mercredi 8 décembre 2010

Parole du jour
Lc 1, 26-38
Mercredi 8 décembre

L'ange Gabriel fut envoyé par Dieu
dans une ville de Galilée, appelée Nazareth,
à une jeune fille, une vierge, accordée en mariage
à un homme de la maison de David, appelé Joseph ;
et le nom de la jeune fille était Marie.
L'ange entra chez elle et dit :
« Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. »
A cette parole, elle fut toute bouleversée,
et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation.
L'ange lui dit alors :
« Sois sans crainte, Marie,
car tu as trouvé grâce auprès de Dieu.
Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ;
tu lui donneras le nom de Jésus.
Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ;
le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ;
il régnera pour toujours sur la maison de Jacob,
et son règne n'aura pas de fin. »
Marie dit à l'ange :
« Comment cela va-t-il se faire, puisque je suis vierge ? »
L'ange lui répondit :
« L'Esprit Saint viendra sur toi,
et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ;
c'est pourquoi celui qui va naître sera saint,
et il sera appelé Fils de Dieu.
Et voici qu'Élisabeth, ta cousine, a conçu,
elle aussi, un fils dans sa vieillesse
et elle en est à son sixième mois,
alors qu'on l'appelait : 'la femme stérile'.
Car rien n'est impossible à Dieu. »
Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ;
que tout se passe pour moi selon ta parole. »
Alors l'ange la quitta.

L'immaculée conception de Marie est un dogme de l'Église catholique, défini le 8 décembre 1854 par le Pape Pie IX dans la bulle "Ineffabilis Deus" : "Nous déclarons, Nous prononçons et définissons que la doctrine qui enseigne que la Bienheureuse Vierge Marie, dans le premier instant de sa Conception, a été, par une grâce et un privilège spécial du Dieu Tout-Puissant, en vue des mérites de Jésus-Christ, Sauveur du genre humain, préservée et exempte de toute tache du péché originel, est révélée de Dieu, et par conséquent qu'elle doit être crue fermement et constamment par tous les fidèles." Quatre ans plus tard, Marie apparaît à Lourdes à Bernadette Soubirous et lui confirme : « Je suis l'Immaculée Conception. » Elle le lui dit en patois. Bernadette court le dire a son curé. Tout le long du chemin elle le répète pour ne pas l'oublier car elle ne comprend pas ce que cela veut dire. L'Abbé Peyramale en est bouleversé. Depuis ce jour, Lourdes est devenu le lieu de toutes les grâces ...

L'Evangile de l'Annonciation nous enseigne que Dieu veut avec nous une relation de personne à personne. Une relation responsable. L'Ange annonce à Marie le projet de Dieu sans l'imposer : "Le Seigneur est avec toi". Le texte auquel il se réfère dans Sophonie dit : "Le Seigneur est en toi". La conception du Fils de Dieu dans le sein de Marie commence à l'instant même où Marie dit :
" Voici la servante du Seigneur ; que tout se passe pour moi selon ta parole. " Combien de fois, lors d'une guérison, Jésus dira au malade : "Qu'il te soit fait selon ta foi." Dieu nous respecte dans nos choix. Il ne veut et ne peut rien faire sans nous, sans notre adhésion. Lorsqu'on interroge Jeanne d'Arc sur les victoires dont elle a été à l'origine : "Jeanne, c'est vous qui avez fait tout cela ? - Elle répond : "Dieu a fait cent et Jeanne a fait cent". Chacun a fait ce qu'il avait à faire. Dieu ne nous déresponsabilise nullement, bien au contraire, il nous met debout en nous responsabilisant ... en faisant de nous non des individus, mais des Personnes. Ainsi pour Marie. Marie qui elle-même sera dans le respect d'une rencontre vraie avec Bernadette. C'est ainsi qu'elle lui demande : "Voulez-vous avoir la grâce de venir ici pendant quinze jours ?" Bernadette en est bouleversée. Elle lui a dit "vous" et lui demande de décider elle-même ... La liberté pour Bernadette comme pour Marie sera de répondre dans le sens du bien. Toutes les deux répondrons : "oui!" Un "oui" de Marie qui a changé la face du monde ... un "oui" de Bernadette qui a permis que jaillisse une source de grâces ...

mardi 7 décembre 2010


Parole du jour
Mt 18, 12-14
Mardi 7 décembre

Jésus disait à ses disciples:
"Que pensez-vous de ceci ?
Si un homme possède cent brebis
et que l'une d'entre elles s'égare,
ne laissera-t-il pas les quatre-vingt-dix-neuf autres

dans la montagne pour partir

à la recherche de la brebis égarée ?

Et, s'il parvient à la retrouver,
amen, je vous le dis :
il se réjouit pour elle plus
que
pour les quatre-vingt-dix-neuf
qui ne se sont pas égarées.

Ainsi, votre Père qui est aux cieux

ne veut pas qu'un seul de ces petits soit perdus."

Pour Dieu nul n'est insignifiant. St Jean Chrysostome, Père de l'Église, enseigne : "S'il n'y avait eu qu'un seul homme au monde, Dieu se serait incarné et aurait donné sa vie pour lui sur la croix ..." Dieu, lui, ne fait pas acception des personnes, c'est-à-dire qu'il aime chacun d'un amour éternel. C'est nous les hommes qui faisons des différences et portons des jugement qui finalement nous mettent nous-mêmes en jugement : "Jugez et vous serez jugés !" dit Jésus. En jugeant, nous nous jugeons nous-mêmes puisque nous sommes tous de la même pâte et donc répréhensibles chacun à notre manière, selon notre histoire, notre éducation, nos blessures, notre péché ... et en même temps chacun nous aspirons à la lumière et à l'amour. Il ne s'agit pas de sanctifier des comportement mauvais, mais de ne pas condamner les personnes et de les aider à sortir de leur mauvaise passe avec charité : vouloir le bien de l'autre, sachant que nous aussi nous passons par de mauvaises passes et avons besoin de la bienveillance des autres et de leur aide. Jésus agit ainsi dans l'Évangile. La parabole de la brebis égarée le montre s'il est besoin. Apprenons à regarder comme Jésus et accordons notre cœur sur le sien.

dimanche 5 décembre 2010

Parole du jour
Mt 3, 1-12
Dimanche 5 décembre

En ces jours-là, paraît Jean le Baptiste,
qui proclame dans le désert de Judée :
« Convertissez-vous,
car le Royaume des cieux est tout proche. »
Jean est celui que désignait
la parole transmise par le prophète Isaïe :
A travers le désert, une voix crie :
Préparez le chemin du Seigneur, aplanissez sa route.
Jean portait un vêtement de poils de chameau,
et une ceinture de cuir autour des reins ;
il se nourrissait de sauterelles et de miel sauvage.
Alors Jérusalem, toute la Judée
et toute la région du Jourdain venaient à lui,
et ils se faisaient baptiser par lui
dans le Jourdain en reconnaissant leurs péchés.
Voyant des pharisiens et des sadducéens venir
en grand nombre à ce baptême, il leur dit :
« Engeance de vipères !
Qui vous a appris à fuir la colère qui vient ?
Produisez donc un fruit qui exprime votre conversion,
et n'allez pas dire en vous-mêmes :
'Nous avons Abraham pour père' ;
car, je vous le dis : avec les pierres que voici,
Dieu peut faire surgir des enfants à Abraham.
Déjà la cognée se trouve à la racine des arbres :
tout arbre qui ne produit pas de bons fruits
va être coupé et jeté au feu.
Moi, je vous baptise dans l'eau,
pour vous amener à la conversion.
Mais celui qui vient derrière moi est plus fort que moi,
et je ne suis pas digne de lui retirer ses sandales.
Lui vous baptisera dans l'Esprit Saint et dans le feu ;
il tient la pelle à vanner dans sa main,
il va nettoyer son aire à battre le blé,
et il amassera le grain dans son grenier.
Quant à la paille, il la brûlera dans un feu qui ne s'éteint pas. »

Le désert ! En hébreu le "mid'bar" ou "mi-dabar". Terme que l'on peut traduire par "lieu de la Parole". Dieu se fait entendre dans le dépouillement intérieur et le silence. Le cœur est symboliquement et fondamentalement le "lieu" du désert. C'est là, dans les dispositions qui conviennent que Jean entend résonner la Parole de Dieu. Le cœur purifié étant par excellence le "lieu de la Rencontre". C'est ainsi que dans le livre du prophète Osée, Dieu dit : "Je vais la séduire, la conduire au désert et parler à son cœur ..." Si Dieu peut parler à son cœur, c'est parce qu'il l'a conduite au "lieu de la Parole" (désert) et la rend disponible pour "entendre" (séduire). Jean devient alors le "haut parleur" de la Parole de Dieu - reçue intérieurement - pour tous ceux qui viennent l'écouter. Cette Parole, appelée à rejoindre le cœur de chacun et "à y accomplir sa mission" de restauration : "tout homme verra le salut de Dieu." Cela demande conversion et silence : "Préparez le chemin, aplanissez la route ...", pour que résonne en moi la Parole unique qui m'est destinée et que se réalise la rencontre avec Celui qui vient dans la mémoire liturgique de Noël ... mais qui est toujours déjà là ...

samedi 4 décembre 2010

Parole du jour
Mt 9, 35-38; 10, 1.6-8
Samedi 4 décembre

Alors Jésus appela ses douze disciples
et leur donna le pouvoir d'expulser les esprits mauvais
et de guérir toute maladie et toute infirmité.
Il leur dit :
Allez vers les brebis perdues de la maison d'Israël.

Sur votre route,
proclamez que le Royaume des cieux est tout proche.

Guérissez les malades, ressuscitez les morts,
purifiez les lépreux, chassez les démons.
Vous avez reçu gratuitement : donnez gratuitement.

L'Église dont les douze sont comme l'embryon, est appelée à prolonger "l'action de vie" de Jésus : proclamer le Royaume nouveau, libérer, guérir, ressusciter ... Ils sont douze, nombre des tribus d'Israël. En eux se concentre le nouvel Israël dont nous sommes membres. Aujourd'hui encore, la mission est la même et toujours d'actualité. Il nous faut en prendre conscience. A voir l'état du monde, nous pouvons comprendre qu'il y a urgence ! Combien sont à bout de souffle ... Et nous, membres de l'Église, sommes nous libérant et guérissant pour les autres, porteur de Vie ? ...

vendredi 3 décembre 2010

Parole du jour
Mt 9, 27-31
Vendredi 3 décembre

Jésus était en route ;
deux aveugles le suivirent, en criant :
« Aie pitié de nous, fils de David ! »
Quand il fut dans la maison,
les aveugles l'abordèrent, et Jésus leur dit :
« Croyez-vous que je peux faire cela ? »
Ils répondirent : « Oui, Seigneur. »
Alors il leur toucha les yeux, en disant :
« Que tout se fasse pour vous selon votre foi ! »
Leurs yeux s'ouvrirent, et Jésus leur dit sévèrement :
« Attention ! que personne ne le sache ! »
Mais, à peine sortis, ils parlèrent de lui dans toute la région.

La prière des aveugles : "aie pitié de nous !" n'est pas le cri de l'esclave envers son maître. C'est le cri de foi envers quelqu'un dont on se sait aimé. Le comportement de Jésus devant les malades et les blessés de la vie, révèle la vérité de son être, à savoir la miséricorde qui est don de la vie, la compassion qui le conduira jusqu'à la "Passion" et le don de sa vie. Il fait preuve à notre égard d'un amour sans limite, un amour gratuit qui respecte notre liberté : "Croyez-vous que je peux faire cela pour vous ?" Ce n'est pas magique. Le don de la vie doit être accueilli par un cœur ouvert : "Oui, Seigneur." Tel est la grandeur et la force de la foi : "Que tout se fasse pour vous selon votre foi !" En toute guérison par Jésus, il y a relation et cœur à cœur, admirable échange : "Ce sont nos souffrances qu'il portait, nos douleurs dont il était chargé ... dans ses blessures, nous trouvons la guérison." (Is 53, 4 ...5) En lui, la vie est plus forte que toutes nos situations de mort. A nous de laisser le Mystère Pascal s'inscrire au cœur de notre chair, au quotidien !

Parole du jour
Mt 9, 27-31
Vendredi 3 décembre


Jésus était en route ;
deux aveugles le suivirent, en criant :
« Aie pitié de nous, fils de David ! »
Quand il fut dans la maison,
les aveugles l'abordèrent, et Jésus leur dit :
« Croyez-vous que je peux faire cela ? »
Ils répondirent : « Oui, Seigneur. »
Alors il leur toucha les yeux, en disant :
« Que tout se fasse pour vous selon votre foi ! »
Leurs yeux s'ouvrirent, et Jésus leur dit sévèrement :
« Attention ! que personne ne le sache ! »
Mais, à peine sortis, ils parlèrent de lui dans toute la région.

La prière des aveugles : "aie pitié de nous !" n'est pas le cri de l'esclave envers son maître. C'est le cri de foi envers quelqu'un dont on se sait aimé. Le comportement de Jésus devant les malades et les blessés de la vie, révèle la vérité de son être, à savoir la miséricorde qui est don de la vie, la compassion qui le conduira jusqu'à la "Passion" et le don de sa vie. Il fait preuve à notre égard d'un amour sans limite, un amour gratuit qui respecte notre liberté : "Croyez-vous que je peux faire cela pour vous ?" Ce n'est pas magique. Le don de la vie doit être accueilli par un cœur ouvert : "Oui, Seigneur." Tel est la grandeur et la force de la foi : "Que tout se fasse pour vous selon votre foi !" En toute guérison par Jésus, il y a relation et cœur à cœur, admirable échange : "Ce sont nos souffrances qu'il portait, nos douleurs dont il était chargé ... dans ses blessures, nous trouvons la guérison." (Is 53, 4 ...5) En lui, la vie est plus forte que toutes nos situations de mort. A nous de laisser le Mystère Pascal s'inscrire au cœur de notre chair, au quotidien !

jeudi 2 décembre 2010

Parole du jour
Mt 7, 24-27
Jeudi 2 décembre

Tout homme qui écoute ce que je vous dis là
et le met en pratique
est comparable à un homme prévoyant
qui a bâti sa maison sur le roc.
La pluie est tombée, les torrents ont dévalé,
la tempête a soufflé et s'est abattue sur cette maison ;
la maison ne s'est pas écroulée,
car elle était fondée sur le roc.
Et tout homme qui écoute ce que je vous dis là
sans le mettre en pratique
est comparable à un homme insensé
qui a bâti sa maison sur le sable.
La pluie est tombée, les torrents ont dévalé,
la tempête a soufflé, elle a secoué cette maison ;
la maison s'est écroulée,
et son écroulement a été complet. »

L'été, certains préfèrent la montagne à la mer et ses plages et réciproquement ... Mais quand il s'agit de bâtir ! Que veut dire Jésus ? Un texte tiré du prophète Jérémie peut nous y aider : "Parole du Seigneur : Maudit soit l'homme qui met sa confiance dans un mortel,qui s'appuie sur un être de chair,tandis que son cœur se détourne du Seigneur. Il sera comme un buisson sur une terre désolée,il ne verra pas venir le bonheur. Il aura pour demeure les lieux arides du désert,une terre salée et inhabitable.
Béni soit l'homme qui met sa confiance dans le Seigneur, dont le Seigneur est l'espoir. Il sera comme un arbre planté au bord des eaux,qui étend ses racines vers le courant :il ne craint pas la chaleur quand elle vient,et son feuillage reste vert ; il ne redoute pas une année de sécheresse,car elle ne l'empêche pas de porter du fruit."
(Jér 17, 5-8)
Pour bâtir ta vie, tu as le choix du terrain et de la semence, mais le résultat ne sera pas le même.
D'un côté, si tu bâtis sur l'homme, sur toi-même et sèmes tes propres idées, tu bâtis sur le sable et te jettes dans la malédiction. Tu vas à la sècheresse, au mal-être, à l'enfermement et ne trouvera pas le repos ...
De l'autre, si tu bâtis sur Dieu, sur le Christ, et sèmes la Parole de Dieu, celle de l' Évangile
, dans ton cœur, dans ta vie, tu bâtis sur le Roc et te pose dans la bénédiction. D'un côté, tu seras submergé par les épreuves de la vie ... De l'autre, tu les traverseras avec le Christ qui les assumant avec toi, t'ouvrira un passage (sens du mot "Pâques") vers le repos.
Deux "voies" donc s'ouvrent à toi
, laquelle choisis-tu ? ... Jésus te dit "Je suis le chemin ..." Certes, le prendre demande conversion et acte de foi à chaque instant. Choisis la vie !

mercredi 1 décembre 2010

Parole du jour
Mt 15, 29-37
Mercredi 1 décembre

Jésus gagna les bords du lac de Galilée,
il gravit la montagne et s'assit.
De grandes foules vinrent à lui, avec des boiteux,
des aveugles, des estropiés, des muets,
et beaucoup d'autres infirmes ;
on les déposa à ses pieds et il les guérit.
Alors la foule était dans l'admiration en voyant des muets parler,
des estropiés guérir, des boiteux marcher,
des aveugles retrouver la vue ;
et ils rendirent gloire au Dieu d'Israël.
Jésus appela ses disciples et leur dit :
« J'ai pitié de cette foule :
depuis trois jours déjà, ils sont avec moi et n'ont rien à manger.
Je ne veux pas les renvoyer à jeun ;
ils pourraient défaillir en route. »
Les disciples lui disent :
« Où trouverons-nous dans un désert assez de pain
pour qu'une telle foule mange à sa faim ? »
Jésus leur dit : « Combien de pains avez-vous ? »
Ils dirent : « Sept, et quelques petits poissons. »
Alors il ordonna à la foule de s'asseoir par terre.
Il prit les sept pains et les poissons, il rendit grâce, les rompit,
et il les donnait aux disciples, et les disciples aux foules.
Tous mangèrent à leur faim ; et, des morceaux qui restaient,
on ramassa sept corbeilles pleines.

"Rien de trop merveilleux pour Dieu", diront les trois anges annonçant la naissance à venir d'Isaac, à Abram et à Saraï devenus vieux et n'ayant pu avoir d'enfant. Dieu va changer leurs noms en y insufflant sa Parole à travers le "H", cinquième consonnes de l'alphabet hébraïque, symbolique des cinq rouleaux de la Torah : Abram devient AbraHam et Saraï, SaraH. C'est leur union dans la Parole de Dieu qui va les rendre féconds. La Parole de Dieu est créatrice ...
A Marie qui reçoit l'annonce de l'Ange : "voici que tu concevras et enfanteras un Fils ...", Marie demande : "Comment cela se fera-t-il ?" L'ange donne le signe d'une stérile devenue féconde : Elisabeth" et ajoute : "Car rien n'est impossible à Dieu". Marie, demeurée vierge, va donner naissance à Celui qui est la Parole de Dieu : "Et la Parole s'est faite chair."
Alors que les Apôtres sont découragés ("Mais alors qui peut être sauvé ? ") après que Jésus leur ait dit "qu'il était plus facile à un chameau de passer par le trou d'une aiguille qu'à un riche d'entrer dans le royaume des cieux" , celui-ci ajoute : "Ce qui est impossible pour les hommes est possible pour Dieu." (Lc 18, 27)
Jésus est Parole de Dieu, tout lui est possible ... dans l'Amour ! Lorsqu'il s'agit du bien de l'homme, Jésus donne à profusion. Et cette profusion le conduira à se donner entièrement, sans tache aucune! Il est le Pain partagé de la multiplication des pains ... Il assouvit la faim, celle du coeur, par sa Présence. L'Eucharistie est donc le Sacrement de cette profusion, de ce don, de cet Amour pur ! Y communier, c'est s'ouvrir au "rien n'est impossible à Dieu". Le rite de Communion nous fait dire : "Dis seulement une Parole et je serai guéri." Il est lui-même cette Parole !

Parole du jour
Mt 15, 29-37
Mercredi 1 décembre

Jésus gagna les bords du lac de Galilée,
il gravit la montagne et s'assit.
De grandes foules vinrent à lui, avec des boiteux,
des aveugles, des estropiés, des muets,
et beaucoup d'autres infirmes ;
on les déposa à ses pieds et il les guérit.
Alors la foule était dans l'admiration en voyant des muets parler,
des estropiés guérir, des boiteux marcher,
des aveugles retrouver la vue ;
et ils rendirent gloire au Dieu d'Israël.
Jésus appela ses disciples et leur dit :
« J'ai pitié de cette foule :
depuis trois jours déjà, ils sont avec moi et n'ont rien à manger.
Je ne veux pas les renvoyer à jeun ;
ils pourraient défaillir en route. »
Les disciples lui disent :
« Où trouverons-nous dans un désert assez de pain
pour qu'une telle foule mange à sa faim ? »
Jésus leur dit : « Combien de pains avez-vous ? »
Ils dirent : « Sept, et quelques petits poissons. »
Alors il ordonna à la foule de s'asseoir par terre.
Il prit les sept pains et les poissons, il rendit grâce, les rompit,
et il les donnait aux disciples, et les disciples aux foules.
Tous mangèrent à leur faim ; et, des morceaux qui restaient,
on ramassa sept corbeilles pleines.

"Rien de trop merveilleux pour Dieu", diront les trois anges annonçant la naissance à venir d'Isaac, à Abram et à Saraï devenus vieux et n'ayant pu avoir d'enfant. Dieu va changer leurs noms en y insufflant sa Parole à travers le "H", cinquième consonnes de l'alphabet hébraïque, symbolique des cinq rouleaux de la Torah : Abram devient AbraHam et Saraï, SaraH. C'est leur union dans la Parole de Dieu qui va les rendre féconds. La Parole de Dieu est créatrice ...
A Marie qui reçoit l'annonce de l'Ange : "voici que tu concevras et enfanteras un Fils ...", Marie demande : "Comment cela se fera-t-il ?" L'ange donne le signe d'une stérile devenue féconde : Elisabeth" et ajoute : "Car rien n'est impossible à Dieu". Marie, demeurée vierge, va donner naissance à Celui qui est la Parole de Dieu : "Et la Parole s'est faite chair."
Alors que les Apôtres sont découragés ("Mais alors qui peut être sauvé ? ") après que Jésus leur ait dit "qu'il était plus facile à un chameau de passer par le trou d'une aiguille qu'à un riche d'entrer dans le royaume des cieux" , celui-ci ajoute : "Ce qui est impossible pour les hommes est possible pour Dieu." (Lc 18, 27)
Jésus est Parole de Dieu, tout lui est possible ... dans l'Amour ! Lorsqu'il s'agit du bien de l'homme, Jésus donne à profusion. Et cette profusion le conduira à se donner entièrement, sans tache aucune! L'Eucharistie est le Sacrement de cette profusion, de ce don, de cet Amour pur ! Y communier, c'est s'ouvrir au "rien n'est impossible à Dieu". Le rite de Communion nous fait dire : "Dis seulement une Parole et je serai guéri." Il est lui-même cette Parole !

Parole du jour
Mt 15, 29-37
Mercredi 2 décembre

Jésus gagna les bords du lac de Galilée,
il gravit la montagne et s'assit.
De grandes foules vinrent à lui, avec des boiteux,
des aveugles, des estropiés, des muets,
et beaucoup d'autres infirmes ;
on les déposa à ses pieds et il les guérit.
Alors la foule était dans l'admiration en voyant des muets parler,
des estropiés guérir, des boiteux marcher,
des aveugles retrouver la vue ;
et ils rendirent gloire au Dieu d'Israël.
Jésus appela ses disciples et leur dit :
« J'ai pitié de cette foule :
depuis trois jours déjà, ils sont avec moi et n'ont rien à manger.
Je ne veux pas les renvoyer à jeun ;
ils pourraient défaillir en route. »
Les disciples lui disent :
« Où trouverons-nous dans un désert assez de pain
pour qu'une telle foule mange à sa faim ? »
Jésus leur dit : « Combien de pains avez-vous ? »
Ils dirent : « Sept, et quelques petits poissons. »
Alors il ordonna à la foule de s'asseoir par terre.
Il prit les sept pains et les poissons, il rendit grâce, les rompit,
et il les donnait aux disciples, et les disciples aux foules.
Tous mangèrent à leur faim ; et, des morceaux qui restaient,
on ramassa sept corbeilles pleines.

"Rien de trop merveilleux pour Dieu", diront les trois anges annonçant la naissance à venir d'Isaac, à Abram et à Saraï devenus vieux et n'ayant pu avoir d'enfant. Dieu va changer leurs noms en y insufflant sa Parole à travers le "H", cinquième consonnes de l'alphabet hébraïque, symbolique des cinq rouleaux de la Torah : Abram devient AbraHam et Saraï, SaraH. C'est leur union dans la Parole de Dieu qui va les rendre féconds. La Parole de Dieu est créatrice ...
A Marie qui reçoit l'annonce de l'Ange : "voici que tu concevras et enfanteras un Fils ...", Marie demande : "Comment cela se fera-t-il ?" L'ange donne le signe d'une stérile devenue féconde : Elisabeth" et ajoute : "Car rien n'est impossible à Dieu". Marie, demeurée vierge, va donner naissance à Celui qui est la Parole de Dieu : "Et la Parole s'est faite chair."
Alors que les Apôtres sont découragés ("Mais alors qui peut être sauvé ? ") après que Jésus leur ait dit "qu'il était plus facile à un chameau de passer par le trou d'une aiguille qu'à un riche d'entrer dans le royaume des cieux" , celui-ci ajoute : "Ce qui est impossible pour les hommes est possible pour Dieu." (Lc 18, 27)
Jésus est Parole de Dieu, tout lui est possible ... dans l'Amour ! Lorsqu'il s'agit du bien de l'homme, Jésus donne à profusion. Et cette profusion le conduira à se donner entièrement, sans tache aucune! L'Eucharistie est le Sacrement de cette profusion, de ce don, de cet Amour pur ! Y communier, c'est s'ouvrir au "rien n'est impossible à Dieu". Le rite de Communion nous fait dire : "Dis seulement une Parole et je serai guéri." Il est lui-même cette Parole !

mardi 30 novembre 2010

Parole du jour
Mt 4, 18-22
Mardi 30 novembre

Comme Jésus marchait au bord du lac de Galilée,
il vit deux frères, Simon, appelé Pierre,
et son frère André, qui jetaient leurs filets dans le lac:
c'étaient des pêcheurs.
Jésus leur dit :
« Venez derrière moi, et je vous ferai pêcheurs d'hommes. »
Aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent.
Plus loin, il vit deux autres frères,
Jacques, fils de Zébédée,
et son frère Jean, qui étaient dans leur barque avec leur père,
en train de préparer leurs filets. Il les appela.
Aussitôt, laissant leur barque et leur père, ils le suivirent.

Il est un mot qui revient dans les deux récits d'appel : "il vit" ! Le regard de Jésus ! Un regard qui n'est pas n'importe quel regard : "Dieu ne regarde pas comme les hommes, car les hommes regardent l'apparence, mais le Seigneur regarde le cœur." (1 sam 16, 7) ! Le regard de Jésus rejoint le cœur de celui qu'il voit. Il a vu en ceux qui vont devenir ses apôtres, le désir de leurs cœurs, l'attente qui est la leur, du Messie. Il les sait prêt au plus profond d'eux-mêmes à se mettre en route. Alors, comme pour Abraham, il leur demande de tout quitter pour tout miser sur lui sans savoir où cela va les conduire (Gn 12, 1sq) ... et ils seront appelés comme Abraham aussi, au moment de la grande détresse (la mort de Jésus) , à "espérer contre toute espérance, à croire" (Rm 4, 18) ... au delà des apparences ! Une école rude et dépouillante, pour que naisse la vraie liberté, la liberté intérieure : "Heureux l'homme qui met sa confiance dans le Seigneur et dont le Seigneur est la foi !..." (Jr 17, 7)

lundi 29 novembre 2010

Parole du jour
Mt 8, 5-11
Lundi 29 novembre

Jésus était entré à Capharnaüm ;
un centurion de l'armée romaine vint à lui
et le supplia :
« Seigneur, mon serviteur est au lit,
chez moi, paralysé, et il souffre terriblement. »
Jésus lui dit : « Je vais aller le guérir. »
Le centurion reprit :
« Seigneur, je ne suis pas digne
que tu entres sous mon toit,
mais dis seulement une parole
et mon serviteur sera guéri.
Ainsi, moi qui suis soumis à une autorité,
j'ai des soldats sous mes ordres ; je dis à l'un :
'Va', et il va, à un autre : 'Viens',
et il vient, et à mon esclave :
'Fais ceci', et il le fait. »
A ces mots, Jésus fut dans l'admiration
et dit à ceux qui le suivaient :
« Amen, je vous le déclare, chez personne en Israël,
je n'ai trouvé une telle foi.
Aussi je vous le dis :
Beaucoup viendront de l'orient et de l'occident
et prendront place avec Abraham, lsaac et Jacob
au festin du Royaume des cieux.

Si nous pensons que, parce que nous sommes baptisés et donc portons le nom de chrétiens, nous avons le monopole de la foi, nous nous trompons. L'Évangile de ce jour en est la preuve. Voici ce que Jésus dit de ce centurion dit "païen" : " Amen, je vous le déclare, chez personne en Israël, je n'ai trouvé une telle foi." Dans ce "personne" sont inclus les disciples qui auraient dû, pourtant, être les hérauts de la foi ! Jésus notera à plusieurs reprises : "Vous, vous jugez selon les apparences, moi je juge selon le cœur." Nous avons tendance à juger selon des rites, des titres et des appartenances, Jésus, Lui, voit ce qu'il y a dans le cœur. C'est pour cela qu'il nous appelle à ne pas juger. Puisse Jésus nous apprendre à aimer avec son cœur, à voir avec ses yeux, à entendre avec son ouïe, à servir avec ses mains, à marcher avec ses pieds ... St Paul le dit en d'autres mots : "Revêtez le Seigneur Jésus-Christ" (Rm 13, 14a) Agissant en Lui, nous ne risqueront pas de nous tromper de chemins et de pensées : "Les pensées de Dieu ne sont pas celles des hommes." ! (Is 5, 8; Mt 16, 27)

dimanche 28 novembre 2010


SENS ET HISTOIRE DE L'AVENT

1. Quelle est la signification du mot "Avent" ?
Il y a un temps de préparation à Noël qu' on appelle le "temps de l'Avent". - Ce mot vient du latin "adventus" qui signifie avènement. A l'origine c'est un terme grec "parousia" employé dans l'Église des premiers siècles, traduit en latin par "adventus". On emploie ce mot en grec et en latin pour designer la venue du Christ parmi des hommes à la fois pour l'avènement de sa naissance et son avènement glorieux à la fin des temps. Puis ce mot a été utilisé pour designer le temps liturgique qui précède la fête.

2. Caractéristiques du temps de l'Avent
C' est un temps d'attente qui comporte plusieurs formes : il nous fait revivre d'une part l'attente du peuple juif de la venue du messie, l'attente de la naissance de Jésus. C'est d'autre part l'attente de l'avènement du Christ à la fin des temps. De plus, entre ces deux venues du Christ, on attend la venue actuelle du Christ dans son Église. - Le temps de l'Avent commence le quatrième dimanche avant le 25 décembre, donc selon les années entre le 27 novembre et le 3 décembre. Le premier dimanche de l'Avent est le début de l'année liturgique.

3. Les grandes figures du temps de l'Avent
Les grands témoins de l'attente de la venue du Christ sont le prophète Isaïe, Jean Baptiste et Marie.

Le prophète Isaïe exprime l'espérance messianique, il annonce la naissance de l'Emmanuel. Il incarne à la fois la préparation de Dieu et les désirs de l'humanité.

Jean Baptiste annonce la venue proche du messie et il invite à un baptême de conversion pour s'y préparer. Il est le précurseur. Dès son enfance, puis adulte, il désigne Jésus

Marie accepte d'être la mère du messie. Elle est le symbole de l'habitation de Dieu en nous.

4. Différences entre l'Avent et le Carême ?
La préparation de Noël par le temps de l'Avent ne se fait pas de la même manière que celle du mystère pascal par le Carême. Le Carême est un temps de préparation baptismale et un temps de repentir pour ceux qui ont faillit à l'engagement baptismal. Il est marqué par le jeûne. - L'Avent est un temps d'espérance et une invitation à être vigilent. Il n'est pas marqué par le jeûne en occident.

5. Origine et histoire de l'Avent
Origine et histoire de l' Épiphanie Origine et histoire du Carême Origine et histoire des Rameaux Origine et histoire du Jeudi saint Origine et histoire du Vendredi saint Origine et histoire de Pâques Origine et histoire de la Pentecôte Origine et histoire de l'Assomption Origine et histoire de la Toussaint
L'histoire de l'Avent commence dès la fin du IV° siècle.Il existe à Ravenne, ville byzantine en Italie, en Gaule et en Espagne une préparation ascétique aux fêtes de Noël. Il y a en Gaule un jeûne de trois jours par semaine. Cet aspect ascétique est sans doute lié à la préparation du baptême administré à cette époque à l'Épiphanie. Mais au XIIIème siècle en France n'était plus appliqué communément.
A Rome, l'Avent apparaît, plus tard, dans la seconde moitié du VI° siècle. C'est un temps de préparation sans doute, mais il est sans considérations ascétiques. Il fut réduit à quatre semaines et devient l'attente joyeuse de l'avènement du Seigneur, sans l'observance d'un jeûne. La pratique romaine s'impose en France au VIII° siècle. (Cybercuré)
Parole du jour
Mt 24, 37-44
Dimanche 28 novembre

Jésus parlait à ses disciples de sa venue :
« L'avènement du Fils de l'homme ressemblera
à ce qui s'est passé à l'époque de Noé.
A cette époque, avant le déluge,
on mangeait, on buvait, on se mariait,
jusqu'au jour où Noé entra dans l'arche.
Les gens ne se sont doutés de rien,
jusqu'au déluge qui les a tous engloutis :
tel sera aussi l'avènement du Fils de l'homme.
Deux hommes seront aux champs :
l'un est pris, l'autre laissé.
Deux femmes seront au moulin :
l'une est prise, l'autre laissée.
Veillez donc, car vous ne connaissez pas
le jour où votre Seigneur viendra.
Vous le savez bien :
si le maître de maison avait su à quelle heure de la nuit
le voleur viendrait, il aurait veillé
et n'aurait pas laissé percer le mur de sa maison.
Tenez-vous donc prêts, vous aussi :
c'est à l'heure où vous n'y penserez pas
que le Fils de l'homme viendra.

La seconde lecture de ce jour, tiré de la lettre de St Paul aux Romains, se termine par ces mots : "revêtez le Seigneur Jésus-Christ" : "Saint Paul nous invite à « revêtir le Seigneur Jésus Christ pour le combat de la lumière ». N’est-il pas le vrai visage de l’homme réconcilié avec Dieu et rétabli dans la lumière de la grâce ? N’est-il pas le chemin qui nous conduit à notre vérité profonde et à la source de la vie ?
Revêtir le Seigneur Jésus Christ signifie épouser sa manière de voir les personnes, les événements ; évaluer les situations à la lumière de ses critères ; pour agir conformément à ce qu’il attend de nous.
Autrement dit : pas d’oraison chrétienne qui ne soit enracinée dans la lectio divina, c’est-à-dire dans une « lecture savoureuse de la Parole », qui nous fasse entrer dans l’intimité du Seigneur Jésus, et nous donne de le connaître « en Esprit et vérité » (Jn 4, 23) - comme nous y invite l' Exhortation apostolique post-synodale Dei Verbum.
Tel est bien le cœur de la conversion à laquelle nous sommes invités en ce temps béni de l’Avent : nous laisser conduire jour après jour par les textes de la liturgie, afin de retrouver l’attitude de vigilance intérieure qui convient à un disciple en attente du retour de son Maître. Comme Noé, il nous faut « entrer dans l’arche » de l’Église - de notre « église intérieure », c’est-à-dire de notre cœur - pour nous y tenir prêts à « l’avènement du Fils de l’Homme ».
Veiller intérieurement pour demeurer en présence du Seigneur, afin de le reconnaître quand il viendra, mais aussi afin de le découvrir dans le visage de ceux qui nous entourent et qui sont confiés à notre vigilance. Nous avons à veiller sur eux comme le Seigneur veille sur nous. Plus exactement : le Seigneur veut se servir de notre vigilance pour les entourer la sienne.
Le discernement des signes du Royaume qui vient implique que nous acceptions de devenir nous-mêmes ces signes, en nous laissant conduire par l’Esprit de charité." (P. Joseph-Marie)

Sermon de St Bernard
pour L'AVENT

Il viendra parmi nous, le Verbe de Dieu.

Nous savons qu'il y a une triple venue du Seigneur. La troisième se situe entre les deux autres. Celles-ci, en effet, sont manifestes, celle-là, non. Dans sa première venue, il a paru sur la terre et il a vécu avec les hommes, lorsque comme lui-même en témoigne - ils l'ont vu et l'ont pris en haine. Mais lors de sa dernière venue, toute chair verra le salut de notre Dieu et ils regarderont vers celui qu'ils ont transpercé. La venue intermédiaire, elle, est cachée: les élus seuls la voient au fond d'eux-mêmes, et leur âme est sauvée. Ainsi il est venu d'abord dans la chair et la faiblesse; puis, dans l'entre-deux, il vient en esprit et en puissance; enfin il viendra dans la gloire et la majesté. ~ Cette venue intermédiaire est vraiment comme la voie par laquelle on passe de la première à la dernière: dans la première le Christ fut notre rédemption, dans la dernière il apparaîtra comme notre vie, et entre temps il est notre repos et notre consolation.

Mais pour que personne ne risque de penser que ce que nous disons de cette venue intermédiaire est une invention de notre part, écoutez ce que dit le Seigneur lui-même: Si quelqu'un m'aime, il gardera mes paroles, et mon Père l'aimera et nous viendrons à lui. Ailleurs j'ai lu en effet: Qui craint Dieu fera le bien. Mais je perçois qu'ici Jésus exprime quelque chose de plus en disant de celui qui l'aime: il gardera mes paroles. Mais où les gardera-t-il? - Dans son coeur, sans aucun doute. Comme le dit le prophète: Dans mon cœur je conserve tes paroles pour ne point faillir envers toi. ~

Voici comment il te faut garder la parole de Dieu : Heureux, en effet, ceux qui la gardent. Qu'on la fasse donc entrer dans ce qu'on peut appeler les entrailles de l'âme; qu'elle passe dans les mouvements de ton coeur et dans ta conduite. Consomme ce qui est bien, et ton âme y trouvera avec joie de quoi s'y nourrir largement. N'oublie pas de manger ton pain pour ne pas laisser ton coeur se dessécher; de bonne et grasse nourriture rassasie ton âme.

Si de la sorte tu t'es mis à garder en toi la parole de Dieu, nul doute qu'elle ne te garde aussi. Le Fils viendra à toi, avec le Père; il viendra, le grand prophète, qui rétablira Jérusalem; c'est lui qui fait toutes choses nouvelles. Voici en effet ce qu'accomplira sa venue: alors, de même que nous sommes à l'image de l'homme pétri de terre, de même nous serons à l'image de celui qui vient du ciel. Comme le vieil Adam s'est répandu à travers l'homme tout entier et y a pris toute la place, de la même manière il faut que le Christ occupe toute la place, lui qui a créé l'homme dans sa totalité, qui le rachète intégralement et le glorifie dans son entier.

vendredi 26 novembre 2010

Parole du jour
Lc 21, 29-33
Vendredi 26 novembre

Jésus parlait à ses disciples de sa venue.
Il leur dit cette parabole :
« Voyez le figuier et tous les autres arbres.
Dès qu'ils bourgeonnent,
vous n'avez qu'à les regarder
pour savoir que l'été est déjà proche.
De même, vous aussi, lorsque vous verrez arriver cela,
sachez que le royaume de Dieu est proche.
Amen, je vous le dis :
cette génération ne passera pas sans que tout arrive.
Le ciel et la terre passeront,
mes paroles ne passeront pas.

Après l'hiver, le printemps précurseur de l'été. Ainsi va la vie ! Après la passion et la mort du Christ, sa Résurrection ! Dans notre cheminement, il en est de même. Il nous faut passer par les quatre saisons. Les auteurs spirituels anciens expliquaient déjà : "Lorsque tu es en haut de la montagne, penses que tu vas descendre dans la vallée, ainsi tu ne t'enorgueillira pas de ta situation. Et lorsque tu es dans la vallée, penses que tu vas bientôt rejoindre" le sommet, ainsi tu ne désespéreras pas de ta situation. La voie royale consiste à ne pas t'enorgueillir et à ne pas désespérer sûr d'être dans la main de Dieu ... et de demeurer fidèle à y rester." La Parole de Dieu est la nourriture du chemin. Une nourriture qui est aussi un remède. Un remède porteur de Vie ... la Vie éternelle !

jeudi 25 novembre 2010

Parole du jour
Lc 21, 27-28
Jeudi 25 novembre

Alors, on verra le Fils de l'homme venir dans la nuée,
avec grande puissance et grande gloire.
Quand ces événements commenceront,
redressez-vous et relevez la tête,
car votre rédemption approche.

Avec l'Avent, c'est la rédemption qui approche. L'homme pris dans "les filets de l'oiseleur"(Ps 123, 7) ne peut en sortir que par ce Fils de l'homme venant avec grande puissance, son incarnation, et grande gloire, sa résurrection : "le filet s'est rompu, nous avons échappé. Notre secours est le Nom du Seigneur ..." (7-8) Il s'est Lui-même laissé prendre dans le filet pour nous en libéré : "Le Fils de l'homme est venu pour servir (l'homme) et donner sa vie pour la multitude." (Mc 10, 45) Cette libération effective, il nous faut l'accueillir dans notre vie au quotidien. L'année liturgique qui commence avec le temps de l'Avent est là pour nous y aider, nous y conduire, en revivant liturgiquement les évènement de la vie du "Fils de l'homme", de Jésus, "Verbe fait chair" (Jn 1, 13). Les Sacrements (Baptême, Confirmation, Eucharistie, Réconciliation, Malades, Mariage, Ordre) prolongent sa Présence sacramentelle (réelle) et son action parmi nous. Le Temps de l'Avent nous est offert pour que nous nous préparions à ce cheminement et à l'accueil de son action en nos vies par un retour à l'essentiel, en commençant par vivre liturgiquement sa venue à Noël. Le mot "Avent" signifie "Avènement", "Venue". Il s'agit de quatre semaines pour s'y préparer. Les quatre bougies de l'Avent que l'on allume l'une après l'autre chaque dimanche, veulent signifier la progression de cette préparation qui aboutit à la rencontre avec l'Enfant nouveau-né : "Le Verbe était la vraie Lumière qui illumine tout homme en venant dans le monde... à tous ceux qui l'ont reçu, ceux qui croient en son Nom, il a donné de devenir enfant s de Dieu ..." (Jn 1, 9-9)

mercredi 24 novembre 2010

Parole du jour
Lc 21, 12- 19
(Mercredi 24 novembre)

Jésus parlait à ses disciples de sa venue :
« on portera la main sur vous et l’on vous persécutera ;
on vous livrera aux synagogues,
on vous jettera en prison,
on vous fera comparaître devant des rois
et des gouverneurs, à cause de mon Nom.
Ce sera pour vous l'occasion de rendre témoignage.
Mettez-vous dans la tête que vous n'avez pas
à vous soucier de votre défense.
Moi-même, je vous inspirerai
un langage et une sagesse à laquelle tous vos adversaires
ne pourront opposer ni résistance ni contradiction.
Vous serez livrés même par vos parents,
vos frères, votre famille et vos amis,
et ils feront mettre à mort certains d'entre vous.
Vous serez détestés de tous, à cause de mon Nom.
Mais pas un cheveu de votre tête ne sera perdu.
C'est par votre persévérance que vous obtiendrez la vie. »

Ce que nous dit Jésus dans ce passage de l'Évangile n'est pas du passé, c'est de tous les temps et donc d'aujourd'hui. Des frères et soeurs chrétiens sont persécutés, livrés, jetés en prison etc ... Et puis parfois il est une persécution qui n'est pas de face mais plus sournoise ou le christianisme est attaqué par dessous, discrédité à la face de la société par les médias ou autres moyen de communication, par une mise à l'écart. Ce qui est dit alors du christianisme est caricatural, sans fondement etc ... St Pierre nous dit : "Résistez avec la force de la foi ..." (1P 5, 9) N'hésitons pas à demander à Jésus : "Augmente en nous la foi ?" comme le firent les apôtres. (Lc 17, 3 ...) Et à demander le renouvellement dans l'Esprit-Saint : "L'Esprit-Saint vous inspirera, au moment même, ce que vous aurez à dire." (Lc 12, 11) Pas d'Esprit-Saint sans la foi ... pas de foi sans l'Esprit-Saint. Si les deux se conjuguent en nous, alors s'accomplira pour nous la parole de Jésus : "Moi-même, je vous inspirerai un langage et une sagesse à laquelle tous vos adversaires ne pourront opposer ni résistance ni contradiction." Jésus lui-même nous avertit : " Le disciple n'est pas plus grand que son maître, s'ils m'ont persécuté, ils vous persécuteront." Il ne faut pas être étonné de la contradiction car l'enjeu est d'importance, il s'agit de "Vie" mais nous le savons, depuis la Résurrection du Christ, la victoire est celle de la "Vie" : "La Lumière luit dans les ténèbres et les ténèbres ne peuvent l'atteindre, ne peuvent l'éteindre ..." (Jn 1,4) "Soyons des filles et des fils de la lumière : "Autrefois, vous étiez ténèbres ; maintenant, dans le Seigneur, vous êtes devenus lumière ; vivez comme des fils de la lumière" (Ep 5, 8) Et soyons témoin de la Lumière !

mardi 23 novembre 2010

Parole du jour
Lc 21, 5-11
Mardi 23 novembre

Jésus parlait à ses disciples de sa venue :
On portera la main sur vous et l’on vous persécutera ;
on vous livrera aux synagogues, on vous jettera en prison,
on vous fera comparaître devant des rois
et des gouverneurs, à cause de mon Nom.
Ce sera pour vous l'occasion de rendre témoignage.
Mettez-vous dans la tête
que vous n'avez pas à vous soucier de votre défense.
Moi-même, je vous inspirerai un langage et une sagesse
à laquelle tous vos adversaires ne pourront opposer
ni résistance ni contradiction.
Vous serez livrés même par vos parents,
vos frères, votre famille et vos amis,
et ils feront mettre à mort certains d'entre vous.
Vous serez détestés de tous, à cause de mon Nom.
Mais pas un cheveu de votre tête ne sera perdu.
C'est par votre persévérance que vous obtiendrez la vie.

Le mot "martyr" signifie "témoin". En ce sens, la vie du chrétien est appelée à être un "martyr" c'est-à-dire un "témoignage". Au début de l'Église, les persécutions ont déferlées sur les chrétiens : martyrs de Rome, de Lyon et d'ailleurs ... sous des empereurs comme Néron (Martyrs de Rome), Marc-Aurèle, (Martyrs de Lyon), etc ... A un disciple du Christ en jugement, on demanda son nom. Il répondit : "Chrétien, je n'en ai pas d'autre." Après la conversion de l'empereur Constantin au IVè sc. la grâce du "Martyr Rouge" comme on l'appelle en raison du sang versé, passe au "désert" où des hommes et des femmes vont se retirer pour vivre le "Martyr blanc", c'est-à-dire le témoignage d'une vie entièrement vouée au Christ. Ces deux sortes de témoignages perdurent aujourd'hui encore. On a dit que le le XXème siècle a été le siècle des martyrs. Une multitude de chrétiens a versé son sang par fidélité au Christ sous différents régimes totalitaires ... Et aujourd'hui encore des frères et soeurs chrétiens croupissent dans des geôles, pour leur Foi, et sont martyrisés ... Ce sont nos frères et soeurs en Christ ! ...
Et tous nous sommes appelés à vivre le "Martyr blanc", témoignage de Foi au cœur de notre vie concrète ... Il peut nous arriver parfois d'être pris à partie ... si nous vivons de cette relation intime avec le Christ, nous n'aurons rien à craindre, les paroles et les comportements qui conviennent nous seront donnés : "Moi-même, je vous inspirerai un langage et une sagesse à laquelle tous vos adversaires ne pourront opposer ni résistance ni contradiction." Il faut le croire et tout faire pour nourrir notre Foi. L'Église, fondée par le Christ, et qui est comme le prolongement de son incarnation, nous en donne les moyens ...

lundi 22 novembre 2010

Parole du jour
(Lundi 22 novembre)
(Lc 21, 1-4)

"Comme Jésus enseignait dans le Temple,
levant les yeux, il vit les riches

qui mettaient leurs offrandes dans le tronc du Trésor.

Il vit aussi une veuve misérable y déposer deux piécettes.

Alors il déclara : "En vérité, je vous le dis :

cette pauvre veuve a mis plus que tout le monde.

Car tous ceux-là ont pris sur leur superflu

pour faire leur offrande,
mais elle,
elle a pris sur son indigence;

elle a donné tout ce qu'elle avait pour vivre."


Jésus voit le cœur. Il y a ceux qui donnent et le font sonner de haut pour se faire remarquer et pourtant, ce qu'il donne n'atteint nullement leur façon de vivre. Il donne de leur superflu. Une façon aussi de se donner bonne conscience ...
La pauvre veuve, elle, ne se regarde pas, elle se donne tout entière à travers le don qu'elle fait : "elle a donné tout ce qu'elle avait pour vivre". En elle Jésus se reconnaît car lui aussi, librement va donner tout ce qu'il a pour vivre. Cela le conduira à la mort. Comme cette femme qui s'en remet entièrement à Dieu, Jésus s'en remettra entièrement au Père. L'amour pur qu'il incarne à travers ce don de Lui-même le fera jaillir de la mort, Vivant. Mystère de la mort et de la Résurrection, Mystère Pascal. C'est le chemin qu'il nous a tracé ... avec nous il marche sur le chemin ... Il y a bien des manières de tout donner en se donnant.

dimanche 21 novembre 2010

Fête du Christ Roi de l'univers
Lc 23, 35-43
Dimanche 21 novembre

On venait de crucifier Jésus,
et le peuple restait là à regarder.
Les chefs ricanaient en disant :
« Il en a sauvé d'autres :
qu'il se sauve lui-même,
s'il est le Messie de Dieu, l'Élu ! »
Les soldats aussi se moquaient de lui.
S'approchant pour lui donner de la boisson vinaigrée,
ils lui disaient :
« Si tu es le roi des Juifs, sauve-toi toi-même ! »
Une inscription était placée au-dessus de sa tête :
« Celui-ci est le roi des Juifs. »
L'un des malfaiteurs suspendus à la croix l'injuriait :
« N'es-tu pas le Messie ?
Sauve-toi toi-même, et nous avec ! »
Mais l'autre lui fit de vifs reproches :
« Tu n'as donc aucune crainte de Dieu !
Tu es pourtant un condamné, toi aussi !
Et puis, pour nous, c'est juste :
après ce que nous avons fait,
nous avons ce que nous méritons.
Mais lui, il n'a rien fait de mal. »
Et il disait :
« Jésus, souviens-toi de moi
quand tu viendras inaugurer ton Règne. »
Jésus lui répondit :
« Amen, je te le déclare :
aujourd'hui, avec moi, tu seras dans le Paradis. »

Il suffit de regarder ce tableau du "Portement de croix" du peintre Jérôme Bosh pour comprendre ce qu'est la Royauté du Christ. Autour de lui, la horde déchainée aux visages hideux , défigurés par le mal. Jésus lui, les yeux fermés, demeure comme intouchable : le mal n'a sur Lui aucune emprise. Le centurion au moment de la mort de Jésus s'écrira : "Cet homme était vraiment un Juste". Innocent de tout mal, Il est libre au cœur même de l'adversité. "Il est passé en faisant le bien", écrira St Pierre. Voici la vrai Royauté, celle de l'Amour. Véronique, à gauche sur le tableau, qui vient de poser un linge sur le visage de Jésus pour essuyer sa sueur, a été contaminée par cette Royauté de Jésus, comme libéré du mal et elle lui ressemble : yeux fermés, visage en paix, rayonnant. Elle n'est plus touchée par le mal qui l'entoure. Elle est le symbole de l'Eglise. "Le Christ, écrit St Paul, voulait se la présenter à lui-même, cette Église, resplendissante, sans tache, ni ride, ni aucun défaut ; il la voulait sainte et irréprochable." (Ep 5, 22) Et nous sommes par notre baptême, membres de cette Église, en marche vers cette conformité au Christ si nous acceptons qu'Il nous sauve ... A droite, le "bon larron" encore entre deux eaux mais dont le cœur penche vers Jésus. Il a visage humain et il est en pleine transformation de ressemblance à Jésus alors que l'autre larron, en bas, reste entravé dans le mal. C'est son choix ...
Tableau, à la fois effrayant et Magnifique, plein d'espérance. Il fait penser à ces paroles du prologue de l'Évangile selon St Jean : "La Lumière luit dans les ténèbres et les ténèbres ne peuvent l'éteindre ..." (Jn 1, 4) La Royauté de Jésus est celle de l'Amour ! Et notre vocation est d'y participer.