vendredi 26 septembre 2014

Parole du jour
Lc 9, 18-22
Vendredi 26 septembre

Un jour, Jésus priait à l'écart.Comme ses disciples étaient là, il les interrogea :« Pour la foule, qui suis-je ? »
Ils répondirent : « Jean Baptiste ; pour d'autres, Élie ; pour d'autres,un prophète d'autrefois qui serait ressuscité. »
Jésus leur dit : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » Pierre prit la parole et répondit : « Le Messie de Dieu. »
Et Jésus leur défendit vivement de le révéler à personne, en expliquant : « Il faut que le Fils de l'homme souffre beaucoup, qu'il soit rejeté par les anciens, les chefs des prêtres et les scribes, qu'il soit tué, et que, le troisième jour, il ressuscite. »

Voilà une question qui nous concerne tous : « Pour toi, dit Jésus à chacun d'entre nous, qui suis-je ? » Il est bon de s'arrêter quelques instants pour essayer de répondre à cette question. Bien sûr, des réponses viennent à notre mémoire mais, le connaît-on vraiment ? … Les apôtres croyaient le connaître et pourtant ils étaient loin de cette connaissance et la représentation qu'il se faisait de lui ne lui ressemblait pas vraiment. Il leur faudra tout un cheminement et le don de l'Esprit-Saint pour commencer à entrer dans son intimité et à le connaître mieux. Qui en effet pourrait assurer le connaître vraiment ? ...  La meilleure façon pour avancer dans cette connaissance du cœur, c'est de le laisser se dévoiler en nous en nous mettant vraiment à son écoute et à sa suite.

jeudi 25 septembre 2014

Parole du jour
Lc 9, 7-9
Jeudi 25 septembre

Hérode, prince de Galilée,
apprit tout ce qui se passait,
et il ne savait que penser,
parce que certains disaient que Jean le Baptiste
était ressuscité d'entre les morts.
D'autres disaient :
« C'est le prophète Élie qui est apparu. »
D'autres encore :
« C'est un prophète d'autrefois qui est ressuscité. »
Quant à Hérode, il disait :
« Jean, je l'ai fait décapiter ;
mais qui est cet homme dont j'entends tellement parler ? »
Et il cherchait à le voir.
La personne de Jésus pose question. Lorsqu'on veut mettre la main sur Lui, il échappe. Impossible de le posséder. Il est un homme libre de la liberté de Dieu. Cette liberté se montrera dans toute sa splendeur au moment de sa Passion : "Ma vie, nul ne la prend, c'est moi qui la donne." Sa souffrance et sa mort prennent alors une autre dimension : celle de l'amour et de la vie. Le mal n'a aucune prise sur Lui. Nous aussi nous sommes appelés à vivre les différente circonstances de notre vie dans la grâce de cette liberté-là. Dans le film "Des hommes et des dieux" sur les "moines martyrs de Tibhirine", le Frère Luc dit au frère Christian : "La mort ne me fait pas peur car je suis un homme libre."
Contemplons à nouveau le chemin de croix de Jérôme Bosh. Il nous aidera à le comprendre ...

vendredi 19 septembre 2014


 Parole du jour
Lc 8, 4-15
Samedi 20 septembre

Comme une grande foule se rassemblait, et que de toutes les villes on venait vers Jésus, il dit en parabole : « Le semeur est sorti pour semer la semence. Comme il semait, du grain est tombé au bord du chemin, les passants l'ont piétiné, et les oiseaux du ciel ont tout mangé. Du grain est tombé aussi dans les pierres, il a poussé, et il a séché parce qu'il n'avait pas d'humidité. Du grain est tombé aussi au milieu des ronces, et, en poussant, les ronces l'ont étouffé. Enfin, du grain est tombé dans la bonne terre, il a poussé, et il a porté du fruit au centuple. » En disant cela, il élevait la voix : « Celui qui a des oreilles pour entendre, qu'il entende ! »

Ses disciples lui demandaient quel était le sens de cette parabole. Il leur déclara : « À vous il est donné de connaître les mystères du royaume de Dieu, mais les autres n'ont que les paraboles, afin que se réalise la prophétie : Ils regarderont sans regarder, ils écouteront sans comprendre.

Voici le sens de la parabole. La semence, c'est la parole de Dieu. Ceux qui sont au bord du chemin, ce sont ceux qui ont entendu ; puis le démon survient et il enlève de leur cœur la Parole, pour les empêcher de croire et d'être sauvés. Ceux qui sont dans les pierres, lorsqu'ils entendent, ils accueillent la Parole avec joie ; mais ils n'ont pas de racines, ils croient pour un moment, et, au moment de l'épreuve, ils abandonnent. Ce qui est tombé dans les ronces, ce sont ceux qui ont entendu, mais qui sont étouffés, chemin faisant, par les soucis, la richesse et les plaisirs de la vie, et ne parviennent pas à maturité. Et ce qui est tombé dans la bonne terre, ce sont ceux qui, ayant entendu la Parole dans un coeur bon et généreux, la retiennent, et portent du fruit par leur persévérance. »

Dieu ne donne pas aux uns et pas aux autres. Il donne à tous car il ne fait pas acception des personnes. Il aime chacun d'un amour éternel. Donc du coté de Dieu, tout est donné. La Croix en est la révélation : le sommet de l'Amour et du Don. Mais il ne peut obliger qui que ce soit à recevoir ce qu'il donne. L'homme n'est pas un robot, il a son "libre arbitre" et Dieu respecte ses choix. Et donc il lui revient d'accueillir ou non ce qui lui est offert. Les deux voies, l'une, par l'accueil du "Don", qui conduit à la vie et l'autre, par le rejet, à l'enfermement. ... C'est ce qui est dit dans la Parabole. La semence, la Parole, est semée dans toutes les terres, dans tous les coeurs, et chacun la reçoit comme il le veut ... comme il l'entend. Parfois le sol est pierreux, d'autres fois épineux etc ... et parfois "bonne terre". A chaque fois la Parole porte un fruit où non selon l'état du sol, du coeur et son attente. Il est bon de travailler  à ce que notre cœur soit bon et généreux pour accueillir la Parole ... Or la Parole ce n'est pas quelque chose, c'est Quelqu'un : Jésus Lui-même !

Parole du jour
Lc 8, 1-3
Vendredi 19 septembre


Jésus passait à travers villes et villages, proclamant la Bonne Nouvelle du règne de Dieu. Les Douze l'accompagnaient, ainsi que des femmes qu'il avait délivrées d'esprits mauvais et guéries de leurs maladies : Marie, appelée Madeleine (qui avait été libérée de sept démons), Jeanne, femme de Kouza, l'intendant d'Hérode, Suzanne, et beaucoup d'autres, qui les aidaient de leurs ressources.

Ce bref passage est un « sommaire », c’est-à-dire un résumé de l’activité missionnaire de Jésus qui assure le lien entre deux sections de l’Evangile.
Ces quelques versets soulignent que les femmes sont elles aussi habilitées à suivre Jésus, alors que la tradition rabbinique n’admettait que des disciples masculins. Le nombre de ces femmes qui accompagnaient Jésus dans ses pérégrinations n’est pas indiqué ; mais trois noms sont mentionnés : Marie-Madeleine, Jeanne et Suzanne. Jésus n’est pas entouré d’une collectivité d’individus anonymes, mais de personnes ayant un nom, un visage et une histoire uniques, qui ont pu expérimenter sa bienveillance et la puissance de sa miséricorde, et qui ont librement choisi de le suivre. Ces femmes ne font pas partie du groupe des Apôtres : Jésus ne les a pas nominativement appelées à ce ministère ; mais elles font partie - et seront même les modèles - du groupe des disciples : « Ma mère et mes frères, ce sont ceux qui entendent la parole de Dieu, et qui la mettent en pratique » (Lc 8, 21).
Ces femmes, nous dit saint Luc, « aidaient les Douze (et Jésus) de leurs ressources ». Elles pourvoyaient aux biens nécessaires pour le bon déroulement de la mission. Les biens matériels sans doute, c’est-à-dire le pain qui nourrit les corps ; mais aussi le pain de l’amitié, veillant, par leur attention discrète à chacun, à la bonne entente et à l’unité du groupe ; et le pain de la Parole auquel elle devait ramener les Apôtres toujours menacés par l’activisme en raison de leur engagement dans l’évangélisation et le gouvernement des Églises.
Ce ministère propre des femmes n’est pas limité au temps du compagnonnage avec Jésus : saint Luc va le confirmer au moment de la fondation de l’Église dans le Feu de la Pentecôte, en précisant qu’au Cénacle les Apôtres « d’un seul cœur, participaient fidèlement à la prière, avec quelques femmes, dont Marie, mère de Jésus » (Ac 1, 14). Le don de l’Esprit viendra consacrer ces femmes dans ce « sacerdoce de la charité » (Jean-Paul II) et dans cette mission de vigilance prophétique. D’autres prendront le relais : Lydie (Ac 14, 14), Priscille (Ac 18, 2), Syntyché et Evodie (Ph 4, 2), Chloé (1 Co 1, 11), Phébé (Rm 16, 1s). Ce ne sont que quelques noms d’une longue litanie de Saintes Femmes, qui tout au long de l’histoire de l’Église, ont été les collaboratrices de Dieu auprès des Apôtres, participant à leur œuvre d’évangélisation par l’exercice humble et fidèle de leur charisme propre. (P. Joseph-Marie)

jeudi 18 septembre 2014

 Parole du jour
Lc 7, 36-50
Jeudi 18 septembre

Un pharisien avait invité Jésus à manger avec lui. Jésus entra chez lui et prit place à table.
Survint une femme de la ville, une pécheresse. Elle avait appris que Jésus mangeait chez le pharisien, et elle apportait un vase précieux plein de parfum. Tout en pleurs, elle se tenait derrière lui, à ses pieds, et ses larmes mouillaient les pieds de Jésus. Elle les essuyait avec ses cheveux, les couvrait de baisers et y versait le parfum.
En voyant cela, le pharisien qui avait invité Jésus se dit en lui-même : « Si cet homme était prophète, il saurait qui est cette femme qui le touche, et ce qu'elle est : une pécheresse. »
Jésus prit la parole : « Simon, j'ai quelque chose à te dire. — Parle, Maître. »
Jésus reprit : « Un créancier avait deux débiteurs ; le premier lui devait cinq cents pièces d'argent, l'autre cinquante. Comme ni l'un ni l'autre ne pouvait rembourser, il remit à tous deux leur dette. Lequel des deux l'aimera davantage ? »
Simon répondit : « C'est celui à qui il a remis davantage, il me semble. — Tu as raison », lui dit Jésus.
Il se tourna vers la femme, en disant à Simon : « Tu vois cette femme ? Je suis entré chez toi, et tu ne m'as pas versé d'eau sur les pieds ; elle, elle les a mouillés de ses larmes et essuyés avec ses cheveux. Tu ne m'as pas embrassé ; elle, depuis son entrée, elle n'a pas cessé d'embrasser mes pieds. Tu ne m'as pas versé de parfum sur la tête ; elle, elle m'a versé un parfum précieux sur les pieds.  Je te le dis : si ses péchés, ses nombreux péchés, sont pardonnés, c'est à cause de son grand amour. Mais celui à qui on pardonne peu montre peu d'amour. »
Puis il s'adressa à la femme : « Tes péchés sont pardonnés. » Les invités se dirent : « Qui est cet homme, qui va jusqu'à pardonner les péchés ? » Jésus dit alors à la femme : « Ta foi t'a sauvée. Va en paix ! »

La sainteté n'est pas la perfection. S'il en était ainsi, très vite l'orgueil prendrait le dessus : l'être humain se ferait comme trop souvent il le fait, l'égal de Dieu. Le donnant-donnant. Or la vie, nous la recevons de Lui comme la sainteté. Lui seul est Saint. Et lorsque Jésus nous demande "d'être parfait comme notre Père Céleste est parfait" (Mt 5, 48) , il nous appelle à la miséricorde et à l'amour : "Vous donc soyez miséricordieux comme votre Père céleste est miséricordieux." (Lc 6, 36) Et il ajoute : "Ne jugez pas et vous ne serez pas jugés, ne condamnez pas et vous ne serez pas condamnés, pardonnez et vous serez pardonnés." (v. 37-38) Voilà en fait la vraie perfection qui s'apparente alors à l'amour qui en est la Source et le moteur ... En ce sens, le pharisien n'était pas parfait comme il pensait l'être avec toutes ses pratiques et sa suffisance. Il  savait reconnaître le péché des autres sans distinguer d'ailleurs entre la personne et son péché, mais pas le sien. Pour cette raison, le pardon ne pouvait accomplir son œuvre de salut en lui.  Quand à la femme :  "Je te le dis : si ses péchés, ses nombreux péchés, sont pardonnés, c'est à cause de son grand amour. Mais celui à qui on pardonne peu montre peu d'amour. " La reconnaissance de son péché et la joie de la libération a mis dans son cœur "son grand amour". Et désormais elle n'est plus centrée sur son "égo", mais sur la Personne de Jésus dans une confiance qui laisse passer la grâce : " Ta foi t'a sauvée. Va en paix ! ". "Que celui qui a des oreilles entende !"

mercredi 17 septembre 2014


 Parole du jour
Lc 7, 31-35
Mercredi 17 septembre


Jésus disait à la foule : « À qui donc vais-je comparer les hommes de cette génération ? À qui ressemblent-ils ? Ils ressemblent à des gamins assis sur la place, qui s'interpellent entre eux : 'Nous avons joué de la flûte, et vous n'avez pas dansé. Nous avons entonné des chants de deuil, et vous n'avez pas pleuré.' Jean Baptiste est venu, en effet ; il ne mange pas de pain, il ne boit pas de vin, et vous dites : 'C'est un possédé !' Le Fils de l'homme est venu ; il mange et il boit, et vous dites : 'C'est un glouton et un ivrogne, un ami des publicains et des pécheurs.' Mais la sagesse de Dieu se révèle juste auprès de tous ses enfants. »

Le grand danger pour l'homme, c'est d'être une girouette et de se tourner dans le sens où souffle le vent. Il refuse alors d'écouter son cœur préférant écouter son "égo". L'autre devient un adversaire quel que soit sa position : qu'il mange ou qu'il jeûne, qu'il danse ou qu'il pleure. Mais fondamentalement cela ne change rien à la vérité : " la sagesse de Dieu se révèle juste auprès de tous ses enfants." Malheureux cet homme sans racine qui bâtit sur le sable. Il ne peut exister qu'en étant contre. Il a pris un chemin d'enfermement et de destruction pour lui-même car il se retrouve seul même au milieu de soi-disant amis qui semblent l'aduler et le suivre ... : 

" Heureux est l'homme qui n'entre pas au conseil des méchants, 
qui ne suit pas le chemin des pécheurs, 
ne siège pas avec ceux qui ricanent,
mais se plaît dans la loi du Seigneur
 et murmure sa loi jour et nuit !

Il est comme un arbre planté près d'un ruisseau, 
qui donne du fruit en son temps, 
et jamais son feuillage ne meurt ; 
tout ce qu'il entreprend réussira,
 tel n'est pas le sort des méchants.

Mais ils sont comme la paille balayée par le vent : 
au jugement, les méchants ne se lèveront pas, 
ni les pécheurs au rassemblement des justes.
Le Seigneur connaît le chemin des justes, 
mais le chemin des méchants se perdra." 
(Psaume 1)


Deux voies, l'une attentive à la Parole du coeur : "la loi du Seigneur" ; l'autre qui conduit à la perdition ... Ce n'est pas Dieu qui l'y met, c'est l'homme déraciné et sans eau qui s'y jette.

mardi 16 septembre 2014


  
Paroles du jour
Lc 7, 11-17
Mardi 16 septembre

Jésus se rendait dans une ville appelée Naïm. Ses disciples faisaient route avec lui, ainsi qu'une grande foule. Il arriva près de la porte de la ville au moment où l'on transportait un mort pour l'enterrer ; c'était un fils unique, et sa mère était veuve. Une foule considérable accompagnait cette femme.
En la voyant, le Seigneur fut saisi de pitié pour elle, et lui dit : « Ne pleure pas. » Il s'avança et toucha la civière ; les porteurs s'arrêtèrent, et Jésus dit : « Jeune homme, je te l'ordonne, lève-toi. » Alors le mort se redressa, s'assit et se mit à parler. Et Jésus le rendit à sa mère. 
La crainte s'empara de tous, et ils rendaient gloire à Dieu : « Un grand prophète s'est levé parmi nous, et Dieu a visité son peuple. » Et cette parole se répandit dans toute la Judée et dans les pays voisins.

Cette scène nous fait surtout découvrir la dimension prophétique de la mission de Jésus. Tant par ses paroles que par ses actes, il montre bien que c’est lui qui libère totalement tous les hommes, y compris ceux qui sont dans les ténèbres de la mort. Rien ne peut arrêter l’œuvre de libération que Jésus accomplit.
Ici, il est bien question de mort « physique » mais, bien sûr, le message évoque la mort spirituelle, la maladie spirituelle dont nous souffrons tous ...
Jésus agit ici par pure et totale compassion : rien ne lui est demandé, et, de son côté, il ne demande aucune réponse, aucune confession de foi, aucune reconnaissance préalable de son identité ou de son pouvoir d’agir au nom de Dieu. Il intervient de façon purement gratuite, et avec une sobriété extraordinaire : une parole à la mère, une parole au défunt, puis ce geste par lequel il rend le fils à sa mère. Il « passe » simplement, mais en apportant vie et libération ...
Ce « passage » de Jésus dans la vie des hommes. Est-ce le fait seulement du hasard ? Bien sûr, en lisant le récit de Luc, on pourrait se dire que c’est vraiment par un pur hasard que Jésus rencontre ce cortège funèbre. Jésus est étranger à Naïm, étranger à la famille que le deuil a frappée. Il n’y a, semble-t-il, aucune raison pour qu’il veuille manifester spécialement sa puissance dans cette ville.
Tout simplement, il est là. Il passe ... Jésus est présenté ici comme "passage" et "présence de Dieu" qui, à travers lui, « visite » et sauve son peuple. Jésus passe à Naïm comme il est passé dans l’histoire des hommes ...
Maintenant encore, il est là. Il passe, comme par pur hasard, dans nos vies. Il croise nos chemins. Et il nous regarde, avec compassion... Jésus passe, il est là. Il s’arrête et il dit « je te l’ordonne, relève-toi ». Et il rend l’homme à sa mère, la vie, la vie ici, maintenant, sur terre. Cet homme qu’il a ressuscité, il le rend à la vie du monde pour qu’il témoigne et, qu’à son tour, il œuvre pour la vie et le salut du monde.
La mission de Jésus est ainsi continuée par chaque chrétien, qui, parce qu’il suit Jésus comme disciple, accepte d’être envoyé par lui.        (Hiéromoine Guy)

lundi 15 septembre 2014


N.D. des douleurs
Parole du jour
Jn 19, 25-27
Lundi 15 septembre

 Près de la croix de Jésus se tenait sa mère, avec la sœur de sa mère, Marie femme de Cléophas, et Marie Madeleine.
Jésus, voyant sa mère, et près d'elle le disciple qu'il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils. »
Puis il dit au disciple : « Voici ta mère. » Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui.

Ecoutons Saint Bonaventure (XIIIè sc.) :
  
" Regardez et voyez s'il y a douleur pareille à ma douleur ? " Ecoutons cette lamentation de Marie, la Vierge Mère. Contemplons cette douleur poignante et nous le verrons : il n'est pas de douleur pareille à sa douleur, si ce n'est la douleur de ce Fils où la sienne se modèle ; puisque, ô surprise à peine croyable, c'est une vraie compassion qui l'étreint, et que les mots d'une langue humaine ne sauraient exprimer. Car faisant rejaillir sur soi les douleurs, les blessures, les outrages de son Fils, elle les subissait dans sa propre personne, ressentant ce qui se trouvait dans le Christ Jésus. En son âme, debout près du Christ, elle partageait son martyre ; blessée de sa blessure, crucifiée au crucifix, percée du même glaive. Car son âme fut transpercée par le glaive de la passion du Christ." 
Commentaire :
 
Marie debout près de la croix, dans l'attitude de la Foi, fut en pleine communion avec son Fils. Mais comment une mère pourrait-elle rester insensible à la souffrance et à la mort de son Fils même si elle sait avec son coeur que celles-ci exprime la plénitude de l'Amour ? Une mère demeure une mère et préfèrerait pour elle seule cette souffrance et cette mort ! ...
Et puis, en même temps, ce passage était celui d'une nouvelle naissance, d'une nouvelle maternité : "Femme, voici ton Fils" ... "Voici ta Mère." Le disciple bien-aimé, uni à Marie au pied de la croix, représente tout disciple de Jésus, Marie, Mère de l'Eglise ... chaque personne humaine, Marie, Mère de l'Humanité. La virginité devenu féconde et maternelle en Jésus, le devient pour tous ceux qu'Il a sauvé par le don de sa vie auquel elle a communié dans les moindres fibre de son être. 
Prière du Bienheureux Jean Paul II (Rédemptor hominis)

« Je supplie Marie, Mère céleste de l'Eglise, qu'elle daigne persévérer avec nous dans cette prière du nouvel Avent de l'humanité, afin que nous formions l'Eglise, le Corps mystique de son Fils unique. J'espère que, grâce à cette prière, nous serons capables de recevoir l'Esprit Saint qui descend sur nous et de devenir ainsi témoins du Christ «jusqu'aux extrémités de la terre», comme ceux qui sortirent du Cénacle de Jérusalem au jour de la Pentecôte. » (Jean Paul II)

dimanche 14 septembre 2014

 Parole du jour
Jn 3, 13-17
Dimanche 14 septembre

Nul n'est monté au ciel sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l'homme.
De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l'homme soit élevé, afin que tout homme qui croit obtienne par lui la vie éternelle.
Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique : ainsi tout homme qui croit en lui ne périra pas, mais il obtiendra la vie éternelle.
Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé.
 
La croix est le signe d'un Amour au maximum, l'Amour de Dieu pour nous. Nous avons du prix à ses yeux, le prix de sa Vie. Sur la Croix, c'est Dieu Lui-même qui librement se livre, souffre et meurt. Et il le fait dans notre Humanité pour que notre Humanité libérée du péché et de la mort, refaçonnée par cet Amour au maximum, soit rendue à l'Immortalité et à la Paix. Car l'Amour est plus fort que la mort et la mort ne peut rien contre l'Amour. Elle croit être victorieuse de l'Amour, mais l'Amour est Vie : " O Mort, où est ta victoire ?O Mort, où est ton dard venimeux ? Le dard de la mort, c'est le péché ; ce qui renforce le péché, c'est la Loi. Rendons grâce à Dieu qui nous donne la victoire par Jésus Christ notre Seigneur. (1 Co 15, 55-57)  "Oui, dit Jésus, élevé de terre, j'attirerai à moi tous les hommes." (Jn 12, 32)
 
Homélie de Saint André de Crète (8è sc.) :

Nous célébrons la fête de la Croix, de cette Croix qui a chassé les ténèbres et ramené la lumière. Nous célébrons la fête de la Croix et, avec le Crucifié, nous sommes portés vers les hauteurs, nous laissons sous nos pieds la terre et le péché pour obtenir les biens du ciel. ~ Quelle grande chose que de posséder la Croix : celui qui la possède, possède un trésor. ~ Je viens d’employer le mot de trésor pour désigner ce qu’on appelle et qui est réellement le meilleur et le plus magnifique de tous les biens ; car c’est en lui, par lui et pour lui que tout l’essentiel de notre salut consiste et a été restauré pour nous.

En effet, s’il n’y avait pas eu la Croix, le Christ n’aurait pas été crucifié, la vie n’aurait pas été clouée au gibet, et les sources de l’immortalité, le sang et l’eau qui purifient le monde, n’auraient pas jailli de son côté, le document reconnaissant le péché n’aurait pas été déchiré, nous n’aurions pas reçu la liberté, nous n’aurions pas profité de l’arbre de vie, le paradis ne se serait pas ouvert. ~ S’il n’y avait pas eu la Croix, la mort n’aurait pas été terrassée, l’enfer n’aurait pas été dépouillé de ses armes. La Croix est donc une chose grande et précieuse.

mercredi 10 septembre 2014

Parole du jour
Lc 6, 27-38
Jeudi 11 septembre
 
 
Jésus déclarait à la foule :
« Je vous le dis, à vous qui m'écoutez : Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent.
Souhaitez du bien à ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous calomnient.
À celui qui te frappe sur une joue, présente l'autre. À celui qui te prend ton manteau, laisse prendre aussi ta tunique.
Donne à quiconque te demande, et ne réclame pas à celui qui te vole.
Ce que vous voulez que les autres fassent pour vous, faites-le aussi pour eux.
Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle reconnaissance pouvez-vous attendre ? Même les pécheurs aiment ceux qui les aiment.
Si vous faites du bien à ceux qui vous en font, quelle reconnaissance pouvez-vous attendre ? Même les pécheurs en font autant.
Si vous prêtez quand vous êtes sûrs qu'on vous rendra, quelle reconnaissance pouvez-vous attendre ? Même les pécheurs prêtent aux pécheurs pour qu'on leur rende l'équivalent.
Au contraire, aimez vos ennemis, faites du bien et prêtez sans rien espérer en retour. Alors votre récompense sera grande, et vous serez les fils du Dieu très-haut, car il est bon, lui, pour les ingrats et les méchants.

Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux.
Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés. Pardonnez, et vous serez pardonnés.
Donnez, et vous recevrez : une mesure bien pleine, tassée, secouée, débordante, qui sera versée dans votre tablier ; car la mesure dont vous vous servez pour les autres servira aussi pour vous. »
 
 
Être chrétien n'est pas de tout repos : "Aimez vos ennemis !" Voilà une parole difficile pour l'homme. Est-ce possible ?  Et pourtant c'est au coeur de la voie chrétienne. C'est le chemin de Jésus. Le suivre, c'est prendre le même chemin. Combien de personnes sont malades de ce manque d'amour, de ce manque de pardon ? ... Il s'agit d'être plus fort que la haine, que le mal. La "Royauté" chrétienne c'est celle-là ! Et Jésus continue :  faites du bien à ceux qui vous haïssent. Souhaitez du bien à ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous calomnient ... Comment est-ce possible Seigneur ? Il nous le redit : "Ce qui est impossible à l'homme est possible à Dieu." et il ajoute "Sans moi vous ne pouvez rien faire." Lisons les Evangiles, nous verrons comment il a vécu ce qu'il dit : "Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu'ils font." Le fruit de ce pardon, de cet amour, c'est la Paix et la Vie donnée. Jésus dit aussi : "Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux." C'est le même message. En hébreu, le terme que nous traduisons par "miséricorde" signifie "entrailles maternelles". Etre "miséricordieux", c'est donner la vie comme une mère. Chaque personne humaine est à considérer comme notre enfant. On ne peut que vouloir du bien pour son enfant même s'il se fait notre ennemi. Alors la souffrance est là mais l'amour est plus fort que la souffrance. On l'aime jusqu'à être prêt à donner sa vie pour lui. Jésus l'a accompli : Il a donné sa vie pour ceux-là même qui le crucifiait. Accueillir ce don, accueillir Jésus dans notre vie, c'est Lui permettre de transformer nos sentiments pour aimer comme il nous aime. 

mardi 9 septembre 2014


 Paroles du jour
Lc 6, 12-19
Mardi 09 septembre

En  ces jours-là, Jésus s'en alla dans la montagne pour prier, et il passa la nuit à prier Dieu. Le jour venu, il appela ses disciples, en choisit douze, et leur donna le nom d'Apôtres : Simon, auquel il donna le nom de Pierre, André son frère, Jacques, Jean, Philippe, Barthélemy, Matthieu, Thomas, Jacques fils d'Alphée, Simon appelé le Zélote, Jude fils de Jacques, et Judas Iscariote, celui qui fut le traître.

Jésus descendit de la montagne avec les douze Apôtres et s'arrêta dans la plaine. Il y avait là un grand nombre de ses disciples, et une foule de gens venus de toute la Judée, de Jérusalem, et du littoral de Tyr et de Sidon, qui étaient venus l'entendre et se faire guérir de leurs maladies. Ceux qui étaient tourmentés par des esprits mauvais en étaient délivrés. Et toute la foule cherchait à le toucher, parce qu'une force sortait de lui et les guérissait tous.

Voici que Jésus pose les premières pierres de son Église. Et il ne les choisit pas arbitrairement. Il les connaît de l'intérieur et sait qu'ils ne sont pas parfaits. Jésus prend du temps :  "Il s'en alla dans la montagne pour prier, et il passa la nuit à prier Dieu". Jésus ne fait rien sans la prière, sans la relation avec le Père ... Il ne fait rien en dehors de l'écoute du cœur. C'est pour nous une leçon. Une fois bien "connecté" intérieurement, il est prêt au discernement : "Il appelle ses disciples". C'est lui qui appelle. Il appelle et il choisit : "Il en choisit douze". "Douze" comme les douze tribus d'Israël. Jésus fonde le nouvel Israël dont la mission sera la même. Fondé en Abraham, Israël avait une feuille de route bien claire. Dieu dit à Abraham : "Quitte ton pays, ta famille et la maison de ton père ..." Abraham est appeler à une "conversion" : quitter l’idolâtrie et entrer dans une nouvelle relation en bâtissant sa vie sur l'Unique Dieu. Et ceci en lui remettant sa vie dans une confiance totale, la Foi : "pour le pays que je t'indiquerai". Cet abandon entre les mains de Dieu le conduira à accomplir sa mission : "Sois une bénédiction !"(Gn 12, 1-2) La Mission du Nouvel Israël fondé par Jésus sera la même : "Sois une Bénédiction!" Jésus n'a été que "Bénédiction". Il dira que "le disciple doit être comme son Maître". Et donc la Mission des Apôtres, nom qui signifie "Envoyés" sera la même que celle de Jésus, que celle d'Abraham : "Sois une Bénédiction !"  Et pour Jésus celle-ci s'accomplit plus particulièrement de trois manières qui sont indissociables : La Parole avec la mise en pratique de ce qu'elle dit : la libération et la guérison. 1. La Parole, l'enseignement de Jésus qui est un Rabbi, un Enseignant, enseignement qui est une Bonne Nouvelle et rejoint le coeur de l'homme : "Une foule de gens ... venus l'entendre."  - 2. La libération : "Ceux qui étaient tourmentés par des esprits mauvais en étaient délivrés." - 3. La guérison : "une foule de gens ... venus se faire guérir de leurs maladies". Jésus rend la Santé, c'est le sens du mot "Salut" :  " ... Il les guérissait tous." La Mission de l'Eglise, Nouvel Israël fondée sur les Apôtres et dont Jésus est "la Pierre d'Angle" est la même. Mais par elle-même elle ne peut rien : "Sans moi vous ne pouvez rien faire" dira Jésus à ses disciples.  Elle ne peut accomplir sa Mission que par Sa Force à Lui : "Une force sortait de Lui." Réceptacle de cette "Force", l'Eglise, Peuple de Dieu, Corps du Christ, Temple de l'Esprit est le "Lieu" où aujourd'hui encore on peut "toucher Jésus" : "toute la foule cherchait à le toucher ..."  En particulier par la "Vie fraternelle", la "prière", la "liturgie" et les "Sacrements", le "Service du frère".

vendredi 29 août 2014

Vendredi 29 août
  
Bonne Nouvelle pour aujourd'hui 
Mc 6,17-29
 
Martyre de St Jean-Baptiste
 
Hérode, prince de Galilée, avait fait arrêter Jean et l'avait mis en prison. En effet, il avait épousé Hérodiade, la femme de son frère Philippe, et Jean lui disait : « Tu n'as pas le droit de prendre la femme de ton frère. » Hérodiade en voulait donc à Jean, et elle cherchait à le faire mettre à mort. Mais elle n'y arrivait pas parce que Hérode avait peur de Jean : il savait que c'était un homme juste et saint, et il le protégeait ; quand il l'avait entendu, il était très embarrassé, et pourtant, il aimait l'entendre.

Cependant, une occasion favorable se présenta lorsque Hérode, pour son anniversaire, donna un banquet à ses dignitaires, aux chefs de l'armée et aux notables de la Galilée. La fille d'Hérodiade fit son entrée et dansa. Elle plut à Hérode et à ses convives. Le roi dit à la jeune fille : « Demande-moi tout ce que tu veux, je te le donnerai. » Et il lui fit ce serment : « Tout ce que tu me demanderas, je te le donnerai, même si c'est la moitié de mon royaume. »
Elle sortit alors pour dire à sa mère : « Qu'est-ce que je vais demander ? » Hérodiade répondit : « La tête de Jean le Baptiste. »
Aussitôt la jeune fille s'empressa de retourner auprès du roi, et lui fit cette demande : « Je veux que tout de suite tu me donnes sur un plat la tête de Jean Baptiste. »
Le roi fut vivement contrarié ; mais à cause du serment fait devant les convives, il ne voulut pas lui opposer un refus.
Aussitôt il envoya un garde avec l'ordre d'apporter la tête de Jean. Le garde s'en alla, et le décapita dans la prison. Il apporta 1a tête sur un plat, la donna à la jeune fille, et la jeune fille la donna à sa mère.
Lorsque les disciples de Jean apprirent cela, ils vinrent prendre son corps et le déposèrent dans un tombeau.
 
Dans le Prologue de l'Evangile selon St Jean, il est dit du Baptiste : "Il y eut un homme envoyé par Dieu ; son nom était Jean. Il est venu comme témoin, pour rendre témoignage à la Lumière, afin que tous croient par lui. Cet homme n’était pas la Lumière, mais il était là pour rendre témoignage à la Lumière." (Jn 1, 6-8) Nous savons par ailleurs que Jean-Baptiste a une place particulière. L'annonce de sa naissance est inattendu, son père Zacharie a du mal a croire le message de l'ange et devient muet. Ces neuf mois sans la parole lui feront faire tout un chemin vers une foi solide comme le roc. Dieu est Roc ! En effet, Élisabeth, femme de Zacharie et mère de Jean, dont le nom signifie "Maison de Dieu" était stérile. Mais comme pour Sarah la stérile, femme d'Abraham, qui va enfanter Isaac, on entend en écho : "Quoi de trop merveilleux pour Dieu ?" Ce qui rejoint le "Rien n'est impossible à Dieu" du récit de l'annonciation à Marie. Là encore il est question de Jean dont la présence dans le sein d’Élisabeth (elle en est à son 6ème mois) est le signe pour Marie de sa conception de Jésus, elle qui est vierge.Jésus témoignera de lui : "Amen, je vous le dis : Parmi ceux qui sont nés d’une femme, personne ne s’est levé de plus grand que Jean le Baptiste ; et cependant le plus petit dans le royaume des Cieux est plus grand que lui. Jésus dira de lui : " propos de Jean : « Qu’êtes-vous allés regarder au désert ? un roseau agité par le vent ? Alors, qu’êtes-vous donc allés voir ? un homme habillé de façon raffinée ? Mais ceux qui portent de tels vêtements vivent dans les palais des rois. Alors, qu’êtes-vous allés voir ? un prophète ? Oui, je vous le dis, et bien plus qu’un prophète. C’est de lui qu’il est écrit : Voici que j’envoie mon messager en avant de toi, pour préparer le chemin devant toi.  Amen, je vous le dis : Parmi ceux qui sont nés d’une femme, personne ne s’est levé de plus grand que Jean le Baptiste ; et cependant le plus petit dans le royaume des Cieux est plus grand que lui". Le Royaume de cieux, c'est l'enseignement de Jésus et donc Jésus lui-même. Jean reste de l'ancien-testament et ne pourra pas vraiment s'ouvrir au changements qu'apporte Jésus. C'est le pourquoi que depuis sa prison il envoie ses disciples demander à Jésus : "Es-tu celui qui doit venir ou faut-il en attendre un autre ? ..." Mais Jean restera fidèle à Jésus jusqu'au bout. Il a préparé ses chemins en annonçant sa venue ... Et cela dès le sein maternel où il tressaille dans le sein d'Elisabeth, lors de la venue de Marie à la visitation. Il l'a désigné comme l'Agneau qui enlève les péchés ... Il a appelé à la conversion pour l'accueillir avec un cœur purifié ... Il le précède, donnant sa vie pour la vérité, victime de la haine d'Hérodiade et de la faiblesse du monarque. Jésus lui-même, avant de mourir, victime de la haine, dira à Pilate qui montrera une grande faiblesse : "Je suis venu en ce monde pour rendre témoignage à la vérité." Jean, celui par qui Jésus a voulu être baptisé, a toujours été celui qui précède Jésus, lui préparant le chemin ... Toute son existence et même sa mort sont indissociables de celle de Jésus auquel elle sont ordonnées.
 
 

jeudi 28 août 2014

Jeudi 27 août
  
Bonne Nouvelle pour aujourd'hui


Mt 24, 42-32
Jésus parlait à ses disciples de sa venue :
« Veillez, car vous ne connaissez pas le jour où votre Seigneur viendra.
Vous le savez bien : si le maître de maison avait su à quelle heure de la nuit le voleur viendrait, il aurait veillé et n'aurait pas laissé percer le mur de sa maison.
Tenez-vous donc prêts, vous aussi : c'est à l'heure où vous n'y penserez pas que le Fils de l'homme viendra.
Quel est donc le serviteur fidèle et sensé à qui le maître de maison a confié la charge de son personnel pour lui donner la nourriture en temps voulu ? Heureux ce serviteur que son maître, en arrivant, trouvera à son travail ! Amen, je vous le déclare : il lui confiera la charge de tous ses biens.
Mais si ce mauvais serviteur se dit : 'Mon maître s'attarde', et s'il se met à frapper ses compagnons, s'il mange et boit avec les ivrognes, son maître viendra le jour où il ne l'attend pas et à l'heure qu'il n'a pas prévue : il se séparera de lui et le mettra parmi les hypocrites ; là il y aura des pleurs et des grincements de dents. »


Commentaire 

Veillez, c'est vivre en harmonie avec l'appel intérieur à l'amour. Être ajusté, accordé à soi-même dans ce qu'il y a en soi de meilleur. Tous nous avons cette petite lumière qui brille en nous comme un appel. Lorsque nous allons vers la lumière dans nos pensées, nos paroles, nos actes, nous faisons l'expérience de la vraie paix, de la communion avec les autres, de la vie. C'est l'aube d'un jour toujours nouveau du royaume de l'amour, le ciel déjà-là ! Si nous allons vers l'ombre et les ténèbres dans nos pensées, nos paroles et nos actions, nous faisons l'expérience du mal être, de la zizanie, de la mort. Il est deux voies : "choisis la Vie !" : Tu choisiras la vie pour que tu vives, toi et ta descendance, en aimant le Seigneur ton Dieu, en écoutant sa voix et en t’attachant à lui. C’est ainsi que tu vivras ..." (Dt 30, 19-20)
Choisir la Vie, c'est "veiller" ! Si le Seigneur vient, lui qui est le Maître de la Vie, nous lui serons accordés, ajustés et donc prêts à lui être unis car nous le serons déjà : "Nous le verrons tel qu'il est car nous lui serons semblables" dit St Jean dans sa 1ère lettre (3, 2).
Cet Évangile est un appel à une conversion active de tout les instant où la dynamique et le but sont identique : l'amour! ... " Dieu est Amour, qui demeure dans l'amour demeure en Dieu et Dieu en lui !" (1jn 4,16)

mercredi 27 août 2014

Mercredi 27 août
  
Bonne Nouvelle pour aujourd'hui
Mt 23, 27-32

Jésus disait : « Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous ressemblez à des tombeaux blanchis à la chaux : à l'extérieur, ils ont une belle apparence, mais l'intérieur est rempli d'ossements et de toutes sortes de choses impures. C'est ainsi que vous, à l'extérieur, pour les gens, vous avez l'apparence d'hommes justes, mais à l'intérieur vous êtes pleins d'hypocrisie et de mal.

Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous bâtissez les tombeaux des prophètes, vous décorez les sépulcres des justes, et vous dites : 'Si nous avions vécu à l'époque de nos pères, nous n'aurions pas été leurs complices pour verser le sang des prophètes.' Ainsi vous témoignez contre vous-mêmes : vous êtes bien les fils de ceux qui ont assassiné les prophètes. Eh bien, vous, achevez donc ce qui vos pères ont commencé ! » 

Commentaire :
 
Une vie dans les "apparences". La source est bouché. Le coeur est fermé. L'amour est bafoué. Dieu crucifié dans l'homme. Car l'homme, tout homme, et donc le scribe et le pharisien dont parle Jésus, sont créés à l'image de Dieu. Le miroir est brisé car l'homme ne reflète plus cette image ... du gâchis ! Le péché.
Se croyant fort et glorieux dans ses pratiques extérieures qui ne sont qu'un leurre, l'homme est finalement seul et dans un enfermement. 
Jésus ne condamne pas la personne mais le comportement qui détruit la personne qui agit ainsi sans même trop s'en rendre compte : "guides aveugles !" (Mt 23, 24) Les scribes et les pharisiens se mettent eux-mêmes dans le malheur : "Malheureux !" Si Jésus est dur envers eux dans ses paroles, c'est pour "qu'ils voient" enfin la situation mortelle dans laquelle ils se mettent par cet aveuglement et se convertissent !
Comment une voiture pourrait-elle avancer sans carburant ? Comment l'homme peut-il agir en vérité sans laisser jaillir la Source du plus profond de lui-même ? Il en jaillira "la justice, la miséricorde et la fidélité" (Mt 23,23). "Purifiez l'intérieur" (Mt 23, 26), comme il le leur demande, c'est se dessaisir de son moi dévastateur pour "laisser jaillir  l'amour" à travers soi ! En conclusion écoutons St Paul : " Que votre amour soit sans hypocrisie. Fuyez le mal avec horreur, attachez-vous au bien. Soyez unis les uns aux autres par l’affection fraternelle, rivalisez de respect les uns pour les autres. Ne brisez pas l’élan de votre générosité, mais laissez jaillir l’Esprit ; soyez les serviteurs du Seigneur." (Rm 12, 9-11)

 Vous purifiez l"extérieur mais Dieu se trouve à l'intérieur

"Si le monde qui cherche Dieu savait ! Si ces savants qui cherchent Dieu dans la connaissance intellectuelle et les vaines discussions savaient ; si les hommes savaient où se trouve Dieu ! Combien de guerres seraient empêchées ; combien il y aurait de paix dans le monde, combien d'âmes seraient sauvées. Insensés et sots, vous qui cherchez Dieu là où il n'est pas ! Ecoutez et soyez étonnés : Dieu est dans le cœur de l'homme, moi, je le sais. Mais, voyez, Dieu vit dans le cœur de l'homme quand ce cœur vit détaché de tout ce qui n'est pas lui, quand ce cœur se rend compte que Dieu frappe à sa porte (Ap 3,20) et, balayant et astiquant tous ses appartements, il se dispose ainsi à recevoir celui qui seul rassasie vraiment.
Qu'il est doux de vivre ainsi, avec Dieu au plus profond du cœur ; quelle douceur si grande que de se voir plein de Dieu !... Comme il en coûte peu, ou plutôt ne coûte rien, de faire tout ce qu'il veut, car on aime sa volonté, et même la douleur et la souffrance deviennent paix, car on souffre par amour. Dieu seul rassasie l'âme et la remplit pleinement..." (Nicou)

lundi 25 août 2014

 Lundi 25 août
  
Bonne Nouvelle pour aujourd'hui

Mt 23, 13.15-22

Jésus disait :
« Malheureux êtes-vous, 
scribes et pharisiens hypocrites, 
parce que vous fermez à clé 
le Royaume des cieux 
devant les hommes ; 
vous-mêmes n'y entrez pas, 
et ceux qui essayent d'y entrer, 
vous ne leur permettez pas d'entrer !
Malheureux êtes-vous, 
scribes et pharisiens hypocrites, 
parce que vous parcourez la mer 
et la terre pour faire un seul converti, 
et quand vous y avez réussi, 
vous en faites un homme voué à la géhenne, 
deux fois pire que vous !

Malheureux êtes-vous, 
guides aveugles, vous qui dites : 
 'Si l'on fait un serment par le Temple, il est nul ; 
mais si l'on fait un serment par l'or du Temple, 
on doit s'en acquitter.'
Insensés et aveugles ! 
Qu'est-ce qui est le plus important : 
l'or ? ou bien le Temple 
par lequel cet or devient sacré ?
Vous dites encore : 
'Si l'on fait un serment par l'autel, il est nul ; 
mais si l'on fait un serment 
par l'offrande posée sur l'autel, 
on doit s'en acquitter.'
Aveugles ! 
Qu'est-ce qui est le plus important : 
l'offrande ? ou bien l'autel 
par lequel cette offrande devient sacrée ?
Celui qui fait un serment par l'autel 
fait donc un serment par l'autel
 et par tout ce qui est posé dessus ; 
et celui qui fait un serment par le Temple 
fait un serment par le Temple 
et par Celui qui l'habite ; 
et celui qui fait un serment par le ciel 
fait un serment par le trône divin
 et par Celui qui siège sur ce trône. »

Malheureux êtes-vous ! Ce refrain revient par trois fois dans notre Évangile. Dans l’Évangile le récit est plus long et ce refrain continue ... Que veut dire Jésus ? Que par leurs comportements, les scribes et les pharisiens se mettent dans une situation de mal et finalement d'esclave. Ils e lient extérieurement à des prescriptions et des rites qui sont là non comme des absolus mais comme des moyens pour une libération du coeur : " Qu'est-ce qui est le plus important : l'or ? ou bien le Temple par lequel cet or devient sacré ?" Ils s'attachent à l'or et oublie Celui qui habite le Temple. De même Jésus dira que "le Sabbat a été fait pour l'homme et non l'homme pour le Sabbat." Et Jésus reproche aux scribes et aux pharisiens de tromper leurs disciples et ainsi de les manipuler à leur profit.
Ainsi ils ferment le "Royaume des Cieux" qui est celui de l'amour, de la justice et de la miséricorde, de la paix. Celui qu'incarne Jésus. Il est le Royaume !... : "En Jésus de Nazareth nous rencontrons le visage de Dieu, qui est descendu de son Ciel pour se plonger dans le monde des hommes, dans notre monde, et enseigner « l’art de vivre », le chemin du bonheur; pour nous libérer du péché et faire de nous les enfants de Dieu (cf. Ep 1, 5 ; Rm 8, 14). Jésus est venu pour nous sauver et nous montrer la vie bonne de l’Évangile." (Benoît XVI)

mardi 10 juin 2014


Bonne Nouvelle pour aujourd'hui

Mardi 9 juin

 Evangile de Jésus-Christ selon St Matthieu 5, 13-16

Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, 
sur la montagne, il leur disait : 
« Vous êtes le sel de la terre. 
Si le sel se dénature, comment redeviendra-t-il du sel ? 
Il n'est plus bon à rien : 
on le jette dehors et les gens le piétinent.

Vous êtes la lumière du monde. 
Une ville située sur une montagne ne peut être cachée. 
Et l'on n'allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau ; 
on la met sur le lampadaire, 
et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison. 
De même, que votre lumière brille devant les hommes : 
alors en voyant ce que vous faites de bien,
ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux. »

Méditation

 Relevons la première phrase de ce récit : "Les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus". C'est Lui, Jésus qui est "le sel de la terre", "la lumière du monde". Les apôtres sont rassemblés autour de Lui pour en recevoir toute la saveur et l'éclairage et devenir par sa Présence accueillie en eux ce qu'il est, Lui seul. Le disciple est un canal qui laisse passer la lumière de Jésus et qui en donne le goût.Ce qu'il est appelé à être ne vient pas de soi mais de Lui. Ce qui demande de se laisser transformer par Lui. Le Baptême est le Sacrement qui le réalise et donne la capacité de le vivre : "Tu as revêtu le Christ." Et le baptême est une réalité à vivre chaque jour : accueillir Jésus et vivre toute rencontre et toute chose "par Lui, avec Lui est en Lui". Je terminerai par ce passage de la prière bien connue de la Bienheureuse Élisabeth de la Trinité. Parlant à Jésus elle dit : "Que je te sois une humanité de surcroit en laquelle tu renouvelles ton mystère." Il s'agit bien-sur du mystère de l'amour dont la croix est le signe. Un amour source de Vie !

lundi 9 juin 2014



 Bonne Nouvelle pour aujourd'hui

Lundi 8 juin



 Evangile selon St Matthieu 5, 1-12

Quand Jésus vit toute la foule qui le suivait, 
il gravit la montagne. 
Il s'assit, et ses disciples s'approchèrent.
Alors, ouvrant la bouche, il se mit à les instruire. 
Il disait :
« Heureux les pauvres de cœur : 
le Royaume des cieux est à eux !
Heureux les doux : 
ils obtiendront la terre promise !
Heureux ceux qui pleurent : 
ils seront consolés !
Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice : 
ils seront rassasiés !
Heureux les miséricordieux : 
ils obtiendront miséricorde !
Heureux les cœurs purs : 
ils verront Dieu !
Heureux les artisans de paix : 
ils seront appelés fils de Dieu !
Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice : 
le Royaume des cieux est à eux !
Heureux serez-vous si l'on vous insulte, 
si l'on vous persécute et si l'on dit faussement 
toute sorte de mal contre vous, à cause de moi.
Réjouissez-vous, soyez dans l'allégresse, 
car votre récompense sera grande dans les cieux ! 
C'est ainsi qu'on a persécuté 
les prophètes qui vous ont précédés. »

 Lire ces béatitudes avec le cœur laisse se dessiner un visage, celui de Jésus lui-même :

- Jésus pauvre de cœur. Tout ce qu'il a dit et fait, il l'a reçu d'un autre : le Père.
- Jésus, doux et humble de cœur dont le joug est aisé et le fardeau léger ...
- Jésus qui a pleuré sur Jérusalem en voyant celle-ci esclave du mal, un mal qui le conduira à la croix ...
- Jésus affamé et assoiffé de Justice, lui qui n'a cherché que la libération des rejetés, s'asseyant à la table des pécheurs, conversant avec les païens et hérétiques, guérissant les malades ...
- Jésus miséricordieux, la croix en sera le signe définitif ...
- Jésus au cœur pur, lui qui était (qui est) sans péché et qui ne désirait pour les autres que cette pureté du cœur, source de vie ...
- Jésus artisan de paix qui jusqu'au bout appellera l'homme à la conversion : "C'est ma Paix que je vous laisse, c'est ma Paix que je vous donne."
- Jésus persécuté, insulté, flagellé, crucifié, donnant librement sa vie pour sauver la vie de ceux-là-mêmes qui le crucifiaient ...
- Jésus qui au cœur même de la souffrance exultait intérieurement de joie car son cœur était dans la paix et qu'il accomplissait l'œuvre définitive de l'Amour.


Oui, bienheureux Jésus qui nous a montré tant d'amour, tout l'amour ... jusqu'au bout ! En hébreu, ce mot bienheureux est à traduire par "En marche". Ceci nous concerne. Le chemin nous est tracé ... et une voix nous appelle : "Toi, suis-moi !"

dimanche 8 juin 2014


 Bonne Nouvelle pour aujourd'hui

Dimanche 7 juin

  
LA PENTECÔTE

Viens, Esprit Créateur,
visite l'âme de tes fidèles,
emplis de la grâce d'En-Haut
les cœurs que tu as créés.

Toi qu'on nomme le Conseiller,
don du Dieu très-Haut,
source vive, feu, charité,
invisible consécration.

Tu es l'Esprit aux sept dons,
le doigt de la main du Père,
L'Esprit de vérité promis par le Père,
c'est toi qui inspires nos paroles.

Allume en nous ta lumière,
emplis d'amour nos cœurs,
affermis toujours de ta force
la faiblesse de notre corps.

Repousse l'ennemi loin de nous,
donne-nous ta paix sans retard,
pour que,sous ta conduite et ton conseil,
nous évitions tout mal et toute erreur.

Fais-nous connaître le Père,
révèle-nous le Fils,
et toi, leur commun Esprit,
fais-nous toujours croire en toi.

Gloire soit à Dieu le Père,
au Fils ressuscité des morts,
à l'Esprit Saint Consolateur,
maintenant et dans tous les siècles.
Amen.


Livre des Actes des Apôtres 2, 1-11
 

Quand arriva la Pentecôte
(le cinquantième jour après Pâques),
ils se trouvaient réunis tous ensemble.
Soudain il vint du ciel un bruit
pareil à celui d'un violent coup de vent :

toute la maison où ils se tenaient en fut remplie.
Ils virent apparaître comme une sorte de feu
qui se partageait en langues et qui se posa sur chacun d'eux.
Alors ils furent tous remplis de l'Esprit Saint :
ils se mirent à parler en d'autres langues,
et chacun s'exprimait selon le don de l'Esprit.
Or, il y avait, séjournant à Jérusalem,
des Juifs fervents, issus de toutes les nations qui sont sous le ciel.
Lorsque les gens entendirent le bruit,
ils se rassemblèrent en foule.
Ils étaient dans la stupéfaction
parce que chacun d'eux les entendait parler sa propre langue.
Déconcertés, émerveillés, ils disaient :
« Ces hommes qui parlent ne sont-ils pas tous des Galiléens ?
Comment se fait-il que chacun de nous
les entende dans sa langue maternelle ?
Parthes, Mèdes et Élamites,
habitants de la Mésopotamie, de la Judée et de la Cappadoce,
des bords de la mer Noire, de la province d'Asie,
de la Phrygie, de la Pamphylie, de l'Égypte
et de la Libye proche de Cyrène, Romains résidant ici,
Juifs de naissance et convertis,
Crétois et Arabes,
tous nous les entendons proclamer
dans nos langues les merveilles de Dieu. »

Sans le don de l'Esprit-Saint, rien n'aurait changé dans la vie des disciples. A Pâques, Jésus ressuscite mais il leur reste extérieur. A la Pentecôte, tout change, il leur devient intérieur : l'Esprit-Saint imprime en eux la Présence de Jésus. Et chacun est appelé à manifester cette Présence selon sa personnalité et sa mission. C'est un même feu, mais chacun le reçoit personnellement (langues de feu) car chacun est particulier et parce que chacun a une relation personnelle avec le Christ. Si tous comprennent ce que disent les apôtres, c'est qu'une langue est devenue commune : la langue de la Foi qui est une langue de Feu, le Feu de la charité qui s'est répandue depuis l'arbre de vie de la croix. La dispersion de Babel se change en communion et en unité à la Pentecôte. Et ce qui est proclamé et entendu, ce sont "les merveilles de Dieu".