements
depuis ma jeunesse. »

Posant alors son regard sur lui,
Jésus se mit à l'aimer. Il lui dit :
« Une seule chose te manque :
va, vends tout ce que tu as,
donne-le aux pauvres
et tu auras un trésor au ciel ;

puis viens et suis-moi. »
Mais lui, à ces mots,
devint sombre et s'en alla tout triste,

car il avait de grands biens.

Il y aurait beaucoup à dire sur cet Évangile. Souvent notre réflexion se cristallise sur le fait qu'il s'agit d'un riche. Or la pointe du récit ne me semble être en premier lieu à ce niveau. Il est une petite phrase lumineuse : "Jésus ayant fixé son regard sur lui l'aima". C'est en fait la réponse à sa question : "Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ?" Il ne s'agit pas d'abord de faire quelque chose, même s'il s'agit des commandements. Le jeune homme "fait" ces commandements, mais il n'est pas satisfait. Qu'elle est donc alors la bonne attitude ? ... "Se savoir aimé de Dieu"et avancer dans cette certitude. L'amour de Dieu est toujours premier. Et celui qui se sait ainsi aimé ne peut répondre à l'amour que par l'amour. Le jeune homme riche est appelé en premier lieu, à quitter "ses grands biens", ses certitudes, ses richesses intellectuelles et spirituelles pour s'ouvrir à cet amour : "Va, vends tout ce que tu as ..." Son refus ne change rien à l'amour de Dieu pour lui, mais le plonge dans la tristesse car il préfère resté ancré sur lui-même plutôt que de faire confiance à Jésus, Révélation de l'Amour de Dieu.

vendredi 9 octobre 2009

Parole du jour
(Vendredi 09 octobre)
(Lc 11, 15-26)

Comme Jésus avait expulsé un démon,
certains se mirent à dire :
« C'est par Béelzéboul, le chef des démons,
qu'il expulse les démons. »
D'autres, pour le mettre à l'épreuve,
lui réclamaient un signe venant du ciel.
Jésus, connaissant leurs intentions, leur dit :
« Tout royaume divisé devient un désert,
ses maisons s'écroulent les unes sur les autres.
Si Satan, lui aussi, est divisé,
comment son royaume tiendra-t-il ?
Vous dites que c'est par Béelzéboul
que j'expulse les démons.
Et si c'est par Béelzéboul
que moi, je les expulse,
vos disciples, par qui les expulsent-ils ?
C'est pourquoi ils seront eux-mêmes vos juges.
Mais si c'est par le doigt de Dieu que j'expulse les démons,
c'est donc que le règne de Dieu est survenu pour vous.

Le mot "Béelzéboul" signifie "prince des mouches". Sans doute en référence à toutes ces mouches que l'on voit attaquer le museau des vaches ou des chevaux en été, et dont ils n'arrivent pas à se débarrasser. Il est bien des catégories de mouches et on se laisse facilement piquer. Jésus lui nous en débarrasse et il le fait par le "doigt de Dieu" qui est le symbole de l'Esprit-Saint. En Matthieu 12, 28, Jésus dit : " Mais si c'est par l'Esprit-Saint que j'expulse les démons ..." Il est intéressant de noter que le Sacrement de Réconciliation nous libère de ces mouches qui nous pourrissent la vie. Dans la formule d'absolution il est dit : " ... par la mort et la résurrection de son Fils il a réconcilié le monde et il a envoyé l'Esprit-Saint pour la rémission des péchés ..." C"est l'Esprit-Saint qui libère du péché et des liens dont il nous entrave ... Le règne de Dieu en nous, c'est cette "libération intérieure qui nous rend à la Paix, à la Communion avec Dieu, avec nous-mêmes et avec les autres.

jeudi 8 octobre 2009

Parole du jour
(Jeudi 07 octobre)
(Lc 11, 1-4)

Eh bien, moi, je vous dis :
Demandez, vous obtiendrez ;
cherchez, vous trouverez ;

frappez, la porte vous sera ouverte.
Celui qui demande reçoit ;
celui qui cherche trouve ;
et pour celui qui frappe, la porte s'ouvre.
Quel père parmi vous donnerait
un serpent à son fils qui lui demande un poisson ?
ou un scorpion, quand il demande un oeuf ?
Si donc vous, qui êtes mauvais,
vous savez donner de bonnes choses à vos enfants,
combien plus le Père céleste donnera-t-il
l'Esprit Saint à ceux qui le lui demandent ! »

Ces paroles de Jésus rejoigne le commentaire de l'Évangile d'hier. Que faut-il demander ? Le renouvellement de la grâce de l'Esprit-Saint en nous. Voici une prière très ancienne, qui dès le lever du jour pourra nous y aider, pour que tout le jour "nous servions en sa Présence" et faisons les bons choix :

Viens, Esprit-Saint, en nos cœurs,
et envoie du haut du ciel
un rayon de ta lumière.

Viens en nous, père des pauvres.
Viens, dispensateur des dons.
Viens, lumière en nos cœurs.

Consolateur souverain,
hôte très doux de nos âmes,
adoucissante fraîcheur.

Dans le labeur, le repos ;
dans la fièvre, la fraîcheur ;
dans les pleurs, le réconfort.

O lumière bienheureuse,
viens remplir jusqu’à l’intime
le cœur de tous tes fidèles.

Sans ta puissance divine,
il n’est rien en aucun homme,
rien qui ne soit perverti.

Lave ce qui est souillé,
baigne ce qui est aride,
guéris ce qui est blessé.

Assouplis ce qui est raide,
réchauffe ce qui est froid,
rends droit ce qui est faussé.

A tous ceux qui ont la foi
et qui en toi se confient,
donne tes sept dons sacrés.

Donne mérite et vertu
donne le salut final
donne la joie éternelle.

Amen.

Il est bon de raviver en nous le "Don" du Père !

mardi 6 octobre 2009

Parole du jour
(Mercredi 07 octobre)
(Lc 11, 1-4)

Un jour, quelque part, Jésus était en prière.
Quand il eut terminé, un de ses disciples lui demanda :
« Seigneur, apprends-nous à prier,
comme Jean Baptiste l'a appris à ses disciples. »
Il leur répondit :
« Quand vous priez, dites :
'Père, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne.
Donne-nous le pain
dont nous avons besoin pour chaque jour.
Pardonne-nous nos péchés,
car nous-mêmes nous pardonnons
à tous ceux qui ont des torts envers nous.
Et ne nous soumets pas à la tentation.' »

Il faut d'abord reconnaître que le problème n'est pas de savoir si nous savons ou non bien prier . Sortir de la prière et penser que ça a marché ou que ça n'a pas marché, est suspect. C'est faire de la prière mon affaire ! Le risque est le donnant donnant avec Dieu ... et une forme de perfectionnite avec tout ce que cela engendre, et en particulier la culpabilisation. L'orgueil s'infiltre partout, même là ... et peut-être surtout là car l'enjeu est essentiel !
La prière fondamentale pour Jésus, consiste à demander l'Esprit-Saint,
"Lui que le Père donnera à ceux qui l'en prie". C'est l'Esprit-Saint, qui "connaissant les profondeur de Dieu" nous inspirera la "bonne" prière, car par nous-même s "nous ne savons pas prier comme il faut" (Rm 8, 26-27). Il nous inspirera comment dire : "Père" ! St Paul écrit dans la lettre qu'il adresse aux Romains : "Tous ceux qui se laisse conduire par l'Esprit-Saint sont fils de Dieu. Aussi bien n'avez-vous pas reçu un esprit d'esclaves pour retomber dans la crainte; vous avez reçu un esprit de fils adoptif qui nous fait nous écrier : Abba ! Père ! L'Esprit en personne se joint à notre esprit pour attester que nous sommes enfants de Dieu ... cohéritiers du Christ ..." (Rm 8, 14-17)
La prière ne nous appartient pas. Se tâter le pouls pour voir si on prie bien ou mal, éloigne de Dieu et centre sur soi-même. Cela conduit à la peur et donc à l'esclavage : satisfaire un dieu pharaonique qui n'est pas Père, et nous satisfaire nous-mêmes ou non. Un chemin d'angoisse et de scrupules ...
S'en remettre à l'Esprit-Saint, sans se regarder, malgré nos faiblesses, nos distractions, nos incapacités fait de nous des personnes libres, dessaisies d'elles-mêmes. En vérité, des fils et des filles du Père.
L'important, c'est l'intention du cœur et notre désir profond. St Augustin a écrit : "Ta prière, c'est ton désir !"
Parole du jour
(Mardi 06 octobre)
(Lc 10, 38-42)

Alors qu'il était en route avec ses disciples,
Jésus entra dans un village.

Une femme appelée Marthe le reçut dans sa maison.

Elle avait une soeur nommée Marie qui,

se tenant assise aux pieds du Seigneur,

écoutait sa parole.

Marthe était accaparée

par les multiples occupations du service.

Elle intervint et dit :

« Seigneur, cela ne te fait rien ?

Ma soeur me laisse seule à faire le service.

Dis-lui donc de m'aider. »

Le Seigneur lui répondit :

« Marthe, Marthe,
tu t'inquiètes et tu t'agites
pour bien des choses.
Une seule est nécessaire.
Marie a choisi la meilleure part :
elle ne lui sera pas enlevée. »

Si Marie a la meilleure part, c'est qu'elle ne met pas la charrue avant les bœufs. Il est bon de se mettre au service et de faire des choses pour Jésus. L'intention de Marthe est bonne : bien accueillir Jésus. Mais centrée sur le faire, elle n'est plus attentive à la Personne accueillie. Elle l'est envers ce qu'elle va lui donner. Marie, elle, commence par "être" avec Jésus. Elle le met au centre de son attention et sa Présence l'illumine : elle l'écoute. Écouter au lieu de s'écouter et de s'agiter ... Marie, ensuite, est apte à se mettre au service. Elle le fait alors dans les bonnes dispositions car son cœur est habité par celui qu'elle sert. Il y a en chacun de nous du Marthe et du Marie. L'important est de choisir la bonne hiérarchie : Marie d'abord, Marthe ensuite.

lundi 5 octobre 2009

Parole du jour
(Lundi 05 octobre)
(Lc 10, 25-37)

25 Pour mettre Jésus à l'épreuve,
un docteur de la Loi lui posa cette question :
« Maître, que dois-je faire pour avoir part à la vie éternelle ? »
26 Jésus lui demanda :
« Dans la Loi, qu'y a-t-il d'écrit ? Que lis-tu ? »
27 L'autre répondit :
« Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur,
de toute ton âme, de toute ta force et de tout ton esprit,
et ton prochain comme toi-même. »
28 Jésus lui dit :
« Tu as bien répondu. Fais ainsi et tu auras la vie. »
29 Mais lui, voulant montrer
qu'il était un homme juste, dit à Jésus :

« Et qui donc est mon prochain ? »
30 Jésus reprit :
« Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho,
et il tomba sur des bandits ;
ceux-ci, après l'avoir dépouillé,

roué de coups, s'en allèrent en le laissant à moitié mort.
31 Par hasard, un prêtre descendait par ce chemin ;
il le vit et passa de l'autre côté.
32 De même un lévite arriva à cet endroit ;
il le vit et passa de l'autre côté.
33 Mais un Samaritain, qui était en voyage,
arriva près de lui ; il le vit et fut saisi de pitié.
34 Il s'approcha, pansa ses plaies
en y versant de l'huile et du vin ;

puis il le chargea sur sa propre monture,
le conduisit dans une auberge et prit soin de lui.
35 Le lendemain, il sortit deux pièces d'argent,
et les donna à l'aubergiste, en lui disant :
'Prends soin de lui ;
tout ce que tu auras dépensé en plus,
je te le rendrai quand je repasserai.'
36 Lequel des trois, à ton avis,
a été le prochain de l'homme
qui était tombé entre les mains des bandits ? »
37 Le docteur de la Loi répond :
« Celui qui a fait preuve de bonté envers lui. »
Jésus lui dit : « Va, et toi aussi fais de même. »

Cette parabole se suffit à elle-même. Jésus se fait provocateur. Il met en scène un "samaritain" reconnu par ceux qui l'interpelle comme un hérétique, et deux "notables religieux" juifs. Ces derniers, alors qu'ils devraient être exemplaire en charité, s'en détourne, sans doute prisonniers de leurs règles et de lois humaines accolées à la Loi divine. C'est celui qu'ils méprisent qui vit de ce qui est le coeur cette Loi, l'amour du prochain accueilli comme Dieu Lui-même : "J'étais blessé et tu m'as secouru." Cette histoire nous rappelle la question de Dieu à Caïn : "Qu'as-tu fais de ton frère ?" ... Le cœur du Samaritain est plein d’amour et il lui suffit qu’un homme ait besoin d’aide pour agir. L’amour ne cherche pas à savoir comment, où et quand il faut être charitable. Le Samaritain ne pose au blessé aucune question concernant sa nationalité, sa foi, son caractère; il voit simplement un homme malheureux dans le besoin. Voyez ses caractéristiques du secours apporté par un véritable amour (V 34 et 35) : ce secours est apporté avec promptitude, totalement sans réserves, avec désintéressement, avec une patience à toute épreuve et avec bon sens... Dieu ne fait pas de différence entre les hommes et l'amour authentique n'a pas de frontière. Jésus ira jusqu'à donner comme commandement : "aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous persécutent ..." A celui qui veut le suivre, il dit : "va et toi aussi, fais de même."
Les Pères de l'Église ont aimé voir dans l'homme blessé, l'homme frappé par le péché. L'Ancien Testament est incapable de s'occuper de lui. C'est le Nouveau Testament qui ouvre à cette possibilité : Jésus est "le Bon Samaritain" qui prend soin de l'homme, le soigne et le rend à la santé (le Salut). Dans l'hôtellerie, ils voient l'Église appelé à prolonger l'œuvre du Christ.

samedi 3 octobre 2009

Parole du jour
(Samedi 03 octobre)
(Lc 10, 17-24)

17 Les soixante-douze disciples revinrent tout joyeux.
Ils racontaient :
« Seigneur, même les esprits mauvais
nous sont soumis en ton nom. »
18 Jésus leur dit :
« Je voyais Satan tomber du ciel comme l'éclair.
19 Vous, je vous ai donné
pouvoir d'écraser serpents et scorpions,
et pouvoir sur toute la puissance de l'Ennemi ;
et rien ne pourra vous faire du mal.
20 Cependant, ne vous réjouissez pas
parce que les esprits vous sont soumis ;
mais réjouissez-vous parce que vos noms
sont inscrits dans les cieux. »
21 A ce moment, Jésus exulta de joie
sous l'action de l'Esprit Saint, et il dit :
« Père, Seigneur du ciel et de la terre,
je proclame ta louange :
ce que tu as caché aux sages et aux savants,
tu l'as révélé aux tout-petits.
Oui, Père, tu l'as voulu ainsi dans ta bonté.
22 Tout m'a été confié par mon Père ;
personne ne connaît qui est le Fils, sinon le Père,
et personne ne connaît qui est le Père,
sinon le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler. »
23 Puis il se tourna vers ses disciples
et leur dit en particulier :
« Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez !
24 Car, je vous le déclare :
beaucoup de prophètes et de rois
ont voulu voir ce que vous voyez, et ne l'ont pas vu,
entendre ce que vous entendez, et ne l'ont pas entendu. »

Le message de l'Évangile, c'est que Dieu est "Libérateur". Le Fils de Dieu s'est incarné pour "libérer" l'humanité, libérer l'homme, me libérer : "Seigneur, même les esprits mauvais nous sont soumis EN TON NOM." Rendre l'homme à la "liberté intérieure".
On a fait de Dieu une idole, un potentat, un Être qu'il faut satisfaire, qui nous tient sous un joug de fer et nous culpabilise ... Caricature ! Seigneur délivre-nous de ce mal ! ... de ce détournement de ton cœur de Père ! ...
La croix nous signifie le vrai visage de Dieu qui se révèle en Jésus-Christ. Que nous enseignent les Évangiles : Il libère et il guérit et, pour accomplir cette œuvre de Salut, de Santé , il n'hésite pas à donner sa vie pour l'homme.
Pour comprendre cela, il nous faut demander un cœur de pauvre, un cœur d'enfant, un cœur ouvert et humble. C'est l'Esprit-Saint qui le façonne en nous : « Jésus exulta de joie sous l'action de l'Esprit Saint, et il dit : "Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux (soi-disant) sages et aux (soi-disant) savants, tu l'as révélé aux tout-petits ..."

vendredi 2 octobre 2009

Parole du jour
(Vendredi 02 octobre)
(Lc 9, 46-50)

13i En parlant aux soixante-douze disciples
Jésus disait:
"Malheureuse es-tu, Corazine!
Malheureuse es-tu, Bethsaïde! Car,
si les miracles qui ont eu lieu chez vous
avaient eu lieu à Tyr et à Sidon,
il y a longtemps que les gens y auraient
pris le vêtement de deuil,
et se seraient assis dans la cendre en signe de pénitence.
14 En tout cas, Tyr et Sidon
seront traitées moins sévèrement
que vous lors du Jugement.
15 Et toi, Capharnaüm, seras-tu donc élevée jusqu'au ciel ?
Non, tu descendras jusqu'au séjour des morts !
16 Celui qui vous écoute m'écoute ;
celui qui vous rejette me rejette ;
et celui qui me rejette rejette celui qui m'a envoyé. »

Le refus de voir et d'entendre est une "maladie" grave. Elle coupe de la vraie relation à l'autre qui est ignoré, rejeté et parfois comme non-existant. Elle fait tout partir de moi comme si j'étais le centre du monde. L'orgueil est à cet étage. Se faire Dieu sans Dieu. Et encore faut-il comprendre que le vrai Dieu, le Dieu de Jésus-Christ, Celui que le Christ incarne, lui il voit et il entend. Il suffit de lire l'Évangile pour le comprendre. Et il veut, lui, restaurer avec chaque être humain une vraie relation car il sait que la Personne n'existe que dans la relation à l'autre. Il en est ainsi dans la vie Trinitaire entre le Père, le Fils et l'Esprit-Saint, Communion d'Amour. Et ce qu'il veut pour les hommes qu'il a créé, c'est cette même Communion qui sort de soi pour le salut (la pleine santé) de l'autre : "Qu'ils soient un comme nous sommes un." (Jn 17). Jésus guérit les aveugles ... il guérit les sourds ... : "Je ne suis pas venu pour les bien-portants mais pour les malades". Encore faut-il se reconnaître malade et en besoin de médecin !

jeudi 1 octobre 2009

Fête de Ste Thérèse de l'Enfant Jésus
(Mercredi 01 octobre)
(Lc 10, 1-12)

01i Parmi ses disciples, le Seigneur
en désigna encore soixante-douze,
et il les envoya deux par deux devant lui
dans toutes les villes et localités
où lui-même devait aller.
02 Il leur dit :
« La moisson est abondante,
mais les ouvriers sont peu nombreux.
Priez donc le maître de la moisson
d'envoyer des ouvriers pour sa moisson.
03 Allez ! Je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups.
04 N'emportez ni argent, ni sac, ni sandales,
et ne vous attardez pas en salutations sur la route.
05 Dans toute maison où vous entrerez, dites d'abord :
'Paix à cette maison.'
06 S'il y a là un ami de la paix, votre paix ira reposer sur lui ;
sinon, elle reviendra sur vous.
07 Restez dans cette maison,
mangeant et buvant ce que l'on vous servira ;
car le travailleur mérite son salaire.
Ne passez pas de maison en maison.
08 Dans toute ville où vous entrerez et où vous serez accueillis,
mangez ce qu'on vous offrira.
09 Là, guérissez les malades, et dites aux habitants :
'Le règne de Dieu est tout proche de vous.'
10 Mais dans toute ville où vous entrerez
et où vous ne serez pas accueillis,
sortez sur les places et dites :
11 'Même la poussière de votre ville,
collée à nos pieds,
nous la secouons pour vous la laisser.
Pourtant sachez-le :
le règne de Dieu est tout proche.'
12 Je vous le déclare :
au jour du Jugement, Sodome sera traitée moins sévèrement
que cette ville.annoncer la Bonne nouvelle

En ce jour de la fête de Ste Thérèse où la liturgie nous donne un passage de l'Évangile sur la vocation des Apôtres, il est bon d'écouter son témoignage :
"Enfin j'ai trouvé le repos ... La Charité me donna la clef de ma vocation. Je compris que l'Amour renfermait toutes les vocations, que l'Amour était tout, qu'il embrassait tous les temps et tous les lieux ... En un mot, qu'il était éternel ... Alors dans l'excès de ma joie délirante je me suis écriée : O Jésus mon Amour ... ma vocation enfin je l'ai trouvée, ma vocation c'est l'Amour ! ...
Oui j'ai trouvé ma place dans l'Eglise et cette place, ô mon Dieu, c'est vous qui me l'avez donnée ... dans le cœur de l'Eglise ma Mère, je serai l'Amour ... ainsi je serai tout ... ainsi mon rêve sera réalisé !!! ..."

mardi 29 septembre 2009

Parole du jour
(Mardi 29 septembre)
(Lc 9, 46-50)

47 Lorsque Jésus voit Nathanaël venir à lui, il déclare :
« Voici un véritable fils d'Israël,
un homme qui ne sait pas mentir. »
48 Nathanaël lui demande :
« Comment me connais-tu ? »
Jésus lui répond :
« Avant que Philippe te parle,
quand tu étais sous le figuier, je t'ai vu. »
49 Nathanaël lui dit :
« Rabbi, c'est toi le Fils de Dieu !
C'est toi le roi d'Israël ! »
50 Jésus reprend :
« Je te dis que je t'ai vu sous le figuier,
et c'est pour cela que tu crois !
Tu verras des choses plus grandes encore. »
51 Et il ajoute :
« Amen, amen, je vous le dis :
vous verrez les cieux ouverts,
avec les anges de Dieu qui montent
et descendent au-dessus du Fils de l'homme. »

Le mot "Ange" signifie "Messager". Les Anges sont des être spirituels envoyés par Dieu pour nous aider dans notre marche vers Lui. Nous sommes en effet dans un combat pour la vie, la lumière, l’amour. Mais nous oublions que nous ne sommes pas seuls, que les Anges, comme les Saints, sont des alliés très efficaces.

Nous pouvons les appeler à notre secours. Si nous leur demandons, ils prennent notre défense et nous conduisent à la délivrance de ce qui nous entrave, comme Michel dont le nom signifie "qui est comme Dieu" et qui dans la Bible est montré comme un Ange qui combat le Mal et les ténèbres . Cependant, les Anges respectent profondément la liberté dans laquelle nous sommes crées. Si nous préférons demeurer seuls, ils nous laissent combattre seuls. Cependant, ils nous protègent invisiblement d’une manière très surprenante, nous verrons cela lors de notre "Passage" (Pâques) vers le Seigneur.

Plus nous sommes petits, plus ces « protecteurs » du ciel sont importants. « Il y eut un combat dans le ciel : celui de Michel et de ses anges contre le Dragon ». Ce combat contre les puissances des ténèbres, est celui de la vie selon l’Esprit, c’est un combat pour la Vie. Les anges et les archanges, comme tous les saints, sont des aides puissantes. Le grand combat dans lequel nous sommes inscrits est le combat de Jésus, de Marie, de l’Église, et donc le combat de l’humanité. Le menteur peut se servir de nous, à notre insu, pour faire son œuvre de destruction, de division (Sens du mot "diable").

Dans le combat spirituel, Saint Ignace de Loyola nous dit qu’il faut discerner sans cesse les pensées de notre cœur. Nous sommes en effet le théâtre des bons et des mauvais esprits. Une parole désagréable peut faire mal, un geste non contrôlé peut provoquer de la violence. Notre cœur est le réceptacle d’un grand combat qu’il est bon de mesurer : Paroles, gestes, attitudes sont à soumettre à la lumière de Dieu pour que son œuvre se réalise. Il nous faut demeurer dans le Christ, enveloppés par les anges parce que dans sa chair Jésus a tué la haine.

« Amen, amen, je vous le dis : vous verrez les cieux ouverts avec les anges de Dieu qui montent et descendent au-dessus du Fils de l’homme ». Après Michel le Défenseur, nous fêtons Gabriel, dont le nom signifie "Force de Dieu" ou "Dieu est ma Force", l’envoyé de Dieu. Pour que Marie soit libre de dire oui, dans son consentement, Dieu envoie l’Archange Gabriel. Les anges sont donnés pour nous protéger, pour nous aider dans notre cheminement, pour nous consolider. Jésus dira a propos des tout-petits : « Leurs anges voient sans cesse la face de Dieu. » C’est Tobie qui nous parle de Raphaël le guérisseur. Raphaël, dont le nom signifie "Dieu guérit", il se met en route, accompagnant le jeune Tobie, en revenant, il guérit de sa cécité le vieux Tobit.
Nous avons tous besoin d'accueillir l'annonce de la Bonne Nouvelle avec Gabriel, la délivrance avec Michel et la guérison avec Raphaël. Reconnaissons dans leur agir rejoint l'œuvre du Salut (mot qui signifie "Santé"), réalisé en Jésus-Christ.

lundi 28 septembre 2009

Parole du jour
(Lundi 28 septembre)
(Lc 9, 46-50)

46 Une discussion s'éleva entre les disciples
pour savoir qui était le plus grand parmi eux.
47 Mais Jésus, connaissant la discussion
qui occupait leur pensée,
prit un enfant, le plaça à côté de lui
48 et leur dit :
« Celui qui accueille en mon nom cet enfant,
c'est moi qu'il accueille.
Et celui qui m'accueille
accueille aussi celui qui m'a envoyé.
Et celui d'entre vous tous qui est le plus petit,
c'est celui-là qui est grand. »
49 Jean, l'un des Douze, dit à Jésus :
« Maître, nous avons vu quelqu'un
chasser les esprits mauvais en ton nom,
et nous avons voulu l'en empêcher,
car il n'est pas avec nous pour te suivre. »
50 Jésus lui répondit :
« Ne l'empêchez pas :
celui qui n'est pas contre vous est pour vous. »

La grande question pour l'homme est aujourd'hui la même qu'hier : "Être le plus grand !" Dominer sur les autres ... être le plus beau ... le plus fort ... le plus intelligent ... devenir un dieu, finalement, mais un faux dieu car un dieu de pouvoir et d'aliénation des autres à son profit à soi ...
Jésus lui révèle la vraie grandeur : "Celui d'entre vous tous qui est le plus petit, c'est celui-là qui est le plus grand." L'enfant, dans le monde juif du temps n' a pas de statut social. De plus l'enfant s'en remet à quelqu'un d'autre, ses parents en particulier, car il ne se suffit pas à lui-même. Il a tout à apprendre etc ...
Jésus lui, reconnaît se recevoir et tout recevoir de son Père. Il lave les pieds de ses disciples et les invite à faire de même. Il affirme "ne pas être venu pour être servi mais pour servir et donner sa vie." Et il va jusqu'au bout de ce qu'il dit. Ce qu'il recherche, c'est toujours le bien, le meilleur pour l'autre, et cela au détriment de sa vie. La vraie grandeur est celle du cœur, celle de l'Amour vrai ! Et il nous dit à chacun : "Suis-moi." C'est la clef du bonheur.

samedi 26 septembre 2009


Parole du jour
(Samedi 26 septembre)
(Lc 9, 43-45)

43 Et tous étaient frappés d'étonnement
devant la grandeur de Dieu.

44
« Mettez-vous bien en tête ce que je vous dis là :
le Fils de l'homme va être livré aux mains des hommes. »
45
Mais les disciples ne comprenaient pas ces paroles,
elles restaient voilées pour eux,

si bien qu'ils n'en saisissaient pas le sens,

et ils avaient peur de l'interroger sur ces paroles.


La grandeur de Dieu dont il est question, ce sont les délivrances et les guérisons qui s'accomplissent par Jésus et qui sont signe de la puissance de Dieu. Non une puissance de pouvoir qui lie l'homme, mais une puissance d'amour qui libère l'homme. La parole de Jésus qui suit le montre bien : "Le Fils de l'homme va âtre livré aux mains des hommes." Jésus ne va pas se servir de sa puissance comme le feraient les "puissants" de ce monde, il va donner librement sa vie et ce don va être libération pour ceux-là même qui le crucifient : "Père, pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu'ils font." L'Amour va jusque là ! Pas facile à comprendre pour nous les hommes : "Les disciples ne comprenaient pas ces paroles".

mercredi 23 septembre 2009

Parole du jour
(Mercredi 22 septembre)
(Lc 9, 1-6)

01 Jésus convoqua les Douze,
et il leur donna pouvoir et autorité
pour dominer tous les esprits mauvais
et guérir les maladies ;
02 il les envoya proclamer le règne de Dieu
et faire des guérisons.
03 Il leur dit :
« N'emportez rien pour la route,
ni bâton, ni sac, ni pain, ni argent ;
n'ayez pas chacun une tunique de rechange.
04 Si vous trouvez l'hospitalité dans une maison,
restez-y ; c'est de là que vous repartirez.
05 Et si les gens refusent de vous accueillir,
sortez de la ville en secouant la poussière de vos pieds :
ce sera pour eux un témoignage. »
06 Ils partirent, et ils allaient de village en village,
annonçant la Bonne Nouvelle
et faisant partout des guérisons.

Jésus qui annonce la Bonne Nouvelle, proclame le règne de Dieu, celui de l'Amour, et en donne les signes par les délivrances et guérisons qu'il accomplit, donne à ses disciples de prolonger sa mission. A travers eux, c'est à l'Église qu'il donne mission. Le Pape Paul VI a écrit dans l'exhortation apostolique "Evangelii nuntiandi" : "Née de la mission de Jésus, l'Eglise est à son tour envoyée par Jésus. L'Église reste dans le monde lorsque le Seigneur de gloire retourne au Père. Elle reste comme le signe à la fois opaque et lumineux d'une nouvelle présence de Jésus, de son départ et de sa permanence. Elle le prolonge et le continue. Or c'est avant tout sa mission et sa condition d'évangélisateur qu'elle est appelée à continuer. Car la communauté chrétienne n'est jamais close sur elle-même. En elle, la vie intime - vie de prière, écoute de la Parole et de l'enseignement des apôtres, charité fraternelle vécue, pain partagé - n'a tout son sens que lorsqu'elle devient témoignage, provoque l'admiration et la conversion, se fait prédication et annonce de la Bonne Nouvelle. C'est ainsi toute l'Église qui reçoit mission d'évangéliser et l'oeuvre de chacun est importante pour le tout ..."

mardi 22 septembre 2009

Parole du jour
(Mardi 22 septembre)
(Lc 8, 19-21)

19i La mère et les frères de Jésus vinrent le trouver,
mais ils ne pouvaient pas arriver
jusqu'à lui à cause de la foule,
20 On le fit savoir à Jésus :
« Ta mère et tes frères
sont là dehors, qui veulent te voir. »
21 Il leur répondit :
« Ma mère et mes frères,
ce sont ceux qui entendent la parole de Dieu,
et qui la mettent en pratique. »

La Parole de Dieu, c'est Jésus Lui-même. Il n'a rien dit qu'il n'ait été. Sa Personne, son enseignement, son comportement, sa vie elle-même nous dit Dieu : "Qui m'a vu a vu le Père." Et ce qu'il est, il le dit dans le Souffle de Dieu, "l'Esprit-Saint, qu'il a reçu sans mesure". C'est pour cela que lors de la Transfiguration, la voix du Père se fait entendre : "Écoutez-le !". D'où l'importance de s'imprégner des Évangiles qui, écrit St Jérôme, sont "le Corps du Christ". Ceux qui se nourrisent de cette Parole Eucharistique deviennent une même famille.

vendredi 18 septembre 2009

Parole du jour
(Vendredi 18 septembre)
(Lc 8, 1-3)

01 Jésus passait à travers villes et villages,
proclamant la Bonne Nouvelle du règne de Dieu.
Les Douze l'accompagnaient,
02 ainsi que des femmes
qu'il avait délivrées d'esprits mauvais
et guéries de leurs maladies :
Marie, appelée Madeleine (qui avait été libérée de sept démons),
03 Jeanne, femme de Kouza,
l'intendant d'Hérode, Suzanne, et beaucoup d'autres,
qui les aidaient de leurs ressources.

Jésus n'est pas absent de la vie des hommes. Il est au cœur de la vie de chacun. S'ouvrir à sa Présence, c'est lui permettre d'agir efficacement pour notre bien. L'Église, Corps du Christ, prolonge la Présence de Jésus. En ce sens, l'Église est Sacrement, elle le révèle. L'Eglise est comme une "humanité de surcroit en laquelle Jésus renouvelle son mystère d'Amour." Dans les Sacrements, Baptême, Confirmation, Eucharistie, Réconciliation, onction des malades etc ... Elle prolonge l'action libératrice et guérissante de Jésus qui donne le Salut, c'est-à-dire, qui rend la Santé ... L'homme n'est pas passif dans ce processus. Au temps de Jésus, les malades venaient à Lui ... Aujourd'hui encore, il faut venir à Jésus qui nous reçoit dans cette Église voulue par Lui. Certes, l'Eglise n'est pas parfaite en ses membres qui sont en marche, et nous en sommes, mais elle l'est dans sa Source. Et c'est la grâce qui en jaillit qu'elle donne. Et cette grâce est Amour et Salut ...

jeudi 17 septembre 2009

Parole du jour
(Jeudi 17 septembre)
(Lc 7, 36-50)

36 Un pharisien avait invité Jésus à manger avec lui.
Jésus entra chez lui et prit place à table.
37 Survint une femme de la ville, une pécheresse.
Elle avait appris que Jésus mangeait chez le pharisien,
et elle apportait un vase précieux plein de parfum.
38 Tout en pleurs, elle se tenait derrière lui,
à ses pieds, et ses larmes mouillaient les pieds de Jésus.
Elle les essuyait avec ses cheveux,
les couvrait de baisers et y versait le parfum.
39 En voyant cela, le pharisien
qui avait invité Jésus se dit en lui-même :
« Si cet homme était prophète, il saurait
qui est cette femme qui le touche,
et ce qu'elle est : une pécheresse. »
40 Jésus prit la parole :
« Simon, j'ai quelque chose à te dire.
- Parle, Maître. »
41 Jésus reprit :
« Un créancier avait deux débiteurs ;
le premier lui devait cinq cents pièces d'argent,
l'autre cinquante.
42 Comme ni l'un ni l'autre ne pouvait rembourser,
il remit à tous deux leur dette.
Lequel des deux l'aimera davantage ? »
43 Simon répondit :
« C'est celui à qui il a remis davantage, il me semble.
— Tu as raison », lui dit Jésus.
44 Il se tourna vers la femme, en disant à Simon :
« Tu vois cette femme ?
Je suis entré chez toi, et tu ne m'as pas versé d'eau sur les pieds ;
elle, elle les a mouillés de ses larmes et essuyés avec ses cheveux.
45 Tu ne m'as pas embrassé ;
elle, depuis son entrée,
elle n'a pas cessé d'embrasser mes pieds.
46 Tu ne m'as pas versé de parfum sur la tête ;
elle, elle m'a versé un parfum précieux sur les pieds.
47 Je te le dis :
si ses péchés, ses nombreux péchés,
sont pardonnés,
c'est à cause de son grand amour.
Mais celui à qui on pardonne peu montre peu d'amour. »
48 Puis il s'adressa à la femme :
« Tes péchés sont pardonnés. »
49 Les invités se dirent :
« Qui est cet homme, qui va jusqu'à pardonner les péchés ? »
50 Jésus dit alors à la femme :
« Ta foi t'a sauvée. Va en paix ! »

Le pharisien voit Jésus de l'extérieur. Il ne le connaît pas. Il voit selon les apparences et il juge. Il l'accueille dans sa maison mais pas dans son cœur : "Si cet homme était un prophète, il saurait ..." Jésus ne peut rien faire pour lui.
La femme, elle, voit Jésus de l'intérieur, dans une rencontre du cœur, et cet accueil de la Personne de Jésus au plus profond de son être la libère : "Tes péchés sont pardonnés ... Ta foi t'a sauvée. Va en paix !"

mardi 15 septembre 2009

Parole du jour
(Mardi 15 septembre)
(Jn 19, 25-27)

Or, près de la croix de Jésus se tenait sa mère,
avec la sœur de sa mère, Marie femme de Cléophas,
et Marie Madeleine.
Jésus, voyant sa mère,
et près d'elle le disciple qu'il aimait, dit à sa mère :
« Femme, voici ton fils. » Puis il dit au disciple :
« Voici ta mère. »
Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui.


Hier, nous célébrions la Fête de la "Croix Glorieuse", aujourd'hui celle de "Marie au pied de la croix", N.D. des douleurs. Certes Marie est dans la douleur. Comment une mère pourrait-elle voir son Fils martyrisé sans le vivre au plus profond de ses entrailles, sans vouloir se substituer à lui ? Mais Marie, même si elle ne comprend pas tout, Marie croit. Au pied de la croix, elle est debout, sûr que s'accomplit le vouloir de son propre Fils qui librement a livré sa vie. Dans le Film "la Passion du Christ", au moment où, sur le chemin de croix, Jésus tombe et que sa Mère va vers lui, le réalisateur fait dire à Jésus les Paroles de l'Apocalypse : "Voici que je fais toute chose nouvelle." Marie, au pied de la croix, d'une manière ou d'une autre doit se murmurer ces Paroles : "Voici qu'il fait toute chose nouvelle." Elle est l'espérance d'Israël, l'espérance de l'Humanité. Israël et l'Humanité qui sont comme condensés dans la personne de Jean. Et justement, avant de mourir, Jésus remet Jean à Marie et Marie à Jean. Désormais leurs vies sont unies et scellées par la Croix. Marie devient Mère du nouvel Israël qui est l'Église et de l'humanité. Marie qui peut nous apprendre Jésus car elle a vécu sa Présence et son Sacrifice de l'intérieur, Marie qui, si elle n'a pas tout compris, n'a jamais douté en son cœur. A nous de la prendre chez nous comme Jean la prit chez lui. Sa Présence illuminera notre vie car elle rayonne Jésus. St Louis-Marie Grignon de Montfort aimait dire : "Tu dis : "Marie", elle dit : "Jésus" ... A Jésus par Marie". Elle sait y faire ...

lundi 14 septembre 2009

Parole du jour
(Lundi 14 septembre)
(Jn 3, 13-17)

Nul n’est monté au ciel
sinon celui qui est descendu du ciel,
le Fils de l’homme.
De même que le serpent de bronze
fut élevé par Moïse dans le désert,
ainsi faut-il que le Fils de l'homme soit élevé,
afin que tout homme qui croit
obtienne par lui la vie éternelle.
Car Dieu a tant aimé le monde
qu'il a donné son Fils unique :
ainsi tout homme qui croit en lui ne périra pas,
mais il obtiendra la vie éternelle.
Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde,
non pas pour juger le monde,
mais pour que, par lui, le monde soit sauvé.

Aujourd'hui 14 septembre, nous fêtons la "Croix Glorieuse": la "Croix" en tant que signe de l'Amour pleinement accompli en Jésus-Christ par le don libre et total qu'il a fait de lui-même (passion et mort de Jésus) ; "glorieuse", en tant que ce don, ce sacrifice, libère l'homme de la chute de le met debout (résurrection et vie). C'est donc la Fête de notre salut en Jésus-Christ. Il est Notre Salut. Aussi est-il essentiel que notre vie soit unie à la sienne pour qu'il puisse l'assumer pleinement. Notre cheminement consiste à lui remettre toutes les zones sombres et ténébreuses de notre être pour qu'il le rende à Sa Lumière en le libérant et le guérissant. C'est là notre collaboration à notre salut. Ce n'est pas magique, il y faut du temps. L'important, c'est de répondre à son appel : "Suis-moi !" et de nous ouvrir jour après jour à sa Présence active en nos vies : "Dieu n'a pas envoyé son Fils dans le monde pour juger le monde, mais pour le sauver." Comme au désert le regard des hébreux tourné vers le serpent d'airain, leur apportait la guérison, de même, notre regard, celui du cœur, tourné vers Jésus, nous rend à la Santé : "Tout homme qui croit en lui, obtient la vie éternelle".