vendredi 8 juillet 2011

Parole du jour
(Vendredi 10 juillet)
(Mt 10, 16-23)

Jésus disait aux douze Apôtres:
"Voici que je vous envoie comme des brebis au milieu des loups.
Soyez donc adroits comme les serpents,
et candides comme les colombes.

17 Méfiez-vous des hommes :
ils vous livreront aux tribunaux
et vous flagelleront dans leurs synagogues.

18 Vous serez traînés devant des gouverneurs
et des rois à cause de moi :
il y aura là un témoignage pour eux et pour les païens.

19 Quand on vous livrera,
ne vous tourmentez pas pour savoir ce que vous direz
ni comment vous le direz :
ce que vous aurez à dire vous sera donné à cette heure-là.

20 Car ce n'est pas vous qui parlerez,
c'est l'Esprit de votre Père qui parlera en vous.

Le frère livrera son frère à la mort,
et le père, son enfant ;
les enfants se dresseront contre leurs parents
et les feront mettre à mort.
Vous serez détestés de tous à cause de mon nom ;
mais celui qui aura persévéré jusqu'à la fin, celui-là sera sauvé.

La persécution des chrétiens, ce n'est pas du passé, c'est aujourd'hui encore et toujours. Nombre de nos frères et soeurs souffrent pour leur foi et ne craignent pas de porter témoignage. jusqu'au sang Et nous, sommes-nous prêt à rendre compte de notre foi, là où nous sommes ? Ne préférons-nous pas rester "chrétiens inconnus" dans la masse. "Celui qui aura rougi de moi devant les hommes, dit Jésus, je rougirai de lui devant mon Père des cieux." Ce n'est pas une parole pour nous culpabiliser, mais pour nous inviter à la conversion si besoin, et par là, à la paix du cœur. Et la persécution peut venir de nos proches, de ceux que nous pensions être des amis, des frères ... L'union au Christ dans la prière et les Sacrements, dans la Foi, demeure le chemin le meilleur pour vivre cette situation dans la force de l'Esprit et dans la paix : "ne vous tourmentez pas pour savoir ce que vous direz, ni comment vous le direz : ce que vous aurez à dire vous sera donné à cette heure-là. Car ce n'est pas vous qui parlerez, c'est l'Esprit de votre Père qui parlera en vous."

jeudi 7 juillet 2011

Parole du jour
Mt 10, 7-8
Jeudi 7 juillet

Jésus disait aux douze Apôtres :
"Sur votre route, proclamez
que le Royaume des cieux est tout proche.
Guérissez les malades,
ressuscitez les morts,
purifiez les lépreux,
chassez les démons.
Vous avez reçu gratuitement :
donnez gratuitement.

Qu'elle est ta route ? Celle d'aujourd'hui qui comprend nombre de circonstances, nombre de rencontres ... C'est là, par ton attitude, tes paroles et surtout tes comportements, que tu es appelé à "proclamer que le Royaume des cieux est tout proche" : Sois l'Évangile de Dieu, sa Bonne Nouvelle ! C'est ta vie qui le dit et le montre ou non. Si tu n'as pas accueilli le Royaume de Dieu dans ta vie, comment pourrais-tu le proclamer ? ... Tu peux te dire chrétien parce que tu as été baptisé ou que tu rends beaucoup de services à la communauté, que tu es très engagé, et ... ne pas être disciple parce que tu ne suis pas Jésus, que tu n'accueilles pas ses sentiments pour qu'ils deviennent les tiens et qu'a travers ce que tu fais, c'est toi que tu cherches à mettre en avant ! Dans quel esprit vis-tu ton engagement ? ... ta Foi ? Est-ce vraiment l'Esprit-Saint ? ... Ta "manière d'être" est appelée à être guérissante pour autrui, ressuscitante, purifiante, libérante. Elle le sera si toi-même te laisse guérir et libérer par Celui qui est à la fois le Médecin et le Remède, le Seigneur Jésus. L'expérience de la gratuité de son amour pour toi te conduira à aimer gratuitement du même amour dont Il t'aime à chaque instant.

"Ouvre ta porte à celui qui vient, ouvre ton âme, élargis l'accueil de ton esprit afin qu'il découvre les richesses de la simplicité, les trésors de la paix, la douceur de la grâce. Dilate ton cœur, viens vers le soleil de la lumière éternelle qui éclaire tout homme. " (St Ambroise)

mercredi 6 juillet 2011

Parole du jour
(Mercredi 06 juillet)
(Mt 10, 1-7)

Jésus appela ses douze disciples
et leur donna le pouvoir
d'expulser les esprits mauvais
et de guérir toute maladie et toute infirmité.
Voici les noms des douze Apôtres :
le premier, Simon, appelé Pierre ; André son frère ;
Jacques, fils de Zébédée, et Jean son frère ;
Philippe et Barthélemy ;
Thomas et Matthieu le publicain ;
Jacques, fils d'Alphée, et Thaddée ;
Simon le Zélote et Judas Iscariote, celui-là même qui le livra.
Ces douze, Jésus les envoya en mission
avec les instructions suivantes :
« N'allez pas chez les païens
et n'entrez dans aucune ville des Samaritains.
Allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d'Israël.
Sur votre route,
proclamez que le Royaume des cieux est tout proche.

Pourquoi "douze apôtres" ? En référence aux "douze tribus d'Israël" ? Jésus prépare le nouvel Israël : "l'Église". Non que l'ancien Israël ne serait plus le "peuple choisi", mais l'Église est appelée à conduire à bien la mission qui était celle d'Israël : "En toi seront bénis toutes les nations de la terre". Jésus va se façonner un peuple appelé à accomplir cette mission ... qui est la sienne. St Pierre dans sa 1ère lettre écrira : "Bénissez, c'est cela votre vocation ..." Dans un premier temps, il espérait que ce nouvel Israël serait le renouvellement de l'ancien, aussi il appelle ses disciples à aller vers "les brebis perdues de la Maison d'Israël". Ce renouvellement conduirait Israël à vivre dans un second temps, sa vocation propre de bénédiction au milieu des païens.
Cette "Bénédiction" qui est une "diction béné", une Parole de bien, la Parole créatrice", est source de Vie :
"expulser les démons, guérir toute maladie et toute infirmité." Proclamer qu'en Jésus se réalise la "bénédiction", le Salut, la Santé, pour tous et chacun. L'Église est porteuse de ce trésor. Puisse-t-elle en porter témoignage par sa propre vie en ses membres et en distribuer vraiment les bienfaits sans acception des personnes car tous sont appelés.

mardi 5 juillet 2011

Parole du jour
Mt 9, 32-38
Mardi 5 juillet

On présenta à Jésus un possédé qui était muet.
Lorsque le démon eut été expulsé,
le muet se mit à parler.
La foule fut dans l'admiration,
et elle disait :
« Jamais rien de pareil ne s'est vu en Israël ! »
Mais les pharisiens disaient :
« C'est par le chef des démons
qu'il expulse les démons. »
Jésus parcourait toutes les villes
et tous les villages, enseignant dans leurs synagogues,
proclamant la Bonne Nouvelle du Royaume
et guérissant toute maladie et toute infirmité.
Voyant les foules, il eut pitié d'elles
parce qu'elles étaient fatiguées et abattues
comme des brebis sans berger.
Il dit alors à ses disciples :
« La moisson est abondante,
et les ouvriers sont peu nombreux.
Priez donc le maître de la moisson
d'envoyer des ouvriers pour sa moisson. »

Jésus est plein de compassion pour les hommes. Il aime l'homme et il est pressé de son bien. Il parcourt ... enseigne ... proclame la Bonne nouvelle, guérit et libère. Voilà son œuvre pour chacun d'entre nous. A nous de prendre conscience de cette action d'amour envers nous. Nous sommes chacun ce muet, ne sachant parler du langage de l'amour et trop souvent proférant des paroles vaines qui ne sont pas édifiantes, constructives. Nous sommes muet de la parole vraie, celle qui jaillit d'un cœur purifié, d'une parole qui donne la vie. Le Seigneur nous libère, nous guérit, nous évangélise. Cela demande de notre part d'aller à Lui et de nous en remettre à Lui. Il n'est pas venu pour les bien-portants mais pour les malades, pour les justes, mais pour les pécheurs. Se reconnaître malade, c'est déjà s'ouvrir à la guérison. Se reconnaître pécheur, c'est déjà s'ouvrir à la libération. Sachons accueillir Jésus comme le Berger de nos vies. Le suivre en vérité, c'est prendre le chemin du Salut pour nous et pour les autres. Notre libération sera porteuse de fruits de libération pour les autres. Notre guérison intérieure sera porteuse de fruit de guérison pour les autres ...

lundi 4 juillet 2011

Parole du jour
(Lundi 4 juillet)
(Mt 9, 18-26)

Tandis que Jésus parlait
aux disciples de Jean Baptiste,

voilà qu'un chef s'approcha ;
il se prosternait devant lui en disant :
« Ma fille est morte à l'instant ;
mais viens lui imposer la main, et elle vivra. »
Jésus se leva et se mit à le suivre,
ainsi que ses disciples.


Et voilà qu'une femme souffrant d'hémorragies
depuis douze ans s'approcha par derrière
et toucha la frange de son vêtement.
Car elle se disait en elle-même :
« Si je parviens seulement
à toucher son vêtement,

je serai sauvée. »
Jésus se retourna, la vit et lui dit :
« Confiance, ma fille ! Ta foi t'a sauvée. »
Et la femme fut sauvée à l'heure même.

Jésus, arrivé à la maison du chef, dit,
en voyant les joueurs de flûte
et l'agitation de la foule :

« Retirez-vous.
La jeune fille n'est pas morte : elle dort. »
Mais on se moquait de lui.
Quand il eut mis la foule dehors,
il entra et saisit la main de la jeune fille,
qui se leva.

Et la nouvelle se répandit dans tout ce pays.

L'incrédulité est source de mort : Dans le même récit, dans l'Évangile selon St Marc (Mc 5, 21-43), il est dit : " ... des gens arrivent de la maison de Jaïre pour annoncer à celui-ci : "Ta fille vient de mourir, à quoi bon déranger le maître ?" Si Jaïre avait écouté ses serviteurs, sa fille serait demeurée dans la mort ... Mais il s'appuie sur la parole de Jésus : "Ne crains pas, crois seulement." Toujours la Foi ! Dans le récit selon Matthieu, Jésus fait sortir tout le monde et demande la Foi malgré les apparences de la situation vu avec les yeux du monde : « Retirez-vous. La jeune fille n'est pas morte : elle dort. » Le Royaume de Jésus n'est pas de ce monde, et les règles en sont différentes, ce sont celles de la vérité et de l'amour, de la Vie : "La jeune fille se leva et se mit à marcher."
Mouvement de la mort et de la Résurrection de Jésus lui-même : Alors qu'il était pris dans les filets de l'hypocrisie et de la diffamation, Il n'est pas demeuré dans la mort, il s'est levé Vivant ! La Foi consiste pour ceux qui passent par le même chemin, et tout vrai disciple y passe un jour ou l'autre à traverser la mort "par Lui, avec Lui et en Lui" (Grande doxologie de la messe) pour rejaillir vivant et debout, vainqueur de la mort par Sa victoire sur la mort. C'est un chemin de dépouillement de soi : "Si quelqu'un veut venir à ma suite, qu'il renonce à lui-même, qu'il prenne sa croix et qu'il me suive." dit Jésus. La Foi comme le feu est à raviver à chaque instant et ce feu, il ne faut pas le laisser s'éteindre. Nous en revenons toujours à la demande des apôtres : "Seigneur, augmente en nous la foi !" Cherchons à toucher Jésus comme la femme malade ... laissons-le nous toucher comme la fille de Jaïre, le lépreux et combien d'autres qui en se reconnaissant incapable par eux-mêmes ont trouvé en lui leur capacité : « Ma fille, ta foi t'a sauvée. Va en paix et sois guérie de ton mal. » Comme à Thomas Jésus dit à chacun de nous : "Ne sois pas incrédule mais croyant." (Jn 20, 27)

dimanche 3 juillet 2011

Parole du jour
Dimanche 3 juillet
Mt 11, 25-27

En ce temps-là, Jésus prit la parole :
« Père, Seigneur du ciel et de la terre,
je proclame ta louange :
ce que tu as caché aux sages et aux savants,
tu l'as révélé aux tout-petits.
Oui, Père, tu l'as voulu ainsi dans ta bonté.
Tout m'a été confié par mon Père ;
personne ne connaît le Fils, sinon le Père,
et personne ne connaît le Père, sinon le Fils,
et celui à qui le Fils veut le révéler.


"Seigneur, Père du ciel et de la terre, je proclame ta louange."
Jésus est en prière et sa prière est une "louange". Or la Bible connaît deux sortes de prières : la supplication qui ne dure qu’un moment - le maintenant de l’épreuve où l’homme expose à Dieu ses besoins - et la louange qui doit durer « à jamais » (Ps 88, 1). Si donc Jésus loue son Père et si la louange est éternelle, sa prière nous livre le secret éternel de son cœur : s’enchanter que le vrai Dieu soit un Père plein de tendresse et de miséricorde, se réjouir que le Père, Source de la vie, soit un « Dieu plus grand que notre cœur » (1 Jn 3, 20)

« Ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits »
(v. 25b).
La louange de Jésus a pour objet une constatation : les "sages" et les "savants", c’est-à-dire les Pharisiens et les Docteurs de la Loi, n’ont pas écouté sa parole, s’étant scandalisés du pardon sans condition qu’il apportait aux pécheurs, des guérisons qu’il accomplissait le jour du sabbat ; les "tout-petits" au contraire, c’est-à-dire les publicains comme Matthieu et les païens comme le centurion, sont venus à lui par désir de vivre et de guérir leurs blessures, avec l’humilité de ceux qui n’ont rien à perdre, ayant tout perdu, et qui cherchent la nouvelle naissance. Leur foi, Jésus l’a admirée et reçue comme un cadeau gracieux que lui faisait son Père : « Nul ne peut venir à moi, dit-il à Capharnaüm, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire, et moi, je le ressusciterai au dernier jour » (Jn 6, 44).
« Oui, Père tu l’as voulu ainsi dans ton bon plaisir » (v. 26).
Jésus loue son « Dieu et Père » (Col 1, 2) pour son "bon plaisir", parce qu’il lui a plu de révéler sa bonté aux "tout-petits" en résistant aux "sages" et aux "savants". Pourquoi en fut-il ainsi ? La raison, au dire de l’Evangile, est simple : puisque Dieu habite « au plus haut des cieux » (Lc 2, 14), sans personne au-dessus de lui à qui se comparer, il ne peut tourner son regard de bienveillance que vers ceux qui se tiennent en bas, sans envie de se faire plus grand que les autres, et qui s’en remettent à la grâce venant d’en haut. Le propre de l’Amour étant donc de s’abaisser et de tenir l’autre pour plus grand, le "bon plaisir" de Dieu consiste à combler ses enfants au-delà de toute espérance et la joie de ses fils à tendre leurs mains vers lui, en sachant qu’un verre doit être vidé pour accueillir le vin les noces. (P. Michel Corbin S.J.)

samedi 2 juillet 2011

Fête du Cœur immaculée de Marie
Lc 2, 41-51
Samedi 2 juillet

Chaque année, les parents de Jésus allaient
à Jérusalem pour la fête de la Pâque.
Quand il eut douze ans,
ils firent le pèlerinage suivant la coutume.
Comme ils s'en retournaient à la fin de la semaine,
le jeune Jésus resta à Jérusalem
sans que ses parents s'en aperçoivent.
Pensant qu'il était avec leurs compagnons de route,
ils firent une journée de chemin
avant de le chercher
parmi leurs parents et connaissances.
Ne le trouvant pas,
ils revinrent à Jérusalem
en continuant à le chercher.
C'est au bout de trois jours
qu'ils le trouvèrent dans le Temple,
assis au milieu des docteurs de la Loi :
il les écoutait et leur posait des questions,
et tous ceux qui l'entendaient s'extasiaient
sur son intelligence et sur ses réponses.
En le voyant, ses parents furent stupéfaits,
et sa mère lui dit :
« Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ?
Vois comme nous avons souffert
en te cherchant, ton père et moi ! »
Il leur dit :
« Comment se fait-il que vous m'ayez cherché ?
Ne le saviez-vous pas ?
C'est chez mon Père que je dois être. »
Mais ils ne comprirent pas ce qu'il leur disait.
Il descendit avec eux pour rentrer à Nazareth,
et il leur était soumis.
Sa mère gardait dans son cœur tous ces événements.

Le cœur, dans la Bible, c'est la Personne en ce qu'elle a de plus profond, de plus intérieur. Marie a laissé jaillir la Source en son cœur, en sa Personne, et le Souffle de Dieu, l'Esprit-Saint, a imprimé en elle la Parole de Dieu à qui elle a donné chair : "Elle conçut du St Esprit". "Et la Parole s'est faite chair". A la différence d'Ève, Marie, demeurera ancrée dans la Parole de Dieu, dans le cœur à cœur avec Dieu ... Elle sera la première disciple de son Fils. En Lui, elle est devenue Mère universelle : "Voici ton Fils." dit Jésus en lui montrant St Jean qui symboliquement nous représente tous, au pied de la croix, et il dit à chacun de nous : "Voici ta Mère."

Marie est comparée à un astre

"Et le nom de la vierge était Marie" (Lc 1,27).
Disons quelque chose aussi sur ce nom, qui est interprété :

"Étoile" de la mer
et qui convient à merveille à la mère restée vierge.

Oui, on la compare à un astre, et rien de plus juste :

comme l'astre, sans être altéré, émet son rayon,
ainsi, sans lésion intime, la Vierge met au monde son Fils.
Le rayon n'amoindrit pas la clarté de l'astre,
p
as plus que le fils ne diminue l'intégrité de la vierge.
Oui, elle est cette noble étoile issue de Jacob

dont les rayons illuminent l'univers entier,
dont la splendeur étincelle sur la cime
et pénètre jusqu'aux ombres profondes,
dont la chaleur répandue sur la terre
réchauffe les âmes plus que les corps,
mûrit les vertus et consume les vices.
Elle est cette brillante et merveilleuse étoile

qui se lève, glorieuse et nécessaire
au-dessus de cet océan immense,

dans la splendeur de ses mérites et de ses exemples.

Dans la tempête, regarde l'étoile, invoque Marie !

O toi, qui que tu sois,
qui dans cette marée du monde,
te sens emporté à la dérive parmi orages et tempêtes,
plutôt que sur la terre ferme,
ne quitte pas les feux de cet astre.
Si tu ne veux pas sombrer dans la bourrasque.
Quand se déchaînent les rafales des tentations,

quand tu vas droit sur les récifs de l'adversité,
regarde l'étoile, appelle Marie !
Si l'orgueil, l'ambition, la jalousie te roulent dans leurs vagues,

regarde l'étoile, crie vers Marie !
Si la colère ou l'avarice,

si les sortilèges de la chair secouent la barque de ton âme,
regarde vers Marie !
Quand, tourmenté par l'énormité de tes fautes,

honteux des souillures de ta conscience,
terrorisé par la menace du jugement,
tu te laisses happer par le gouffre de la tristesse,
par l'abîme du désespoir,
pense à Marie.

Dans les dangers, dans les angoisses,

dans les situations critiques,
pense à Marie, crie vers Marie !
Que son nom ne quitte pas tes lèvres,

qu'il ne quitte pas ton cœur,
et pour obtenir la faveur de ses prières,
ne cesse d'imiter sa vie.

Fais ta propre expérience de Marie !

Si tu la suis, point ne t'égares.
Si tu la pries, point ne désespère.

Si tu la gardes en pensée, point de faux pas.

Qu'elle te tienne, plus de chute.

Qu'elle te protège, plus de crainte.

Sous sa conduite, plus de fatigue.

Grâce à sa faveur, tu touches au port.

Et voilà comment ta propre expérience
te montre
combien se justifie la parole :
Le nom de la Vierge était Marie (Lc 1, 27).


Saint Bernard (+ 1153)

mercredi 29 juin 2011

Fête de St Pierre et St Paul
Mt 16, 13-19
Mercredi 29 juin

Jésus était venu dans la région de Césarée-de-Philippe,
et il demandait à ses disciples :
« Le Fils de l'homme, qui est-il,
d'après ce que disent les hommes ? »
Ils répondirent :
« Pour les uns, il est Jean Baptiste ;
pour d'autres, Élie ;
pour d'autres encore,
Jérémie ou l'un des prophètes. »
Jésus leur dit :
« Et vous, que dites-vous ?
Pour vous, qui suis-je ? »
Prenant la parole, Simon-Pierre déclara :
« Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant ! »
Prenant la parole à son tour, Jésus lui déclara :
« Heureux es-tu, Simon fils de Yonas :
ce n'est pas la chair et le sang qui t'ont révélé cela,
mais mon Père qui est aux cieux.
Et moi, je te le déclare :
Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ;
et la puissance de la Mort ne l'emportera pas sur elle.
Je te donnerai les clefs du Royaume des cieux :
tout ce que tu auras lié sur la terre
sera lié dans les cieux,
et tout ce que tu auras délié sur la terre
sera délié dans les cieux. »

St Paul à Timothée en 2Tm 4, 6sq

Me voici déjà offert en sacrifice,
le moment de mon départ est venu.
Je me suis bien battu,
j'ai tenu jusqu'au bout de la course,
je suis resté fidèle ...
Le Seigneur, lui, m'a assisté.
Il m'a rempli de force
pour que je puisse annoncer jusqu'au bout l'Évangile
et le faire entendre à toutes les nations païennes ...
A lui la gloire pour les siècles des siècles. Amen.

St Pierre et St Paul, les deux colonnes de l'Église. Tous les deux sont morts à Rome dans la fidélité au Christ qu'ils ont aimé et annoncé comme Bonne Nouvelle pour l'humanité. Chacun à sa manière, selon sa personnalité. Jésus a-t-il choisi des gens parfaits ? Il est venu pour sauver un monde malade et pécheur. Il choisit des hommes de ce monde-là. Pierre qui suit Jésus, qui le confesse comme Messie, qui reçoit les clefs du Royaume, le trahit en le reniant à la veille de sa passion et de sa mort. Paul qui persécute les chrétiens, les fait mettre en prison, se réjouit de la lapidation d'Étienne. Aucun des deux ne peut se glorifier de soi-même et de ses "exploits". Tous d'eux recevront leur capacité de vivre leur ministère d'une force qui vient d'ailleurs que d'eux-mêmes, la force de l'Esprit-Saint. C'est au cœur de leur faiblesse que se déploiera la Puissance (d'amour) de Dieu, pour bien montrer que le Salut ne vient pas d'eux, mais de Dieu, et que leur ministère et prédication, ils les reçoivent de Quelqu'un d'autre, dans la puissance de l'Esprit : pour Pierre, au jour de la Pentecôte, pour Paul, sur le chemin de Damas, dans la Lumière qui le transperce jusqu'au fond de son être ... Et tous, quelques soient nos pauvretés, nous sommes appelés, selon notre appel personnel, à la même expérience et nous y avons part moyennant conversion, ouverture du cœur à l'amour de Dieu offert en Christ dans la puissance de l'Esprit et Foi. Avec Pierre et Paul soyons-en les témoins ! Telle est la mission de l'Église !
(Icône russe : "St Pierre et St Paul")

mardi 28 juin 2011

Parole du jour
Mt 8, 23-27
mardi 28 juin

Comme Jésus montait dans la barque,
ses disciples le suivirent.
Et voilà que la mer s'agita violemment,
au point que la barque était recouverte par les vagues.
Mais lui dormait.
Ses compagnons s'approchèrent
et le réveillèrent en disant :
« Seigneur, sauve-nous ! Nous sommes perdus. »
Mais il leur dit :
« Pourquoi avoir peur, hommes de peu de foi ? »
Alors, debout, Jésus interpella vivement les vents et la mer,
et il se fit un grand calme.
Les gens furent saisis d'étonnement et disaient :
« Quel est donc celui-ci,
pour que même les vents et la mer lui obéissent ? »


Combien de fois par jour, nous passons sur l'autre rive ! Nos journées sont ainsi faites, passant d'une activité à une autre, d'une rencontre à une autre ... Montant dans notre barque, nous voguons au rythme du temps dans l'égrènement des heures qui passent ... Jésus est-il dans la barque ? Pour certains, oui, qui dès le lever le rende présent à leur pensée et à leur cœur par la prière. Mais les réalités d'un vécu absorbant peuvent le rendre au sommeil ... Pour d'autres, non. Ce qui ne l'empêche pas d'être présent, mais ils n'en ont pas conscience : "il dort"! Puis les soucis arrivent avec leurs lots d'angoisse : problème, peut-être, de relation, de couple, de travail, de voiture, de santé, et j'en passe : "les vagues se jettent sur le barque qui se remplit d'eau". L'eau de l'amertume et du mal-être ... Seul, la gorge nouée, pour affronter la tempête !
Il est pourtant "Quelqu'un" qui pourrait aider ... mais il dort, car on le laisse dormir, trop occupé à nos angoisses. Réveillons-le ! Non que d'un coup de baguette magique il changera la citrouille en carrosse, mais il assumera avec nous la dure réalité de notre existence, nous rendra à la paix : "le vent tomba et il se fit un grand calme" ... Cela me rappelle ce magnifique passage du psaume 17, 19-20 : "Au jour de ma défaite, ils m'attendaient, mais j'avais le Seigneur pour appui. Et lui m'a dégagé, mis au large, il m'a libéré, car il m'aime." Nous rendant à l'espérance, Il nous donnera la force, la sagesse et le discernement dont nous aurons besoin. Écoutons la prière de Salomon : " Je m'adressai au Seigneur et le priai, et je dis de tout mon cœur : 'Donne-moi la Sagesse ... pour qu'elle me seconde et peine avec moi ... elle sait et comprend tout. Elle me guidera prudemment dans mes actions et me protègera ...' " Et ce cri du cœur : "Envoie-la !" (Sg 9, 4. 10. 11) Cette Sagesse est venue et elle est là, Elle s'est incarnée en Jésus qui ne cesse de cheminer avec nous ... A nous de ne pas quitter sa main et de lui ouvrir nos cœurs et nos vies !

lundi 27 juin 2011

Parole du jour
Mt 8, 18, 22
Lundi 27 juin

Jésus, voyant la foule autour de lui,
donna l'ordre de partir vers l'autre rive du lac.
Un scribe s'approcha et lui dit :
« Maître, je te suivrai partout où tu iras. »
Mais Jésus lui déclara :
« Les renards ont des terriers,
les oiseaux du ciel ont des nids ;
mais le Fils de l'homme n'a pas d'endroit où reposer sa tête. »
Un autre de ses disciples lui dit :
« Seigneur, permets-moi d'aller d'abord enterrer mon père. »
Jésus lui dit :
« Suis-moi, et laisse les morts enterrer leurs morts. »

Avec Jésus il faut toujours aller de l'avant, sans regarder en arrière. C'est que la vie, elle est devant ! De même, il ne faut pas s'arrêter en chemin, lourd de ses biens même spirituels, de ses réussites car c'est à chaque instant que tout commence. Sans la pauvreté du cœur, nous sommes des paralysés bloqués sur place par des fardeaux qui nous écrasent ... La première béatitude est la suivante : "Bienheureux les pauvres de cœur, le Royaume des cieux est à eux." Jésus nous veut libres et confiants : "Seigneur, augmente en nous la Foi !" De même, il ne nous empêche pas d'aller enterrer "son (notre) père". Mais de ne pas rester bloqué sur la mort car celle-ci est un passage vers une vie nouvelle qui est toujours devant. Ceux qui nous ont quittés ne sont pas dans la terre, mais ils sont "avec le Seigneur" comme l'écrit St Paul (1Th 4, 13-18) : "Dieu n'est pas le Dieu des mort, mais des vivants" (Mt 22, 32). Aussi plus notre cœur est avec le Seigneur de la vie, plus nous sommes en communion avec eux et cette certitude nous pousse vers l'avant et nous donne d'avancer : "Il s'agit de connaître le Christ, d'éprouver la puissance de sa résurrection et de communier aux souffrances de sa passion, en reproduisant en moi sa mort, dans l'espoir de parvenir, moi aussi, à ressusciter d'entre les morts. Certes, je ne suis pas encore arrivé, je ne suis pas encore au bout, mais je poursuis ma course pour saisir tout cela, comme j'ai moi-même été saisi par le Christ Jésus.
Frères, je ne pense pas l'avoir déjà saisi. Une seule chose compte : oubliant ce qui est en arrière, et lancé vers l'avant, je cours vers le but pour remporter le prix auquel Dieu nous appelle là-haut dans le Christ Jésus. Nous tous qui sommes adultes dans la foi, nous devons tendre dans cette direction ..." (Ph 3, 10-14)

dimanche 26 juin 2011

Solennité du St Sacrement du Corps et du Sang
de Notre Seigneur Jésus-Christ

Parole du jour
Jn 6, 51-58
Dimanche 26 juin
Après avoir nourri la foule
avec cinq pains et deux poissons,
Jésus disait :
« Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel :
si quelqu'un mange de ce pain,
il vivra éternellement.
Le pain que je donnerai, c'est ma chair,
donnée pour que le monde ait la vie. »
Les Juifs discutaient entre eux :
« Comment cet homme-là peut-il
nous donner sa chair à manger ? »
Jésus leur dit alors :
« Amen, amen, je vous le dis :
si vous ne mangez pas la chair du Fils de l'homme,
et si vous ne buvez pas son sang,
vous n'aurez pas la vie en vous.
Celui qui mange ma chair
et boit mon sang a la vie éternelle ;
et moi, je le ressusciterai au dernier jour.
En effet, ma chair est la vraie nourriture,
et mon sang est la vraie boisson.
Celui qui mange ma chair et boit mon sang
demeure en moi, et moi je demeure en lui.
De même que le Père, qui est vivant, m'a envoyé,
et que moi je vis par le Père,
de même aussi celui qui me mangera vivra par moi.
Tel est le pain qui descend du ciel :
il n'est pas comme celui que vos pères ont mangé.
Eux, ils sont morts ;
celui qui mange ce pain vivra éternellement. »

Voici le Sacrement de la Présence Réelle et Sacramentelle de Jésus Christ. Il ne s'agit pas bien évidemment de la Présence physique. C'est Jésus ressuscité et glorifié qui se donne à nous concrètement dans le pain devenu son Corps et le vin son Sang, dans l'acte du don total de sa vie librement donnée pour nous : "Ayant aimé les siens, il les aima jusqu'au bout". L'Eucharistie est le Sacrement de l'Amour et donc le Sacrement de notre Salut. C'est l'Amour qui donne le Salut, qui donne Vie. Ce mot Salut signifiant libération et guérison (intérieures), santé de l'être. Comme il faut nourrir notre corps pour vivre physiquement, il nous faut nourrir notre âme, notre cœur, pour que se déploie notre intériorité. Notre vie essentielle n'est pas extérieure mais intérieure : "Si l'être extérieur se détériore, écrit St Paul, l'être intérieur se renouvelle de jour en jour." Et Jésus, dans l'Évangile selon St Jean : "Celui qui mange ma chair et boit mon Sang à la vie éternelle". La vie éternelle étant l'accomplissement de notre vie intérieure dans la Communion avec Dieu en Jésus-Christ. Accomplissement dont la grâce se répercute sur toutes les dimensions de notre être : corps, âme et esprit. St Paul écrit dans la 2ème lettre aux Thessaloniciens : "Que tout votre être, corps, âme et esprit, soient rendu saint par l'Avènement de Notre Seigneur Jésus-Christ ..." La Communion au Corps et au Sang du Christ est cet "Avènement" qui nourrit notre sanctification en nous unissant sacramentellement au Christ.

samedi 25 juin 2011

Parole du jour
Mt 8, 5-17
Samedi 25 juin

Jésus était entré à Capharnaüm ;
un centurion de l'armée romaine vint à lui
et le supplia :
« Seigneur, mon serviteur est au lit,
chez moi, paralysé, et il souffre terriblement. »
Jésus lui dit : « Je vais aller le guérir. »
Le centurion reprit :
« Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit,
mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri.
Ainsi, moi qui suis soumis à une autorité,
j'ai des soldats sous mes ordres ;
je dis à l'un : 'Va', et il va, à un autre :
'Viens', et il vient, et à mon esclave :
'Fais ceci', et il le fait. »
A ces mots, Jésus fut dans l'admiration
et dit à ceux qui le suivaient :
« Amen, je vous le déclare, chez personne en Israël,
je n'ai trouvé une telle foi.
Aussi je vous le dis :
Beaucoup viendront de l'orient et de l'occident
et prendront place avec Abraham, lsaac et Jacob
au festin du Royaume des cieux,
et les héritiers du Royaume seront jetés dehors dans les ténèbres
; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. »
Et Jésus dit au centurion :
« Rentre chez toi, que tout se passe pour toi selon ta foi. »
Et le serviteur fut guéri à cette heure même.
Comme Jésus entrait chez Pierre,
il vit sa belle-mère couchée avec de la fièvre.
Il lui prit la main, et la fièvre la quitta.
Elle se leva, et elle le servait.

"Chez personne en Israël je n'ai trouvé une telle foi". Voici une parole de Jésus qui devrait nous faire réfléchir. Ce n'est pas parce que nous sommes baptisés que nous avons la foi, cette confiance indéfectible en Jésus. Jésus reconnaît cette "foi" chez un païen, comme il le reconnaît chez la cananéenne, comme il y conduit la samaritaine etc. Tous des gens hors la communauté légale d'Israël. Et même, des gens rejetés par celle-ci. Or, l'Évangile nous enseigne que nous pouvons être baptisés et ne pas vivre vraiment de Jésus ! Ce qui est bien sûr une gageure ! Et quelqu'un qui n'est pas baptisé peut vivre intensément de sa Présence : "Depuis la venue de Jésus, les semences de l'Esprit sont partout dans le monde". (St Justin) Un paradoxe ! Ce qui fera dire à St Augustin : "Il y a des gens qui se croit en Église et qui sont hors de l'Église, et des gens qui se croient hors de l'Église et qui sont dans l'Église". Ne portons pas de jugement et n'excluons personne. Le baptême n'est pas un passeport pour entrer dans une société qui s'appelle l'Église. Il est une vie, un changement de vie, la plongée dans une vie nouvelle en Christ. L'Église, fondée par Lui, est catholique, c'est-à-dire "universelle", ouverte à tous, sans frontière : "tout homme est créature de Dieu, écrit le Père Jean Boulanger, et donc reste plongé, baptisé dans sa Tendresse et vit par son Souffle ..." Demandons-nous plutôt, nous qui sommes baptisés en Jésus-Christ, si nous vivons vraiment de la grâce de notre baptême ? ... de Jésus-Christ ? "Les publicains et les prostitués vous précèdent dans le royaume des cieux, dit Jésus, car ils ont cru", (Mt 21, 31-32) . Ils ont eu "foi" comme le centurion. Nous ne savons pas, nous, ce qu'il y a dans le cœur de l'homme, seul Dieu le sait ! Mais ce que nous savons, c'est que baptisés, nous sommes appelés à être témoins du Salut en Jésus-Christ et que nous devons le désirer pour tous, comme nous devons tout faire pour que Jésus soit connu, car tout homme aspire à Lui, même sans le savoir. Avec les apôtres, ne craignons pas de demander au Seigneur : "Augmente en nous la "foi."" (Lc 17, 5) Sa réponse, nous la connaissons : "Suis-moi !" Que celui qui a des oreilles entende !

vendredi 24 juin 2011

Nativité de Saint Jean Baptiste
Lc 1, 57-64
Jeudi 24 juin

Quand arriva le moment où Élisabeth devait enfanter,
elle mit au monde un fils.
Ses voisins et sa famille apprirent
que le Seigneur lui avait prodigué sa miséricorde,
et ils se réjouissaient avec elle.
Le huitième jour, ils vinrent pour la circoncision de l'enfant.
Ils voulaient le nommer Zacharie comme son père.
Mais sa mère déclara :
« Non, il s'appellera Jean. »
On lui répondit :
« Personne dans ta famille ne porte ce nom-là ! »
On demandait par signes au père
comment il voulait l'appeler.
Il se fit donner une tablette sur laquelle il écrivit :
« Son nom est Jean. »
Et tout le monde en fut étonné.
A l'instant même, sa bouche s'ouvrit, sa langue se délia :
il parlait et il bénissait Dieu.

Zacharie et Elisabeth étaient sans enfant car Elisabeth était stérile. Ce qui n'est pas sans rappeler le couple d'Abraham et de Sarah. Comme pour ce dernier, Dieu se souvient.
Ce souvenir de Dieu est inscrit dans le nom de "Zacharie" qui signifie "Dieu s'est souvenu". A l'annonce de la venue d'un enfant, Zacharie oubliera son nom par manque de foi et il deviendra muet. En Israël, le nom est une vocation. En ne faisant pas confiance à Dieu comme l'avait fait Abraham et comme le fera Marie, il se désajuste de sa mission ... Il accueillera la foi en ouvrant une brèche dans la tradition des hommes et retrouvera alors la parole : "Son nom sera Jean". La tradition voulait que l'enfant s'appelle Zacharie.
Le nom d' "Élisabeth" signifie "Maison de Dieu", Jean prend chair dans la "Maison de Dieu" qu'il ne quittera plus : "Je t'ai appelé dès le sein de ta mère ..." Serviteur du Très-Haut, prophète, il sera le Hérault annonçant la venue du Messie, le précurseur qui le désignera en Jésus : "Voici l'Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde ..." (Jn 1, 29)
Le nom de Jean signifie "Dieu fait grâce", plus littéralement : "Dieu dispense les bienfaits", "Dieu pardonne". C'est là le message qu'il est appelé à annoncer. La signification de son nom se réalisera en celui qu'il annonce, "Jésus" dont le nom signifie "Dieu sauve".
Jean dit "le baptiste" car il donnait un baptême appelant à la conversion, ira jusqu'au bout de sa mission en rendant témoignage à la vérité jusqu'au don de sa vie, préfigurant la mission et la mort de Jésus qui dira lui-même être venu pour rendre témoignage à la vérité : "Je suis né, et je ne suis venu dans le monde, que pour rendre témoignage à la vérité. Quiconque est de la vérité écoute ma voix." (Jn 18, 37)

Pourquoi le 24 juin ?
Jean est un homme juste et humble. A ses disciples qui se scandalisent de voir Jésus baptiser, Jean répond : "Qui a l'épouse (l'Église), c'est l'Epoux (Jésus); mais l'ami de l'Epoux (lui, Jean) qui se tient là et qui l'entend, est ravi de joie à la voix de l'Epoux. Telle est ma joie et elle est complète. Il faut que Lui grandisse et que moi je décroisse"(Jn 3, 29-30). A partir du 24 juin, Naissance de Jean, le jour commence à décroître au profit de la nuit (solstice d'été). A partir du 25 décembre, Naissance de Jésus, le jour commence à grandir au détriment de la nuit (solstice d'hiver), la "Lumière" se lève sur le monde ...
(Icône : "La Naissance de Jean-Baptiste")

mercredi 22 juin 2011

Parole du jour
Mt 7, 15-20
Mercredi 22 juin

Comme les disciples
s'étaient rassemblés autour de Jésus,
sur la montagne, il leur disait :
« Méfiez-vous des faux prophètes
qui viennent à vous déguisés en brebis,
mais au-dedans ce sont des loups voraces.
C'est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez.
On ne cueille pas du raisin sur des épines,
ni des figues sur des chardons.
C'est ainsi que tout arbre bon donne de beaux fruits,
et que l'arbre mauvais donne des fruits détestables.
Un arbre bon ne peut pas porter des fruits détestables,
ni un arbre mauvais porter de beaux fruits.
Tout arbre qui ne donne pas de beaux fruits est coupé.

Aujourd'hui encore, les faux prophètes sont bien présents. Combien de sectes qui essaient par tous les moyens de se faire des adeptes qui ensuite perdent leur liberté au profit du gourou et de son staff. Souvent ils se servent de la fragilité des gens à un moment ou l'autre de leur vie, soit par un deuil, un divorce, une maladie, la solitude etc ... Ils leur promettent monts et merveilles dans un premier temps. L'affectif à beaucoup d'importance et leur discours sont enjôleurs et sans appel. Un filet tombe sur la personne qui en devient prisonnière ... avec tout ce que cela comporte : perte de liberté, argent, brisure des relations etc ...
C'est à leurs fruits qu'on les reconnaît. Ce fruit qui devrait être le respect de l'autre dans sa dignité et sa liberté, et en définitive la charité.
Nous-mêmes, faisons attention de ne pas être de faux-prophètes pour les autres, nous disant chrétien tout en livrant un autre message par nos paroles et notre comportement que celui du Christ qui, Lui, a été respectueux de l'autre jusqu'à mourir pour lui. Cet autre qui est chacun d'entre nous ... et tout frère en humanité.

mardi 21 juin 2011

Parole du jour
Mt 7, 12-14
Mardi 21 juin

Comme les disciples s'étaient rassemblés
autour de Jésus sur la montagne,
il leur disait :
« Ce qui est sacré, ne le donnez pas aux chiens ;
vos perles, ne les jetez pas aux cochons,
pour évitez qu'ils les piétinent
et puis se retournent pour vous déchirer.
Tout ce que vous voudriez
que les autres fassent pour vous,
faites-le pour eux, vous aussi,
voilà ce que dit toute l'Écriture :
la Loi et les Prophètes.Entrez par la porte étroite.
Elle est grande, la porte,
il est large, le chemin qui conduit à la perdition ;
et ils sont nombreux, ceux qui s'y engagent.
Mais elle est étroite, la porte, il est resserré,
le chemin qui conduit à la vie ;
et ils sont peu nombreux, ceux qui le trouvent.

Dans le monde de l'oralité, l'enseignement est donné en "colliers-compteur". Ce sont ces "colliers-compteur" qui forment la "Bésoreta-annonce" que l'on appelle "Bonne Nouvelle" ou "Évangile". Ainsi, ce que l'on nomme le "Sermon sur la montagne", chapitre 5 à 7 de l'Évangile de Matthieu, forment un "Collier-compteur", ainsi des "récits de l'enfance" chez Luc etc. ... Or un collier est formé de "perles-leçons". Chaque "Perle" correspondant à l'une des"leçons ", l'ensemble forme le "collier". L'enseignement de Jésus, sa parole n'est pas pour ceux qui sont de mauvaise foi et qui veulent s'en servir contre lui. Il est pour les vrais disciples, ceux qui veulent vivre de sa parole, comme de celle-ci : "Tout ce que vous voudriez que les autres fassent pour vous, faites-le pour eux, vous aussi." Voilà d'ailleurs une "Perle" à ne pas perdre car "voilà ce que dit toute l'Écriture : la Loi et les Prophètes." L'enseignement de Jésus demande un changement de vie, une conversion. L'accueillir avec un cœur droit et le mettre en pratique, c'est prendre "le chemin qui conduit à la vie" ...

dimanche 19 juin 2011


Fête de la
SAINTE TRINITE

Parole du jour
Jn 16, 12-15
Dimanche 19 juin


Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique : ainsi tout homme qui croit en lui ne périra pas, mais il obtiendra la vie éternelle.

Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé.
Celui qui croit en lui échappe au Jugement, celui qui ne veut pas croire est déjà jugé, parce qu'il n'a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.


Dieu n'est pas une monade, une solitude. Dieu n'est pas perché sur un nuage. Il ne nous regarde pas d'en haut de ses remparts. Dieu est l'Emmanuel, nom qui signifie "Dieu avec nous". Il est au cœur de nos vies, Il en est la Source, Il en prend soin :
« Je Le sens si vivant en mon âme. Je n’ai qu’à me recueillir pour le trouver au-dedans de moi, et c’est cela qui fait tout mon bonheur. Il a mis en mon cœur une soif d’infini et un si grand besoin d’aimer que Lui seul peut rassasier » (Bx Elisabeth de la Trinité)
Elisabeth nous laisse enfin une grande et belle prière à la Trinité qui commence ainsi :
« O mon Dieu, Trinité que j’adore, aidez-moi à m’oublier entièrement pour m’établir en Vous, immobile et paisible comme si déjà mon âme était dans l’éternité. Que rien ne puisse troubler ma paix, ni me faire sortir de Vous, ô mon immuable, mais que chaque minute m’emporte plus loin dans la profondeur de votre Mystère. Pacifiez mon âme, faites-en votre ciel, votre demeure aimée, tout éveillée en ma foi, tout adorante, toute livrée à votre Action créatrice… »
Jésus nous a révélé que Dieu est Trinité, Père, Fils et Esprit-Saint, Communion d'Amour et que nous sommes appelés à cette Communion : "Faisons l'Homme à notre Image et Ressemblance".
Nous sommes faits pour cette Communion avec ce Dieu dont la nature est l'Amour et en cela à la Communion entre nous ...
(Icône de la Sainte Trinité de Roublev)


Fête de la
SAINTE TRINITE

Parole du jour
Jn 16, 12-15
Dimanche 19 juin

Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique : ainsi tout homme qui croit en lui ne périra pas, mais il obtiendra la vie éternelle.
Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé.
Celui qui croit en lui échappe au Jugement, celui qui ne veut pas croire est déjà jugé, parce qu'il n'a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.


Dieu n'est pas une monade, une solitude. Dieu n'est pas perché sur un nuage. Il ne nous regarde pas d'en haut de ses remparts. Dieu est l'Emmanuel, nom qui signifie "Dieu avec nous". Il est au cœur de nos vies, Il en est la Source, Il en prend soin :
« Je Le sens si vivant en mon âme. Je n’ai qu’à me recueillir pour le trouver au-dedans de moi, et c’est cela qui fait tout mon bonheur. Il a mis en mon cœur une soif d’infini et un si grand besoin d’aimer que Lui seul peut rassasier » (Bx Elisabeth de la Trinité)
Elisabeth nous laisse enfin une grande et belle prière à la Trinité qui commence ainsi :
« O mon Dieu, Trinité que j’adore, aidez-moi à m’oublier entièrement pour m’établir en Vous, immobile et paisible comme si déjà mon âme était dans l’éternité. Que rien ne puisse troubler ma paix, ni me faire sortir de Vous, ô mon immuable, mais que chaque minute m’emporte plus loin dans la profondeur de votre Mystère. Pacifiez mon âme, faites-en votre ciel, votre demeure aimée, tout éveillée en ma foi, tout adorante, toute livrée à votre Action créatrice… »
Jésus nous a révélé que Dieu est Trinité, Père, Fils et Esprit-Saint, Communion d'Amour et que nous sommes appelés à cette Communion : "Faisons l'Homme à notre Image et Ressemblance".
Nous sommes faits pour cette Communion avec ce Dieu dont la nature est l'Amour et en cela à la Communion entre nous ...
(Icône de la Sainte Trinité de Roublev)