samedi 14 mars 2009

Parole du jour
(Dimanche 15 mars)

Comme la Pâque des Juifs approchait,
Jésus monta à Jérusalem.

Il trouva installés dans le Temple les marchands
de bœufs, de brebis et de colombes, et les changeurs.

Il fit un fouet avec des cordes,
et les chassa tous du Temple
ainsi que leurs brebis et leurs bœufs ;
il jeta par terre la monnaie des changeurs,
renversa leurs comptoirs,

et dit aux marchands de colombes :
« Enlevez cela d'ici.
Ne faites pas de la maison de mon Père
une maison de trafic. »

Ses disciples se rappelèrent cette parole de l'Écriture :
L'amour de ta maison fera mon tourment.
Les Juifs l'interpellèrent :
« Quel signe peux-tu nous donner
pour justifier ce que tu fais là ? »

Jésus leur répondit :
« Détruisez ce Temple,
et en trois jours je le relèverai. »

Les Juifs lui répliquèrent :
« Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce Temple,
et toi, en trois jours tu le relèverais ! »

Mais le Temple dont il parlait, c'était son corps.
(Jn 2, 13-21)

Jésus ne supporte pas qu'on se serve de Dieu, son Père, pour faire du profit sur son dos, pour déifier l'argent : "Vous ne pouvez servir Dieu et l'argent", a-t-il enseigné à ceux qui le suivaient. Il faut choisir. Celui qui choisit le profit n'a pas sa place dans le Temple qui est la Maison de Dieu.
On vient au Temple pour une rencontre, celle du Père. Se servant de cette situation, Jésus va laisser entendre à ses interlocuteurs qu'on ne peut venir à lui, Jésus, pour du marchandage, qu'on ne peut se servir de lui pour le profit, de quelque manière que ce soit. En effet, le vrai Temple de Dieu, c'est lui : " 'Détruisez ce Temple, et en trois jours je le relèverai !' Mais le Temple dont il parlait, c'était son corps." Voilà, en effet, la grande nouveauté : le Temple, le lieu où Dieu se rend présent et où l'homme peut rencontrer Dieu, désormais, c'est Jésus lui-même, Jésus le crucifié ("détruisez ce Temple"), ressuscité d'entre les morts ("en trois jours je le relèverai"), vivant à jamais. Il faut venir à Jésus pour Jésus. Il est l'unique chemin vers le Père ...
Dans l'Église non plus, on ne peut se servir de Jésus pour son profit personnel : "Le Temple dont il parlait, c'était son corps." St Paul écrit : "Vous êtes le Corps du Christ ... vous êtes le Temple de Dieu." L'Eglise est à la fois le Corps du Christ et le Temple du Père.
De même, pour que chacun s'interroge sur le respect dû à soi-même : "votre corps est le Temple de Dieu ... glorifiez donc Dieu dans votre propre corps." Jésus est au cœur de notre existence, aussi nous faut-il éviter d'être habités par les marchands du Temple.
("Les marchands chassés du Temple" d'après une fresque du Giotto)

vendredi 13 mars 2009

Parole du jour
(Samedi 14 mars)

Jésus dit encore :
« Un homme avait deux fils. Le plus jeune dit à son père :
'Père, donne-moi la part d'héritage qui me revient.'
Et le père fit le partage de ses biens.
Peu de jours après, le plus jeune rassembla tout ce qu'il avait,

et partit pour un pays lointain
où il gaspilla sa fortune
en menant une vie de désordre.

Quand il eut tout dépensé,

une grande famine survint dans cette région,
et il commença à se trouver dans la misère.
Il partit donc pour aller chez son père.

Comme il était encore loin,
son père l'aperçut et fut saisi de pitié ;
il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers.
Le fils lui dit : 'Père, j'ai péché contre le ciel et contre toi.

Je ne mérite plus d'être appelé ton fils...'

Mais le père dit à ses domestiques :
'Vite, apportez le plus beau vêtement pour l'habiller.
Mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds.

Allez chercher le veau gras, tuez-le ;
mangeons et festoyons.
Car mon fils que voilà était mort,
et il est revenu à la vie ;
il était perdu, et il est retrouvé' ...
(Lc 15, 11-24)

Dans la monde juif du temps de Jésus, un père ne se serait jamais abaissé à courir vers son fils pour le prendre dans ses bras. Il lui aurait demandé des comptes. Or le Père dont Jésus parle, agit ainsi : "il court vers son fils" ... Il ne s'arrête pas au comportement de son fils, mais à la personne de son fils et immédiatement il le sort de sa boue et le réhabilite dans sa relation avec lui, dans sa filiation. Et il se réjouit de son salut. Ce Père, Jésus le connaît bien puisqu'il s'agit de son Père. De celui-ci, il dit : "Le Fils ne fait rien qu'il ne voit faire au Père. Ce que fait le Père, le Fils le fait pareillement." (Jn 5, 19) Dieu est Père comme ce "Père miséricordieux". Jésus est miséricordieux comme ce Père, et il nous demande de faire de même : "soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux." (Lc 6, 36)
Parole de Dieu
(Vendredi 13 mars)

Jésus leur dit :
"N'avez-vous jamais lu dans les Écritures :

"La pierre qu'ont rejetée les bâtisseurs

est devenue la pierre angulaire.

C'est là l'œuvre du Seigneur,

une merveille sous nos yeux !
"
(Mt 21, 42)

En condamnant Jésus et en le faisant mettre à mort, les chefs des prêtres et les pharisiens croyaient abattre la maison qu'il avait commencer à bâtir, l'Église. Mais ce fut le contraire : la maison s'est édifiée sur ce rejet et cette mort car c'est librement que Jésus a donné sa vie, et il l'a donnée pour ses bourreaux eux-mêmes. Or l'Amour ne meurt pas : "Les grandes eaux ne peuvent éteindre l'amour, ni le fleuve le submerger."(Ct 8, 7a) Le don de sa vie sur la croix et son relèvement au cœur de ce don fait par amour, sont devenus la "Pierre d'angle" sur laquelle l'Eglise ne cesse de s'édifier en ses membres : "La pluie est tombée, les torrents ont dévalés, les vents ont soufflés, mais la maison ne s'est pas écroulée car elle était fondée sur le Roc" (Mt 7, 25) . La "Pierre d'angle" est un "Roc". Ce terme "Roc" est donné à Dieu dans la Bible. L'Eglise poursuit sa route à travers l'histoire et ses méandres car elle est fondée sur le Roc, sur la Pierre d'angle que rien ne peut abattre. "C'est là l'oeuvre du Seigneur, une merveille sous nos yeux".
(Photo "sur les chemins de St Jacques" Pat. Renier)

mercredi 11 mars 2009

Parole de Dieu
(Jeudi 12 mars)

"Maudit soit l'homme qui met sa confiance dans un mortel,
qui s'appuie sur un être de chair,

tandis que son cœur se détourne du Seigneur.

Il sera comme un buisson sur une terre désolée,

il ne verra pas venir le bonheur.

Il aura pour demeure les lieux arides du désert,

une terre salée et inhabitable.

Béni soit l'homme qui met sa confiance dans le Seigneur,
dont le Seigneur est l'espoir.

Il sera comme un arbre planté au bord des eaux,

qui étend ses racines vers le courant :

il ne craint pas la chaleur quand elle vient,

et son feuillage reste vert ;

il ne redoute pas une année de sécheresse,

car elle ne l'empêche pas de porter du fruit."

(Jr 17, 5-8)

Celui qui s'appuie sur lui-même, qui se suffit à lui-même, sans Dieu, coupe ses racines. En lui, la Source de vie s'arrête de couler, elle se tarit. Enfermé dans son "moi", il se met lui-même dans une situation de malédiction, de mort. "L'enfer dans l'Ancien testament, écrit le Métropolite Antoine Bloom, est le lieu où Dieu n'est pas". Vivre sans Dieu fait de l'homme "un buisson sur une terre désolée ..." La vie devient pesante, elle perd son goût et son vrai sens. Et comme pour le riche qui ne voit pas le pauvre Lazare couvert de plaies devant sa porte (Évangile de la messe du jour), cela conduit à l'isolement le plus complet, au dessèchement intérieur. C'est le risque du libre arbitre chez l'homme. C'est un risque pour chacun d'entre nous. Parfois, nous y mettons le doigt, sinon la main ou le bras ou ...
Par contre, celui qui s'appuie sur le Seigneur trouve la paix. Décentré de lui-même et centré sur la Source de la vie, il en laisse les eaux vives irriguer tout son être, toute sa vie. Il se met dans une situation de bénédiction. Et sa vie se déploie, porte du fruit car il la reçoit d'un Autre en qui il met son espérance. Sa vie s'ouvre à la Vie et c'est déjà pour lui, le ciel sur la terre. Nous en faisons aussi l'expérience ...
Il y a donc deux voies, à nous de choisir. Et nous le savons, pour l'avoir aussi constaté, rester entre les deux nous place dans une situation bancale qui, en nous écartelant, nous fait passer à côté du bonheur ...

Parole du jour
(Mercredi 11 mars)

"Jésus appela (les douze) et leur dit :
« Vous le savez :
les chefs des nations païennes commandent en maîtres,
et les grands font sentir leur pouvoir.
Parmi vous, il ne doit pas en être ainsi :
celui qui veut devenir grand sera votre serviteur ;
et celui qui veut être le premier sera votre esclave.
Ainsi, le Fils de l'homme n'est pas venu pour être servi,
mais pour servir et donner sa vie en rançon pour la multitude. »

(Mt 20, 25-28)

Lorsque l'on parle d'amour, de quoi parle-t-on ? Chacun en a sa propre définition. Et le français, en ce sens, est avare de mot et permet nombre de définitions. Dans l'Évangile, lorsqu'il s'agit de l'amour de Dieu, le mot "amour" traduit le mot grec "agapè" dont la définition est celle donnée dans le dernier verset de l'Évangile cité plus haut : "servir et donner sa vie". Le Fils de Dieu s'est fait homme pour se mettre au service de l'homme. L'un des passage de l'Évangile qui symbolise le mieux cette réalité forte est le "lavement des pieds" en Jean 13, 1-15 : "... il se lève de table, dépose ses vêtements, et, prenant un linge, il s'en ceignit. Puis il met de l'eau dans un bassin et il commença à laver les pieds de ses disciples ..." La conclusion : "... vous aussi, vous devez vous laver les pieds les uns aux autres, car c'est un exemple que je vous ai donné, pour que vous fassiez vous-aussi, comme moi j'ai fait pour vous." Ce qui rejoint le "nouveau" commandement : "Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimé. A ceci tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples : si vous avez de l'amour les uns pour les autres." (Jn 13, 34-35) Ce service est synonyme de don de soi : "donner sa vie". L'accomplissement de ce service, Jésus le réalise sur la croix, dans le don total de lui-même ... librement : "Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu'on aime" (Jn 15, 13). Dire que Dieu est amour, c'est dire que Dieu se fait le serviteur de tous et que sans cesse, il donne sa vie, il donne la vie. C'est en Jésus qu'il révèle sa véritable identité ... et il nous a créés à son image, c'est à dire : pour aimer ainsi. Prendre ce chemin qui est celui de Jésus, libère de toutes fausses grandeurs : "Celui qui veut devenir grand sera votre serviteur."
(Lavement des pieds par Benoît XVI, le jeudi-saint)

lundi 9 mars 2009

Parole du jour
(Mardi 10 mars)

"Le plus grand parmi
vous
sera votre serviteur.
Qui s'élèvera sera abaissé,
qui s'abaissera sera élevé."

(Mt 23, 12)

Jésus nous proposerait-il une vie à l'envers ? Combien nous aimerions, en effet, être reconnu comme les meilleurs, ceux que l'on adule, dominer sur les autres, être les plus beaux, les plus grands, les plus forts et ... se faire servir. Tout cela demande beaucoup de fatigue et laisse insatisfait. Il y a en effet beaucoup de concurrents et peu ou pas d'élus. Être simplement à sa place, se satisfaire de ce que l'on a, s'accepter tel que l'on est, accueillir le temps qui passe et les rides qui se creusent, se faire serviteur des autres, voici ce qui conduit à la vraie grandeur et donc au vrai bonheur et à la paix.
Parole du jour
(Lundi 9 mars)

Jésus disait à la foule:
"Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux.
Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés;
ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés.
Pardonnez, et vous serez pardonnés.

Donnez, et vous recevrez :

une mesure bien pleine, tassée, secouée, débordante,

qui sera versée dans votre tablier;
car la mesure dont vous vous servez pour les autres
servira aussi pour vous. »
(Lc 6, 36-38)

Le terme hébraïque que l'on traduit par "miséricorde" signifie en hébreu "entrailles maternelles". Si Dieu est Père, Il est également Mère et comme une Mère, Il donne la vie. Et sans cesse, Il redonne vie . Chouraqui, dans sa traduction de la Bible, traduit : "Dieu est matricien". Nous sommes appelés nous aussi à donner la vie. Or " juger, écrit le philosophe Trémontant, est de l'ordre du meurtre", car le jugement bloque la personne que l'on juge, dans l'instant, et lui interdit toute évolution. Elle est comme ça. Une étiquette lui est collée sur le front. Souvent, d'ailleurs, nous jugeons sur les apparences, sans connaître vraiment la personne, ses motivations, son histoire - toute histoire est unique -, ses blessures etc. ... Nous nous arrêtons à l'extériorité. Jésus lui, ne juge pas : "Dieu n'a pas envoyé son Fils dans le monde pour juger le monde, mais pour le sauver." (Jn 3, 17) Et pourtant il aurait bien des raisons de nous juger ... Jésus regarde la personne et Il l'aime. C'est cet amour de l'autre qui fait que celui-ci change de comportement s'il est besoin. Il suffit de regarder le récit de l'appel du publicain Matthieu qui conduit celui-ci a une véritable conversion. Jésus ne le juge pas comme le font sans aucun doute ses compatriotes qui l'étiquette "collabo. des romains". Jésus connaît son comportement mais il ne cherche pas à l'enfoncer. Il veut le sauver, c'est-à-dire, le libérer et le guérir. Il veut "son bien". Voulons-nous le bien des autres ? ... Jésus regarde Matthieu avec amour et le rejoint dans son être profond, dans sa personne. Celui-ci se sent aimé, reconnu, il se lève, le suit, change de vie et devient son disciple (Mt 9,9).
(Enluminure de l’Evangéliaire d’Egbert.)

samedi 7 mars 2009

Parole du jour
(Dimanche 8 mars)

... de la nuée une voix se fit entendre :
« Celui-ci est mon Fils bien-aimé. Écoutez-le. »

(Mc 9, 7)

Ce passage est tirée du récit de la Transfiguration. Récit déjà en partie expliqué le samedi 21 février. Je voudrais m'arrêter aujourd'hui sur un mot "Écouter". Il s'agit du terme le plus usité de la Bible. S'il revient si souvent, c'est que nous avons l'oreille lourde et bien des difficultés à entendre. Déjà la prière fondamentale du juif commence par ce terme : "Écoute, Israël, le Seigneur ton Dieu est l'unique Seigneur, tu n'auras pas d'autres dieux que Lui." Ce qui signifie qu'il y a le risque d'écouter d'autres dieux, comme Adam et Ève au jardin d'éden ont écouter le serpent. Une écoute mal orientée et c'est la chute. Et il y a aujourd'hui encore et toujours, beaucoup de faux dieux qui promettent un bonheur qui n'est que mirage. Tout n'est pas bon à entendre et il s'agit d'écouter ce qui est bon. La Parole du Fils bien-aimé est bonne, belle et vraie, elle nous construit. St Pierre l'avait bien compris, même s'il avait du mal lui-même, à rester à l'écoute : "A qui irions-nous, Seigneur, tu as les Paroles de la vie éternelle" (Jn 6, 68)

Le jeûne que je préfère

En ce temps de Carême, il est bon de méditer sur ce passage du livre du Prophète Isaïe qui nous donne le vrai sens du jeûne. Le jeûne, sous quelque forme qu'il prenne - certains ne peuvent se priver de nourriture - a pour but de nous décoller de nous-mêmes, de nous ramener à l'essentiel, et donc de nous ouvrir aux autres en nous mettant à leur service pour leur bien. Ce qui rejoint l'aumône. Agir ainsi correspond aux mœurs de Dieu qui, en son Fils incarné, Jésus, n'a pas hésité à se mettre à notre service (sens du lavement des pieds en Jn 13 par exemple), et à donner sa vie pour nous (la croix), nous préférant à lui-même. Agir ainsi nous libère de nos propres entraves, nous reconstruit, nous rend à la lumière et à l'intimité avec Dieu (sens de la prière) ... nous remet en marche sur le chemin de l'amour. Chemin qui nous conduit à Pâque, à la Résurrection. N'oublions pas que le jeûne, l'aumône et la prière sont les trois piliers du Carême (Mt 6, 1-6;16-18).

Est-ce là le jeûne qui me plaît ?

Est-ce là votre jour de pénitence ?

Courber la tête comme un roseau,
coucher sur le sac et la cendre,
appelles-tu cela un jeûne,
un jour bien accueilli par le Seigneur ?

Quel est donc le jeûne qui me plaît ?
N'est-ce pas faire tomber les chaînes injustes,
délier les attaches du joug,
rendre la liberté aux opprimés,
briser tous les jougs ?
N'est-ce pas partager ton pain avec celui qui a faim,
recueillir chez toi le malheureux sans abri,
couvrir celui que tu verras sans vêtement,
ne pas te dérober à ton semblable ?

Alors ta lumière jaillira comme l'aurore,
et tes forces reviendront rapidement.
Ta justice marchera devant toi,
et la gloire du Seigneur t'accompagnera.
Alors, si tu appelles, le Seigneur répondra ;
si tu cries, il dira : « Me voici. »

Si tu fais disparaître de ton pays
le joug,
le geste de menace,
la parole malfaisante,
si tu donnes de bon cœur à celui qui a faim,
et si tu combles les désirs du malheureux,
ta lumière se lèvera dans les ténèbres
et ton obscurité sera comme la lumière de midi.

Le Seigneur sera toujours ton guide.
En plein désert, il te comblera et te rendra vigueur.
Tu seras comme un jardin bien irrigué,
comme une source où les eaux ne manquent jamais.

Tu rebâtiras les ruines anciennes,
tu restaureras les fondations séculaires.
On t'appellera : « Celui qui répare les brèches »,
« Celui qui remet en service les routes ».

(Is 58, 5-12)

(Photo : "Lever de soleil sur le Sinaï" par Pat. Renier)

vendredi 6 mars 2009

Parole du jour
(samedi 7 mars)

"Vous donc soyez parfait
comme votre Père céleste est parfait."
(Mt 5, 48)

Être parfait, qu'est-ce à dire ? Être réglé comme du papier à musique. Ne dévier ni à droite ni à gauche ? Être satisfait de suivre la règle à la perfection ? ... Comment le Père est-il parfait ? L'Évangile de ce jour nous le dit : "Il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et tomber la pluie sur les justes et sur les injustes." Dans l'Évangile de St Luc, Jésus dit : "Soyez miséricordieux comme votre Père céleste est miséricordieux". Le "parfait" serait donc le synonyme de "miséricorde". C'est que Dieu ne fait pas de différence entre les hommes, il les aime tous et chacun d'un amour fidèle qui ne se reprend pas : "Dieu nous a aimé le premier", écrit St Jean dans sa première lettre. Les hommes peuvent se faire ses ennemis, lui n'est l'ennemi de personne. Il aime et ne sait qu'aimer. La croix en est le signe. En elle, il libère ses ennemis par le pardon : "Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu'ils font". Finalement la perfection dont il est question est celle de l'Amour. Le Père est Amour. Notre vocation est l'amour. Sainte Thérèse l'avait bien compris qui a écrit dans l'histoire d'une âme : "Dans l'Église, ma Mère, je serais l'amour."
(Le " Père miséricordieux" de Rembrandt)

mercredi 4 mars 2009

Parole du jour
(Jeudi 5 mars)

Comme les disciples
s'étaient rassemblés autour de Jésus,
sur la montagne, il leur disait:
"Demandez, vous obtiendrez;
cherchez, vous trouverez;
frappez, la porte vous sera ouverte.
Celui qui demande reçoit ;
celui qui cherche trouve ;
et pour celui qui frappe,
la porte s'ouvrira.

Lequel d'entre vous donnerait
une pierre à son fils qui lui demande du pain ?
ou un serpent, quand il lui demande un poisson ?
Si donc, vous qui êtes mauvais,

vous savez donner de bonnes choses à vos enfants,

combien plus votre Père qui est aux cieux
donnera-t-il de bonnes choses à ceux qui les lui demandent !"
(Mt 7, 7-11)

Jésus nous invite à demander avec insistance, mais pas n'importe quoi. Il s'agit de "bonnes choses". Dieu ne répondra pas à nos caprices car il sait que cela n'est pas "vie" pour nous. Ce qu'il nous donnera, c'est ce qui est bon pour nous. Mais que faut-il d'abord demander ? ... Qu'elles sont ces " bonnes choses" ? St Luc dans le même passage, en son Évangile nous donne la réponse : "combien plus votre Père du ciel donnera-t-il l'ESPRIT-SAINT à ceux qui l'en prient" (Lc 11, 19). Avant tout autre demande, c'est l'Esprit-Saint qu'il faut demander, car lui saura nous inspirer ce qui convient : "L'Esprit-Saint vient au secours de notre faiblesse; car nous ne savons que demander pour prier comme il faut; mais l'Esprit lui-même intercède pour nous en des gémissements ineffables, et celui qui sondent les cœurs sait quel est le désir de l'Esprit et que son intercession pour les saints correspond aux vues de Dieu." (Rm 8, 26-27)
(Icône de la Pentecôte)

mardi 3 mars 2009

Parole du jour
(Mercredi 4 mars)

Comme la foule s'amassait, Jésus se mit à dire :
" Cette génération est une génération mauvaise :
elle demande un signe,
mais en fait de signe il ne lui sera donné que celui de Jonas.
Car Jonas a été un signe pour les habitants de Ninive ;
il en sera de même avec le Fils de l'homme pour cette génération."
(Lc 11, 29-30)

Quel est donc ce signe dont parle Jésus ? Jonas est envoyé par Dieu à Ninive pour la conversion des habitants de la ville. Le Père a envoyé son Fils sur la terre pour sauver l'humanité pécheresse. Jonas fut jeté par dessus bord du bateau prêt à couler dans la tempête. Jésus fut jeté hors de la ville, cloué à la croix. Jonas demeura trois jours dans le ventre d'un gros poisson avant d'être "vomit par le poisson sur le rivage". Jésus sortit du tombeau le troisième jour, ressuscité. Par la prédication de Jonas, les gens de Ninive se convertir ... Par le sacrifice de Jésus, l'humanité fut sauvée. Salut qui nous rejoint aujourd'hui encore car sa grâce est permanente.
(Jonas vomi par le poisson)

lundi 2 mars 2009

Parole du jour
(Mardi 3 mars)

"Notre Père, qui es aux cieux,
que ton nom soit sanctifié.

Que ton règne vienne;
que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.

Donne-nous aujourd'hui notre pain de ce jour.
Remets-nous nos dettes,

comme nous les avons remises nous-mêmes

à ceux qui nous devaient.

Et ne nous soumets pas à la tentation,

mais délivre-nous du Mal."

(Mt 6, 9-13)

Voici que Jésus nous donne sa prière. Le mot cieux chez St Matthieu remplace le mot Dieu qu'un juif ne prononce jamais. Il faudrait traduire "Notre Père qui es aux cieux" en paraphrasant la prière que tout juif (Jésus est juif) doit réciter plusieurs fois par jour : "Écoute, Israël, le Seigneur ton Dieu est l'unique. Tu n'auras pas d'autres dieux que lui." Ce qui donnerait :"Notre Père, toi que je reconnais comme l'unique Dieu". Jésus dévoile que Celui que le peuple d'Israël appelle le "Dieu unique" est Père, et qu'il nous aime comme un Père. Plus encore, qu'il est la source de toute Paternité. Il ne ressemble pas aux pères de la terre. Ce sont ceux-ci qui sont appelés à lui ressembler. Et Lui, Jésus, est le Fils, son Fils ... et en Lui, nous sommes nous-mêmes fils et filles du Père : "Notre Père ..." Et cette appellation, on ne peut la prononcer que dans l'Esprit-Saint qui est le "lien d'amour" entre le Père et le Fils. : "L'Esprit-Saint nous fait nous écrier "Abba, Père ! En personne, Il se joint à notre esprit pour attester que nous sommes enfants de Dieu." (Rm 8, 15-17) Jésus, le Fils bien-aimé, dit à ce Père en Jn 17, 23c : "Tu les as aimés comme tu m'as aimé." Et ce qu'il veut, c'est "que l'amour dont il est aimé du Père soit en nous et Lui, le Fils, en nous." (Jn 17, 26) Aussi est-il bon de désirer et de demander que le Père soit révélé comme saint, plein d'amour pour chacun, à travers notre témoignage de vie. Que cette amour dont il est la source nous transforme, règne en nous. Et que sa volonté qui ne peut être que notre bien s'accomplisse en nous et que nous nous ajustions à ce bien. Le pain, c'est celui de la Parole qui nous façonne, celui du temps qui passe en nous imbibant de sa Présence, celui de l'autel, Sacrement de l'amour qui nous fait exister, celui du frère à qui il nous faut nous donner sans retour. Le Pardon, il le donne sans mesure, car il ne sait qu'être don au-delà même de nos refus et de notre péché terrible blessure à l'amour dont le Fils a fait les frais : "Père, pardonne-leur, car il ne savent pas ce qu'ils font". C'est au coeur même de cette blessure qu'il nous sauve. Aussi est-ce "par Lui, avec Lui et en Lui" que nous apprenons nous-mêmes à pardonner et en pardonnant, à devenir libre de cœur et en paix ... artisan de paix. Que le Père nous garde de prendre un autre chemin que le sien, qu'Il nous garde de tomber dans ce qui est contraire à l'Amour, de nous rendre esclave de Celui qui est sans amour ("délivre-nous du Mal") et qui ne désire que déchirer nos vies ... Jésus, le Fils, au nom du Père, l'a vaincu et désormais, greffés sur Lui par le baptême, nous n'avons rien à craindre si nous le demeurons :"N'ayez pas peur !" Parole qui revient dans la bouche de Jésus comme un refrain. L'essentiel pour nous est de bâtir notre maison, notre vie, sur le roc (Mt 7, 24-25) ... Dieu est Roc. Le "Amen" que nous ajoutons, signifie : c'est vrai, je crois, en toi je mets toute ma confiance ...
Parole du jour
(Lundi 2 Mars)

Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite :
'Venez, les bénis de mon Père,
recevez en héritage le Royaume préparé pour vous
depuis la création du monde.
Car j'avais faim,
et vous m'avez donné à manger ;
j'avais soif, et vous m'avez donné à boire ;
j'étais un étranger, et vous m'avez accueilli ;
j'étais nu, et vous m'avez habillé ;
j'étais malade, et vous m'avez visité ;
j'étais en prison, et vous êtes venus jusqu'à moi !'
Alors les justes lui répondront :
'Seigneur, quand est-ce que nous t'avons vu...?
tu avais donc faim, et nous t'avons nourri ?
tu avais soif, et nous t'avons donné à boire ?
tu étais un étranger, et nous t'avons accueilli ?
tu étais nu, et nous t'avons habillé ?
tu étais malade ou en prison...
Quand sommes-nous venus jusqu'à toi ?'
Et le Roi leur répondra :
'Amen, je vous le dis :
chaque fois que vous l'avez fait
à l'un de ces petits qui sont mes frères,
c'est à moi que vous l'avez fait.'
(Mt 25, 34-40)

Ce passage de l'Évangile de St Matthieu, parle de lui-même. Ce que nous faisons aux autres, nous le faisons au Christ qui en assumant notre humanité (En Lui, Dieu s'est fait l'un de nous) s'identifie à chaque être humain : "C'est à moi que vous l'avez fait". La preuve qu'il n'est pas loin de nous, mais qu'il assume avec nous, c'est à dire avec chacun, notre existence. La question de l'ancien testament : "Qu'as-tu fais de ton frère ?" garde toute son actualité. En chacun il se fait notre frère. Et cette question continue, aujourd'hui, encore de nous être posé.

samedi 21 février 2009

Parole du jour
(Dimanche 22 février)

"Qu'est-ce qui est le plus facile ?
de dire au paralysé :
'Tes péchés sont pardonnés',
ou bien de dire :
'Lève-toi, prends ton brancard et marche' ?
Eh bien !
Pour que vous sachiez
que le Fils de l'homme a le pouvoir
de pardonner les péchés sur la terre,
je te l'ordonne, dit-il au paralysé :
Lève-toi, prends ton brancard et rentre chez toi. »
L'homme se leva,
prit aussitôt son brancard,
et sortit devant tout le monde."
(Mc 2, 1-12)

La pire des paralysies est le péché. Cette maladie du cœur qui empêche de respirer et qui entrave notre existence. Aussi la guérison la plus essentielle est la guérison intérieure. Beaucoup vivent comme s'ils étaient maître de leur vie. Or il suffit d'un petit caillou dans les rouages pour que la statue tombe de son piédestal. Une bonne question à se poser : "Quel est le sens de ma vie ?" ... La guérison extérieure dans les Évangiles, la guérison physique est le signe d'une guérison beaucoup plus profonde. Notre vie est beaucoup plus précieuse que notre aspect physique ou que tout l'or du monde. La vraie beauté comme la vraie richesse sont celles du cœur. Alors ne perdons pas notre temps en des futilités, nous valons beaucoup plus que cela.
("La guérison du paralytique" : Basilique St Apollinaire-le-neuf - Ravenne)

vendredi 20 février 2009

Parole de Dieu
(Samedi 21 février)

"Et il fut transfiguré devant eux.
Ses vêtements devinrent resplendissant,
d'une blancheur telle que personne sur terre
ne peut obtenir une telle blancheur.
Elie leur apparut avec Moïse,
et ils s'entretenaient avec Jésus ..."
(Mc 9, 2-7)

St Séraphin de Sarov, starets russe, explique qu'en définitive, ce n'est pas Jésus qui est transfiguré, mais que ce sont les disciples qui par grâce sont rendus capable de voir Jésus tel qu'il est en réalité. Jésus est toujours tel qu'ils le voient, mais habituellement il ne le voient pas tel qu'il est en réalité. Ils sont aveuglés par les projections qu'ils se font de lui. Il croyaient qu'il allait prendre le pouvoir temporel en Israël. Ils se voyaient déjà en ministres etc ... Jésus n'est pas celui-là. Ils ne le voient pas. Il leur dit d'ailleurs : "Vous ne comprendrez donc jamais !" Et nous ? Nous croyons peut-être comprendre et ... le connaître. Comme eux nous avons besoin de purifier notre regard et notre cœur pour le voir en vérité. St Jean écrira : "Nous le verrons tel qu'il est car nous lui serons semblable." Alors n'attendons pas pour nous mettre à sa suite. La voix du Père nous y invite : "Ecoutez-le !"
(La Transfiguration d'après le psautier d'Ingeburge, XIIè)

jeudi 19 février 2009

Parole du jour
(Vendredi 20 février)

"Si quelqu'un veut marcher derrière moi,
qu'il renonce à lui-même,

qu'il prenne sa croix
et qu'il me suive.
car celui qui veut sauver sa vie
la perdra;
mais celui qui perdra sa vie
pour moi et pour l'Évangile la sauvera."
(Mc 8, 34-38)

Marcher derrière Jésus consiste à renoncer à soi-même, à son enfermement, à son égoïsme, à son ambition, à son pouvoir sur les autres, à sa séduction. C'est donc servir à l'exemple du Christ lavant les pieds de ses disciples. Tout un programme ! Prendre sa croix a la même résonance. La croix est le symbole par excellence de l'Amour dans son plein accomplissement : "Je ne sais si le Christ est celui qui a le plus souffert physiquement, expliquait un prédicateur, mais ce que je sais, c'est que c'est lui qui a le plus aimé." Prendre sa croix signifie fondamentalement : "aimer", beaucoup aimer, à l'exemple du Christ. Sauver sa vie en la perdant, c'est tout cela. C'est s'oublier en donnant sa vie pour donner la vie. Telle est notre nature profonde. Agir à l'inverse nous détruit.
(Icône du "Lavement des pieds" - N.D. des Neiges)

mercredi 18 février 2009

Parole du jour
(jeudi 8, 27-33)

"Chemin faisant, il les interrogeait :
"Pour les gens, qui suis-je ?"

Ils répondirent:
"Jean-Baptiste;
pour d'autres, Élie;
pour d'autres, un des prophètes."
Ils les interrogeait de nouveau :

"Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ?"
Pierre prit la parole et répond :
"Tu es le Messie."
(Mc 8, 28-31)

Chaque matin, il est bon de se laisser interpeller par cette question de Jésus : "Pour toi, qui suis-je ?" La réponse que nous donnerons va orienter toute notre journée, notre manière de la vivre, nos rencontres ... Pour ce qui est de ces rencontres, lui même nous le dit : "Ce que vous ferez à l'un de ces petits qui sont mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait." Chaque personne rencontrée est donc l'un de ces petits à travers qui il se présente à nous. Ce n'est pas toujours évident à discerner et pourtant! Il est aussi important d'apprendre la Présence de Jésus dans les moindres circonstances de notre quotidien car rien ne lui est étranger de notre vie qu'il ne demande qu'à assumer avec nous. Si nous l'accueillons dans notre barque, il saura nous guider à travers la mer jusque sur l'autre rive. Avançant ainsi dans sa lumière, il est possible qu'au moment de nous coucher, nous aurons mieux compris qui il est ...

Parole du jour
(Mercredi 18 février)

"Si le grain de blé tombé en terre
ne meurt pas,
il reste seul;
mais s'il meurt,

il donne beaucoup de fruit.

Celui qui aime sa vie la perd;
celui qui s'en détache la garde pour la vie éternelle.
Si quelqu'un veut me servir,
qu'il me suive ..."
(Jn 12, 24-26)
Il est une parole de Jésus qui explique ce qui est dit dans ce passage de l'Évangile selon St Jean : "Le Fils de l'homme n'est pas venu pour être servi mais pour servir et donner sa vie ..." Ce grain qui, tombé en terre, meurt, c'est la vie de Jésus toute donnée, la victoire de la croix ... c'est notre vie toute donnée. Sainte Thérèse de l'E.J. écrit : "Aimer, c'est tout donner et se donner soi-même". Notre vocation est d'être pain partagé pour que les autres aient la vie. C'est pour cela que nous avons besoin de nous ressourcer continuellement en Celui qui sans cesse et sans fin se fait "Pain partagé" pour la multitude, Pain Eucharistique.
Celui qui garde sa vie, c'est celui qui refuse ce partage et qui se fait le centre du monde, le centre de toutes les attentions des autres sans faire nullement attention à eux. Il est avare de sa vie et s'y
enferme tellement qu'il ne vit plus. Il est comme mort. Il est toujours possible de sortir de cet état. Le Seigneur ressuscite les morts. Il y faut "seulement" le désir et la volonté de reprendre le chemin d'une vraie communion avec les autres. Il y faut une conversion.
Celui qui, comme Jésus, se met au service, entre dans la joie d'une véritable intimité avec Dieu (la vie éternelle) qui est Amour, par ressemblance avec Jésus. C'est Jésus d'ailleurs, qui en lui-même et par lui-même, nous révèle la véritable identité de Dieu.


samedi 14 février 2009

Parole du jour
(Dimanche 15 février)

"Un lépreux vient trouver Jésus;
il tombe à ses pieds et supplie :

"Si tu le veux, tu peux me purifier."
Pris de compassion devant cet homme,
Jésus étendit la main, le toucha et lui dit :

"Je le veux, sois purifié."
A l'instant même, la lèpre le quitta
et il fut purifier."


"Jésus continue aujourd’hui à étendre la main et à guérir ses enfants, tout d’abord et en premier lieu à travers les sacrements. Une foi illuminée devrait nous conduire à expérimenter chaque sacrement comme un contact vital avec le Seigneur, transformant et sanctifiant, à l’image de celui qu’il eut avec le lépreux de l’évangile. Avoir cela présent à la conscience lorsque nous nous approchons de la communion eucharistique ou du sacrement de la Réconciliation, nous permettrait sans doute d’en cueillir beaucoup plus de fruit spirituel. Mais Jésus veut aussi prolonger son geste de miséricorde et de recréation à travers chacun de nous. A nous qui avons bénéficié de sa miséricorde, Dieu nous invite à être ses mains et sa voix auprès de tous ceux qui souffrent la maladie physique, morale ou spirituelle. (F. Elie)

(Evangéliaire copte, enluminure)