samedi 9 octobre 2010

Parole du jour
Lc 11, 27-28
Samedi 9 octobre

Comme Jésus était en train de parler,
une femme éleva la voix au milieu de la foule pour lui dire :
« Heureuse la mère qui t'a porté dans ses entrailles,
et qui t'a nourri de son lait ! » Alors Jésus lui déclara :
« Heureux plutôt ceux qui
entendent la parole de Dieu, et qui la gardent ! »

Voici une béatitude qui nous concerne tous et qui est pour chacun Parole de Vie. Il ne suffit pas de la trouver belle, mais de la mettre en pratique. La Parole est à entendre à la Messe où elle est proclamée jour après jour, dimanche après dimanche ... Elle l'est aussi à la maison où il ne suffit pas d'avoir une Bible sur une étagère. Pour que les écrits deviennent Parole Vivante, encore faut-il l'ouvrir et la lire. Il y a des moments où tout feu tout flamme, on va comme la dévorer ... puis il y a des moments où on va la laisser dormir sous la poussière. Le maître mot pour "garder la Parole Vivante" est "Fidélité" quelle que soit ma température. Dans la vie il y a toujours des montagne russes. Un jour j'ai envie, le lendemain j'ai plus envie. Si je me laisse guider par les sentiments du moment, je n'irai pas loin ... Il me faut prendre une "décision" et m'y tenir contre vent et marée. "Tout ravin sera comblé et toute montagne abaissée" proclame Jean Baptiste. A nous par notre "persévérance" de niveler le terrain pour que la Parole puisse rejoindre notre vie et la transformer.

vendredi 8 octobre 2010

Parole du jour
Lc 11, 15-26
Vendredi 8 octobre

Comme Jésus avait expulsé un démon,
certains se mirent à dire :
« C'est par Béelzéboul, le chef des démons,
qu'il expulse les démons. »
D'autres, pour le mettre à l'épreuve,
lui réclamaient un signe venant du ciel.
Jésus, connaissant leurs intentions, leur dit :
« Tout royaume divisé devient un désert,
ses maisons s'écroulent les unes sur les autres.
Si Satan, lui aussi, est divisé,
comment son royaume tiendra-t-il ?
Vous dites que c'est par Béelzéboul
que j'expulse les démons.
Et si c'est par Béelzéboul
que moi, je les expulse,
vos disciples, par qui les expulsent-ils ?
C'est pourquoi ils seront eux-mêmes vos juges.
Mais si c'est par le doigt de Dieu que j'expulse les démons,
c'est donc que le règne de Dieu est survenu pour vous.

Le mot "Béelzéboul" signifie "prince des mouches". Sans doute en référence à toutes ces mouches que l'on voit attaquer le museau des vaches ou des chevaux en été, et dont ils n'arrivent pas à se débarrasser. Il est bien des catégories de mouches et on se laisse facilement piquer. Jésus lui nous en débarrasse et il le fait par le "doigt de Dieu" qui est le symbole de l'Esprit-Saint. En Matthieu 12, 28, Jésus dit : " Mais si c'est par l'Esprit-Saint que j'expulse les démons ..." Il est intéressant de noter que le Sacrement de Réconciliation nous libère de ces mouches qui nous pourrissent la vie. Dans la formule d'absolution il est dit : " ... par la mort et la résurrection de son Fils il a réconcilié le monde et il a envoyé l'Esprit-Saint pour la rémission des péchés ..." C"est l'Esprit-Saint qui libère du péché et des liens dont il nous entrave ... Le règne de Dieu en nous, c'est cette "libération intérieure qui nous rend à la Paix, à la Communion avec Dieu, avec nous-mêmes et avec les autres.

jeudi 7 octobre 2010

Parole du jour
Lc 11, 10-13
Jeudi 7 octobre

Eh bien, moi, je vous dis :
Demandez, vous obtiendrez ;
cherchez, vous trouverez ;

frappez, la porte vous sera ouverte.
Celui qui demande reçoit ;
celui qui cherche trouve ;
et pour celui qui frappe, la porte s'ouvre.
Quel père parmi vous donnerait
un serpent à son fils qui lui demande un poisson ?
ou un scorpion, quand il demande un œuf ?
Si donc vous, qui êtes mauvais,
vous savez donner de bonnes choses à vos enfants,
combien plus le Père céleste donnera-t-il
l'Esprit Saint à ceux qui le lui demandent ! »

Ces paroles de Jésus rejoigne le commentaire de l'Évangile d'hier. Que faut-il demander ? Le renouvellement de la grâce de l'Esprit-Saint en nous. Il faut la demander avec un grand désir pour que la porte de notre cœur s'ouvre pour l'accueillir : "Laissez jaillir l'Esprit ... Laissez-vous animer ... conduire par l'Esprit" écrit St Paul ... Voici une prière très ancienne, qui dès le lever du jour pourra nous y aider, pour que tout le jour "nous servions en sa Présence" (2ème Prière Eucharistique) et faisons les bons choix :

Viens, Esprit-Saint, en nos cœurs,
et envoie du haut du ciel
un rayon de ta lumière.

Viens en nous, père des pauvres.
Viens, dispensateur des dons.
Viens, lumière en nos cœurs.

Consolateur souverain,
hôte très doux de nos âmes,
adoucissante fraîcheur.

Dans le labeur, le repos ;
dans la fièvre, la fraîcheur ;
dans les pleurs, le réconfort.

O lumière bienheureuse,
viens remplir jusqu’à l’intime
le cœur de tous tes fidèles.

Sans ta puissance divine,
il n’est rien en aucun homme,
rien qui ne soit perverti.

Lave ce qui est souillé,
baigne ce qui est aride,
guéris ce qui est blessé.

Assouplis ce qui est raide,
réchauffe ce qui est froid,
rends droit ce qui est faussé.

A tous ceux qui ont la foi
et qui en toi se confient,
donne tes sept dons sacrés.

Donne mérite et vertu
donne le salut final
donne la joie éternelle.

Amen.

Il est bon de raviver en nous le "Don" de Dieu qui est "Père, Fils et St Esprit", Communion d'Amour !

mercredi 6 octobre 2010

Parole du jour
Lc 11, 1-4
Mercredi 06 octobre

Un jour, quelque part, Jésus était en prière.
Quand il eut terminé, un de ses disciples lui demanda :
« Seigneur, apprends-nous à prier,
comme Jean Baptiste l'a appris à ses disciples. »
Il leur répondit :
« Quand vous priez, dites :
'Père, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne.
Donne-nous le pain
dont nous avons besoin pour chaque jour.
Pardonne-nous nos péchés,
car nous-mêmes nous pardonnons
à tous ceux qui ont des torts envers nous.
Et ne nous soumets pas à la tentation.' »

Il faut d'abord reconnaître que le problème n'est pas de savoir si nous savons ou non bien prier . Sortir de la prière et penser que ça a marché ou que ça n'a pas marché, est suspect. C'est faire de la prière mon affaire ! Le risque est le donnant donnant avec Dieu ... et une forme de perfectionnite avec tout ce que cela engendre, et en particulier la culpabilisation. L'orgueil s'infiltre partout, même là ... et peut-être surtout là car l'enjeu est essentiel !
La prière fondamentale pour Jésus, consiste à demander l'Esprit-Saint,
"Lui que le Père donnera à ceux qui l'en prie". C'est l'Esprit-Saint, qui "connaissant les profondeur de Dieu" nous inspirera la "bonne" prière, car par nous-même s "nous ne savons pas prier comme il faut" (Rm 8, 26-27). Il nous inspirera comment dire : "Père" ! St Paul écrit dans la lettre qu'il adresse aux Romains : "Tous ceux qui se laisse conduire par l'Esprit-Saint sont fils de Dieu. Aussi bien n'avez-vous pas reçu un esprit d'esclaves pour retomber dans la crainte; vous avez reçu un esprit de fils adoptif qui nous fait nous écrier : Abba ! Père ! L'Esprit en personne se joint à notre esprit pour attester que nous sommes enfants de Dieu ... cohéritiers du Christ ..." (Rm 8, 14-17)
La prière ne nous appartient pas. Se tâter le pouls pour voir si on prie bien ou mal, éloigne de Dieu et centre sur soi-même. Cela conduit à la peur et donc à l'esclavage : satisfaire un dieu pharaonique qui n'est pas Père, et nous satisfaire nous-mêmes ou non. Un chemin d'angoisse et de scrupules ...
S'en remettre à l'Esprit-Saint, sans se regarder, malgré nos faiblesses, nos distractions, nos incapacités fait de nous des personnes libres, dessaisies d'elles-mêmes. En vérité, des fils et des filles du Père.
L'important, c'est l'intention du cœur et notre désir profond. St Augustin a écrit : "Ta prière, c'est ton désir !"

mardi 5 octobre 2010

Parole du jour
Lc 10, 38-42
Mardi 5 octobre

Alors qu'il était en route avec ses disciples,
Jésus entra dans un village.

Une femme appelée Marthe le reçut dans sa maison.

Elle avait une soeur nommée Marie qui,

se tenant assise aux pieds du Seigneur,

écoutait sa parole.

Marthe était accaparée

par les multiples occupations du service.

Elle intervint et dit :

« Seigneur, cela ne te fait rien ?

Ma sœur me laisse seule à faire le service.

Dis-lui donc de m'aider. »

Le Seigneur lui répondit :

« Marthe, Marthe,
tu t'inquiètes et tu t'agites
pour bien des choses.
Une seule est nécessaire.
Marie a choisi la meilleure part :
elle ne lui sera pas enlevée. »

Si Marie a la meilleure part, c'est qu'elle ne met pas la charrue avant les bœufs. Il est bon de se mettre au service et de faire des choses pour Jésus. L'intention de Marthe est bonne : bien accueillir Jésus. Mais centrée sur le faire, elle n'est plus attentive à la Personne accueillie. Elle l'est envers ce qu'elle va lui donner. Marie, elle, commence par "être" avec Jésus. Elle le met au centre de son attention et sa Présence l'illumine : elle l'écoute. Écouter au lieu de s'écouter et de s'agiter ... Marie, ensuite, est apte à se mettre au service. Elle le fait alors dans les bonnes dispositions car son cœur est habité par celui qu'elle sert. Il y a en chacun de nous du Marthe et du Marie. L'important est de choisir la bonne hiérarchie : Marie d'abord, Marthe ensuite.

lundi 4 octobre 2010

Saint François d'Assise
Lundi 4 octobre

Rien ne peut empêcher le Soleil de rayonner

Il faudrait toujours remercier Dieu. Même quand tout ne s’arrange pas comme nous le voudrions. Mais, c’est difficile. Nous manquons toujours à l’espérance. Quand j’étais jeune je demandais parfois des comptes à Dieu, lorsque les choses n’allaient pas comme je le désirais. Et si Dieu faisait la sourde oreille, je me troublais, je m’irritais même. A présent, je ne demande plus aucun compte à Dieu. J’ai compris que cette attitude était enfantine et ridicule. Dieu est comme le soleil. Qu’on le voie ou qu’on ne le voie pas, qu’il apparaisse ou qu’il se cache, il rayonne. Allez empêcher le soleil de rayonner ! Et bien, on ne peut davantage empêcher Dieu de ruisseler de miséricorde !

A la différence du soleil qui rayonne sans nous et par-dessus nos têtes, Dieu a voulu que sa bonté passe par le cœur des hommes. C’est là quelque chose de merveilleux et de redoutable. Il dépend de chacun de nous, pour notre part, que les hommes éprouvent ou non la miséricorde de Dieu. Voilà pourquoi la bonté est une si grande chose. (Tiré du livre La Sagesse d'un Pauvre)

La rencontre du lépreux

Un soir, en se promenant à cheval, François rencontre un lépreux. D'habitude, François, comme tout le monde d'ailleurs, s'enfuit dès qu'un lépreux s'approche d'un peu trop près. La lèpre est une maladie très contagieuse, et la peur de l'attraper, met le malade en dehors de toute vie avec les gens de la ville. Tout le monde fuit dès que la clochette du lépreux retentit ! Pourtant, cette fois – là, François s'arrête, prend le lépreux dans ses bras et l'embrasse ; il remonte à cheval, et quand il se retourne pour saluer une dernière fois le lépreux, celui – ci a disparu. François comprend alors que c'est Jésus lui même qui se présentait à lui sous les traits du lépreux.

Les deux récit se rejoignent. A chacun de trouver le lien et son implication dans sa vie ...

dimanche 3 octobre 2010

Parole du jour
Lc 17, 5-10
Dimanche 3 octobre

Les Apôtres dirent au Seigneur :
« Augmente en nous la foi ! »

Le Seigneur répondit :
« La foi, si vous en aviez gros comme une graine de moutarde,
vous diriez au grand arbre que voici :
'Déracine-toi et va te planter dans la mer', et il vous obéirait.

Il est facile de dire «je crois » quand tout va bien. Et encore il nous arrive alors de ne plus nous attacher à la foi, Dieu n'ayant d'intérêt que pour répondre à nos prières quand tout va mal. La foi, c'est bien autre chose : il s'agit d'une relation intime et personnelle avec quelqu'un que je reconnais comme une Personne et en qui je mets toute ma confiance. Quelqu'un à qui je dois la vie, que je sais être cœur de ma vie, et à qui je remets ma vie car je suis sûr qu'il en prendra soin quelque soit les circonstances de la vie. Avoir la foi, c'est donc ne plus se regarder soi, mais le regarder Lui, et Lui permettre ainsi d'assumer avec moi ma vie. C'est l'accueil du Mystère Pascal au cœur de ma vie. Mystère Pascal ou déjà il a tout assumer de ma vie pour me rendre libre au cœur de celle-ci et confiant en sa Présence et en son agir. Lorsque Pierre descend de la barque pour avancer vers Jésus en marchant sur la mer, tant que son regard est dans le regard de Jésus il avance comme sur la terre ferme et sans crainte. Mais lorsqu'il détourne son regard de celui de Jésus pour le porter sur la situation où il se trouve, l'eau, le vent, les vagues, il coule ... Pour en sortir, il lui faut retourner son regard vers Jésus (conversion) et lui tendre la main. Oui, "Seigneur augmentent en nous la foi !"

samedi 2 octobre 2010

Parole du jour
Lc 10, 17-24
Samedi 2 octobre

Les soixante-douze disciples revinrent tout joyeux.
Ils racontaient :
« Seigneur, même les esprits mauvais
nous sont soumis en ton nom. »
Jésus leur dit :
« Je voyais Satan tomber du ciel comme l'éclair.
Vous, je vous ai donné pouvoir
d'écraser serpents et scorpions,
et pouvoir sur toute la puissance de l'Ennemi ;
et rien ne pourra vous faire du mal. Cependant,
ne vous réjouissez pas parce
que les esprits vous sont soumis ;
mais réjouissez-vous parce
que vos noms sont inscrits dans les cieux. »
A ce moment, Jésus exulta de joie
sous l'action de l'Esprit Saint,
et il dit : « Père, Seigneur du ciel et de la terre,
je proclame ta louange :
ce que tu as caché aux sages et aux savants,
tu l'as révélé aux tout-petits.
Oui, Père, tu l'as voulu ainsi dans ta bonté.
Tout m'a été confié par mon Père ;
personne ne connaît qui est le Fils, sinon le Père,
et personne ne connaît qui est le Père,
sinon le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler. »
Puis il se tourna vers ses disciples et leur dit en particulier :
« Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez !
Car, je vous le déclare : beaucoup de prophètes
et de rois ont voulu voir ce que vous voyez,
et ne l'ont pas vu, entendre ce que vous entendez,
et ne l'ont pas entendu. »

La joie de Jésus s'exprime lorsqu'il rencontre un cœur humble et libre de tout orgueil, en dehors de tout rapport de force et de grandeur, un cœur capable de se décentrer de lui-même pour s'ouvrir et accueillir la lumière et l'amour de Dieu. ceci me fait penser à une Sainte Bernadette qui regardait comme rien par les grands de ce monde eu la grâce d'expérimenter la présence de la vierge Marie qui lui fit découvrir le vrai visage de Dieu : « elle me parlait comme une personne parle à une personne. » Elle me dit : « veuillez avoir la grâce de venir ici pendant 15 jours. » Cette reconnaissance de sa dignité de la part de Marie va bouleverser Bernadette. Elle a été choisie car elle avait le cœur libre, sans orgueil, le cœur des petits ... des anawims, les pauvres de Yahvé. Elle était apte pour cette raison, à entrer dans le mystère de Dieu …

vendredi 1 octobre 2010

Fête de Sainte Thérèse de l'enfant Jésus
vendredi 1er octobre

"... A l’oraison mes désirs me faisant souffrir un véritable martyre, j’ouvris les épîtres de Saint Paul afin de chercher quelque réponse. Les chapitres XII et XIII de la première épître aux Corinthiens me tombèrent sous les yeux… J’y lus, dans le premier, que tous ne peuvent être apôtres, prophètes, docteurs, etc… que l’Eglise est composée de différents membres et que l’œil ne saurait être en même temps la main… La réponse était claire mais ne comblait pas mes désirs, elle ne me donnait pas la paix… Comme Madeleine se baissant toujours auprès du tombeau vide finit par trouver Comme Madeleine se baissant toujours auprès du tombeau vide finit par trouver ce qu’elle cherchait, ainsi, m’abaissant jusque dans les profondeurs de mon néant je m’élevai si haut que je pus atteindre mon but. Sans me décourager je continuai ma lecture et cette phrase me soulagea : »Recherchez avec ardeur les DONS les PLUS PARFAITS, mais je vais encore vous montrer une voie plus excellente.« Et l’Apôtre explique comment tous les dons les plus PARFAITS ne sont rien sans l’AMOUR… Que la Charité est la VOIE EXCELLENTE qui conduit sûrement à Dieu. Enfin j’avais trouvé le repos… Considérant le corps mystique de l’Eglise, je ne m’étais reconnue dans aucun des membres décrits par Saint Paul, ou plutôt je voulais me reconnaître en tous… La Charité me donna la clef de ma vocation. Je compris que si l’Eglise avait un corps, composé de différents membres, le plus nécessaire, le plus noble de tous ne lui manquait pas, je compris que l’Église avait un Cœur, et que ce Cœur était BRULANT d’AMOUR. Je compris que l’Amour seul faisait agir les membres de l’Eglise, que si l’Amour venait à s’éteindre, les Apôtres n’annonceraient plus l’Evangile, les Martyrs refuseraient de verser leur sang… Je compris que l’AMOUR RENFERMAIT TOUTES LES VOCATIONS, QUE L’AMOUR ETAIT TOUT, QU’IL EMBRASSAIT TOUS LES TEMPS ET TOUS LES LIEUX … EN UN MOT, QU’IL EST ETERNEL ! … Alors, dans l’excès de ma joie délirante, je me suis écriée : O Jésus, mon Amour… ma vocation, enfin je l’ai trouvée, MA VOCATION, C’EST L’AMOUR !… Oui j’ai trouvé ma place dans l’Eglise et cette place, ô mon Dieu, c’est vous qui me l’avez donnée… dans le Cœur de l’Eglise, ma Mère, je serai l’AMOUR… ainsi je serai tout… ainsi mon rêve sera réalisé !… Pourquoi parler d’une joie délirante ? non, cette expression n’est pas juste, c’est plutôt la paix calme et sereine du navigateur apercevant le phare qui doit le conduire au port… O Phare lumineux de l’amour, je sais comment arriver jusqu’à toi, j’ai trouvé le secret de m’approprier ta flamme. Je ne suis qu’une enfant, impuissante et faible, cependant c’est ma faiblesse même qui me donne l’audace de m’offrir en Victime à ton Amour, ô Jésus ! Autrefois les hosties pures et sans taches étaient seules agréées par le Dieu Fort et Puissant. Pour satisfaire la justice Divine, il fallait des victimes parfaites, mais à la loi de crainte a succédé la loi d’Amour, et l’Amour m’a choisie pour holocauste, moi, faible et imparfaite créature… Ce choix n’est-il pas digne de l’Amour ? Oui, pour que l’Amour soit pleinement satisfait, il faut qu’il s’abaisse, qu’il s’abaisse jusqu’au néant et qu’il transforme en feu ce néant… » (Histoire d'une âme)

mardi 28 septembre 2010

Parole du jour
(Lc 9, 46-50)
Mercredi 29 septembre

Lorsque Jésus voit Nathanaël venir à lui, il déclare :
« Voici un véritable fils d'Israël,
un homme qui ne sait pas mentir. »
Nathanaël lui demande :
« Comment me connais-tu ? »
Jésus lui répond :
« Avant que Philippe te parle,
quand tu étais sous le figuier, je t'ai vu. »
Nathanaël lui dit :
« Rabbi, c'est toi le Fils de Dieu !
C'est toi le roi d'Israël ! »
Jésus reprend :
« Je te dis que je t'ai vu sous le figuier,
et c'est pour cela que tu crois !
Tu verras des choses plus grandes encore. »
Et il ajoute :
« Amen, amen, je vous le dis :
vous verrez les cieux ouverts,
avec les anges de Dieu qui montent
et descendent au-dessus du Fils de l'homme. »

Le mot "Ange" signifie "Messager". Les Anges sont des être spirituels envoyés par Dieu pour nous aider dans notre marche vers Lui. Nous sommes en effet dans un combat pour la vie, la lumière, l’amour. Mais nous oublions que nous ne sommes pas seuls, que les Anges, comme les Saints, sont des alliés très efficaces.

Nous pouvons les appeler à notre secours. Si nous leur demandons, ils prennent notre défense et nous conduisent à la délivrance de ce qui nous entrave, comme Michel dont le nom signifie "qui est comme Dieu" et qui dans la Bible est montré comme un Ange qui combat le Mal et les ténèbres . Cependant, les Anges respectent profondément la liberté dans laquelle nous sommes crées. Si nous préférons demeurer seuls, ils nous laissent combattre seuls. Cependant, ils nous protègent invisiblement d’une manière très surprenante, nous verrons cela lors de notre "Passage" (Pâques) vers le Seigneur.

Plus nous sommes petits, plus ces « protecteurs » du ciel sont importants. « Il y eut un combat dans le ciel : celui de Michel et de ses anges contre le Dragon ». Ce combat contre les puissances des ténèbres, est celui de la vie selon l’Esprit, c’est un combat pour la Vie. Les anges et les archanges, comme tous les saints, sont des aides puissantes. Le grand combat dans lequel nous sommes inscrits est le combat de Jésus, de Marie, de l’Église, et donc le combat de l’humanité. Le menteur peut se servir de nous, à notre insu, pour faire son œuvre de destruction, de division (Sens du mot "diable").

Dans le combat spirituel, Saint Ignace de Loyola nous dit qu’il faut discerner sans cesse les pensées de notre cœur. Nous sommes en effet le théâtre des bons et des mauvais esprits. Une parole désagréable peut faire mal, un geste non contrôlé peut provoquer de la violence. Notre cœur est le réceptacle d’un grand combat qu’il est bon de mesurer : Paroles, gestes, attitudes sont à soumettre à la lumière de Dieu pour que son œuvre se réalise. Il nous faut demeurer dans le Christ, enveloppés par les anges parce que dans sa chair Jésus a tué la haine.
Parole du jour
Lc 9, 51-56
Mardi 28 septembre

Comme le temps approchait
où Jésus allait être enlevé de ce monde,
il prit avec courage la route de Jérusalem.
Il envoya des messagers devant lui ;
ceux-ci se mirent en route et entrèrent
dans un village de Samaritains pour préparer sa venue.
Mais on refusa de le recevoir,
parce qu'il se dirigeait vers Jérusalem.
Devant ce refus, les disciples Jacques et Jean intervinrent :
« Seigneur, veux-tu que nous ordonnions
que le feu tombe du ciel pour les détruire ? »
Mais Jésus se retourna et les interpella vivement.
Et ils partirent pour un autre village.

Les disciples Jacques et Jean ne sont pas encore du "Nouveau Testament", ils demeurent dans dans le "œil pour œil, dent pour dent". Il va leur falloir une conversion radicale. La représentation qu'ils se font de Dieu, n'est pas celle que Jésus révèle en sa Personne même : "Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous persécutent." Durs durs que ces paroles !
Écoutons la fin du testament que Christian De Chergé, martyr de Tibhirine, écrivit le 1er janvier 1994, deux ans avant sa mort : "Et toi aussi, l’ami de la dernière minute, (son meurtrier) qui n’auras pas su ce que tu faisais. Oui, pour toi aussi je le veux ce MERCI, et cet « À-DIEU » en-visagé de toi. Et qu’il nous soit donné de nous retrouver, larrons heureux, en paradis, s’il plaît à Dieu, notre Père à tous deux. Amen ! Inch’ Allah." Telle est la Bonne Nouvelle du Christ qui nous révèle les vraies pensées de Dieu qui ne sont pas à confondre avec les nôtres ...

lundi 27 septembre 2010

Parole du jour
Lc 9, 46-50
Lundi 27 septembre

Une discussion s'éleva entre les disciples
pour savoir qui était le plus grand parmi eux.
Mais Jésus, connaissant la discussion
qui occupait leur pensée,
prit un enfant, le plaça à côté de lui
et leur dit :
« Celui qui accueille en mon nom cet enfant,
c'est moi qu'il accueille.
Et celui qui m'accueille
accueille aussi celui qui m'a envoyé.
Et celui d'entre vous tous qui est le plus petit,
c'est celui-là qui est grand. »
Jean, l'un des Douze, dit à Jésus :
« Maître, nous avons vu quelqu'un
chasser les esprits mauvais en ton nom,
et nous avons voulu l'en empêcher,
car il n'est pas avec nous pour te suivre. »
Jésus lui répondit :
« Ne l'empêchez pas :
celui qui n'est pas contre vous est pour vous. »

La grande question pour l'homme est aujourd'hui la même qu'hier : "Être le plus grand !" Dominer sur les autres ... être le plus beau ... le plus fort ... le plus intelligent ... devenir un dieu, finalement, mais un faux dieu car un dieu de pouvoir et d'aliénation des autres à son profit à soi ...
Jésus lui révèle la vraie grandeur : "Celui d'entre vous tous qui est le plus petit, c'est celui-là qui est le plus grand." L'enfant, dans le monde juif du temps n' a pas de statut social. De plus l'enfant s'en remet à quelqu'un d'autre, ses parents en particulier, car il ne se suffit pas à lui-même. Il a tout à apprendre etc ...
Jésus lui, reconnaît se recevoir et tout recevoir de son Père. Il lave les pieds de ses disciples et les invite à faire de même. Il affirme "ne pas être venu pour être servi mais pour servir et donner sa vie." Et il va jusqu'au bout de ce qu'il dit. Ce qu'il recherche, c'est toujours le bien, le meilleur pour l'autre, et cela au détriment de sa vie. La vraie grandeur est celle du cœur, celle de l'Amour vrai ! Et il nous dit à chacun : "Suis-moi." C'est la clef du bonheur.

dimanche 26 septembre 2010

Parole du jour
Lc 16, 19-31
Dimanche 26 septembre

Jésus disait cette parabole :
« Il y avait un homme riche,
qui portait des vêtements de luxe
et faisait chaque jour des festins somptueux.
Un pauvre, nommé Lazare,
était couché devant le portail, couvert de plaies.
Il aurait bien voulu se rassasier
de ce qui tombait de la table du riche ;
mais c'étaient plutôt les chiens
qui venaient lécher ses plaies.

Or le pauvre mourut,
et les anges l'emportèrent auprès d'Abraham.
Le riche mourut aussi, et on l'enterra.
Au séjour des morts, il était en proie à la torture ;
il leva les yeux et vit de loin Abraham
avec Lazare tout près de lui.

Alors il cria :
'Abraham, mon père, prends pitié de moi
et envoie Lazare tremper dans l'eau le bout de son doigt
pour me rafraîchir la langue,
car je souffre terriblement dans cette fournaise. —
Mon enfant, répondit Abraham, rappelle-toi :
Tu as reçu le bonheur pendant ta vie,
et Lazare, le malheur.
Maintenant il trouve ici la consolation,
et toi, c'est ton tour de souffrir.
De plus, un grand abîme a été mis entre vous et nous,
pour que ceux qui voudraient aller
vers vous ne le puissent pas,
et que, de là-bas non plus, on ne vienne pas vers nous.'
Le riche répliqua :
'Eh bien ! père, je te prie d'envoyer Lazare
dans la maison de mon père.
J'ai cinq frères : qu'il les avertisse
pour qu'ils ne viennent pas,
eux aussi, dans ce lieu de torture !"

Abraham lui dit :
'Ils ont Moïse et les Prophètes : qu'ils les écoutent !
- Non, père Abraham, dit le riche,
mais si quelqu'un de chez les morts vient les trouver,
ils se convertiront.'
Abraham répondit :
'S'ils n'écoutent pas Moïse ni les Prophètes,
quelqu'un pourra bien ressusciter d'entre les morts :
ils ne seront pas convaincus.' »

Qui est donc ce riche dont parle Jésus dans la parabole sinon le peuple d'Israël. Riche de quoi ? Mais de toutes les promesses reçues depuis que Dieu l'a fondée en Abraham. Lorsque Dieu appel le Abraham à tout quitter, il lui dit : « En toi seront bénis toutes les familles (nations) de la terre ». Pour cela il doit tout quitter et revenir à son cœur pour y puiser la bénédiction ...
Lazare représente ces familles, ces nations. Il représente les païens. Israël est riche de l'alliance. Il est riche de promesses reçues de Dieu. Mais il les a accaparés pour lui-même, alors qu'il les avait reçus pour en faire bénéficier les autres peuples. C'était sa Mission : révéler l'amour de Dieu pour tous les peuples ...
On voit dans l'Évangile Jésus aller vers des païens. Et ce qu'il reconnaît chez eux, c'est la foi. Ainsi de la cananéenne, du centurion, de la samaritaine et de ses compatriote etc ... L'abîme dont il est question dans la parabole, c'est l'abîme causé par la non foi. Les juifs auxquels parle Jésus ne croient pas. Lazare, lui, est le symbole de ces païens qui s'ouvrent à la foi ...
L'Église n'existe pas pour elle-même, elle est appelée à être accueillante à tout être humain. Elle est sans frontière. Elle est universelle et doit partager le trésor qu'elle porte en elle et qui a non Jésus-Christ. C'est cela notre vocation à tous et à chacun.

samedi 25 septembre 2010

Parole du jour
Lc 9, 43-45
Samedi 25 septembre

Et tous étaient frappés d'étonnement
devant la grandeur de Dieu.

« Mettez-vous bien en tête ce que je vous dis là :
le Fils de l'homme va être livré aux mains des hommes. »
Mais les disciples ne comprenaient pas ces paroles,
elles restaient voilées pour eux,

si bien qu'ils n'en saisissaient pas le sens,

et ils avaient peur de l'interroger sur ces paroles.


La grandeur de Dieu dont il est question, ce sont les délivrances et les guérisons qui s'accomplissent par Jésus et qui sont signe de la puissance de Dieu. Non une puissance de pouvoir qui lie l'homme, mais une puissance d'amour qui libère l'homme. La parole de Jésus qui suit le montre bien : "Le Fils de l'homme va âtre livré aux mains des hommes." Jésus ne va pas se servir de sa puissance comme le feraient les "puissants" de ce monde, il va donner librement sa vie et ce don va être libération pour ceux-là même qui le crucifient : "Père, pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu'ils font." L'Amour va jusque là ! Pas facile à comprendre pour nous les hommes : "Les disciples ne comprenaient pas ces paroles".

vendredi 24 septembre 2010

Parole du jour
Lc 9, 18-22
Vendredi 24 septembre

Un jour, Jésus priait à l'écart.
Comme ses disciples étaient là, il les interrogea :
« Pour la foule, qui suis-je ? »
Ils répondirent :
« Jean Baptiste ; pour d'autres, Élie ; pour d'autres,
un prophète d'autrefois qui serait ressuscité. »
Jésus leur dit :
« Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? »
Pierre prit la parole et répondit :
« Le Messie de Dieu. »
Et Jésus leur défendit vivement de le révéler à personne,
en expliquant :
« Il faut que le Fils de l'homme souffre beaucoup,
qu'il soit rejeté par les anciens,
les chefs des prêtres et les scribes,
qu'il soit tué, et que, le troisième jour, il ressuscite. »

Voilà une question qui nous concerne tous : « Pour toi, dit Jésus à chacun d'entre nous, qui suis-je ? » Il est bon de s'arrêter quelques instants pour essayer de répondre à cette question. Bien sûr, des réponses viennent à notre mémoire mais, le connaît-on vraiment ? … Les apôtres croyaient le connaître et pourtant ils étaient loin de cette connaissance et la représentation qu'il se faisait de lui ne lui ressemblait pas vraiment. Il leur faudra tout un cheminement et le don de l'Esprit-Saint pour commencer à entrer dans son intimité et à le connaître. la meilleure façon pour d'avancer dans cette connaissance du cœur, c'est de le laisser se dévoiler en nous en nous mettant vraiment à son écoute et à sa suite.

mercredi 22 septembre 2010

Parole du jour
Lc 9, 7-9
Jeudi 23 septembre

Hérode, prince de Galilée,
apprit tout ce qui se passait,
et il ne savait que penser,
parce que certains disaient que Jean le Baptiste
était ressuscité d'entre les morts.
D'autres disaient :
« C'est le prophète Élie qui est apparu. »
D'autres encore :
« C'est un prophète d'autrefois qui est ressuscité. »
Quant à Hérode, il disait :
« Jean, je l'ai fait décapiter ;
mais qui est cet homme dont j'entends tellement parler ? »
Et il cherchait à le voir.

La personne de Jésus pose question. Lorsqu'on veut mettre la main sur Lui, il échappe. Impossible de le posséder. Il est un homme libre de la liberté de Dieu. Cette liberté se montrera dans toute sa splendeur au moment de sa Passion : "Ma vie, nul ne la prend, c'est moi qui la donne." Sa souffrance et sa mort prennent alors une autre dimension : celle de l'amour et de la vie. Le mal n'a aucune prise sur Lui. Nous aussi nous sommes appelés à vivre les différente circonstances de notre vie dans la grâce de cette liberté-là. Dans le film "Des hommes et des dieux" sur les "moines martyrs de Tibhirine", le Frère Luc dit au frère Christian : "La mort ne me fait pas peur car je suis un homme libre."
Contemplons à nouveau le chemin de croix de Jérôme Bosh. Il nous aidera à le comprendre ...

Parole du jour
Lc 9, 1-6
Mercredi 22 septembre

01 Jésus convoqua les Douze,
et il leur donna pouvoir et autorité
pour dominer tous les esprits mauvais
et guérir les maladies ;
02 il les envoya proclamer le règne de Dieu
et faire des guérisons.
03 Il leur dit :
« N'emportez rien pour la route,
ni bâton, ni sac, ni pain, ni argent ;
n'ayez pas chacun une tunique de rechange.
04 Si vous trouvez l'hospitalité dans une maison,
restez-y ; c'est de là que vous repartirez.
05 Et si les gens refusent de vous accueillir,
sortez de la ville en secouant la poussière de vos pieds :
ce sera pour eux un témoignage. »
06 Ils partirent, et ils allaient de village en village,
annonçant la Bonne Nouvelle
et faisant partout des guérisons.

Jésus qui annonce la Bonne Nouvelle, proclame le règne de Dieu, celui de l'Amour, et en donne les signes par les délivrances et guérisons qu'il accomplit, donne à ses disciples de prolonger sa mission. A travers eux, c'est à l'Église qu'il donne mission. Le Pape Paul VI a écrit dans l'exhortation apostolique "Evangelii nuntiandi" : "Née de la mission de Jésus, l'Église est à son tour envoyée par Jésus. L'Église reste dans le monde lorsque le Seigneur de gloire retourne au Père. Elle reste comme le signe à la fois opaque et lumineux d'une nouvelle présence de Jésus, de son départ et de sa permanence. Elle le prolonge et le continue. Or c'est avant tout sa mission et sa condition d'évangélisateur qu'elle est appelée à continuer. Car la communauté chrétienne n'est jamais close sur elle-même. En elle, la vie intime - vie de prière, écoute de la Parole et de l'enseignement des apôtres, charité fraternelle vécue, pain partagé - n'a tout son sens que lorsqu'elle devient témoignage, provoque l'admiration et la conversion, se fait prédication et annonce de la Bonne Nouvelle. C'est ainsi toute l'Église qui reçoit mission d'évangéliser et l'œuvre de chacun est importante pour le tout ..." Et je voudrais rappeler ici les paroles de la prière de la Bienheureuse Elisabeth de la Trinité : "Que je te sois une humanité de surcroit en laquelle tu renouvelles ton mystère."

vendredi 17 septembre 2010

Parole du jour
Mt 9, 9-13
Mardi 21 septembre

Jésus, sortant de Capharnaüm,
vit un homme, du nom de Matthieu,
assis à son bureau de publicain (collecteur d'impôts).
Il lui dit : « Suis-moi. » L'homme se leva et le suivit.
Comme Jésus était à table à la maison,
voici que beaucoup de publicains et de pécheurs
vinrent prendre place avec lui et ses disciples.
Voyant cela, les pharisiens disaient aux disciples :
« Pourquoi votre maître mange-t-il
avec les publicains et les pécheurs ? »
Jésus, qui avait entendu, déclara :
« Ce ne sont pas les gens bien portants
qui ont besoin du médecin, mais les malades.
Allez apprendre ce que veut dire cette parole :
C'est la miséricorde que je désire, et non les sacrifices.
Car je suis venu appeler non pas les justes, mais les pécheurs. »

Souvent, nous jugeons sur les apparences, sans connaître vraiment la personne, ses motivations, son histoire - toute histoire est unique -, ses blessures etc. ... Nous nous arrêtons à l'extériorité. Jésus lui, ne juge pas : "Dieu n'a pas envoyé son Fils dans le monde pour juger le monde, mais pour le sauver." (Jn 3, 17) Et pourtant il aurait bien des raisons de nous juger ... Jésus regarde la personne et Il l'aime. C'est cet amour de l'autre qui fait que celui-ci change de comportement s'il est besoin. Il suffit de regarder le récit de l'appel du publicain Matthieu qui conduit celui-ci a une véritable conversion. Jésus ne le juge pas comme le font sans aucun doute ses compatriotes qui l'étiquette "collabo. des romains". Jésus connaît son comportement mais il ne cherche pas à l'enfoncer. Il veut le sauver, c'est-à-dire, le libérer et le guérir. Il veut "son bien". Voulons-nous le bien des autres ? ... Jésus regarde Matthieu avec amour et le rejoint dans son être profond, dans sa personne. Celui-ci se sent aimé, reconnu, il se lève, le suit, change de vie et devient son disciple et invite ses amis pour qu'ils rencontrent Jésus et soient illuminés et transformés par sa Présence.
Parole du jour
Lc 8, 16-18
Lundi 20 septembre

Comme la foule se rassemblait autour de Jésus,
il disait en parabole :

« Personne, après avoir allumé une lampe,
ne la cache sous un couvercle
ou ne la met en dessous du lit ;
on la met sur le lampadaire
pour que ceux qui entrent voient la lumière.
Car rien n'est caché qui ne doive paraître au grand jour ;
rien n'est secret qui ne doive être connu et venir au grand jour.
Faites attention à la manière dont vous écoutez.
Car celui qui a recevra encore,
et celui qui n'a rien se fera enlever même ce qu'il paraît avoir. »

La Parole de Dieu n'est pas faite pour être gardée "pour soi". On ne peut la recevoir vraiment que dans l'Esprit-Saint, le Souffle de Dieu qui porte la Parole de Dieu, qui nous donne de la transmettre à travers notre propre souffle et notre vie : nos pensées, notre langage, nos comportements. Nous devons être des lampadaires. Toute vie chrétienne qui se replie sur elle-même au lieu de rayonner n'est pas celle que Jésus veut. Jésus se définit comme la "Lumière de monde" car sa vie est toute offerte aux autres, toute donnée ... Il ne cache pas ce en quoi il croit, il le vit ... Il l'est !