jeudi 14 mars 2013

Parole du jour
Jn 5, 31-47
 Jeudi 14 mars

Jésus disait aux Juifs :
« Si je me rendais ce témoignage à moi-même,
mon témoignage ne serait pas vrai ;
il y a quelqu'un d'autre qui me rend témoignage,
et je sais que le témoignage qu'il me rend est vrai.
Vous avez envoyé une délégation
auprès de Jean Baptiste,
et il a rendu témoignage à la vérité.
Moi, je n'ai pas à recevoir le témoignage d'un homme,
mais je parle ainsi pour que vous soyez sauvés.
Jean était la lampe qui brûle et qui éclaire,
et vous avez accepté de vous réjouir un moment à sa lumière.
Mais j'ai pour moi un témoignage plus grand que celui de Jean :
ce sont les œuvres que le Père m'a données à accomplir ;
ces œuvres, je les fais,
et elles témoignent que le Père m'a envoyé.
Et le Père qui m'a envoyé,
c'est lui qui m'a rendu témoignage.
Vous n'avez jamais écouté sa voix,
vous n'avez jamais vu sa face,
et sa parole ne demeure pas en vous,
puisque vous ne croyez pas en moi, l'envoyé du Père.
Vous scrutez les Écritures
parce que vous pensez trouver en elles la vie éternelle ;
or, ce sont elles qui me rendent témoignage,
et vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie !
La gloire, je ne la reçois pas des hommes ;
d'ailleurs je vous connais :
vous n'avez pas en vous l'amour de Dieu.
Moi, je suis venu au nom de mon Père,
et vous ne me recevez pas ;
si un autre vient en son propre nom,
celui-là, vous le recevrez !
Comment pourriez-vous croire,
vous qui recevez votre gloire les uns des autres,
et qui ne cherchez pas la gloire qui vient du Dieu unique !
Ne pensez pas que c'est moi qui vous accuserai devant le Père.
Votre accusateur, c'est Moïse,
en qui vous avez mis votre espérance.
Si vous croyiez en Moïse,
vous croiriez aussi en moi,
car c'est de moi qu'il a parlé dans l'Écriture.
Mais si vous ne croyez pas ce qu'il a écrit,
comment croirez-vous ce que je dis ? »

Quel est le témoignage que Jésus est "de Dieu", ce sont les œuvres qu'il accomplit. Ces œuvres sont porteuses de bien : enseignements ... libérations ... guérisons ... bienveillance (Cana). Un nouveau regard sur Dieu qu'il appelle son "Père" ... L'œuvre en son apogée sera celle de la croix où il montrera son désintéressement - ce qui n'est pas le cas de ses accusateurs "qui cherchent leur gloire les uns des autres" - dans le don total qu'il fera de lui-même, librement, pour le salut de ceux-là même qui l'accusent et le crucifie. Dans l'Évangile d'hier, il expliquait : « Amen, amen, je vous le dis : le Fils ne peut rien faire de lui-même, il fait seulement ce qu'il voit faire par le Père ; ce que fait celui-ci, le Fils le fait pareillement." (Jn 5, 20) Jésus est en pleine "résonance" avec le Père. A travers les œuvres de Salut qu'Il pose, c'est Dieu lui-même qui lui rend témoignage. Et Il laisse entendre que "Les Écritures" le révèlent : "Vous scrutez les Écritures parce que vous pensez trouver en elles la vie éternelle ; or, ce sont elles qui me rendent témoignage" et que c'est de Lui que Moïse a parlé : "Si vous croyiez en Moïse, vous croiriez aussi en moi, car c'est de moi qu'il a parlé dans l'Écriture." Jésus est la clef des Écritures, la pleine révélation. C'est pour cette raison que toute lecture des Écritures doit commencer par les Évangiles. Apprendre à connaître Jésus pour découvrir que toute l'Ecriture parle de Lui en préfiguration où en accomplissement ...




LE PAPE FRANCOIS
Mardi 13 mars 2013

Jésus dit à Pierre
"Tu es Pierre et sur cette pierre, je bâtirai mon Église,
et les portes de l'Hadès ne tiendront pas contre Elle.
Je te donnerai les clefs du Royaume des cieux :
Quoi que tu lies sur la terre
ce sera tenu pour lié,
et quoi que tu délies sur la terre,
ce sera tenu pour délié."
(Mt 16, 18-19)
 
Il a fallu attendre plus d’une heure pour connaître son identité et il a pris le nom de François . Archevêque de Buenos Aires depuis 1998 et âgé de 76 ans, il s’agit du premier pape de l’histoire pour le continent américain et du premier Jésuite. Et il succède à Benoît XVI.

Après la formule « Habemus papam » prononcée par le cardinal français Jean-Louis Tauran, le 266e Successeur de St Pierre de l’histoire est apparu au balcon pour sa première bénédiction urbi et orbi.

Une immense clameur a retenti Place Saint-Pierre lors de l’émission de la fumée blanche signalant son élection vers 19H05  avec des cris de joie poussés par une foule nombreuse qui brandissait des drapeaux et scandait « habemus papam » et « viva il papa », pendant que les cloches sonnaient à toute volée.

 Première bénédiction urbi et orbi du pape François

Paroles du pape François :
Frères et sœur, bonsoir !
Vous savez que le devoir du Conclave était de donner un évêque à Rome. Il semble que mes frères cardinaux soient allés le prendre presqu’au bout du monde… mais nous voilà… Je vous remercie de votre accueil. La communauté diocésaine de Rome à son évêque : Merci ! Et avant tout, je voudrais faire une prière pour notre évêque émérite, Benoît XVI. Prions tous ensemble pour lui, pour que le Seigneur le bénisse et que la Madone le protège.
[Le pape et la foule présente place Saint-Pierre prient un Notre Père, un Je vous salue Marie et un Gloire au Père]
Et à présent, commençons ce chemin : évêque et peuple. Ce chemin de l’Eglise de Rome, qui est celle qui préside à la charité de toutes les Eglises. Un chemin de fraternité, d’amour, de confiance mutuelle. Prions toujours pour nous : les uns pour les autres. Prions pour le monde, afin qu’il y ait une grande fraternité. Je vous souhaite que ce chemin d’Eglise, que nous commençons aujourd’hui et pour lequel m’aidera mon cardinal vicaire, ici présent, soit fructueux pour l’évangélisation de cette si belle ville !
Et maintenant je voudrais donne la Bénédiction, mais avant – avant, je vous demande une faveur : avant que l’évêque bénisse le peuple, je vous demande que vous priiez le Seigneur pour qu’il me bénisse : la prière du peuple, qui demande la Bénédiction pour son évêque. Faisons en silence cette prière de vous sur moi ...
Maintenant je vais donner la Bénédiction à vous et au monde entier, à tous les hommes et femmes de bonne volonté.
[Bénédiction]
Frères et sœurs, je vous laisse. Un grand merci de votre accueil. Priez pour moi et à bientôt ! Nous nous verrons bientôt : demain je veux aller prier la Madone, afin qu’elle protège Rome.
Bonne nuit et bon repos !

mercredi 13 mars 2013

 Parole du jour
Jn 5, 17-25
Mercredi 13 avril

Après avoir guéri le paralysé un jour de sabbat, Jésus déclara aux Juifs : « Mon Père, jusqu'à maintenant, est toujours à l'œuvre, et moi aussi je suis à l'œuvre. »
C'est pourquoi, de plus en plus, les Juifs cherchaient à le faire mourir, car non seulement il violait le repos du sabbat, mais encore il disait que Dieu était son propre Père, et il se faisait ainsi l'égal de Dieu.
Jésus reprit donc la parole. Il leur déclarait : « Amen, amen, je vous le dis : le Fils ne peut rien faire de lui-même, il fait seulement ce qu'il voit faire par le Père ; ce que fait celui-ci, le Fils le fait pareillement. Car le Père aime le Fils et lui montre tout ce qu'il fait. Il lui montrera des œuvres encore plus grandes, si bien que vous serez dans l'étonnement. Comme le Père, en effet, relève les morts et leur donne la vie, le Fils, lui aussi, donne la vie à qui il veut. Car le Père ne juge personne : il a donné au Fils tout pouvoir pour juger.


Heureusement que Dieu est toujours au travail sinon nous n'existerions plus. C'est Lui qui nous tient en existence. Le Souffle d'Amour du Père ne cesse de porter la Parole qui résonne dans toutes les fibres de notre être et nous maintient en vie. Une vie qui ne peut finir essentiellement puisque Dieu est Amour. Dans la mesure où nous blessons l'Amour qui est don de Vie, nous nous blessons nous-mêmes et nous précipitons dans le mal-être par un désajustement sur notre nature essentielle qui est la même que celle de Dieu. Le Fils qui est la Parole incarnée ("Le Verbe s'est fait chair") est venu nous "dire Dieu" : " le Fils ne peut rien faire de lui-même, il fait seulement ce qu'il voit faire par le Père ; ce que fait celui-ci, le Fils le fait pareillement", pour nous ramener à nous-mêmes, à notre état originel que nous sommes appelés à créer avec Lui : "Dieu ne peut nous faire sans nous". Il nous a donné le "libre arbitre". Saurons-nous l'écouter, accueillir la Vie et marcher à sa suite : "Celui-ci est mon Fils bien-aimé, écoutez-le !"
Laissons-nous relever d'entre les morts ! ...
 

mardi 12 mars 2013

     Parole du jour Jn 5, 1-10 Mardi 12 mars

À l'occasion d'une fête des Juifs, Jésus monta à Jérusalem.
Or, à Jérusalem, près de la Porte des Brebis,
 il existe une piscine qu'on appelle en hébreu Bézatha. 
Elle a cinq colonnades,
 sous lesquelles étaient couchés une foule de malades : 
aveugles, boiteux et paralysés. 
 Il y en avait un qui était malade depuis trente-huit ans.
Jésus, le voyant couché là,
 et apprenant qu'il était dans cet état depuis longtemps, lui dit : 
« Est-ce que tu veux retrouver la santé ? »
Le malade lui répondit : 
« Seigneur, je n'ai personne pour me plonger dans la piscine 
au moment où l'eau bouillonne ;
 et pendant que j'y vais, un autre descend avant moi. »
Jésus lui dit : « Lève-toi, prends ton brancard, et marche. »
Et aussitôt l'homme retrouva la santé. Il prit son brancard :
 il marchait !

Bézatha, "Beth zeta" signifie "la maison de la grâce". Les cinq colonnes ne seraient-elles pas symbolique des cinq livres de la thora et donc de l'Ancienne Alliance qui par elle-même ne suffit pas au salut ? Il y manque les deux commandements qui sont le cœur de la Nouvelle Alliance : "l'amour de Dieu et du prochain." Or notre paralysé a 38 ans, il lui manque deux ans pour en avoir 40. 40 ans étant l'age de l'accomplissement, le temps d'une génération. Pensons au 40 ans dans le désert avant de passer en terre promise. Jésus accomplit la thora, comme les quarante ans au désert par les quarante jours pendant lesquels il sera vainqueur du Satan.  Il accomplit  les deux commandements de la Nouvelle Alliance. Il est l'Homme accomplit : "Voici l'Homme !" dira Pilate juste avant la crucifixion. L'eau de la piscine rappelle celle du baptême. Par lui-même l'homme paralysé par le péché ne peut y plonger ... C'est en Jésus que l'homme est libéré et guéri, c'est donc par Jésus qu'il faut se laisser plonger dans le don de sa vie toute donnée sur la croix : le don d'un amour sans retour : « Lève-toi, prends ton brancard, et marche. » Le mot "lever" est celui qui est employé pour la "Résurrection". Le brancard qui correspond à l'état de la vie passé, est le signe d'un Amour qui libère. "il marchait" ... dans une Vie Nouvelle !
C'est dans l’Église fondée par Jésus lui-même, "la Maison de la grâce" qu'aujourd'hui s'accomplit ce "Salut" : "l'homme retrouva la "Santé".

dimanche 10 mars 2013

Parole du jour
Lc 15, 1-3. 11-24
Dimanche 10 mars

Les publicains et les pécheurs venaient
tous à Jésus pour l'écouter.

Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui :
« Cet homme fait bon accueil aux pécheurs,
et il mange avec eux ! »

Alors Jésus leur dit cette parabole :


« Un homme avait deux fils.
Le plus jeune dit à son père :
'Père, donne-moi la part d'héritage qui me revient.'
Et le père fit le partage de ses biens.

Peu de jours après,
le plus jeune rassembla tout ce qu'il avait,
et partit pour un pays lointain
où il gaspilla sa fortune en menant une vie de désordre.

Quand il eut tout dépensé,
une grande famine survint dans cette région,
et il commença à se trouver dans la misère.

Il alla s'embaucher chez un homme du pays
qui l'envoya dans ses champs garder les porcs.

Il aurait bien voulu se remplir le ventre
avec les gousses que mangeaient les porcs,
mais personne ne lui donnait rien.
Alors il réfléchit :
'Tant d'ouvriers chez mon père ont du pain en abondance,
et moi, ici, je meurs de faim !

Je vais retourner chez mon père, et je lui dirai :
Père, j'ai péché contre le ciel et contre toi.

Je ne mérite plus d'être appelé ton fils.
Prends-moi comme l'un de tes ouvriers.'

Il partit donc pour aller chez son père.
Comme il était encore loin,
son père l'aperçut et fut saisi de pitié ;
il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers.

Le fils lui dit : 'Père, j'ai péché contre le ciel et contre toi.
Je ne mérite plus d'être appelé ton fils...'

Mais le père dit à ses domestiques :
'Vite, apportez le plus beau vêtement pour l'habiller.
Mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds.

Allez chercher le veau gras, tuez-le ; mangeons et festoyons.
Car mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie ;
il était perdu, et il est retrouvé.' Et ils commencèrent la fête.


Dans cette Parabole, il s'agit de notre histoire à tous. L'enfant prodigue, ne serait-ce pas l'humanité toute entière, souillée par le péché. Une humanité qui s'est accaparée l'héritage avant l'heure et qui, au lieu de conduire la planète et le monde à la beauté, les pille et salit à son profit. Une humanité où l'homme est devenu un loup pour l'homme et ne reconnaît plus en l'autre son frère ... Dieu qui a donné le libre arbitre à l'homme ne peut magiquement tout remettre en ordre. Il a laissé à l'homme le choix, ne voulant pas en faire un robot mais un interlocuteur. Il croyait que l'homme ne couperait pas la relation et se laisserait guider par son cœur, ce cœur lieu de la rencontre avec Lui et de l'amour, écrin de la beauté ... Il croyait que l'homme se laisserait guider par sa conscience, mot qui signifie "science avec", c'est-à-dire "à deux" l'homme et Dieu, l'homme se mettant à l’écoute de l'Esprit de Dieu qui lui inspirait ce qui était bon et beau. Le péché à tout terni. L'homme a rompu la relation, il a quitté la Maison Paternelle pour "faire sa vie". Son cœur est dans la misère, dévasté ... Cette humanité, cet homme qui est chacun d'entre nous ...
Mais l'espérance d'un monde meilleur reste comme une lumière vacillante au plus profond de l'homme, dernières étincelles de ses origines et Dieu veut rallumer le feu de sa mémoire. et de son cœur. Comme ce Père miséricordieux, il est toujours au bout du chemin attendant l'enfant prodigue, sans jugement ni amertume. Il suffit de se reconnaître pécheur et de se jeter dans ses bras pour retrouver la dignité de fils.

Mais ne voyant pas revenir ses fils adoptifs, il va envoyer à leur recherche son propre Fils pour les appeler à la miséricorde et au retour ... Nous savons ce qu'ils ont fait à ce Fils. La croix sera pour Lui le bout du chemin, cette Croix dont il va se servir pour leur frayer le chemin du retour ... Chacun est appeler à le prendre : "Je suis le chemin, la vérité et la vie, nul ne va au Père que par moi" (Jn 14, 6) ... "Toi, suis-moi !"

samedi 9 mars 2013


 Parole du jour  
Lc 18, 9-14
Samedi 9 mars
 
Jésus dit une parabole pour certains hommes 
qui étaient convaincus d'être justes 
et qui méprisaient tous les autres :
« Deux hommes montèrent au Temple pour prier.
 L'un était pharisien, et l'autre, publicain.
Le pharisien se tenait là et priait en lui-même : 
'Mon Dieu, je te rends grâce 
parce que je ne suis pas comme les autres hommes : 
voleurs, injustes, adultères, ou encore comme ce publicain. 
Je jeûne deux fois par semaine 
et je verse le dixième de tout ce que je gagne.'
Le publicain, lui, se tenait à distance 
et n'osait même pas lever les yeux vers le ciel ; 
mais il se frappait la poitrine, en disant : 
'Mon Dieu, prends pitié du pécheur que je suis !'
Quand ce dernier rentra chez lui, 
c'est lui, je vous le déclare, 
qui était devenu juste, et non pas l'autre. 
Qui s'élève sera abaissé ; qui s'abaisse sera élevé. » 
 
Le pharisien ne manque pas d'air, il gonfle à vue d’œil. St Paul écrit dans l'hymne à l'amour : "l'amour ne se gonfle pas d'orgueil, il ne cherche pas son intérêt, il rend service ..." et le livre des proverbes définit ainsi l'orgueilleux : "L'orgueilleux, le hautain, s'appelle un moqueur; Il agit avec la fureur de l'arrogance." (Pr 21, 24) Notre pharisien est un malheureux qui s'ignore. Il se regarde et se trouve beau dans sa suffisance et pour exister, il a besoin de se comparer aux autres en les dénigrant et quelque part en les poignardant. Sa relation à Dieu n'existe que dans le sens de Dieu vers lui, Dieu qui le contemple dans sa perfection. Il ne voit que le JE : "JE te rends grâce ... JE ne suis pas comme les autres hommes ... JE jeûne deux fois par semaine ...  JE verse le dixième de tout ce que je gagne." Il est tout regard vers lui-même. Ne serait-ce pas ça l'enfer ? ... Se recevoir de soi-même ! ...
St Pierre, dans sa première lettre appelle à quitter cette posture mortifère. Dieu n'est pas de ce monde là  : "Revêtez-vous d'humilité; car Dieu résiste aux orgueilleux, mais il fait grâce aux humbles."(1P 5, 5)
Notre publicain ne se regarde pas, il regarde "Mon Dieu" à qui il se remet de sa vie : " TOI, prends pitié ..." le TU est premier. Et ensuite il se dit en toute vérité : "du pécheur que je suis". Dieu peut agir. Son JE, il le plonge dans le TU de Dieu qui l'assume et peut ainsi le rendre à la lumière et à la paix : le ciel s'ouvre pour cet homme : "Quand ce dernier rentra chez lui, c'est lui, je vous le déclare, qui était devenu juste ... 

vendredi 8 mars 2013

  Parole du jour  
Mc 12, 28-34
Vendredi 8 mars
 
Un scribe s'avança vers Jésus et lui demanda : 
« Quel est le premier de tous les commandements ? »
Jésus lui fit cette réponse : 
« Voici le premier : 
Écoute, Israël : 
le Seigneur notre Dieu est l'unique Seigneur. 
Tu aimeras le Seigneur ton Dieu 
de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force. 
Voici le second : 
Tu aimeras ton prochain comme toi-même. 
Il n'y a pas de commandement plus grand que ceux-là. »
Le scribe reprit : 
« Fort bien, Maître, tu as raison de dire que Dieu est l'Unique
 et qu'il n'y en a pas d'autre que lui. 
L'aimer de tout son cœur, de toute son intelligence, de toute sa force, 
et aimer son prochain comme soi-même, 
vaut mieux que toutes les offrandes et tous les sacrifices. »
Jésus, voyant qu'il avait fait une remarque judicieuse, lui dit : 
« Tu n'es pas loin du royaume de Dieu. » 
Et personne n'osait plus l'interroger.
 
Au cœur du récit, une expression est à relever qu'il nous faut laisser résonner dans nos cœurs : "Tu aimeras" ! "Aimer" voilà notre appel. C'est en "aimant" que nous nous accomplissons en vérité. C'est notre nature essentielle. 
Aussi le premier commandement nous invite à nous ouvrir de tout notre être à Celui qui est l'Amour, à nous laisser éduquer par Lui : au Père qui en est la Source, à Jésus (le Fils) qui en est l'initiateur et le modèle et à l'Esprit-Saint qui nous en donne la capacité. La clef de cette ouverture, c'est "l’Écoute" ! Pas l'écoute distraite et passagère, mais "l’Écoute" dans toutes les dimensions de notre être "corps, âme et esprit". St Paul l'exprime ainsi : " Que le Dieu de la paix lui-même vous sanctifie tout entiers, et qu'il garde parfaits et sans reproche votre esprit, votre âme et votre corps, par l'avènement de  notre Seigneur Jésus Christ." (1 th 5, 23) La sanctification, c'est l'Amour accompli. 
Un "Amour" qui conduit à nous aimer nous-mêmes dans l'ajustement de notre être sur Celui de Dieu et à accomplir les œuvres de Dieu. Jésus en est le chemin et c'est en Lui, qui a assumé notre humanité et répandu sur nous son Esprit, que nous pouvons accomplir ces œuvres : "Celui qui croit en moi fera aussi les œuvres que je fais et il en fera de plus grandes encore." (Jn 14, 12) Ce qui nous oriente vers le second commandements l'amour du prochain que nous sommes appelés à aimer comme nous-mêmes et ... pour lui-même (traduction possible). 

jeudi 7 mars 2013

Parole du jour  
Lc 11, 14-23
Jeudi 7 mars

Jésus expulsait un démon qui rendait un homme muet. 
Lorsque le démon fut sorti, le muet se mit à parler, 
et la foule fut dans l'admiration.
Mais certains se mirent à dire : 
« C'est par Béelzéboul, le chef des démons, 
qu'il expulse les démons. »
D'autres, pour le mettre à l'épreuve,
 lui réclamaient un signe venant du ciel.
Jésus, connaissant leurs intentions, leur dit : 
« Tout royaume divisé devient un désert,
 ses maisons s'écroulent les unes sur les autres. 
Si Satan, lui aussi, est divisé, comment son royaume tiendra-t-il ? 
Vous dites que c'est par Béelzéboul que j'expulse les démons.
Et si c'est par Béelzéboul que moi, je les expulse,
 vos disciples, par qui les expulsent-ils ?
 C'est pourquoi ils seront eux-mêmes vos juges. 
Mais si c'est par le doigt de Dieu que j'expulse les démons, 
c'est donc que le règne de Dieu est survenu pour vous.

Jésus est la Parole incarnée. Toute sa vie dit Dieu. "Il est Dieu né de Dieu ... vrai Dieu né du vrai Dieu" Etre "muet", sans parole, c'est être "sans Dieu", donc habité par celui qui l'est par excellence, le démon. Chassé le démon, c'est rendre l'homme à la Parole et donc rétablir sa relation avec Dieu. Dire que Jésus en rendant la parole au muet le fait au nom du démon est donc une aberration. La libération du muet qui se met à parler, est bien le signe que le Royaume de Dieu, porteur de vie, est là et qu'il l'est en Jésus. De plus, il est à noter que cette expulsion est accomplie parle "doigt de Dieu". Ce doigt qui a inscrit dans la pierre les "dix Paroles de Vie" au Sinaï ... Ce doigt avec lequel Jésus écrit sur le sol lors du salut de la femme adultère ... Ce doigt qui n'est autre que le Souffle de Dieu, ce Souffle sans lequel la Parole ne peut se dire. Il s'agit de celui que l'on appelle dans nos traductions un peu trop intellectuelles "l'Esprit-Saint". Pour le même récit, dans l’Évangile selon St Matthieu; il est dit : " Si c'est par le Souffle de Dieu, (l'Esprit de Dieu), que moi j'expulse les démons, c'est donc que le règne de Dieu est survenu pour vous." (Mt 12, 28) Dieu crée dans une Parole portée par le Souffle ... Chaque libération est une "Nouvelle Création" ...

mercredi 6 mars 2013

Parole du jour  
Mt 5, 17
Mercredi 6 mars

Comme les disciples s’étaient rassemblés autour de Jésus,
 sur la montagne, il leur disait : 
« Ne pensez pas que je suis venu abolir la Loi ou les Prophètes : 
je ne suis pas venu abolir, mais accomplir.

Jésus incarne l'accomplissement de la Loi et des prophètes. C'est ainsi que dans le récit de la Transfiguration, se manifeste avec lui Moïse qui représente la " Loi " et Elie " les prophètes ", l'un à sa droite et l'autre à sa gauche. De quoi parle-t-ils ? St Luc explique : "Ils parlaient de son départ qui devait avoir lieu à Jérusalem." (Lc 9, 31) Ce départ, c'était sa mort sur la croix, cette mort qui est l'accomplissement du "plus grand amour". Librement il donne sa vie : "Ayant aimé les siens, il les aima jusqu'au bout." (Jn 13, 1) L'accomplissement de la Loi et des prophètes, c'est le plein accomplissement de l'Amour : "Le Fils de l'homme n'est pas venu pour être servi, mais pour servir et donner sa vie pour la multitude." (Mc 10, 45) Dans l’Évangile de Jean, la dernière parole de Jésus est justement celle-ci : "Tout est accompli !" (Jn 19, 30) Et St Paul explique : " Ce que dit la Loi :Tu ne commettras pas d'adultère,tu ne commettras pas de meurtre,tu ne commettras pas de vol,tu ne convoiteras rien ;ces commandements et tous les autres se résument dans cette parole :Tu aimeras ton prochain comme toi-même. L'amour ne fait rien de mal au prochain. Donc, l'accomplissement parfait de la Loi, c'est l'amour." (Rm 13, 9-10) La mission des prophètes étaient de ramener le cœur du peuple de Dieu vers l'accomplissement de la Loi ... Jésus incarne donc en Lui-même La Loi et les prophètes puisqu'il les accomplis parfaitement en sa Personne.  

mardi 5 mars 2013

  Parole du jour  
Mt 18, 21-22
Mardi 5 mars

Pierre s'approcha de Jésus pour lui demander : 
« Seigneur, quand mon frère commettra des fautes contre moi, 
combien de fois dois-je lui pardonner ? Jusqu'à sept fois ? »
Jésus lui répondit : 
« Je ne te dis pas jusqu'à sept fois, 
mais jusqu'à soixante-dix fois sept fois. 
  
Après l'attentat qui faillit le tuer, le Pape Jean Paul II devait pardonner à son assassin ... "Être un chrétien signifie pardonner l'inexcusable, car Dieu a pardonner l'inexcusable pour nous" écrit C.S. Lewis. Pardonner dénoue des liens d'enfermement pour celui qui est pardonner et le rend libre de reprendre la route et de changer ... Et de même pour celui qui pardonne, qui se délie de ce qui le ronge et l'empêche d'avancer.
Pardonner est une œuvre de vie. Ce n'est pas toujours facile et parfois sinon souvent, il faut du temps et du recul par rapport à l'évènement. Mais pardonner guérit de l'étouffement et ouvre le regard du coeur à la lumière.  

lundi 25 février 2013


Dans l'impossibilité de préparer la "Parole du jour"
pendant quelques jours,
je vous invite à ruminer et à vous laisser interpeller
par les textes de la Parole de Dieu
offerts chaque jour pour la Messe.

"Souvent nous entendons la Parole de Dieu et l’avalons sans même prendre le temps de la mâcher... Aussitôt, cette nourriture avalée est oubliée. Observez les ruminants comme la vache par exemple. Elle coupe l’herbe sans la mâcher et peut ainsi ingurgiter une grande quantité d’herbe par jour. Celle-ci est accumulée dans la panse puis, après un certain temps, l’animal se met à ruminer, c'est-à-dire qu’elle régurgite le contenu de sa panse dans sa bouche et le mâche à nouveau. Ainsi pulvérisée, cette nourriture pourra être à nouveau avalée puis commencera la digestion qui durera trois jours. Cette nourriture la nourrit et lui donne vie ...
Les Ecritures ne sont pas des paroles d’hommes, mais la Parole de ‘Dieu’ qui ne périt pas, qui demeurera toujours, qui est toujours vivante, parlante pour chacun d’entre vous. Mais encore faut-il comme la vache, pouvoir l’accueillir avec bonheur chaque jour, la mâcher, la remâcher jusqu’à ce qu’elle nous parle et puisse accomplir son œuvre de transformation ..." (Anonyme)

Parole du jour
Lc 6, 36-38
Lundi 25 février

Jésus disait à la foule : « Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux.
Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ;
ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés.
Pardonnez, et vous serez pardonnés.

Donnez, et vous recevrez :

une mesure bien pleine, tassée, secouée, débordante,
qui sera versée dans votre tablier ; car la mesure dont vous vous servez
pour les autres servira aussi pour vous. »


La notion de « miséricorde » a connu un développement, dans notre culture, qui voile la richesse qu'elle possède dans la tradition biblique. En effet, pour nous, la miséricorde signifie la sensibilité à la misère d'autrui ou la pitié par laquelle on pardonne au coupable. La notion biblique de « miséricorde » est beaucoup plus vaste.

Le mot hébreux "rahamim" est un pluriel qui signifie « entrailles ». Les hébreux considéraient que les entrailles, en tant que siège de tous les sentiments, pouvaient s'émouvoir sous le coup de la douleur ou d'une peine. C'est peut-être en ressentant des « papillons dans le ventre », comme on dit, qu'ils en étaient arrivés à considérer la miséricorde, comme un sentiment qui a son origine au sein même de la personne. La miséricorde apparaît alors comme l'attachement d'un être à un autre. Mais le terme rahamim désigne surtout l'attachement qui unit Dieu à l'être humain, comme si les « entrailles de Dieu » frémissaient en pensant à l'homme. Ainsi Dieu s'émeut avec tendresse comme un père ou une mère à l'égard de leurs enfants.

Un autre terme accompagne souvent la « miséricorde »: c'est hesed. Il s'agit de la relation qui unit deux personnes et implique la fidélité et l'obligation de venir en aide. La miséricorde unie à la fidélité devient une bonté consciente et voulue qui répond à un devoir intérieur. La personne qui agit avec miséricorde témoigne alors d'une grande fidélité à la relation qui l'unit à quelqu'un d'autre. Il en est ainsi de la miséricorde de Dieu.

Dieu manifeste sa miséricorde chaque fois qu'il vient en aide à son peuple ou à un individu. Il a alors une prédilection pour le pauvre, la veuve, l'orphelin. Ces personnes vivent habituellement dans la plus grande indigence, puisqu'elles ont perdu le soutien qui d'un mari, qui d'un père. Pour Israël, la manifestation par excellence de la miséricorde de Dieu fut l'exode. La libération de la servitude en Égypte est le modèle de toutes les autres manifestations de la miséricorde de Dieu.

Il n'y a pas que la misère ou les malheurs de l'homme qui bouleversent Dieu. Il y a surtout la condition de l'homme pécheur. La miséricorde dans ce cas, n'ignore pas la gravité de la rupture due au péché, mais elle se traduit par la patience, la volonté ferme d'amener les humains à la conversion et de leur accorder son pardon. En Israël, on en vient à penser que la miséricorde est un acte proprement divin. Elle est le signe de la toute-puissance de l'amour de Dieu. Seul le cœur endurci et rebelle peut limiter l'exercice de la miséricorde de Dieu. Les prophètes enseignent que la pratique de la miséricorde et de la tendresse entre les membres du peuple est préférable à tous les sacrifices où le cœur est absent. En raison des liens créés par l'Alliance, personne ne peut se dérober à son devoir d'amour envers le prochain.

Jésus reprendra cet enseignement des prophètes, en affirmant qu'il n'est pas venu pour les justes qui ne sentent aucun besoin de conversion, mais pour les pécheurs qui ont besoin de connaître la miséricorde de Dieu. Il ira cependant plus loin en invitant ses disciples à agir avec miséricorde à l'égard de tout être humain, même l'ennemi. Il faut être miséricordieux comme notre Père du ciel est miséricordieux. Comme lui, il faut que nos entrailles frémissent devant autrui.

C'est par la pratique de la miséricorde que les disciples de Jésus révèlent qu'ils sont en communion avec Dieu. C'est la condition essentielle pour entrer dans le Royaume. (Yves Guillemette, ptre)

Parole du jour
Lc 9, 28b-36
Dimanche 24 février
 
Jésus prit avec lui Pierre, Jean et Jacques, 
et il alla sur la montagne pour prier. 
Pendant qu'il priait, son visage apparut tout autre, 
ses vêtements devinrent d'une blancheur éclatante.
Et deux hommes s'entretenaient avec lui : 
c'étaient Moïse et Élie, apparus dans la gloire. 
Ils parlaient de son départ qui allait se réaliser à Jérusalem.
Pierre et ses compagnons étaient accablés de sommeil ; 
mais, se réveillant, ils virent la gloire de Jésus, 
et les deux hommes à ses côtés.
Ces derniers s'en allaient, quand Pierre dit à Jésus : 
« Maître, il est heureux que nous soyons ici ! 
Dressons donc trois tentes : une pour toi, 
une pour Moïse, et une pour Élie. » 
Il ne savait pas ce qu'il disait.
Pierre n'avait pas fini de parler, qu'une nuée survint 
et les couvrit de son ombre ; 
ils furent saisis de frayeur lorsqu'ils y pénétrèrent.
Et, de la nuée, une voix se fit entendre : 
« Celui-ci est mon Fils, celui que j'ai choisi, écoutez-le. »
Quand la voix eut retenti, on ne vit plus que Jésus seul. 
Les disciples gardèrent le silence et, de ce qu'ils avaient vu,
 ils ne dirent rien à personne à ce moment-là.
Voici Jésus qui se manifeste tel qu'il est en vérité : "Lumière né de la lumière" (Credo de Nicée). Sa divinité transparaît à travers son humanité, elle la transfigure. Il en est toujours ainsi mais l'homme terni et amoindri dans son humanité par le péché, refus de la Lumière, ne peut le voir tel qu'il est. St Jean, dans sa 1ère lettre écrit : "Nous le verrons tel qu'il est car nous lui serons semblable". Il y faut une purification. Et la purification se fait par la "Foi" en Jésus qui en accomplissant la Thora (Parole de Dieu) en son Humanité, rend notre humanité à son plein accomplissement.
Les trois disciples, par grâce spéciale, sont rendus capable de le voir tel qu'il est. C'est une grâce de contemplation donnée en toute gratuité. Et que voient-ils ? ... Moïse et Élie qui s'entretiennent avec Jésus. Moïse représente la Torah (la Loi) et Élie les prophètes. Or Jésus l'a annoncé :
"Je ne suis pas venu abolir la Torah et les prophètes, mais les accomplir".
Les trois apôtres sont témoins de cette réalité : Le Verbe s'est fait chair ... la Torah s'est faite chair en Jésus. Et la voix du
Père qui se fait entendre dans le Souffle de la nuée (l'Esprit) qui les couvre de son ombre est une reconnaissance et un ordre vital : "Celui-ci est mon Fils bien-aimé, écoutez-le !"
C'est cette "écoute active" qui rend à la "Lumière" et donc à la vision de Dieu qui est communion avec Lui.


Il est intéressant de se reporter à Exode 34, 29- 35. Il est dit que "lorsque Moïse redescendit de la montagne du Sinaï, les deux tables du Témoignage étaient dans la main de Moïse ... et Moïse ne savait pas que la peau de son visage rayonnait parce qu'il avait parlé avec Dieu ... "
Au Sinaï, Moïse se laisse enseigner par Dieu, il reçoit les dix Paroles de vie que l'on appelle les dix commandements, et il en est transfiguré. Les Israélites sont tellement impressionnés qu'ils ont peur de l'approcher. Ce rayonnement les éblouit ... "et Moïse leur parla". Il leur dit les paroles que Dieu lui a enseignées. Et le peuple "écoute Moïse". Ce qui nous rappelle le : "écoutez-le" de l'Évangile. Puis, "quand Moïse a fini de leur parler, il met un voile sur son visage". Lorsqu'il entre dans la tente de la Rencontre pour parler face à face avec Dieu et recevoir ses enseignements, il ôte le voile jusqu'à sa sortie où il rapporte aux Israélites, la Parole de Dieu. Il dit cette Parole à visage découvert car la Parole qu'il profère au nom de Yahvé illumine et révèle l'Être même de Dieu ... Puis à nouveau il remet le voile.
St Paul a trouvé l'illumination sur le chemin de Damas. Voici ce qu'il raconte : "Soudain une grande Lumière venue du ciel m'enveloppa de sa clarté, je tombais sur le sol et j'entendis une voix qui me parlait ..." Lorsqu'il se relève il ne voit plus rien en raison de l'éclat de cette Lumière. Il faut l'intervention d'Ananie envoyé par le Seigneur pour qu'il retrouve la vue : "Saoul, mon frère, recouvre la vue." Et moi, au même instant je pu le voir." (Ac 22, 6-13) Sa vie est alors transformé. Il écrit plus tard : "C'est quand on se convertit au Seigneur que le voile est enlevé. Car le Seigneur, c'est l'Esprit, et où est l'Esprit du Seigneur, là est la liberté. Et nous tous qui, le visage découvert, réfléchissons comme en un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en cette même image, allant de gloire en gloire, comme de par le Seigneur qui est Esprit." (2 CO 3, 16-18)
La Résurrection de Jésus et le don de l'Esprit à Pentecôte sont passées par là et désormais la Présence de Jésus, intérieure à nous-mêmes, nous transfigure chaque jour davantage :
"Jésus le Christ, Lumière intérieure, ne laisse pas les ténèbres me parler. Jésus, le Christ, Lumière intérieure, donne-moi d'accueillir ton amour." (Chant de Taizé)

samedi 23 février 2013

 Parole de Dieu  
Mt 5, 43-45
Samedi 23 février

Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, 
sur la montagne, il leur disait : 
« Vous avez appris qu'il a été dit : 
Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi.
Eh bien moi, je vous dis : 
Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent,
afin d'être vraiment les fils de votre Père qui est dans les cieux ; 
car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, 
et tomber la pluie sur les justes et sur les injustes.
Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense aurez-vous ? 
Les publicains eux-mêmes n'en font-ils pas autant ?
Et si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous d'extraordinaire ? 
Les païens eux-mêmes n'en font-ils pas autant ?
Vous donc, soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait. » 

Jésus n'a pas eu d'ennemis, ce sont certains de ses compatriotes qui ont fait de lui leur ennemi et qui l'ont conduit à la mort. Jésus a toujours voulu le bien de l'autre, même lorsqu'il a eu des paroles dures, même lorsqu'il a chassé les marchands du temple. Ces paroles ou ces actions étaient des appels à la conversion. Il savait que par leurs comportements, ces personnes se mettaient en danger car ils agissaient contrairement à l'amour. Or agir ainsi ne peut conduire qu'à la maladie du cœur et souvent du corps, au mal-être et à l'emprise sur les autres. Jésus souffre de leur souffrance souvent inconsciente et il veut les réveiller pour les conduire à la guérison. Mais en Lui il n'y a pas une goutte de haine pour quiconque. Il reconnaît en toute personne sa dignité même si elle est engravée et il fait tout pour que renaisse la fleur et son arôme de vie.
Nous aussi, nous sommes appelés à marcher sur ses traces en ne faisant pas de différence entre les hommes et en aimant chacun d'un amour divin. "Être parfait", c'est vivre ainsi, dans l'amour. En St Luc il est dit : "Soyez miséricordieux comme votre Père céleste est miséricordieux." Et nous mêmes, nous avons besoin de l'amour d'autrui car, qui d'entre nous peut se dire sans péché envers son frère ? ... Le Carême est un temps de conversion ... un temps de réconciliation.

vendredi 22 février 2013

Parole de Dieu
Mc 9, 38-40
Vendredi 22 février

Jésus était venu dans la région de Césarée-de-Philippe,
et il demandait à ses disciples :
« Le Fils de l'homme, qui est-il, d'après ce que disent les hommes ? »
Ils répondirent :
« Pour les uns, il est Jean Baptiste ;
pour d'autres, Élie ;
pour d'autres encore, Jérémie ou l'un des prophètes. »
Jésus leur dit :
« Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? »
Prenant la parole, Simon-Pierre déclara :
« Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant ! »
Prenant la parole à son tour, Jésus lui déclara :
« Heureux es-tu, Simon fils de Yonas :
ce n'est pas la chair et le sang qui t'ont révélé cela,
mais mon Père qui est aux cieux.
Et moi, je te le déclare :
Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ;
et la puissance de la Mort ne l'emportera pas sur elle.
Je te donnerai les clefs du Royaume des cieux :
tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux,
et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux. »

L'Église repose sur la proclamation de Pierre, inspirée par le Père Lui-même : "Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant !" Pierre comprend-il vraiment ce qu'il dit ? ... Il le comprendra à la Pentecôte où l'Esprit-Saint lui donnera l'intelligence du cœur. Et c'est en ce Jour et à cette Heure que l'Église sera vraiment fondée. Aujourd'hui, nombre de chrétiens disent "oui" à Jésus et laisse de côté l'Église, allant jusqu'à lui dire "non". C'est un contresens total ! Jésus ne s'oppose pas à l'Église, il en est le Fondateur, il l'a voulu : "Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l'emportera pas sur elle. Je te donnerai les clefs du Royaume des cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux."
Parfois les hommes qui forment l'Église et nous en sommes, peuvent nous agacer, mais en son cœur elle est Sainte et la voix du Père ne cesse de s'y faire entendre par la Parole qu'est le Fils incarné, dans le Souffle qu'est l'Esprit. C'est de son cœur que jaillit la grâce des Sacrements qui sont action du Christ pour nous aujourd'hui. Et combien leur tournent le dos, le tournant ainsi au Christ.
Il est facile de se faire juge, cela évite de se remettre soi-même en question comme si nous étions au-dessus de la mêlée. Tous ceux qui forment l'Église sont en chemin ...
Écoutons St Paul :
" Il s'agit de connaître le Christ, d'éprouver la puissance de sa résurrection et de communier aux souffrances de sa passion, en reproduisant en moi sa mort, dans l'espoir de parvenir, moi aussi, à ressusciter d'entre les morts. Certes, je ne suis pas encore arrivé, je ne suis pas encore au bout, mais je poursuis ma course pour saisir tout cela, comme j'ai moi-même été saisi par le Christ Jésus. Frères, je ne pense pas l'avoir déjà saisi. Une seule chose compte : oubliant ce qui est en arrière, et lancé vers l'avant, je cours vers le but pour remporter le prix auquel Dieu nous appelle là-haut dans le Christ Jésus." (Ph 3, 10-14) Dans une course, les participants ne sont pas tous au même point du parcours ... l'important, c'est de courir et d'arriver. Ainsi pour les baptisés !
Écoutons aussi ces paroles du Pape Paul VI : "Il convient de rappeler à un moment où non sans douleur, nous pouvons entendre des personnes, que nous voulons croire bien intentionnées mais certainement désorientées sans leur esprit, répéter qu'elles prétendent aimer le Christ mais sans l'Église, écouter le Christ mais non l'Église, être au Christ mais en dehors de l'Église. L'absurde de cette dichotomie apparaît nettement dans cette parole de l'Évangile : "Qui vous rejette, me rejette." (Lc 10, 16) Et comment vouloir aimer le Christ sans aimer l'Église, si le plus beau témoignage rendu au Christ est celui de St Paul : "Il a aimé l'Église, il s'est livré pour elle ?" (Ep 5, 25) ( Evangelii nuntiandi 16)
Rappelons ici les dernière paroles de Ste Thérèse d'Avila, juste avant de mourir au monastère d'Alba de Tormes, qui redisent tout son attachement et son amour filial pour l'Église, sa fierté de lui appartenir : "Je suis fille de l'Église !" Et plusieurs siècles après, une autre Thérèse, celle de Lisieux décrira sa vocation dans ces simple mot : "Au cœur de l'Église, je serai l'Amour !" A nous, par notre conversion et notre fidélité au Christ, de témoigner de la beauté de l'Église, car l'Église, c'est chacun de nous, et nous tous ensemble. Le mot Église signifie "Ensemble". On ne peut être chrétien seul !

jeudi 21 février 2013

Parole de Dieu
Mt 7, 7-12
jeudi 21 février

Comme les disciples étaient rassemblés autour de Jésus,
sur la montagne, il leur disait:
"Demandez, vous obtiendrez ;
cherchez, vous trouverez ;
frappez, la porte vous sera ouverte.
Celui qui demande reçoit ;
celui qui cherche trouve ;
et pour celui qui frappe, la porte s'ouvrira.
Lequel d'entre vous donnerait une pierre à son fils
qui lui demande du pain ?
ou un serpent, quand il lui demande un poisson ?
Si donc, vous qui êtes mauvais,
vous savez donner de bonnes choses à vos enfants,
combien plus votre Père qui est aux cieux
donnera-t-il de bonnes choses à ceux qui les lui demandent !
Donc, tout ce que vous voudriez
que les autres fassent pour vous,
faites-le pour eux, vous aussi,
voilà ce que dit toute l'Écriture : la Loi et les Prophètes."
Dieu ne veut que notre bien. Voici une vérité qu'il faut enfoncer dans notre petite tête et laisser descendre dans notre cœur. Il ne nous a pas créés pour nous faire du mal. Certaines personnes restent dans cette peur de Dieu. Un Dieu qu'il faudrait se rendre favorable ... qu'il faudrait satisfaire ... par de longues prières. Le Dieu révélé en Jésus-Christ est totalement Autre. Ce n'est pas un potentat qui nous pourrit la vie et nous fait tomber dessus des épreuves et des maladies. Ça, c'est un dieu païen, une projection de l'homme et de ses propres angoisses ... Il faut bien un bouc-émissaire et en celui qu'on appelle Dieu, il est tout trouvé car étant tout puissant, il peut tout. On oublie que sa puissance n'est pas celle de l'arbitraire mais celle de l'Amour avec un grand "A".
Le Dieu de l'Évangile est "Père"
et comment un Père digne de ce nom pourrait-il donner de mauvaises choses à ses enfants ? Jésus nous dit : "Votre Père donnera de bonnes choses à ceux qui le lui demandent." Il les donne aussi, d'ailleurs, à ceux qui ne les lui demandent pas. Mais ceux-ci n'en ont pas conscience et passent souvent à coté du don qu'il leur fait. Car Dieu n'est pas là assis entrain d'attendre qu'on lui demande pour donner. Il donne toujours à profusion. Et va même jusqu'à donner sa vie, c'est la Croix, et à se donner en nourriture, c'est l'Eucharistie. Voici ce que dit St Augustin de la prière : "Les paroles nous sont nécessaires, à nous, afin de nous rappeler et de nous faire voir ce que nous devons demander. Ne croyons pas que ce soit afin de renseigner le Seigneur ou de le fléchir." Et Augustin donne l'exemple du Notre Père : " ... Lorsque nous disons : "Que ton règne vienne, alors qu'il viendra certainement, que nous le voulions ou non, nous excitons notre désir de ce règne, afin qu'il vienne pour nous et que nous obtenions d'y régner ... " (Lettre à Proba) La prière ne renseigne pas Dieu sur nos besoins, elle nous permet de les conceptualiser et ainsi de préparer notre cœur à les recevoir. Encore faut-il ne pas demander n'importe quoi ! ... Demander un âne rouge risque bien de ne pas être exaucer ... sauf en peluche !
Le premier don auquel il faut aspirer, c'est celui de l'Esprit-Saint qui nous donnera de discerner ce qui nous est vraiment bon de recevoir. Ainsi, dans l'Évangile selon St Luc, pour le même passage il est dit :
"combien plus votre Père qui est aux cieux donnera-t-il l'Esprit-Saint à ceux qui les lui demandent !" (Lc 11, 9-13) C'est que l'Esprit-Saint sonde les profondeurs de Dieu et nous inspirera la demande qui correspond à notre plus grand bien : "L'Esprit-Saint vient au secours de notre faiblesse car nous ne savons que demander pour prier comme il faut." (Rm 8, 26-27) Toute prière doit commencer par cette ouverture du cœur à la Présence de l'Esprit-Saint.

mercredi 20 février 2013

Parole de Dieu
Lc 11, 29-32
Mercredi 20 février

Comme la foule s'amassait, Jésus se mit à dire :
« Cette génération est une génération mauvaise :
elle demande un signe, mais en fait de signe
il ne lui sera donné que celui de Jonas.
Car Jonas a été un signe pour les habitants de Ninive ;
il en sera de même
avec le Fils de l'homme pour cette génération.
Lors du Jugement,
la reine de Saba se dressera en même temps
que les hommes de cette génération, et elle les condamnera.
En effet, elle est venue de l'extrémité du monde
pour écouter la sagesse de Salomon,
et il y a ici bien plus que Salomon.
Lors du Jugement, les habitants de Ninive se lèveront
en même temps que cette génération,
et ils la condamneront ;
en effet, ils se sont convertis en réponse
à la proclamation faite par Jonas,
et il y a ici bien plus que Jonas.

La foi n'a pas besoin de signe. Elle est une évidence du cœur dans la relation confiante en Celui en qui je mets ma foi. Elle demande une ouverture du cœur dans l'accueil de l'Autre. Elle est d'abord relation de personne à personne entre personnes qui se respectent et reconnaissent l'autre pour lui-même, dans le rayon de lumière qui le fait autre que moi ... Les juifs ont vu nombre de signes : enseignement avec autorité, guérisons, libérations etc ... et ceux-ci n'ont rien changé en eux car ils sont de mauvaise foi. Ils considèrent Jésus comme un gêneur, quelqu'un qui dérange leurs plans. Ils refusent la rencontre intérieure et la communion avec lui.  
Jésus est exaspéré car il sait que cette demande est contre lui. En demandant à nouveau un signe, ils mettent Dieu à l'épreuve. Le signe qu'il consent cependant à leur donner, c'est le signe qu'il ne peuvent comprendre puisqu'ils en auront l'initiative en le condamnant, le signe de la Croix. L'épisode de Jonas jeté à la mer, englouti dans le ventre du monstre marin et recraché par celui-ci (Jonas 1,12-16 - 2,1-11) a signification symbolique de la passion, de la mort et de la résurrection de Jésus. Jeté à la mer, la tempête est enchaînée et se tait. Ainsi du don que Jésus fait de sa vie. Il est victoire sur la tempête du péché et la mort spirituelle et source du Salut et de la Paix. Vraiment il y a ici plus que Jonas !