samedi 22 mai 2010

Neuvaine à l'Esprit-Saint

Donne mérites et vertus.
Donne le salut final.
Donne la vie éternelle.

Amen

Parole du jour
Jn 21, 20-22
(Samedi 22 mai)

Jésus ressuscité venait d'annoncer à Pierre
par quel genre de mort il rendrait gloire à Dieu.
En se retournant, Pierre aperçoit,
marchant à leur suite,
le disciple que Jésus aimait ...
Pierre, voyant ce disciple, dit à Jésus :
« Et lui, Seigneur, que lui arrivera-t-il ? »
Jésus lui répond :
« Si je veux qu'il reste jusqu'à ce que je vienne,
est-ce ton affaire ?
Mais toi, suis-moi. »

Nous voici à la fin de l'Évangile de Jean ... Jésus vient d'annoncer à Pierre "par quel genre de mort il rendrait gloire à Dieu" et Pierre aimerait bien savoir si Jean passerait par le même chemin : "Et lui ..." Jésus lui laisse entendre que chacun étant unique, chacun a une mission unique que lui seul peut assumer. Depuis la création du monde, chaque être humain est particulier et unique. Et chacun a une relation personnelle et intime avec Dieu. Ainsi le jour de la Pentecôte, c'est le même feu de l'Esprit-Saint, mais les apôtres ne sont pas pris dans ce même feu. Chacun, personnellement, reçoit le feu de l'Esprit-Saint sous forme de "langue de feu". Chacun est appelé à rayonner l'amour de Dieu selon sa personne. Ceci nous invite au plus grand respect envers l'autre, quel qu'il soit. Il y a une dignité de chaque personne humaine car chacune est porteuse d'un trésor unique pour les autres. Beaucoup l'ignore, c'est à nous, par notre témoignage, de les aider à le découvrir, à s'en réjouir et à le vivre ...
(Icône de la Pentecôte)

vendredi 21 mai 2010

Neuvaine à l'Esprit-Saint
A tous ceux qui ont la foi
et qui en toi se confient,
donne tes sept dons sacrés.

Parole du jour
Jn 21, 15-19
(Jeudi 21 mai)

Après le repas au bord du lac,
Jésus ressuscité dit à Simon-Pierre :

« Simon, fils de Jean, m’aimes-tu plus que ceux-ci ? »
Il lui répond :
« Oui, Seigneur, je t’aime, tu le sais. »

Jésus lui dit : « Sois le berger de mes agneaux. »

Il lui dit une deuxième fois :

« Simon, fils de Jean, m'aimes-tu ? »

Il lui répond :

« Oui, Seigneur, je t'aime, tu le sais. »

Jésus lui dit : « Sois le pasteur de mes brebis. »

Il lui dit, pour la troisième fois :

« Simon, fils de Jean, est-ce que tu m'aimes ? »

Pierre fut peiné parce que,
pour la troisième fois,
il lui demandait :
« Est-ce que tu m'aimes ? »
et il répondit :
« Seigneur, tu sais tout :
tu sais bien que je t'aime. »
Jésus lui dit :
« Sois le berger de mes brebis.
Amen, amen, je te le dis :
quand tu étais jeune,
tu mettais ta ceinture toi-même
pour aller là où tu voulais ;
quand tu seras vieux, tu étendras les mains,
et c'est un autre qui te mettra ta ceinture,
pour t'emmener là où tu ne voudrais pas aller. »
Jésus disait cela pour signifier
par quel genre de mort
Pierre rendrait gloire à Dieu.

Puis il lui dit encore : « Suis-moi. »

Lors de l'annonce de sa Passion aux apôtres, Pierre avait affirmé à Jésus : "Je donnerai ma vie pour toi." Ce qui est la signification du mot grec "Ayapè" : Amour de don total pour l'autre. La croix en sera la révélation. "Dieu est Agapè". Pierre en est incapable, Jésus le sait : "Le coq n'aura pas chanté que tu m'auras renié trois fois." Et c'est ce qui arrive ... Pierre n'est pas fier et la culpabilité le ronge. Jésus va le guérir en lui faisant reconnaître sa trahison, sans jugement et sans reprendre le choix qu'il avait fait de lui comme "Pasteur de son troupeau".
Pour cela, il le reçoit auprès d'un feu comme lors de la trahison. Il lui demande : "Pierre m'aimes-tu ?" Le mot "aimer" qu'il emploie est "agapeiv". Paraphrasons : "Pierre m'as-tu aimé comme tu l'avais dit, en donnant ta vie pour moi ?" Pierre lui répond : "Seigneur tu sais bien que je t'aime." Le mot employé par Pierre pour "aimer" est "Phileiv" qui signifie l'amour humain qui laissé à lui-même demeure fragile. C'est déjà une reconnaissance de son incapacité à "aimer jusqu'au bout". Jésus lui redit sa confiance malgré son reniement : "Sois le berger de mes brebis". La deuxième fois, nous retrouvons le même dialogue ...
La troisième fois - Pierre a renié trois fois - Jésus prend le mot de Pierre : "Est-ce que tu m'aimes (phileis) ? Il lui dit : "Est-ce que tu reconnais n'avoir pu m'aimer en allant jusqu'au bout ?" Pierre est ému et il reconnait : "Tu sais tout, tu sais bien que je t'aime d'un amour fragile et qui ne peux par lui-même aller jusqu'au bout".
Alors Jésus lui dit : "Quand tu étais jeune, tu mettais toi-même ta ceinture." C'est-à-dire : "Jusqu'à maintenant tu as mené ta vie par toi-même". "Devenu vieux, un autre te mettra ta ceinture". Quel est cet autre ? C'est l'Esprit-Saint que recevra Pierre au jour de la Pentecôte et qui le libèrera de la peur car la Présence de Jésus lui sera devenue intérieure et qu'elle le fera vivre. Pierre mourra comme Jésus crucifié. Il aura "aimé jusqu'au bout" ... de l'amour "ayapè".
(Crucifixion de St Pierre)

jeudi 20 mai 2010

Neuvaine à l'Esprit-Saint

Lave ce qui est souillé.
Baigne ce qui est aride.
Guéris ce qui est blessé.

Parole du jour
Jn 17, 20-21
(Jeudi 20 mai)

À l’heure où Jésus passait de ce monde à son Père,
les yeux levés au ciel, il priait ainsi :
« Je ne prie pas seulement pour ceux qui sont là,
mais encore pour ceux qui accueilleront leur parole
et croiront en moi.
Que tous, ils soient un,
comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi.
Qu'ils soient un en nous, eux aussi,
pour que le monde croie que tu m'as envoyé.

L'Église née du don de l'Esprit-Saint ne peut être que "Communion en ses membres" puisque tous au Baptême ont revêtu le Christ et que chacun est baptisé "au Nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit". Elle ne peut être qu'UNE comme Dieu est "Communion en Trois Personnes : Père, Fils et Esprit-Saint", comme il est UN. L'Église doit refléter la Vie de Celui qui en est la Source et le Cœur, sinon elle falsifie son Visage aux yeux du monde et porte un témoignage caricatural. Certes cette Unité est toujours à réactualiser dans des membres blessés par le péché. La sève en est l'Amour : "Aimez-vous les uns les autres de l'Amour dont je vous ai aimés ... A ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l'amour les uns pour les autres." (Jn 13, 34-35) Il faut donc tendre de tout son être à cette Unité. Jésus nous dit que c'est la "clef" de la conversion du monde : "Qu'ils soient UN eux aussi, pour que le monde croit ..."

mercredi 19 mai 2010

Neuvaine à l'Esprit-Saint

Sans ta puissance divine
il n'est rien en aucun homme,
rien qui ne soit perverti.

Parole du jour
Jn 17, 11
Mercredi 19 mai

Père saint,
garde mes disciples dans la fidélité à ton nom
que tu m'as donné en partage,
pour qu'ils soient un, comme nous-mêmes.

Courte Parole de Jésus retenue ce matin, mais pleine d'enseignement. La vocation des disciples, c'est d'être UN. Chacun dans son être, car chacun de nous est d'une certaine façon disloqués par le péché. La foi, la fidélité au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, réparent les brèches et nous rend à l'harmonie de l'être. St Paul écrit : "Que tout votre être, corps, âme et esprit, soit rendu saint "par" l'avènement de Notre Seigneur Jésus-Christ." La sainteté, c'est cette unité retrouvée entre les trois dimensions de notre être "corps, âme et esprit" qui sont trinitaires comme Dieu est Trinité en l'UN. La sainteté est unification de l'être. Dieu est UN. Il est "Communion d'Amour". Il est " l'Amour ". L'unité de notre être nous conduit donc à l'unité entre nous, à être ensemble Témoin de l'amour de Dieu pour les hommes, à en être le Témoignage. "Aimez vous les uns les autres" nous dit Jésus. C'est à cet amour qu'au début du christianisme, on reconnaissait les disciples de Jésus. Tertulien, au IIème siècle, relève ce que les païens disaient en voyant vivre les chrétiens : "Voyez comme ils s'aiment". (Tertulien, Apologétique 39)

mardi 18 mai 2010

Neuvaine à l'Esprit-Saint

Ô Lumière bienheureuse
viens remplir jusqu'à l'intime
le cœur de tous tes fidèles.

Parole du jour
(Lundi 25 mai)
(Jn 17, 1-3)

Ainsi parla Jésus.
Puis il leva les yeux au ciel et pria ainsi :
« Père, l'heure est venue. Glorifie ton Fils,
afin que le Fils te glorifie.
Ainsi, comme tu lui as donné autorité sur tout être vivant,
il donnera la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés.
Or, la vie éternelle,
c'est de te connaître, toi, le seul Dieu, le vrai Dieu,
et de connaître celui que tu as envoyé, Jésus Christ.

Qu'est-ce donc que "glorifier". St Irénée écrit que "la gloire de Dieu, c'est l'homme vivant, l'homme debout." Nous pouvons comprendre alors que pour le Père, glorifier Jésus, le Fils, incarné, c'est le mettre debout, ressuscité, vivant. Et en Lui, c'est l'Homme, tout être humain, qui est rendu à la vie, sauvé, mis debout. Et pour le Fils, glorifier le Père, c'est à travers sa mort et sa résurrection, révéler la véritable identité du Père, celle de l'Amour. Dans l'hymne de l'office des Laudes du jour de l'Ascension, il est dit : "Tout l'univers remonte au Jour, capable enfin de t'appeler 'Amour'. Un chant nouveau pour les enfants perdus : le nom de Dieu nous est rendu".
Dans cette Prière de Jésus, il nous est aussi donné la définition de la "Vie éternelle". Certain la voit après la mort. Jésus nous dit qu'elle est présente au cœur de notre aujourd'hui dans la mesure où nous sommes en communion avec le Père et avec Lui. Le sens biblique du terme "connaissance", est "intimité conjugale", "communion intime". C'est l'Esprit-Saint qui nous donne, là encore, de faire cette expérience car il est le lien d'amour entre le Père et le Fils et d'Eux à nous ... et entre nous.

lundi 17 mai 2010

Neuvaine à l'Esprit-Saint

Dans le labeur le repos,
dans la fièvre la fraîcheur,
dans les pleurs le réconfort.

Parole du jour
Jn 16, 29-33
Lundi 17 mai

A l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père,
il parlait à ses disciples. Ceux-ci lui disent alors :
"Voici que tu parles ouvertement, sans employer de paraboles.
Maintenant nous savons que tu sais toutes choses,
et qu'il n'y a pas besoin de t'interroger :
voilà pourquoi nous croyons que tu es venu de Dieu. »
Jésus leur répondit :
« C'est maintenant que vous croyez !
L'heure vient - et même elle est venue -
où vous serez dispersés chacun de son côté,
et vous me laisserez seul ;
pourtant je ne suis pas seul,
puisque le Père est avec moi.
Je vous ai dit tout cela
pour que vous trouviez en moi la paix.
Dans le monde, vous trouverez la détresse,
mais ayez confiance :
moi, je suis vainqueur du monde. »

Jésus est vraiment un rabat-joie. Les disciples disent comprendre et doivent être ravis de le lui dire, et il leur dit : "vous serez dispersés ..." Dispersion liée à son arrestation. Jésus veut leur faire comprendre qu'en fait ils n'ont rien compris : "Vous me laisserez seul ..." Et c'est bien ce qui s'est passé ! ... Pas facile de suivre Jésus ! Nous croyons parfois comprendre Jésus et pourtant il échappe toujours à notre compréhension. Incarner la Bonne Nouvelle n'est pas si simple que ça. Cependant il ne faut jamais se décourager : "Je vous ai dit tout cela pour que vous trouviez en moi la paix."C'est lui qui peut accomplir cette incarnation en nous. L'Esprit-Saint en est le Maître d'oeuvre. S'ouvrir à son agir en nous ... nous laisser conduire par lui, nous fait expérimenter que c'est Jésus qui est vainqueur du "monde" et non pas nous. "Le monde" chez St Jean, ce ne sont pas les personnes, mais les comportements en ce qu'ils sont contraire à l'amour, contraire à la Parole de Dieu. Le monde, c'est tout ce qui est porteur d'ombre et de ténèbre, porteur de péché et de mort. Le monde vit à l'extérieur, dans les apparences, l'éphémère, le rapport de force, le jugement et la haine, la division et la destruction ... Il suffit d'ouvrir les journaux, d'allumer la télé pour comprendre de quoi je parle. Il n'y a pas de bonheur possible dans ce monde-là et l'homme n'a pas été créé pour y vivre. Ne pas être du monde, c'est rejeter et refuser tout cela en vivant à partir de l'intérieur de soi, de cette Présence intérieure qui nous appelle à revêtir le Christ pour nous laisser transformer par ses propres sentiments qui sont à l'opposé des sentiments du monde. Il suffit de lire les Évangiles pour nous en convaincre. Sur ce chemin, Jésus n'a jamais accepté la compromission ... L'Esprit-Saint nous est donné pour que s'accomplisse en nous cette transformation. Elle demande de notre part une conversion radicale : "Si quelqu'un veut me suivre, dit Jésus, qu'il renonce à lui-même (le monde), qu'il prenne sa croix (l'amour), et qu'il me suive (ayant aimé les siens, il les aima jusqu'au bout)". Sachant que Dieu ne fait pas de différence entre les hommes. Il les aime tous et veut le meilleur pour chacun.

mercredi 12 mai 2010

Neuvaine à l'Esprit-Saint

Lave ce qui est souillé.
Baigne ce qui est aride.
Guéris ce qui est blessé.

Parole du jour
Jn 17, 20-21
Dimanche 16 mai

À l’heure où Jésus passait de ce monde à son Père,
les yeux levés au ciel, il priait ainsi :
« Je ne prie pas seulement pour ceux qui sont là,
mais encore pour ceux qui accueilleront leur parole
et croiront en moi.
Que tous, ils soient un,
comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi.
Qu'ils soient un en nous, eux aussi,
pour que le monde croie que tu m'as envoyé.

L'Église née du don de l'Esprit-Saint ne peut être que "Communion en ses membres" puisque tous au Baptême ont revêtu le Christ et que chacun est baptisé "au Nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit". Elle ne peut être qu'UNE comme Dieu est "Communion en Trois Personnes : Père, Fils et Esprit-Saint", comme il est UN. L'Église doit refléter la Vie de Celui qui en est la Source et le Cœur, sinon elle falsifie son Visage aux yeux du monde et porte un témoignage caricatural. Certes cette Unité est toujours à réactualiser dans des membres blessés par le péché. Mais il faut y tendre de tout son être. Jésus nous dit que c'est la "clef" de la conversion du monde : "Qu'ils soient UN eux aussi, pour que le monde croit ..."

Neuvaine à l'Esprit-Saint

Viens en nous Père des pauvres
Viens dispensateurs des dons,
viens lumière de nos cœurs

Parole du jour
Jn 16, 23-28
Samedi 15 mai

A l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père,
il disait à ses disciples:
"Amen, amen, je vous le dis:
si vous demandez quelque chose à mon Père
en invoquant mon nom,
il vous le donnera.
Jusqu'ici vous n'avez rien demandé
en invoquant mon nom ;
demandez, et vous recevrez :
ainsi vous serez comblés de joie.
J'ai employé des paraboles pour vous parler de tout cela.
L'heure vient où, sans employer de paraboles,
je vous annoncerai ouvertement tout ce qui concerne le Père.
En ce jour-là, vous demanderez en invoquant mon nom ;
or, je ne vous dis pas que c'est moi qui prierai le Père pour vous,
car le Père lui-même vous aime,
parce que vraiment vous m'aimez,
et vous croyez que je suis venu d'auprès de Dieu.
Je suis sorti du Père,
et je suis venu dans le monde ;
maintenant, je quitte le monde,
et je pars vers le Père. »

Pour être exaucée, la prière d’intercession auprès du Père faite au nom de Jésus doit être en même temps une confession de la divinité de Jésus et du salut qu’il est venu nous apporter. Prier au nom de Jésus, ce n’est pas se recommander de lui ou compter sur lui comme sur quelqu’un de sûr pour répercuter nos demandes auprès du Père. Prier le Père au nom de Jésus, c’est reconnaître que déjà en son Fils, il nous a comblés de toute grâce et de toute bénédiction. C’est entrer dans une attitude de confiance envers lui sachant qu’en son Fils il nous a déjà tout donné. L’ Incarnation du Fils de Dieu n’est-elle pas la manifestation la plus éminente de la Providence divine !
Nous touchons ici le fondement de toute prière d’intercession : une attitude de confiance filiale par rapport à notre Père du ciel qui nous fait demander en étant sûr de recevoir en retour ce qu’il y aura de meilleur pour nous.

En ces jours qui nous acheminent vers Pentecôte, comme de vrais disciples qui ont reconnu en Jésus le Fils de Dieu vainqueur de la mort et du péché, prions le Père de nous envoyer son Esprit. (fr. Elie)
Neuvaine à l'Esprit-Saint

"Viens Esprit-Saint en nos cœurs
et envoie du haut des cieux
un rayon de ta lumière."


Parole de jour
Jn 16, 20-23
(Vendredi 14 mai)


A l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père,
il disait à ses disciples:
"Amen, amen, je vous le dis:
vous allez pleurer et vous lamenter,
tandis que le monde se réjouira.
Vous serez dans la peine,
mais votre peine se changera en joie.
La femme qui enfante est dans la peine
parce que son heure est arrivée.
Mais, quand l'enfant est né,
elle ne se souvient plus de son angoisse,
dans la joie qu'elle éprouve du fait
qu'un être humain est né dans le monde.
Vous aussi, maintenant,
vous êtes dans la peine, mais je vous reverrai,
et votre cœur se réjouira ;
et votre joie, personne ne vous l'enlèvera.
En ce jour-là, vous n'aurez plus à m'interroger.»

La crucifixion de Jésus et sa mort ont conduit les apôtres aux pleurs et aux lamentations ... et aussi à la peur. Tout semblait s'écrouler du beau rêve dans lequel ils s'étaient enfermés. Et pourtant Jésus les avait avertis : "Un prophète n'est jamais bien reçu dans sa patrie." Jean l'exprimera ainsi : "Il est venu chez les siens et les siens ne l'ont pas reçu." Les disciples, sur le chemin d'Emmaüs, sont dans la tristesse et ne voient pas plus loin que le bout de leurs nez. Jésus chemine avec eux et ils ne le reconnaissent pas ... Jésus ne se laisse pas enfermer dans l'imaginaire et le désir des hommes : "les pensées de Dieu ne sont pas vos pensées." Les manifestations de Jésus ressuscité les feront sortir de leur engourdissement : "Notre cœur n'était-il pas tout brûlant ...!" - "J'ai vu le Seigneur et voilà ce qu'il m'a dit ..." Mais cela ne suffira pas pour les ramener à la réalité : "Mon Royaume n'est pas de ce monde." leur avait pourtant dit Jésus. Ils attendent toujours un "libérateur" qui chassera l'envahisseur romain et leur permettra d'avoir les meilleures places : "Est-ce maintenant que tu vas rétablir la royauté en Israël ? " Pour toute réponse, Jésus leur dit : "Vous allez recevoir l'Esprit-Saint ..." C'est à la Pentecôte qu'il vont comprendre et qu'ils vont se réjouir en vérité : "Votre joie, personne ne vous l'enlèvera. En ce jour-là vous n'aurez plus à m'interroger." Jésus, ils le rencontreront alors de l'intérieur car l'Esprit-Saint aura imprimé sa Présence en eux. A nous aussi de laisser l'Esprit-Saint nous ajuster sur la Personne de Jésus- Christ.
Solennité de l'ASCENSION
(Ac 1, 8-11)

Mais vous allez recevoir une force,
celle du Saint-Esprit, qui viendra sur vous.
Alors vous serez mes témoins à Jérusalem,
dans toute la Judée et la Samarie,
et jusqu'aux extrémités de la terre. »
09 Après ces paroles, ils le virent s'élever
et disparaître à leurs yeux dans une nuée.
10 Et comme ils fixaient encore le ciel
où Jésus s'en allait,
voici que deux hommes en vêtements blancs
se tenaient devant eux et disaient :
11 « Galiléens, pourquoi restez-vous là
à regarder vers le ciel ?
Jésus, qui a été enlevé du milieu de vous,
reviendra de la même manière
que vous l'avez vu s'en aller vers le ciel. »

Jésus s'est manifesté visiblement à ses disciples pendant quarante jours après sa Résurrection. Désormais, il ne le verront plus avec leurs yeux de chair. Ils devront apprendre à le voir avec les yeux de leur cœur. Cette capacité leur sera donné au jour de la Pentecôte lorsqu'il reviendra dans la puissance d'amour de l'Esprit-Saint. Il part en ce jour dans cette même puissance. Ne leur avait-il pas dit : "Je m'en vais (Ascension), mais je reviendrais (Pentecôte)". Il revient à la Pentecôte dans la puissance de l'Esprit pour "advenir", de l'intérieur, dans la vie de ses disciples. Là naît l'Église.
Le récit de l'Ascension renvoie à la montée du prophète Élie au ciel dans un char de feu, symbole de la force de L'Esprit. Élisée, son disciple, le voit monter et reçoit le double de l'Esprit qui animait Élie (2 Rois 2, 9-14) . Les Apôtres, à la Pentecôte, reçoivent la plénitude de l'Esprit-Saint et la Présence de Jésus s'imprime en eux comme la Parole de Dieu sur les deux tables de la Thora au Sinaï. Ils deviennent alors les Porte-Parole de la Bonne Nouvelle dans le Souffle de l'Esprit, les Porte-Christ. Nous mêmes qui avons reçu l'Esprit sans mesure lors de notre Baptême, de notre Confirmation, nous sommes investis de la qualité de témoins dans nos lieux de vie et bien au-delà. C'est une responsabilité. Nous sommes nous aussi Porte-Parole du Christ.

(Icône de l'Ascension)
Parole du jour
Jn 16, 12-15
Mercredi 12 mai

À l"heure où Jésus passait de ce monde à son Père,
il disait à ses disciples :
« J"aurais encore beaucoup de choses à vous dire,
mais pour l"instant vous n"avez pas la force de les porter.
Quand il viendra, lui, l'Esprit de vérité,
il vous guidera vers la vérité tout entière.
En effet, ce qu'il dira ne viendra pas de lui-même :
il redira tout ce qu'il aura entendu ;
et ce qui va venir, il vous le fera connaître.
Il me glorifiera, car il reprendra
ce qui vient de moi pour vous le faire connaître.
Tout ce qui appartient au Père est à moi ;
voilà pourquoi je vous ai dit :
Il reprend ce qui vient de moi
pour vous le faire connaître. »

La vie spirituelle n'est pas attelée au "tout tout de suite" que prône le monde d'aujourd'hui. Elle se bâtit dans le temps : "J"aurais encore beaucoup de choses à vous dire, mais pour l"instant vous n"avez pas la force de les porter." L'Esprit-Saint est le "Maître intérieur" dans le sens de "Maître d'école" qui nous instruit au jour le jour, nous éduque et nous donne compréhension de l'enseignement de Jésus, de sa Parole, dont on n'a jamais fini de découvrir la richesse dans, et pour, l'accomplissement de notre vie. Un bébé ne peut porter ce qui est le fait de l'enfant et l'enfant, de l'adulte ... Ainsi y a-t-il des âges de la vie spirituelle qui ne sont pas les mêmes cependant que pour la vie biologique. Ainsi, une Ste Thérèse de l'Enfant Jésus est mûre spirituellement à l'âge de 24 ans, Elisabeth de la Trinité à 26 ans. D'autres le seront beaucoup plus tard ... Peu importe, chacun a son chemin, l'important, c'est de cheminer au Souffle de l'Esprit jour après jour. Chacun est appelé ainsi à élever le monde en s'élevant soi-même sous la mouvance de l'Esprit, à le rendre meilleur en devenant meilleur et porteur de la grâce : " il vous guidera vers la vérité tout entière."

Témoignage :

« A la question : « Comment faire pour rendre le monde meilleur ? », un sage septuagénaire allemand répondait :

-« A vingt ans, j’étais convaincu de pouvoir radicalement changer le monde et, pendant dix ans, je fus affilié à une organisation internationale. A trente ans, l’expérience m’obligeant à plus de réalisme, je n’ambitionnais plus que le changement de l’Europe. A quarante ans, mes illusions, encore réduites, se focalisèrent sur l’Allemagne. A cinquante ans, je me contentai modestement d’une Province. A soixante ans, je ne dépassais pas les limites d’une ville. A soixante-dix ans, il me devint enfin évident que je devais commencer par ma personne. Cela fait, je changeai mon voisin, qui changea son voisin… »

« Une âme qui s’élève élève le monde », affirme Sainte Thérèse.

Malheureusement, le contraire est aussi vrai et une âme qui s’abaisse abaisse le monde.

mardi 11 mai 2010

Parole du jour
Jn 16, 5-11
Mardi 11 mai

A l'heure où Jésus passait de ce monde à son père,
il disait à ses disciples :
Je m'en vais maintenant auprès de celui qui m'a envoyé,
et aucun de vous ne me demande : 'Où vas-tu ?'
Mais, parce que je vous ai parlé ainsi,
votre cœur est plein de tristesse.
Pourtant, je vous dis la vérité :
c'est votre intérêt que je m'en aille,
car, si je ne m'en vais pas,
le Défenseur ne viendra pas à vous ;
mais si je pars, je vous l'enverrai.
Quand il viendra,
il dénoncera l'erreur du monde sur le péché,
sur le bon droit, et sur la condamnation.
Il montrera où est le péché,
car l'on ne croit pas en moi.
Il montrera où est le bon droit,
car je m'en vais auprès du Père,
et vous ne me verrez plus.
Il montrera où est la condamnation,
car le prince de ce monde est déjà condamné.

Tant que Jésus est avec eux, les apôtres le voient de l'extérieur comme à travers un voile. En effet, ils projette sur lui leurs propres représentations qu'ils se font de lui. Ils pressentent les profondeurs de son être, mais s'arrêtent à l'extérieur, à leurs pensées sur lui. C'est d'ailleurs souvent ce que nous faisons dans notre relation aux autres, nous les pensons à partir de nous-mêmes et très vite les affublons d'habits qui ne sont pas les leurs.
C'est l'Esprit-Saint qui va ouvrir le cœur des apôtres à la vraie connaissance de Jésus et cette connaissance passe obligatoirement par un combat intérieur aux répercutions extérieures, car une purification du cœur est nécessaire. Pour que la foi en Jésus soit effective, il faut que le péché soit mis au plein jour, comme d'ailleurs toutes fausses représentations ... Non pas pour culpabiliser, mais pour libérer. La condamnation du péché qui n'est pas condamnation de la personne, il faut séparer les deux, est porteuse de vie : " Si je fais ce que je ne voudrais pas, alors ce n'est plus moi qui accomplis tout cela, c'est le péché, lui qui habite en moi." (Rm 7, 20) St Paul montre bien qu'il faut séparer le pécheur de son péché. Le péché doit être arraché comme une mauvaise herbe pour que le pécheur vive. Le péché est comme une pieuvre qui nous paralyse en nous enserrant de ses tentacules. C'est de l'intérieur que Jésus, le Christ, vient desserrer son étreinte et lui faire lâcher prise. Au baptême, l'Esprit-Saint "imprime" en nous la Présence du Ressuscité. Sur les baptisés de Pâques a été dite cette parole : "Tu es devenu une création nouvelle, tu as revêtu le Christ." (Rituel)

lundi 10 mai 2010

Parole du jour
Jn 15, 26-27; 16, 1-4
Lundi 10 mai

À l’heure où Jésus passait de ce monde à son Père,
il disait à ses disciples :
« Quand viendra le Défenseur,
que je vous enverrai d'auprès du Père,
lui, l'Esprit de vérité qui procède du Père,
il rendra témoignage en ma faveur.
Et vous aussi, vous rendrez témoignage,
vous qui êtes avec moi depuis le commencement.
Je vous dis tout cela pour que vous ne risquiez pas de tomber
On vous exclura de la synagogue.
Et même, l'heure vient où tous ceux qui vous tueront
s'imagineront offrir ainsi un sacrifice à Dieu.
Ils le feront parce qu'ils ne connaissent ni le Père ni moi.
Mais voici pourquoi je vous dis tout cela :
quand cette heure sera venue,
vous vous souviendrez que je vous l'avais dit.
Je ne vous l'ai pas dit dès le commencement,
parce que j'étais avec vous. »

Il est question plusieurs fois de l’ « heure » dans ce passage. La première occurrence concerne Notre Seigneur : « A l’heure où Jésus passait de ce monde à son Père », c'est-à-dire lorsqu’il entre dans sa Passion ; puis le deux autres concernent les disciples : « L’heure vient où tous ceux qui vous tueront s’imagineront offrir ainsi un sacrifice à Dieu » ; « Quand cette heure sera venue » - c'est-à-dire l’heure du martyr, du témoignage suprême, ou encore de la communion du disciple à la Passion de son Maître.
Il est clair qu’un tel témoignage est au-dessus de nos forces, comme il fut au-dessus des forces des premiers apôtres : souvenons-nous de Pierre qui a renié trois fois par peur de subir le même sort que Jésus. Comment ferions-nous mieux que lui ? Et pourtant, le jour vint où le même homme fut capable de glorifier son Maître en donnant sa vie pour lui. Entre l’apôtre présomptueux qui prétendait suivre Jésus partout où il irait, et le martyr de Rome, il faut situer la Pentecôte, le don de l’Esprit. C’est bien ce que dit Jésus dans notre passage : « L’Esprit de vérité qui procède du Père rendra témoignage en ma faveur ». C’est donc lui l’Esprit Saint, qui rend témoignage en nous ; seul l’Esprit peut nous donner la lumière et la force d’être témoins de l’Evangile au prix de notre vie ... (P. Joseph-Marie)

dimanche 9 mai 2010

Parole du jour
Jn 14, 23-29
Dimanche 9 mai

A l'heure où Jésus passait
de ce monde à son Père,
il disait à ses disciples:
« Si quelqu'un m'aime,
il restera fidèle à ma parole ;
mon Père l'aimera, nous viendrons chez lui,
nous irons demeurer auprès de lui.
Celui qui ne m'aime pas
ne restera pas fidèle à mes paroles.
Or, la parole que vous entendez n'est pas de moi :
elle est du Père, qui m'a envoyé.
Je vous dis tout cela pendant
que je demeure encore avec vous ;
mais le Défenseur, l'Esprit Saint
que le Père enverra en mon nom,
lui, vous enseignera tout,
et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit.
C'est la paix que je vous laisse,
c'est ma paix que je vous donne ;
ce n'est pas à la manière du monde
que je vous la donne.
Ne soyez donc pas bouleversés et effrayés.
Vous avez entendu ce que je vous ai dit :
Je m'en vais, et je reviens vers vous.
Si vous m'aimiez, vous seriez dans la joie
puisque je pars vers le Père,
car le Père est plus grand que moi.
Je vous ai dit toutes ces choses maintenant,
avant qu'elles n'arrivent ;
ainsi, lorsqu'elles arriveront, vous croirez.

Dieu est le Dieu intérieur. L'aimer, c'est l'accueillir du plus profond de soi. Lui donner place dans notre vie intérieure. La clef de cette "demeurance", c'est l'accueil de sa Parole, l'accueil de Jésus et de son enseignement qui vient du Père : "mon Père l'aimera, nous viendrons chez lui, nous demeurerons chez lui." L'Esprit-Saint est comme le"haut-parleur" qui en nous fait résonner la Parole, Il est le Souffle qui porte la Parole, cette Parole qui purifie, qui bâtit et restaure l'être : "Lui, vous enseignera tout, il vous rappellera tout ce que je vous ai dit." Il y a une "mise à neuf" de notre vie qui se fait dans le temps, au souffle de l'Esprit. Le signe de cette œuvre qui s'accomplit en nous, c'est la Paix, la Paix profonde et stable, ce "roc d'être" sur lequel nous sommes alors fondés. Notre "salut", notre "santé" retrouvée, l'unification de notre être est œuvre trinitaire.

samedi 8 mai 2010

Parole du jour
Jn 15, 18-21
Samedi 8 mai

A l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père,
il disait à ses disciples:
"Si le monde a de la haine contre vous,
sachez qu'il en a eu d'abord contre moi.
Si vous apparteniez au monde,
le monde vous aimerait, car vous seriez à lui.
Mais vous n'appartenez pas au monde,
puisque je vous ai choisis en vous prenant dans le monde ;
voilà pourquoi le monde a de la haine contre vous.
Rappelez-vous la parole que je vous ai dite :
Le serviteur n'est pas plus grand que son maître.
Si l'on m'a persécuté, on vous persécutera, vous aussi.
Si l'on a observé ma parole,
on observera aussi la vôtre.
Les gens vous traiteront ainsi à cause de moi,
parce qu'ils ne connaissent pas celui qui m'a envoyé.

Je connais une personne qui a vécu l'injustice. Elle s'est interrogée sur la façon dont elle devait se comporter, sur ce que la Parole de Dieu disait à ce propos. Quel était le commandement essentiel que Dieu donnait dans la Bible, Parole de Vie. Elle a relu la Bible de A à Z et à découvert ceci : le grand commandement, après celui de l'amour, le commandement qui conduit l'amour à son accomplissement, c'est "N'ayez pas peur". Cette parole, d'une manière ou d'une autre, revient continuellement dans les Écritures. Et Jésus, dans les Évangiles, la redit à bien des reprises. Un seul exemple, la tempête apaisée. Aux Apôtres effrayés par l'imminence du naufrage, Jésus dit : "Pourquoi avez-vous peur, gens de peu de foi." La FOI est donc le remède à la peur. Les Apôtres demanderont à Jésus : "Augmente en nous la foi." Et Jésus leur dira : "Si vous aviez de la foi gros comme une graine de moutarde, vous diriez à cette montagne : 'Vas te jeter dans la mer, et elle irait'." Où en sommes-nous de notre confiance en Jésus ? "Hors de moi vous ne pouvez rien faire" nous rappelait-il encore dans l'Évangile de Mardi et il invitait à "demeurer en lui comme il demeure en nous". Jésus a connu l'injustice, ô combien, et il est resté dans la paix profonde, debout dans la confiance envers son Père. On a cru le détruire, mais la mort n'a pas eu de prise sur lui car il recevait tout du Père. Il est ressuscité ! Ainsi dans nos vies si nous nous recevons de Jésus. Notre vocation chrétienne est un appel à tout vivre dans notre existence comme lui a vécu la sienne, avec recul, dans la sérénité et la confiance, dans la Foi. Vivre chaque instant "par Lui, avec Lui et en Lui" comme y invite la grande doxologie de la Messe juste avant le Notre Père ... "Il nous a choisis pour servir en sa Présence" insiste la seconde prière Eucharistique. Nous ferons alors l'expérience de la Paix et de la joie profonde, et cela au cœur même de l'injustice. Voici ce qu'écrit le P. Nathanaël Pujos : "Le chrétien a un devoir impératif de joie et, bien souvent, cette joie mesure sa foi. Car elle signifie : "Quoi que je traverse, je sais que la victoire est certaine. Je sais que rien n'est grave, sinon l'immense amour de Dieu." Je terminerais par ce passage du psaume 17, 10-20 : " Au jour de ma défaite, ils m'attendaient (mes ennemis), mais j'avais le Seigneur pour appui. Et lui m'a dégagé, mis au large, il m'a libéré car il m'aime."

Sur le tableau de Jérôme Boch proposé pour cette méditation, on voit comment Jésus reste serein, en paix, au cœur-même de l'injustice, comme si celle-ci ne le touchait pas. Il est posée à l'intérieur, sur le cœur du Père. Véronique, en bas à gauche, qui représente l'Église, est ajustée sur cette paix, car elle est en pleine communion avec Jésus. Et le "bon larron, au dessus à droite, est en chemin vers celle-ci, vers cette "demeurance" en Jésus : "Aujourd'hui même, tu seras avec moi en paradis".

vendredi 7 mai 2010

Parole du jour
Jn 15, 12-17
Vendredi 7 mai

A l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père,
il disait à ses disciples :
Mon commandement, le voici :
Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés.
Il n'y a pas de plus grand amour
que de donner sa vie pour ses amis.
Vous êtes mes amis
si vous faites ce que je vous commande.
Je ne vous appelle plus serviteurs,
car le serviteur ignore
ce que veut faire son maître ;

maintenant, je vous appelle mes amis,
car tout ce que j'ai appris de mon Père,
je vous l'ai fait connaître.
Ce n'est pas vous qui m'avez choisi,
c'est moi qui vous ai choisis et établis
afin que vous partiez, que vous donniez du fruit,
et que votre fruit demeure.
Alors, tout ce que vous demanderez
au Père en mon nom,
il vous l'accordera.
Ce que je vous commande,
c'est de vous aimer les uns les autres.

Lorsque Jésus parle de "commandement" il veut dire "Parole de Vie". C'est ainsi que lorsqu' il est question des "dix commandements" reçues par Moïse au Sinaï, il s'agit en fait des dix "debarim" en hébreu, le mot signifiant "Paroles". Accomplir ces "dix Paroles donne la vie". La "Parole" est toujours un "agir". Elle n'est pas parole en l'air, parole sur les lèvres, elles doit se dirent en comportements, se changer en vie. Jésus dira en ce sens : "Écouter sa Parole et la mettre en pratique". Ce qui signifie "devenir cette "Parole" , la vivre concrètement. Dans l'icône du "lavement des pieds", nous voyons Jésus accomplir ce qu'il dit. Et l'accomplir, c'est aimer. Ainsi le récit qui relate ce lavement des pieds commence par "Ayant aimé les siens, il les aima jusqu'au bout". Il se met à leur service, un service qui préfigure le don de sa vie sur la croix. En faisant ainsi, il les enseigne sur ce qu'eux-mêmes doivent faire : " Si donc moi, ... je vous ai lavé les pieds, vous aussi vous devez vous laver les pieds les uns aux autres. C'est un exemple que je vous ai donné, pour que vous fassiez comme j'ai fait pour vous." (Jn 13) On comprend alors qu'"aimer", c'est "enseigner" et donc "éduquer". Notre vie "dit" quelque chose aux autres. Parole qui "construit" si elle est Parole de bien ... Parole qui détruit si elle est Parole de mal : Béné-diction ou malé-diction (péché). Le mot "diction" signifiant "parole". Le commandement, la parole de Vie qui consiste à "s'aimer les uns les autres" à signification de "s'éduquer les uns les autres" et le sommet de cette éducation, de cet amour, pour le Christ, est la Parole de la Croix qui est pour nous un appel à la Parole du don de soi pour autrui, vocation fondamentale de l'homme.

jeudi 6 mai 2010

Parole du jour
Jn 15, 9-11
Jeudi 6 mai

À l"heure
où Jésus passait de ce monde à son Père,
il disait à ses disciples :
« Comme le Père m'a aimé,
moi aussi je vous ai aimés.
Demeurez dans mon amour.
Si vous êtes fidèles à mes commandements,
vous demeurerez dans mon amour, comme moi,
j'ai gardé fidèlement
les commandements de mon Père,
et je demeure dans son amour.
Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous,
et que vous soyez comblés de joie.

La joie de Dieu, c'est le don de la vie. La joie de Dieu c'est le don de sa Vie. La croix en est le signe. Elle est le signe de la joie de Dieu sur nous. A chaque fois que nous faisons le signe de la croix, à chaque fois, nous renouvelons la joie de Dieu sur nous. Car la joie, la vraie, jaillit d'un cœur qui aime, d'un cœur qui se donne, du cœur de Dieu. Tu veux la joie, donne une fleur à la sœur, à ton frère en humanité, donne ta vie ... donne la Vie !

mercredi 5 mai 2010

Parole du jour
Mercredi 5 mai
(Jn 15, 1-5)

À l’heure où Jésus passait de ce monde à son Père,
il disait à ses disciples :
« Moi, je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron.

Tout sarment qui est en moi,
mais qui ne porte pas de fruit, mon Père l'enlève ;
tout sarment qui donne du fruit,
il le nettoie, pour qu'il en donne davantage.

Mais vous, déjà vous voici nets et purifiés
grâce à la parole que je vous ai dite :

Demeurez en moi, comme moi en vous.
De même que le sarment ne peut pas porter du fruit
par lui-même s'il ne demeure pas sur la vigne,
de même vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi.
Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments.

Celui qui demeure en moi et en qui je demeure,
celui-là donne beaucoup de fruit, car,
en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire.

Le seul moyen de porter du fruit, pour un sarment, c'est d'être attaché à la vigne. Coupé de la vigne, le sarment se dessèche et n'est plus bon qu'à être brûlé... Or la Vigne, c'est le Christ. Et Jésus ne se compare pas seulement à une vigne. Il dit qu'il est "la vraie vigne." C'est une référence aux prophètes qui comparaient le peuple d'Israël à une vigne. Une vigne destinée à produire de bons fruits... mais Israël a failli à sa vocation.
Jésus est la vraie vigne. C'est lui, descendant d'Israël, qui accomplit pleinement la vocation du peuple de Dieu. Et désormais pour accomplir cette vocation de la vigne du Seigneur et porter du fruit, il faut être des sarments attachés à la vraie vigne. On ne peut pas compter sur ses propres forces. « Hors de moi, vous ne pouvez rien faire... » Simplement parce qu'on ne produit pas le fruit, on le porte seulement... C'est Dieu, par son Esprit, qui produit le fruit que nous portons !
Les sarments détachés de la vigne se dessèchent... et finissent par être brûlé. La source vitale pour le chrétien, c'est sa communion avec Jésus-Christ. Les Sacrements sont là pour nous garder greffés sur Lui.
Nous avons tous besoin aussi de nous ressourcer, par la sève de la parole du Christ. « Si vous demeurez en moi et que mes paroles demeurent en vous... »
(Bas relief de la chapelle de l'adoration. Abbaye N.D. des Neiges.)

Parole du jour
Mercredi 5 mai
(Jn 15, 1-5)

À l’heure où Jésus passait de ce monde à son Père,
il disait à ses disciples :
« Moi, je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron.

Tout sarment qui est en moi,
mais qui ne porte pas de fruit, mon Père l'enlève ;
tout sarment qui donne du fruit,
il le nettoie, pour qu'il en donne davantage.

Mais vous, déjà vous voici nets et purifiés
grâce à la parole que je vous ai dite :

Demeurez en moi, comme moi en vous.
De même que le sarment ne peut pas porter du fruit
par lui-même s'il ne demeure pas sur la vigne,
de même vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi.
Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments.

Celui qui demeure en moi et en qui je demeure,
celui-là donne beaucoup de fruit, car,
en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire.

Le seul moyen de porter du fruit, pour un sarment, c'est d'être attaché à la vigne. Coupé de la vigne, le sarment se dessèche et n'est plus bon qu'à être brûlé... Or la Vigne, c'est le Christ. Et Jésus ne se compare pas seulement à une vigne. Il dit qu'il est "la vraie vigne." C'est une référence aux prophètes qui comparaient le peuple d'Israël à une vigne. Une vigne destinée à produire de bons fruits... mais Israël a failli à sa vocation.
Jésus est la vraie vigne. C'est lui, descendant d'Israël, qui accomplit pleinement la vocation du peuple de Dieu. Et désormais pour accomplir cette vocation de la vigne du Seigneur et porter du fruit, il faut être des sarments attachés à la vraie vigne. On ne peut pas compter sur ses propres forces. « Hors de moi, vous ne pouvez rien faire... » Simplement parce qu'on ne produit pas le fruit, on le porte seulement... C'est Dieu, par son Esprit, qui produit le fruit que nous portons !
Les sarments détachés de la vigne se dessèchent... et finissent par être brûlé. La source vitale pour le chrétien, c'est sa communion avec Jésus-Christ.
Nous avons tous besoin de nous ressourcer, par la sève de la parole du Christ. « Si vous demeurez en moi et que mes paroles demeurent en vous... »
(Bas relief de la chapelle de l'adoration. Abbaye N.D. des Neiges.)

mardi 4 mai 2010

Parole du jour
Jn 14, 27-28
Mardi 4 mai

A l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père,
il disait à ses disciples:
"C'est la paix que je vous laisse,
c'est ma paix que je vous donne;
ce n'est pas à la manière du monde que je vous la donne.
Ne soyez donc pas bouleversés et effrayés.

Vous avez entendu ce que je vous ai dit :
Je m'en vais, et je reviens vers vous ...


Qu'elle est donc cette paix que Jésus nous donne ? La paix évangélique qui n'est pas celle de la main tendue hypocritement. La Paix que Jésus donne, a sa source en Jésus lui-même. Elle est stabilité en Lui et conduit à accueillir l'autre comme lui-même l'accueille. Lorsqu'à la messe, avant la "Communion", nous nous donnons la Paix. Ce n'est pas une paix de copinage où affective envers ceux qu'on aime, c'est la Paix de Jésus. Je suis alors comme le Sacrement de la Présence de Jésus pour ma sœur ou mon frère à qui je tends la main et en qui je reconnais, dans la foi, la Présence de Jésus. C'est Lui qui à travers moi l'accueille et l'aime... et c'est Lui que j'accueille. Jésus aime toutes les personnes sans exception et sa Présence "résonne" en chacune. Je suis donc appelé à aller vers celui-là même que je désire le plus éviter. C'est ce que Jésus attend de moi. Comment pourrais-je aller "Communier à sa vie donnée pour tous" si j'élève des murs entre moi et les autres ? Et de plus, je me dois de donner "Sa Paix" avec conviction du cœur et non en apparence. Ce qui est vrai pour la Messe l'est aussi en toutes circonstances et rencontres dans ma vie au quotidien. Je porte en moi cette capacité comme un trésor. Elle est force de l'Esprit-Saint en moi. Jésus dit :"Je m'en vais mais je reviendrai." Il s'en va dans le don total qu'il fait de sa vie. Il revient dans la lumière de sa Résurrection, imprimant en nous sa Présence dans le Souffle de l'Esprit-Saint. Or la Paix comme la Joie et l'Amour, sont "Le Fruit de l'Esprit-Saint" dit St Paul qui ajoute : "Laisser jaillir l'Esprit" et encore "Laisser-vous conduire par l'Esprit". Ce qui revient à dire qu'il nous faut laisser la place à l'Esprit-Saint dans notre vie : "Viens Esprit-Saint en nos cœurs ..."