samedi 21 novembre 2009

Parole du jour
(Samedi 21 novembre)
(Lc 20, 27- 40)

Des sadducéens - ceux qui prétendent
qu'il n'y a pas de résurrection -
vinrent trouver Jésus,
et ils l'interrogèrent :
« Maître, Moïse nous a donné cette loi :
Si un homme a un frère marié mais qui meurt sans enfant,
qu'il épouse la veuve pour donner une descendance à son frère.
Or, il y avait sept frères :
le premier se maria et mourut sans enfant ;
le deuxième, puis le troisième épousèrent la veuve,
et ainsi tous les sept : ils moururent sans laisser d'enfants.
Finalement la femme mourut aussi.
Eh bien, à la résurrection, cette femme,
de qui sera-t-elle l'épouse, puisque les sept l'ont eue pour femme ? »
Jésus répond : « Les enfants de ce monde se marient.
Mais ceux qui ont été jugés dignes d'avoir part au monde à venir
et à la résurrection d'entre les morts ne se marient pas,
car ils ne peuvent plus mourir :
ils sont semblables aux anges,
ils sont fils de Dieu, en étant héritiers de la résurrection.
Quant à dire que les morts doivent ressusciter,
Moïse lui-même le fait comprendre dans le récit du buisson ardent,
quand il appelle le Seigneur :
le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac, le Dieu de Jacob.
Il n'est pas le Dieu des morts, mais des vivants ;
tous vivent en effet pour lui. »
Alors certains scribes prirent la parole pour dire :
« Maître, tu as bien parlé. »
Et ils n'osaient plus l'interroger sur quoi que ce soit.

Les saducéens sont dans l'illusion. Ils sont très terre à terre. La femme n'est bonne que pour engendrer. Elle n'existe pas pour elle-même. Il faut absolument donner au premier mari qui est décédé une descendance car l'homme se perpétue dans ses enfants puisqu'après la mort il n'y a rien. C'est-ainsi que pour eux, également, la bénédiction de Dieu est donnée à travers la réussite et la richesse. Jésus leur démontre qu'ils sont dans dans l'erreur car ils demeurent à l'extérieur de la réalité. La réalité humaine s'enracine dans l'intériorité et donc dans le fait que l'homme à sa mort physique, ne tombe pas dans le néant. Aussi la rencontre entre un homme et une femme se vit dans le respect mutuel où chacun est reconnu comme une personne et aimé. Il y a une dignité de la femme comme de l'homme. Après la mort, ce qui demeure, c'est l'amour, les liens de l'amour, au delà de toute descendance : "ceux qui ont été jugés dignes d'avoir part au monde à venir et à la résurrection d'entre les morts ne se marient pas, car ils ne peuvent plus mourir." Dans le mariage, il y a certes une descendance, mais elle doit être le fruit de l'amour entre deux êtres complémentaires l'un à l'autre. Ce qui est premier, c'est l'amour ! "L'amour ne passera jamais." (1co 13)
(Icône : l'amour entre Joachim et Anne, parents de Marie, mère de Jésus)

vendredi 20 novembre 2009

Parole du jour
(Vendredi 20 novembre)
(Lc 19, 45- 48)

Jésus entra dans le Temple,
et se mit à expulser les marchands.
Il leur déclarait :
« L'Écriture dit : Ma maison sera une maison de prière.
Or vous, vous en avez fait une caverne de bandits. »
Il était chaque jour dans le Temple pour enseigner.
Les chefs des prêtres et les scribes,
ainsi que les notables, cherchaient à le faire mourir,
mais ils ne trouvaient pas le moyen d'y arriver ;
en effet, le peuple tout entier était suspendu à ses lèvres.

Que faisons-nous du Temple que nous sommes ? ... Une maison de prière où un repaire de brigand ? ... St Paul écrit : "Vous êtes le Temple de Dieu car Dieu habite en vous." La prière, orare en latin signifie "parler à", "être en relation avec". Lorsqu'on accueille une personne dans sa maison, on s'occupe d'elle, on en prend soin, on l'écoute, on cherche son bien etc. ... Dieu habite en nous. Que fait-on de Dieu ? ... Il s'agit d' "un vivre avec" comme un ami avec son ami, un fils ou une fille avec ses parents, une épouse avec son époux. Cette relation est constructive pour chacun et conduit à l'accomplissement réciproque. Avec Dieu, il en est de même et plus profondément encore puisqu'il est la Source de notre être.
Si le Temple que nous sommes devient "caverne de bandits", nous sommes les plus malheureux des hommes, car nous nous coupons alors de la Source et que la vie ne peut plus passer. Nous laissant aller à tous les vents, selon toutes les modes et tous les opinions, nous ressemblons à des girouettes qui font profit de tout ce qui peut flatter leur égo ... Le choix est entre nos mains car Dieu nous respecte trop pour s'imposer. Cependant si nous savons écouter autre chose que nous-mêmes, nous discernerons une petite voix intérieure, celle de notre conscience, qui nous indiquera le chemin. Le signe de sa présence en sera la paix au plus profond de nous-mêmes : "N'avions-nous pas le coeur tout brûlant", reconnaissent les disciples d'Emmaüs !

jeudi 19 novembre 2009

Parole du jour
(Jeudi 19 novembre)
(Lc 19, 41-45)

Quand Jésus fut près de Jérusalem,
en voyant la ville, il pleura sur elle ; il disait :
« Si toi aussi, tu avais reconnu en ce jour
ce qui peut te donner la paix !
Mais hélas, cela est resté caché à tes yeux.
Oui, il arrivera pour toi des jours
où tes ennemis viendront mettre le siège devant toi,
t'encercleront et te presseront de tous côtés ;
ils te jetteront à terre, toi et tes enfants
qui sont chez toi, et ils ne laisseront pas chez toi pierre sur pierre,
parce que tu n'as pas reconnu le moment où Dieu te visitait. »

La ville de Jérusalem sera entièrement détruite en l'an 70 par les troupes du général romain Titus. Jérusalem abritait la Présence de Dieu en son sein, au milieu du Temple. Mais les notables, les chefs religieux etc ... s'étaient forgés une représentation de Dieu selon leurs désirs. Quand Dieu se présente à eux tel qu'il est, sous les traits de Jésus-Christ, il ne le reconnaissent pas. Ce Dieu-là, le vrai, est dérangeant car il ne sert pas leurs projets. Aussi, ils le crucifient ...
Mais Jérusalem est aussi symbolique de notre être. Au centre, dans notre cœur qui en est la dimension la plus essentielle, il y a la Présence de Dieu ... Que faisons-nous de notre vie ? ... de cette Présence "plus intime à nous-mêmes que nous-mêmes" comme l'écrit St Augustin ? ... Le verset de l'alléluia de la Messe est le suivant : "Aujourd'hui ne fermons pas notre cœur, mais écoutons la voix du Seigneur". (Ps 94, 8) Une attention à l'Hôte intérieur de qui nous avons reçu "la vie, le mouvement et l'être" et qui nous guide au chemin de la Paix. Lui tourner le dos conduit à la ruine ...

mercredi 18 novembre 2009

Parole du jour
(Mercredi 18 novembre)
(Lc 19, 11-28)

Comme on écoutait Jésus, il ajouta une parabole,
parce qu'il était près de Jérusalem
et que ses auditeurs pensaient voir le royaume de Dieu
se manifester à l'instant même.
Voici donc ce qu'il dit :
« Un homme de la grande noblesse partit
dans un pays lointain pour se faire nommer roi
et rentrer ensuite chez lui.
Il appela dix de ses serviteurs,
leur distribua dix pièces d'or et leur dit :
'Faites-les fructifier pendant mon voyage.'
Mais ses concitoyens le détestaient, et ils envoyèrent
derrière lui une délégation chargée de dire :
'Nous ne voulons pas qu'il règne sur nous.'
Mais quand il revint après avoir été nommé roi,
il convoqua les serviteurs auxquels il avait distribué l'argent,
afin de savoir comment chacun l'avait fait fructifier.
Le premier se présenta et dit :
'Seigneur, ta pièce d'or en a rapporté dix.'
Le roi lui dit : 'Très bien, bon serviteur !
Puisque tu as été fidèle en si peu de chose,
reçois l'autorité sur dix villes.'
Le second vint dire :
'Ta pièce d'or, Seigneur, en a rapporté cinq.'
A celui-là, le roi dit encore :
'Toi, tu seras gouverneur de cinq villes.'
Un autre encore vint dire :
'Seigneur, voici ta pièce d'or,
je l'avais mise de côté dans un linge.
En effet, j'avais peur de toi :
tu es un homme exigeant,
tu retires ce que tu n'as pas déposé,
tu moissonnes ce que tu n'as pas semé.'
Le roi lui dit :
'Je vais te juger d'après tes propres paroles,
serviteur mauvais : tu savais que je suis un homme exigeant,
que je retire ce que je n'ai pas déposé,
que je moissonne ce que je n'ai pas semé ;
alors pourquoi n'as-tu pas mis mon argent à la banque ?
A mon arrivée, je l'aurais repris avec les intérêts.'
Et le roi dit à ceux qui étaient là :
'Retirez-lui la pièce d'or et donnez-la à celui qui en a dix.'
On lui dit : 'Seigneur, il en déjà dix !
- Je vous le déclare : celui qui a recevra encore ;
celui qui n'a rien se fera enlever même ce qu'il a.
Quant à mes ennemis, ceux qui n'ont pas voulu
que je règne sur eux, amenez-les ici
et mettez-les à mort devant moi.'»
Après avoir dit ces paroles,
Jésus marchait en avant de ses disciples
pour monter à Jérusalem.

Une parabole n'est pas à prendre au premier degré. C'est une histoire racontée pour donner un message. Il y a une "pointe" de la parabole. En l'écoutant, il me vient cette parole de St Paul : "Que n'as-tu que tu n'aies reçu ?" (1Co 4, 7) Chacun nous avons des dons à faire fructifier pour le service des autres et notre propre accomplissement dans l'amour, dans le don de soi. Ces dons ne sont pas notre propriété. Comme leur nom l'indique, il s'agit de "dons de Dieu". Aussi la capacité de les mettre en œuvre nous vient de lui. Ils sont rayonnement de l'amour de Dieu. A travers leur fructification, nous disons quelque chose de Dieu. C'est ainsi que nous nous construisons mutuellement. Ils apportent la lumière ... et correspondent à la Parole de Vie de Jésus : "Aimez-vous les uns les autres de l'amour dont je vous ai aimés."
Ainsi, nous sommes complémentaires les uns des autres, pierres vivantes de l'édifice qui n'est autre que la Maison du Père. Refuser de les faire fructifier est comme une amputation au bien des autres, un amoindrissement de la lumière. Les garder pour soi signifie les mettre sous le boisseau où ils ne sont plus utiles à personne et enferme celui qui les détourne à son profit ...
le contraire de la Vie !

dimanche 15 novembre 2009

Parole du jour
(Mardi 17 novembre)
(Lc 19, 1-10)

Jésus traversait la ville de Jéricho.
Or, il y avait un homme du nom de Zachée ;
il était le chef des collecteurs d'impôts,
et c'était quelqu'un de riche.
Il cherchait à voir qui était Jésus,
mais il n'y arrivait pas à cause de la foule,
car il était de petite taille.
Il courut donc en avant et grimpa sur un sycomore
pour voir Jésus qui devait passer par là.
Arrivé à cet endroit, Jésus leva les yeux et l'interpella :
« Zachée, descends vite :
aujourd'hui il faut que j'aille demeurer dans ta maison. »
Vite, il descendit, et reçut Jésus avec joie.
Voyant cela, tous récriminaient :
« Il est allé loger chez un pécheur. »
Mais Zachée, s'avançant, dit au Seigneur :
« Voilà, Seigneur :
je fais don aux pauvres de la moitié de mes biens,
et si j'ai fait du tort à quelqu'un,
je vais lui rendre quatre fois plus. »
Alors Jésus dit à son sujet :
« Aujourd'hui, le salut est arrivé pour cette maison,
car lui aussi est un fils d'Abraham.
En effet, le Fils de l'homme est venu chercher
et sauver ce qui était perdu. »

Zachée, un publicain, comme Matthieu. Un homme rejeté de ses compatriotes en raison de sa collaboration avec les romains ... et l'argent qu'il se met dans la poche en collectant les impôts ...
Comme pour Matthieu, l'attitude de Jésus a son égard ne se calque pas sur l'extérieur. Jésus voit le cœur. Il ne s'arrête pas au péché, il va directement à la personne. Et cette personne, il l'aime : "Dieu ne fait pas acception des personnes". Et même, Jésus s'invite chez lui : "Je ne suis pas venu pour les justes, mais pour les pécheurs." dira-t'il. Jésus ne peut rentrer que dans la maison dont la porte est ouverte. Et souvent c'est le péché qui ouvre la porte car la faiblesse rend humbles et ouvre au salut : "Il reçut Jésus avec joie." Ceux qui se croient "justes" se font les juges des autres et ne voient pas la "poutre qu'ils ont dans l'œil". Ce n'est pas la joie alors ! ... Cet accueil réciproque de Jésus et de Zachée conduit à la conversion de ce dernier : "Le Fils de l'homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu."
Parole du jour
(Lundi 16 novembre)
(Lc 18, 35-43)

Comme Jésus approchait de Jéricho,
un aveugle qui mendiait était assis au bord de la route.
Entendant une foule arriver, il demanda ce qu'il y avait.
On lui apprit que c'était Jésus le Nazaréen qui passait.
Il s'écria : « Jésus, fils de David, aie pitié de moi ! »
Ceux qui marchaient en tête l'interpellaient
pour le faire taire. Mais lui criait de plus belle :
« Fils de David, aie pitié de moi ! »
Jésus s'arrêta et ordonna qu'on le lui amène.
Quand il se fut approché, Jésus lui demanda :
« Que veux-tu que je fasse pour toi ?
- Seigneur, que je voie ! »
Et Jésus lui dit :
« Vois. Ta foi t'a sauvé. »
A l'instant même, l'homme se mit à voir,
et il suivait Jésus en rendant gloire à Dieu.
Et tout le peuple, voyant cela, adressa ses louanges à Dieu.

Un commentaire sur ce récit, mais tiré de l'Évangile de Marc (10, 46-52) a été donné le 25 octobre, merci de vous y référer ... Vous pourrez constater par vous-mêmes les quelques différences, qui ne sont pas majeures ...
Parole du jour
(Dimanche 15 novembre)
(Mc 13, 24-32)

Jésus parlait à ses disciples de sa venue :
En ces temps-là, après une terrible détresse,
le soleil s'obscurcira et la lune perdra son éclat.
Les étoiles tomberont du ciel,
et les puissances célestes seront ébranlées.
Alors on verra le Fils de l'homme venir
sur les nuées avec grande puissance et grande gloire.
Il enverra les anges pour rassembler les élus
des quatre coins du monde,
de l'extrémité de la terre à l'extrémité du ciel.
Que la comparaison du figuier vous instruise :
Dès que ses branches deviennent tendres
et que sortent les feuilles, vous savez que l'été est proche.
De même, vous aussi, lorsque vous verrez arriver cela,
sachez que le Fils de l'homme est proche, à votre porte.
Amen, je vous le dis : cette génération
ne passera pas avant que tout cela n'arrive.
Le ciel et la terre passeront, mes paroles ne passeront pas.
Quant au jour et à l'heure, nul ne les connaît,
pas même les anges dans le ciel,
pas même le Fils, mais seulement le Père.

Avec la fin de l'année liturgique, nous sont proposés des passages des récits "apocalyptiques" des Évangiles. Souvent ce mot a signification, dans nos esprit, de "calamité, destruction, et même fin du monde". Or il signifie "Révélation". Il s'agit d'un genre littéraire à ne pas prendre à la lettre dans les images qu'il véhicule. Certes, il y a la nuit ... mais tout débouche dans le "Jour". D'ailleurs le dernier dimanche de l'année liturgique est la Solennité du Christ, Roi de l'univers". Ce qui signifie que tout est récapitulé en Lui. La Royauté dont il s'agit est celle de l'Amour, un Amour que "les grandes eaux ne peuvent atteindre" (Ct 8, 6). En définitive, le sens de cette "Révélation" n'est autre que celui du"Mystère Pascal" : "Mort et Résurrection du Christ". La nuit, certes, mais chassée par le "Jour" : "La lumière luit dans les ténèbres et les ténèbres ne peuvent l'éteindre ..." (Jn 1, 5) Comme le dit St Jean Chrysostome - je paraphrase - : "La mort a été bernée par celui qui est la Vie (le Christ) . L'ayant accueillie en elle, elle a été vaincue ..."
Dans notre Evangile, il est dit que "cette génération ne passera pas avant que tout cela n'arrive ..." Jésus semble parler sous couvert "apocalyptique" de ce qui va lui arriver. St Matthieu dans son Evangile écrit qu'au moment de la mort de Jésus "l'obscurité se fit " ... "le voile du sanctuaire se déchire en deux ... la terre tremble etc ...". Ce Fils de l'homme qui vient sur les nuées, c'est le Ressuscité dans le souffle de l'Esprit. La puissance dont il est question est celle de l'Amour et la gloire, l'accomplissement en Lui, du Salut. Et ces "élus", qui sont-ils ? ... Chacun est appelé à se déterminer devant le Christ. L'élu est celui qui accueille dans sa vie la grâce du "Mystère Pascal" en la Personne de Jésus, le Christ, et qui lui permet d'assumer avec lui son existence, de la sauver. Cela demande "la conversion" qui est un dessaisissement de soi et de ses certitudes, pour axer sa vie sur Celui qui devient et est notre "certitude". La "Foi" a cette signification. S'y inscrire demande beaucoup d'humilité et la reconnaissance de sa faiblesse ... Celui qui refuse consciemment, se coupe de la vie, de la lumière et du salut, car il garde fermée la porte de sa vie et s'interdit la Vie : "Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie." (Jn 14, 6) "... Choisis donc la Vie ..." (Dt 30, 19)

samedi 14 novembre 2009

Parole du jour
(Samedi 14 novembre)
(Lc 18, 1-8)

Jésus disait une parabole pour montrer à ses disciples
qu'il faut toujours prier sans se décourager :
« Il y avait dans une ville un juge
qui ne respectait pas Dieu
et se moquait des hommes.
Dans cette même ville,
il y avait une veuve qui venait lui demander :
'Rends-moi justice contre mon adversaire.'
Longtemps il refusa ; puis il se dit :
'Je ne respecte pas Dieu, et je me moque des hommes,
mais cette femme commence à m'ennuyer :
je vais lui rendre justice pour qu'elle ne vienne plus
sans cesse me casser la tête.' »
Le Seigneur ajouta :
« Écoutez bien ce que dit ce juge sans justice !
Dieu ne fera-t-il pas justice à ses élus,
qui crient vers lui jour et nuit ?
Est-ce qu'il les fait attendre ?
Je vous le déclare :
sans tarder, il leur fera justice.
Mais le Fils de l'homme, quand il viendra,
trouvera-t-il la foi sur terre ? »


Le juge de notre parabole ne représente pas Dieu, il en est plutôt l'opposé. Le point de comparaison est le suivant: Si déjà un juge incroyant et injuste accepte de se laisser déranger par une veuve et lui fait justice, à combien plus forte raison Dieu qui, lui, est juste et compatissant (V.6-8).

Il y avait aussi dans cette ville une veuve: Une veuve, une femme pauvre, sans ressources et sans influence... Ce n'est pas une cliente intéressante. Il n'y a pas grand-chose à chercher de ce côté-là. Son adversaire (Matthieu 5,25) l'a dépouillée du peu qu'elle avait, alors elle vient et revient à la charge, bien que le juge refuse de s'occuper d'elle. Il est sur des affaires plus juteuses et à la recherche d'une autre clientèle. Mais à force de revenir à la charge, la veuve l'oblige à capituler. Il avoue pourquoi. Pour le plus vil des motifs pouvant pousser un juge à l'action: pour avoir la paix. On n'oubliera pas en quelle époque Jésus propose sa parabole. A cette époque-là, les plaignants ordinaires ne pouvaient pas s'entourer d'avocats et ne bénéficiaient pas de l'assistance juridique gratuite ni de protections et de garanties légales pour obtenir l'intervention de la justice. Un juge malveillant ou intéressé pouvait refuser son secours à une pauvre veuve, et l'affaire était classée.
Dieu ne fera-t-il justice à ses élus qui crient à lui jour et nuit? ... C'est l'explication de la parabole. Jésus établit le contraste flagrant entre le Dieu juste et ce juge inique. Le juge ne s'intéresse pas à la veuve, parce qu'il ne l'aime pas; elle lui est complètement indifférente. Dieu, au contraire, s'intéresse aux croyants parce qu'ils sont ses élus et qu'en tant que tels il les aime. D'ailleurs Dieu aime tous les hommes et il veut le meilleur pour chacun ... La veuve vient de temps en temps chez le juge. Les élus, eux, crient à Dieu jour et nuit et demandent justice (Psaume 35,17; 74,10; 94,3; Apocalypse 6,10). Le juge tarde à intervenir. Dieu, lui, ne tarde jamais: "Tardera-t-il à leur égard?" Le juge agit, poussé par un motif vil égoïste. Dieu agit par amour. L'incarnation et la croix en sont le signe ... Le seul point commun entre Dieu et cet homme, c'est que l'un et l'autre agissent. Ceci mis à part, tout n'est qu'opposition entre eux. (W. Kreiss)

vendredi 13 novembre 2009

Parole du jour
(Vendredi 13 novembre)
(Lc 17, 26-35.37)

Jésus disait à ses disciples :
Ce qui se passera dans les jours du Fils de l'homme
ressemblera à ce qui est arrivé dans les jours de Noé.
On mangeait, on buvait, on se mariait,
jusqu'au jour où Noé entra dans l'arche.
Puis le déluge arriva, qui les a tous fait mourir.
Ce sera aussi comme dans les jours de Loth :
on mangeait, on buvait, on achetait,
on vendait, on plantait, on bâtissait ;

mais le jour où Loth sortit de Sodome,
Dieu fit tomber du ciel une pluie de feu
et de soufre qui les a tous fait mourir ;
il en sera de même le jour où le Fils de l'homme se révélera.
Ce jour-là, celui qui sera sur sa terrasse,
et qui aura ses affaires dans sa maison,
qu'il ne descende pas pour les emporter ;
et de même celui qui sera dans son champ,
qu'il ne retourne pas en arrière.
Rappelez-vous la femme de Loth.
Qui cherchera à conserver sa vie la perdra.
Et qui la perdra la sauvegardera.
Je vous le dis :
Cette nuit-là, deux personnes seront dans le même lit :
l'une sera prise, l'autre laissée.
Deux femmes seront ensemble en train de moudre du grain :
l'une sera prise, l'autre laissée. »
Les disciples lui demandèrent :
« Où donc, Seigneur ? » Il leur répondit :
« Là où il y a un corps, là aussi se rassembleront les vautours. »

Quel sens donnons-nous à notre vie ? ...
Vouloir conserver sa vie, c'est s'enfermer dans la forteresse de son égocentrisme et se faire le Maître de sa propre vie, dans le mépris d'autrui et des choses; vivre à l'extérieur de soi et se nourrir de l'éphémère comme si celui-ci était éternel, une illusion : "Cette nuit on te redemande ton âme."
Perdre sa vie, c'est la donner en s'ouvrant aux autres et en se faisant serviteur dans cette certitude que servir son prochain, c'est servir Celui qui est à l'origine de son existence : "Ce que vous aurez fait à l'un de ces petits qui sont mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait." ...
Construire sa vie, c'est bâtir son intériorité en laissant jaillir la vie de Dieu et en s'y ajustant. Il nous a créé à son Image : "Dieu est Amour". Sa nature est l'Amour et la notre est fondamentalement la même. "L'Amour ne passera pas." Chacun est responsable de sa vie et du chemin qu'il prend ...

jeudi 12 novembre 2009

Parole du jour
(Jeudi 12 novembre)
(Lc 17, 20-25)

Comme les pharisiens demandaient à Jésus
quand viendrait le règne de Dieu, il leur répondit :
« Le règne de Dieu ne vient pas d'une manière visible.
On ne dira pas :
'Le voilà, il est ici !' ou bien : 'Il est là!'
En effet, voilà que le règne de Dieu est au milieu de vous. »

Si le règne de Dieu ne vient pas de manière visible, comment pourrons-nous le reconnaitre ? La perplexité des pharisiens devait être d’autant plus grande que Jésus ajoute : « le règne de Dieu est au milieu de vous ». Il est peu probable que Notre Seigneur fasse allusion à l’intériorité des pharisiens, dont il vient de dénoncer à plusieurs reprises l’hypocrisie. C’est bien plutôt sa propre personne qu’il désigne à mots couverts : en lui le règne est advenu ; il est déjà présent – du moins pour celui qui parvient à le reconnaître.
Mais alors pourquoi Jésus affirme-t-il que son avènement demeure invisible ? L’humanité de Notre Seigneur est bel et bien visible, mais sa divinité doit être discernée à partir des œuvres qu’il accomplit : n’a-t-il pas manifesté son autorité sur les démons ? Guéri les malades ? Purifié les lépreux ? Ressuscité les morts ? Sa parole d’autorité et les miracles qu’il accomplit attestent qu’il agit dans la puissance de l’Esprit de Dieu et parle en son nom. A chacun de nous de tirer la conclusion qui s’impose, et d’adopter l’attitude cohérente avec cette prise de conscience. (P. Joseph-Marie)

mercredi 11 novembre 2009

Parole du jour
(Mercredi 11 novembre)
(Lc 17, 11-19)

Jésus, marchant vers Jérusalem,
traversait la Samarie et la Galilée.
Comme il entrait dans un village,
dix lépreux vinrent à sa rencontre.
Ils s'arrêtèrent à distance
et lui crièrent :
« Jésus, maître, prends pitié de nous. »
En les voyant, Jésus leur dit :
« Allez vous montrer aux prêtres. »
En cours de route, ils furent purifiés.
L'un d'eux, voyant qu'il était guéri,
revint sur ses pas, en glorifiant Dieu à pleine voix.
Il se jeta la face contre terre aux pieds de Jésus
en lui rendant grâce.
Or, c'était un Samaritain.
Alors Jésus demanda :
« Est-ce que tous les dix n'ont pas été purifiés ?
Et les neuf autres, où sont-ils ?
On ne les a pas vus revenir
pour rendre gloire à Dieu ;
il n'y a que cet étranger ! »
Jésus lui dit :
« Lève-toi et va : ta foi t'a sauvé. »

Dieu dit : "Que la lumière soit et la lumière fut." Cette Parole de Dieu est une "Bénédiction", c'est-à-dire "une diction béné", une "Parole de bien", une "Parole qui crée, qui donne existence". Cette Parole, dans ce récit, Jésus la dit sur les dix lépreux. Mais pour accomplir sa mission, cette "Bénédiction" doit être accueillie ... Aussi Jésus la donne de manière détournée : « Allez vous montrer aux prêtres. » et non "Soyez guéris." La foi est déterminante. Dans un premier temps, il leur faut "croire sans voir". Ce qui rejoint la parole de Jésus à Thomas : "Heureux ceux qui croient sans avoir vu." Un seul revient qui est guéri. Jésus lui dit : « ... va : ta foi t'a sauvé. » La guérison n'est pas un acte magique. Dieu ne nous fera pas sans nous ... il ne nous guérit pas sans nous. La foi est notre réponse. Un auteur anonyme a écrit : "Tout le monde peut croire après avoir été guéri mais la vraie foi consiste à croire avant la guérison et en dépit des symptômes de maladie qui continuent à nous accabler." C'est ce qui est demandé aux dix lépreux. Un seul revient ...
Un message important nous est aussi donné : la Foi n'est pas toujours là où on l'attend. Celui qui revient est un samaritain, un hérétique, rejeté par la communauté juive orthodoxe. Il ne s'arrête pas à ce qu'il reçoit, il s'ouvre à la Personne de Jésus en revenant le remercier. Jésus lui annonce qu'il est entré dans le mouvement de la résurrection, donc de la Vie :
"Lève-toi ..." qui traduit le mot "anastas" en grec, terme que l'on traduit aussi par "Résurrection". La "Résurrection" étant le mouvement qui fait passer de la position couchée (la mort) à la position debout (la vie).

mardi 10 novembre 2009

Parole du jour
(Mardi 10 novembre)
(Lc 16, 1-8)

Jésus disait aux Apôtres :
« Lequel d'entre vous, quand son serviteur vient de labourer
ou de garder les bêtes, lui dira à son retour des champs :
'Viens vite à table' ?
Ne lui dira-t-il pas plutôt :
'Prépare-moi à dîner, mets-toi en tenue pour me servir,
le temps que je mange et que je boive.
Ensuite tu pourras manger et boire à ton tour.
'
Sera-t-il reconnaissant envers ce serviteur
d'avoir exécuté ses ordres ?

De même vous aussi, quand vous aurez fait
tout ce que Dieu vous a commandé, dites-vous :
'Nous sommes des serviteurs quelconques :
nous n'avons fait que notre devoir.' »


Pour entrer dans la compréhension de cet Évangile, il nous faut regarder Jésus. On l'a souvent présenté comme le Seigneur des Seigneurs et le Roi des Rois ... des notions qui immédiatement nous place dans le registre du pouvoir. Or Jésus s'est toujours présenté comme le "Serviteur" et ce service, il l'a vécu jusqu'au bout, sans ostentation. Bien au contraire, sa passion et sa mort en sont la preuve. Il a été pleinement ajusté sur son service, sur sa mission : "Non pas ce que je veux, mais ce que tu veux." dit-il au Père, au jour de l'agonie. Il ne s'est jamais prévalu devant Dieu du service accompli car il ne se regarde pas, il regarde ceux qu'il est venu sauver et qui eux sont dans le rapport de force et mettent Dieu à leur mesure. On a eu du mal dans l'Église a quitter les oripeaux du pouvoir et certains les revendiquent aujourd'hui encore. Le fauteuil d'où préside l'Évêque, cathèdre (d'où le mot cathédrale) d'où il enseigne, on l'avait appelé le "trône", et l'ordination le "sacre". Le vrai titre du Pape, c'est "Serviteur des serviteurs de Dieu". Combien, à travers leur service dans l'Église, en paroisses, recherche le pouvoir et la reconnaissance ... "Serviteur inutile ou quelconque" veut signifier : "serviteur qui fait ce qu'il doit faire". Nous avons chacun nos dons, notre mission. Ils sont à mettre au service des autres et non au notre. Nous sommes complémentaires les uns des autres. Et notre tâche, c'est d'être ajusté sur ce que nous devons être et faire, pour le bien de tous. Là, il n'y a pas de fanfaronnade, il n'y a que la vérité. L'humilité, écrit Ste Thérèse d'Avila, c'est la vérité. Et la disposition essentielle : "la gratuité". "Que n'as-tu que tu n'aies reçu !"

lundi 9 novembre 2009

Parole du jour
(Lundi 9 novembre)
(Lc 16, 1-8)

Comme la Pâque des Juifs approchait,
Jésus monta à Jérusalem.
Il trouva installés dans le Temple
les marchands de boeufs, de brebis
et de colombes, et les changeurs.
Il fit un fouet avec des cordes,
et les chassa tous du Temple
ainsi que leurs brebis et leurs bœufs ;
il jeta par terre la monnaie des changeurs,
renversa leurs comptoirs,
et dit aux marchands de colombes :
« Enlevez cela d'ici.
Ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic. »
Ses disciples se rappelèrent cette parole de l'Écriture :
L'amour de ta maison fera mon tourment.
Les Juifs l'interpellèrent :
« Quel signe peux-tu nous donner
pour justifier ce que tu fais là ? »
Jésus leur répondit :
« Détruisez ce Temple, et en trois jours je le relèverai. »
Les Juifs lui répliquèrent :
« Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce Temple,
et toi, en trois jours tu le relèverais ! »
Mais le Temple dont il parlait, c'était son corps.
Aussi, quand il ressuscita d'entre les morts,
ses disciples se rappelèrent qu'il avait dit cela ;
ils crurent aux prophéties de l'Écriture
et à la parole que Jésus avait dite.

Se servir de Dieu pour son profit personnel, quelle injure faite à Dieu ! Dieu mis au service de l'argent, sous quelques formes qu'il prenne. Jésus l'a proclamé : "Il faut choisir entre Dieu et l'argent." Les deux ne peuvent cohabiter. Bien sûr, il nous faut avoir ce dont on a besoin pour vivre, mais ne pas y attacher son cœur en en faisant son idole : "Mammon". L'idole est possessif et rend esclave, Dieu, lui, rend libre. Combien d'idoles dans nos vies peut-être. Il est bon de les mettre au plein jour pour couper le lien qui nous y attache.
Désormais, Dieu n'est plus à chercher dans un Temple fait de main d'homme. Au moment de son sacrifice, le rideau qui l'enfermait au yeux des hommes s'est déchiré et c'est "en esprit et vérité qu'il faut l'adorer" (Jn 4). Ad orare, parler à, entrer en relation avec.
Désormais,
c'est la Personne de Jésus qui est le Temple de la Présence de Dieu. Il est Dieu né de Dieu. Et Il n'est pas loin, "Il est dans ton cœur et dans ta vie" : "Tu es le Temple de sa Présence, le Temple de Dieu." Quel respect devons-nous avoir les uns pour les autres ! ...

samedi 7 novembre 2009

Parole du jour
(Samedi 7 novembre)
(Lc 16, 1-8)

Aucun domestique ne peut servir deux maîtres :
ou bien il détestera le premier, et aimera le second ;
ou bien il s'attachera au premier,
et méprisera le second.
Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l'Argent. »
Les pharisiens, eux qui aimaient l'argent,
entendaient tout cela, et ils ricanaient à son sujet.
Il leur dit alors :
« Vous êtes, vous, ceux qui se présentent
comme des justes aux yeux des hommes,
mais Dieu connaît vos cœurs,
car ce qui est prestigieux chez les hommes
est une chose abominable aux yeux de Dieu.

De l'argent, il en faut pour vivre. Mais il ne faut pas en être esclave, en faire un absolu, sinon le cœur s'y attache outrageusement et se trouve lié à cette idole qui fait miroiter monts et merveilles et assèche le cœur. Il est sans avenir, un jour il faudra bien le quitter : "Aujourd'hui, je te redemande ta vie." (Evangile) La vraie richesse est ailleurs, dans l'amour et le partage : "Dieu est Amour !" (1jn 4). "L'Amour ne passera jamais !" (1 co 12)

vendredi 6 novembre 2009

Parole du jour
(Vendredi 6 novembre)
(Lc 16, 1-8)

Jésus disait encore à ses disciples :
« Un homme riche avait un gérant
qui lui fut dénoncé parce qu'il gaspillait ses biens.
Il le convoqua et lui dit :
'Qu'est-ce que j'entends dire de toi ?
Rends-moi les comptes de ta gestion,
car désormais tu ne pourras plus gérer mes affaires.'
Le gérant pensa :
'Que vais-je faire,
puisque mon maître me retire la gérance ?
Travailler la terre ? Je n'ai pas la force.
Mendier ? J'aurais honte.
Je sais ce que je vais faire,
pour qu'une fois renvoyé de ma gérance,
je trouve des gens pour m'accueillir.'
Il fit alors venir, un par un,
ceux qui avaient des dettes envers son maître.
Il demanda au premier :
'Combien dois-tu à mon maître ? -
Cent barils d'huile.' Le gérant lui dit :
'Voici ton reçu ; vite, assieds-toi et écris cinquante.'
Puis il demanda à un autre :
'Et toi, combien dois-tu ?
- Cent sacs de blé.' Le gérant lui dit :
'Voici ton reçu, écris quatre-vingts.'
Ce gérant trompeur, le maître fit son éloge :
effectivement, il s'était montré habile,
car les fils de ce monde sont plus habiles entre eux
que les fils de la lumière.

Il ne faut pas se tromper ! Jésus ne fait pas l'éloge de la tromperie , mais du gérant. Effectivement, il se montre habile. L'exemple ne concerne pas sa malhonnêteté, mais son attitude vis-à-vis de ses débiteurs. Jésus veut donc nous inviter à entrer dans la logique divine du don, du partage et de la miséricorde. Que n'as-tu que tu n'aies reçu ? Si les biens de ce monde nous sont confiés, nos dons également ne nous appartiennent pas. Ils sont à mettre au service des autres qui en sont débiteurs dans le sens qu'ils n'ont pas obligatoirement les mêmes que nous et donc sont en droit d'en être bénéficiaires. Et cela en toute réciprocité puisqu'ils ont des dons que nous n'avons pas. Nous sommes tous débiteurs les uns des autres et tous créditeurs si l'on poursuit l'image. La seule différence, c'est la gratuité du don. En fait tout ce que nous avons nous vient de Dieu, nous sommes gérant et non propriétaire. Et ce qui nous appartient doit servir au bien des autres. Le plus beau de tous les dons que nous ayons, c'est l'Amour ... le véritable Amour.

jeudi 5 novembre 2009

Parole du jour
(Jeudi 5 novembre)
(Lc 15, 1-8)

Les publicains et les pécheurs
venaient tous à Jésus pour l'écouter.
Les pharisiens et les scribes
récriminaient contre lui :
« Cet homme fait bon accueil
aux pécheurs,
et il mange avec eux ! »
Alors Jésus leur dit cette parabole :
« Si l'un de vous a cent brebis
et en perd une,ne laisse-t-il
pas les quatre-vingt-dix-neuf autres
dans le désert pour aller chercher
celle qui est perdue,
jusqu'à ce qu'il la retrouve ?
Quand il l'a retrouvée, tout joyeux,
il la prend sur ses épaules,
et, de retour chez lui,
il réunit ses amis et ses voisins ; il leur dit :
'Réjouissez-vous avec moi,
car j'ai retrouvé ma brebis, celle qui était perdue !'
Je vous le dis :
C'est ainsi qu'il y aura de la joie dans le ciel
pour un seul pécheur qui se convertit,
plus que pour quatre-vingt-dix-neuf justes
qui n'ont pas besoin de conversion.

La Parabole nous indique que le berger laisse quatre-vingt-dix-neuf brebis dans le désert. Le désert, ce lieu où il n'y a rien ! Comment cela est-il possible ? ... Il serait encore question de pâturages ... En hébreu, le mot que nous traduisons par désert se dit "mi'dbar" et signifie "lieu de la Parole". Ces quatre-vingt-dix-neuf "disciples" sont attentifs à la Parole de Dieu qu'ils écoutent et dont ils se nourrissent. La brebis dite perdue, a quitté ce "lieu de la Parole" pour une autre écoute et risque bien d'être dévorée par le loup ou de tomber sur de graves embûches car l'état dans lequel elle s'est mise ne lui permet plus de se bien diriger. Elle s'est laissée séduire par des mirages, ce qui est fréquent au désert. La tentation est toujours là, tapie, prête à se jeter sur sa proie. Dieu n'a pas hésité à s'incarner, à prendre ses chemins pour se mettre à sa recherche ... Il n'a pas hésité à aller jusqu'à l'écartellement de la croix pour la sauver en devenant celui qui fait passer de la nuit à la lumière, de l'égarement à l'ajustement, de la dissemblance à la ressemblance ... C'est l'histoire d'une Humanité sauvée par le sang de "l'agneau" ... notre histoire.

mercredi 4 novembre 2009

Parole du jour
(Mercredi 4 novembre)
(Lc 14, 15-24)

De grandes foules faisaient route avec Jésus ;
il se retourna et leur dit :
« Si quelqu'un vient à moi sans me préférer à son père,
sa mère, sa femme, ses enfants,
ses frères et soeurs,
et même à sa propre vie,
il ne peut pas être mon disciple.
Celui qui ne porte pas sa croix
pour marcher derrière moi ne peut pas être mon disciple...
De même, celui d'entre vous
qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient
ne peut pas être mon disciple.

Il y a des amours qui enferment ... par exemple l'impossibilité de couper le cordon ombilical ou familial. Un lien demeure qui empêche l'envol de la chenille devenu papillon. Le livre de la Genèse nous avertit : "L'homme quittera son père et sa mère et s'attachera à sa femme ..." Combien de couple malheureux en raison d'un attachement de l'un ou l'autre des époux à l'un de leurs parents ! De même dans un couple, nul n'est propriétaire de l'autre. On se marie pour permettre à l'autre d'être pleinement lui-même (ou elle-même) et cela demande beaucoup de respect et de détachement ... d'amour. Les parents eux-mêmes ne sont pas propriétaires de leurs enfants. Ils leur sont confiés pour qu'ils les éduquent et les conduisent à leur propre accomplissement. Là aussi on peut les empêcher d'éclore en les gardant pour soi. On entend parfois : "Elle le couve trop !"
Ce que Jésus veut dire, ce n'est pas de ne plus aimer les membres de sa famille, mais de les aimer bien, avec justesse. Cela demande du détachement, du respect et de ne pas entraver la liberté de l'autre, de désirer en vérité son plus grand bien ... de l'aimer pour lui-même et non pour soi.
Jésus a vécu cela à l'extrême pour nous. La croix en est la preuve. S'en remettre totalement à lui, le préférer à tout le reste, c'est apprendre de lui à aimer comme il convient, en quelques circonstances que ce soit ... à ouvrir sa main et son cœur au lieu de les fermer sur l'autre ... sur les autres.

mardi 3 novembre 2009

Parole du jour
(Mardi 3 novembre)
(Lc 14, 15-24)

Au cours du repas chez un chef des pharisiens,
en entendant parler Jésus, un des convives lui dit :
« Heureux celui qui participera
au repas dans le royaume de Dieu ! »

Jésus lui dit :
« Un homme donnait un grand dîner,
et il avait invité beaucoup de monde.

A l'heure du dîner,
il envoya son serviteur dire aux invités :
'Venez, maintenant le repas est prêt.'

Mais tous se mirent à s'excuser de la même façon.

Le premier lui dit :
'J'ai acheté un champ,
et je suis obligé d'aller le voir ;

je t'en prie, excuse-moi.'
Un autre dit :
'J'ai acheté cinq paires de bœufs,
et je pars les essayer ; je t'en prie, excuse-moi.'

Un troisième dit :

'Je viens de me marier,
et, pour cette raison, je ne peux pas venir.'
A son retour, le serviteur rapporta ces paroles à son maître.

Plein de colère, le maître de maison dit à son serviteur :
'Dépêche-toi d'aller sur les places
et dans les rues de la ville,
et amène ici les pauvres, les estropiés,
les aveugles et les boiteux.'
Le serviteur revint lui dire :

'Maître, ce que tu as ordonné est fait,
et il reste de la place.'
Le maître dit alors au serviteur :
'Va sur les routes et dans les sentiers,
et insiste pour faire entrer les gens,

afin que ma maison soit remplie.

Car, je vous le dis, aucun de ces hommes

qui avaient été invités ne profitera de mon dîner.' »


Ce passage de l'Évangile de Luc me fait penser à un autre dans l'Apocalypse : "Voici que je suis à la porte et je frappe. Si quelqu'un entend ma voix et ouvre la porte, j'entrerai pour prendre mon repas avec lui et lui avec moi." Ici, ils refusent d'entendre l'invitation et ils n'entrent pas. Ils se mettent en dehors de la communion. Leurs cœurs sont fermés, comme pour le "quelqu'un" de l'Apocalypse, qui n'entend pas et n'ouvre pas. Alors Jésus se tourne vers ceux que l'on méprisent et jugent, ceux que l'on inviterait pas. Ce sont ceux-là qui écoutent et qui entrent. Tel est le paradoxe de l'Évangile : "Comment, il mange avec les publicains et les pécheurs !" Jésus n'est pas venu pour ceux qui se croient parfaits et se suffisent à eux-mêmes. Il est venu pour ceux qui reconnaissent leurs imperfections et dont les brèches causées par celles-ci créent une ouverture à sa venue et à son action de guérison et de salut. Tous sont appelés ... mais peu répondent à son invitation. Et toi ? ...
On peut considérer ce repas comme celui de l'Eucharistie (la Messe). Combien qui sont invités ne se sentent pas concernés
et pourtant ! ... A chacun de s'interroger ? ...

lundi 2 novembre 2009

Commémoration des défunts
(Lundi 2 novembre)

Au lendemain de la fête de tous les saints où l’Eglise célèbre dans la joie la communion des saints et le salut des hommes, saint Odilon, cinquième Abbé de Cluny, a institué, à la fin du 1er millénaire, pour ses monastères très nombreux en Europe, la « Fête des morts ». Par celle-ci, il a voulu exhorter ses moines à prier de manière particulière pour les morts, contribuant ainsi mystérieusement à leur accès à la pleine communion avec Dieu. A partir de l’abbaye de Cluny, l’usage s’est peu à peu répandu d’intercéder solennellement pour les défunts par une célébration qui est en vigueur dans l’Eglise universelle depuis le XIIIè sc et que nous appelons aujourd’hui : « la Commémoraison (ou Commémoration) des défunts ».
Ecoutons Jean Paul II nous en donner le sens
« En priant pour les morts, l’Eglise contemple avant tout le mystère de la Résurrection du Christ qui, par sa Croix, nous obtient le salut et la vie éternelle. Aussi, avec saint Odilon, pouvons-nous redire sans cesse : « La croix m’est un refuge, la Croix m’est voie et vie [...]. La Croix est mon arme invincible. La Croix repousse tout mal. La croix dissipe les ténèbres ». La Croix du Seigneur nous rappelle que toute vie est habitée par la lumière pascale, qu’aucune situation n’est totalement perdue, car le Christ a vaincu la mort et nous ouvre le chemin de la vraie vie. La Rédemption « se réalise par le sacrifice du Christ, grâce auquel l’homme rachète la dette du péché et s’est réconcilié avec Dieu » (Tertio millennio adveniente, n. 7)...
Dans l’attente de voir la mort définitivement vaincue, des hommes « continuent sur terre leur pèlerinage; d’autres, ayant achevé leur vie, se purifient encore; d’autres enfin sont dans la gloire et contemplent la Trinité dans la pleine lumière » (Conc. oecum. Vatican II, Lumen gentium, n.49; cf. Eugène IV, bulle Laetantur coeli). Unie aux mérites des saints, notre prière fraternelle vient au secours de ceux qui sont en attente de la pleine communion avec Dieu (vision béatifique). Selon les commandements divins, l’intercession pour les morts obtient des grâces qui servent au plein accomplissement du salut. C’est une expression de la charité fraternelle de l’unique famille de Dieu, par laquelle « nous répondons à la vocation profonde de l’Eglise » (Lumen gentium, n.51); « sauver des personnes qui aimeront Dieu éternellement » (Thérèse de Lisieux, Prières, 6; cf. Manuscrit A 77, r°). Pour les « personnes en état de purification », l’attente du bonheur éternel, de la rencontre avec le Bien-Aimé, est source de souffrances à cause de la peine due au péché qui maintient loin de Dieu; Mais il y a aussi la certitude que, le temps de purification achevé, la personne ira à la rencontre de Celui qu’elle désire (cf. Ps 42; 62)...
J’encourage donc les catholiques à prier avec ferveur pour les défunts, pour ceux de leurs familles et pour tous nos frères et sœurs qui sont morts, afin qu’ils obtiennent la rémission des peines dues à leurs péchés, qu’ils entendent l’appel du Seigneur et s’ouvrent pleinement à son Amour pour toujours... »

Parole du jour
(Lc 6, 37-40)

Tous ceux que le Père me donne viendront à moi ;
et celui qui vient à moi, je ne vais pas le jeter dehors.
Car je ne suis pas descendu du ciel pour faire ma volonté,
mais pour faire la volonté de celui qui m'a envoyé.
Or, la volonté de celui qui m'a envoyé,
c'est que je ne perde aucun de ceux qu'il m'a donnés,
mais que je les ressuscite tous au dernier jour.
Car la volonté de mon Père,
c'est que tout homme qui voit le Fils
et croit en lui obtienne la vie éternelle ;
et moi, je le ressusciterai au dernier jour. »

« Tous ceux que le Père me donne viendront à moi ; et celui qui vient à moi, je ne vais pas le jeter dehors » : quelle consolation ! Quel que soit notre état, si nous consentons à l’action de l’Esprit qui nous attire au Christ, celui-ci nous accueille à bras ouverts au nom de son Père. Comment nous repousserait-il, lui qui est venu pour rassembler les enfants de Dieu dispersés et tout attirer à lui dans son élévation ?
Jésus explicite la volonté bienveillante de son Père sous forme d’une triple mission : ne perdre aucun de ceux que le Père lui confie ; leur donner la vie éternelle ; les ressusciter au dernier jour. Ce triple programme, Jésus l’a accompli une fois pour toutes dans sa Passion : désormais tous les hommes sans exception, peuvent trouver dans le Fils le pardon de leurs péchés et la réconciliation avec Dieu, il est "Dieu né de Dieu ...." Cette œuvre de miséricorde que le Fils accomplit, nous rend participant, dans l’Esprit, à la vie du Père lui-même. Comment dès lors celui-ci ne nous ressusciterait-il pas au dernier jour, pour nous introduire dans la plénitude de paix et de joie qu’il a préparée pour nous depuis toute éternité ?
Telle est notre foi, telle est notre espérance, telle est la certitude que nous donne l’Esprit de charité, pour nous et pour nos défunts qui nous précèdent auprès du Père ; car « dans notre vie comme dans notre mort, nous appartenons au Seigneur » (2nd lect.), lui qui par sa mort et sa résurrection, est devenu « le Seigneur des morts et des vivants » (Ibid.).
Le Christ a plu à Dieu ; et en lui, le Père nous a tous aimé (cf. 1ère lect.) ; aussi nous attend-il avec impatience dans la Jérusalem céleste, symbole de la pleine communion avec Lui, où « il essuiera toute larme de nos yeux. La mort ne sera plus. Il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni souffrance, car le monde ancien aura disparu » (Apoc 21,4-5).

Oui il est véridique celui qui a dit :
« Je suis l’Alpha et l’Oméga,
le commencement et la fin.
A celui qui a soif,
je donnerai de la source d’eau vive, gratuitement.
Le vainqueur recevra cet héritage,
et je serai son Dieu et lui sera mon fils » (Apoc 21,6-7).
(P. Joseph-Marie)

dimanche 1 novembre 2009

LA TOUSSAINT

Parole du jour

(Dimanche 1 novembre)
(Lc 14, 1-6)

Quand Jésus vit toute la foule qui le suivait,
il gravit la montagne.
Il s'assit, et ses disciples s'approchèrent.

Alors, ouvrant la bouche, il se mit à les instruire.
Il disait :

« Heureux les pauvres de cœur :
le Royaume des cieux est à eux !

Heureux les doux :
ils obtiendront la terre promise !

Heureux ceux qui pleurent : ils seront consolés !
Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice :
ils seront rassasiés !

Heureux les miséricordieux :
ils obtiendront miséricorde !

Heureux les cœurs purs :
ils verront Dieu !

Heureux les artisans de paix :
ils seront appelés fils de Dieu !

Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice :
le Royaume des cieux est à eux !

Heureux serez-vous si l'on vous insulte,
si l'on vous persécute
et si l'on dit faussement toute sorte de mal contre vous,
à cause de moi.

Réjouissez-vous, soyez dans l'allégresse,
car votre récompense sera grande dans les cieux !


Heureux ! Vivre les Béatitudes conduit à l'accomplissement et donc à la paix profonde et à la joie. .. à l'Amour. Mais le mot que l'on traduit par "Heureux", signifie en hébreux : "En marche !". Il s'agit d'un cheminement et le chemin qu'il faut suivre, c'est Jésus Christ : "Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie"... Les pauvres de cœur, qui sont-ils ? On peut aussi traduire "les pauvres de science". Ce sont ceux qui se laisse enseigner par Jésus. Ils reconnaissent avoir tout à apprendre comme "l'enfant-écolier" dont Jésus fait l'éloge dans l'Évangile : "Si vous ne devenez comme des enfants, vous n'entrerez pas dans le Royaume des cieux". Jésus est un Rabbi, un enseignant. Lorsqu'on l'appelle "Maître" dans l'Évangile, il s'agit d'un terme grec qui signifie : "Maître d'école". Et le "Royaume des cieux", c'est cet accomplissement dans la charité auquel conduit l'écoute de sa Parole et sa mise en pratique. N'oublions pas aussi que dans cette tradition orale dans laquelle vit Jésus, le cœur est considéré comme le lieu où l'on engrange la Parole de Dieu. C'est à partir de son cœur que la Parole transforme l'être humain : "En marche les cœurs purs, ils verront Dieu". Voir avec les yeux du cœur justement, c'est-à-dire "entrer en pleine communion avec Dieu. Pas n'importe quel Dieu! ... Le Dieu que Jésus incarne et qui se montre à travers lui : "C'est dans son Fils Jésus, que Dieu se fait lui-même connaître tel qu'il est" (Texte National Orientat. Catéchèse en France) ... "Les affamés et les assoiffés de Justice" sont ceux qui aspirent à cet ajustement par la Parole qui les ajuste sur le Christ. Il faudrait traduire : "En marche les affamés et les assoiffés de justesse". Là aussi, le Royaume des cieux est à eux, cette conformité au Christ par l"'accueil de sa Parole et de sa Présence, qui accomplit pleinement la vocation humaine : "Voici l'Homme !" reconnaîtra Pilate, juste avant de condamner Jésus. Les Béatitudes sont un chemin de ressemblance ... un chemin de Sainteté : "Nous le savons, lorsque le Fils de Dieu adviendra, nous serons semblable à lui car nous le verrons tel qu'il est." C'est le plein ajustement ... N'avons-nous pas été créé à son Image et ressemblance ? ...

Être Saint aujourd'hui

Fête de « Tous les saints »! Mais qu’est-ce qu’un Saint ? Serait-ce un surhomme ? Un être parfait ? … Dieu seul est Saint ! Et Jésus-Christ, « Dieu né de Dieu » comme l’affirme le Credo, incarne la Sainteté de Dieu. L’homme, lui, ne peut se rendre Saint par lui-même. Pourtant tout être humain aspire, qu’il le sache ou non, à la Sainteté. C’est notre nature profonde d’êtres créés à l’image de Dieu qui est Saint. Et donc, les semences de la Sainteté germent dans nos vies : les parents qui se mettent au service de leurs enfants avec amour; un enfant qui rend service à ses parents, à ses frères et sœurs ... des personnes qui visitent les malades, qui accomplissent leur travail avec droiture … En fait, chaque fois que « le service et le don de soi » , contraire à l’égocentrisme, sont mis en œuvre, rayonne la Sainteté. Les Saints sont de nos frères et sœurs en humanité qui ont vécus cela à leur manière, selon leur vocation et ils sont pour nous des témoins. Pour le vivre, ils ont accueilli au cœur de leur vie, la Présence du seul Saint qui a marché sur nos routes : Jésus-Christ. Cette union avec lui, les a conduit à accueillir en eux et à laisser transparaître à travers eux « les sentiments qui furent dans le Christ Jésus » comme l’écrit St Paul. Ils se savaient incapables par eux-mêmes, leur capacité, ils l’ont reçu du Christ : « La puissance (d’amour) du Christ se déploie dans notre faiblesse » écrit encore St Paul. A la fin de la prière Eucharistique, à la Messe, le prêtre, élevant le pain et le vin devenu le Corps et le Sang du Christ, dit : « Par Lui, avec Lui et en Lui ... » Voici le chemin de Sainteté : Permettre à Jésus-Christ d’assumer le tout de notre existence et « servir en Sa Présence » (P.E. II) La Sainteté, c’est l’Amour, cet Amour pour lequel nous sommes faits. La Sainteté n’est pas la vocation de certains, c’est notre vocation à tous quelque soit notre état de vie. Et nous devons désirer cette Sainteté pour ceux qui nous ont quittés et ont rejoint la lumière de Dieu : « Dieu est lumière … Dieu est Amour » (Lettre de St Jean)