mardi 15 avril 2014

Semaine Sainte

Mardi-Saint
Jn 13, 21-33.36.38
15 avril

 A l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père,
au cours du repas qu'il prenait avec ses disciples,
il fut bouleversé au plus profond de lui-même,
et il attesta :
« Amen, amen, je vous le dis :
l'un de vous me livrera. »
Les disciples se regardaient les uns les autres,
sans parvenir à comprendre de qui Jésus parlait.
Comme il y avait à table, tout contre Jésus,
l'un de ses disciples, celui que Jésus aimait,
Simon-Pierre lui fait signe de demander à Jésus
de qui il veut parler.
Le disciple se penche donc sur la poitrine de Jésus
et lui dit :
« Seigneur, qui est-ce ? »
Jésus lui répond :
« C'est celui à qui j'offrirai
la bouchée que je vais tremper dans le plat. »
Il trempe la bouchée,
et la donne à Judas, fils de Simon l'Iscariote.
Et, quand Judas eut pris la bouchée,
Satan entra en lui.
Jésus lui dit alors :
« Ce que tu fais, fais-le vite. »
Mais aucun des convives ne comprit le sens de cette parole.
Comme Judas tenait la bourse commune,
certains pensèrent que Jésus voulait lui dire
d'acheter ce qu'il fallait pour la fête,
ou de donner quelque chose aux pauvres.
Quand Judas eut pris la bouchée, il sortit aussitôt ;
il faisait nuit.

Quand il fut sorti, Jésus déclara :
« Maintenant le Fils de l'homme est glorifié,
et Dieu est glorifié en lui.
Si Dieu est glorifié en lui,
Dieu en retour lui donnera sa propre gloire ;
et il la lui donnera bientôt.

Mes petits enfants,
je suis encore avec vous,
mais pour peu de temps, et vous me chercherez.
J'ai dit aux Juifs :
'Là où je m'en vais,
vous ne pouvez pas y aller.'
Je vous le dis maintenant à vous aussi.

Simon-Pierre lui dit :
« Seigneur, où vas-tu ? »
Jésus lui répondit :
« Là où je m'en vais,
tu ne peux pas me suivre pour l'instant ;
tu me suivras plus tard. »
Pierre lui dit :
« Seigneur, pourquoi ne puis-je pas te suivre maintenant ?
Je donnerai ma vie pour toi ! »
Jésus réplique :
« Tu donneras ta vie pour moi ?
Amen, amen, je te le dis :
le coq ne chantera pas
avant que tu m'aies renié trois fois. »


 "La gloire de Dieu, c'est l'Homme vivant". (St Irénée) Trahi par l'un des siens, renié par un autre ... Jésus en s'offrant librement, sans haine, va remettre l'Homme debout (sens du mot "résurrection"), le rendre à lui-même. C'est ainsi que Pilate présentant Jésus revêtu du manteau de roi, dira : "Voici l'Homme !" Prophétiquement, il montre qui est l'Homme. Il le montre dans le don total que Jésus fait de Lui-même, dans la plénitude de l'Amour. Car le don que Jésus fait, Il le fait pour ceux-là même qui le trahissent et le crucifient. Jésus se dépouille totalement de Lui-même, se dessaisit de sa vie pour ceux qui le regardent comme leur ennemi. Une seule chose compte pour Lui, la libération et la guérison de l'Homme, sa santé (salut) retrouvée, celle du cœur. L'Homme rendu à lui-même est appelé à entrer en pleine communion avec Dieu : "l'Homme vivant, c'est la vision de Dieu". (St Irénée) C'est que fondamentalement Dieu et l'Homme ont même nature spirituelle : l'Amour. Dieu dit : "Faisons l'Homme à notre Image et ressemblance ..." En Jésus les deux s'unissent, Il est vrai Dieu et vrai Homme.

mardi 8 avril 2014

Bonne Nouvelle
Lundi 7 avril
Jn 8, 21-30
 
Il leur répondit : 
« Vous, vous êtes d'en bas ; moi, je suis d'en haut. 
Vous êtes de ce monde ; moi, je ne suis pas de ce monde.
 C'est pourquoi je vous ai dit que vous mourrez dans vos péchés.
 Si, en effet, vous ne croyez pas que moi, JE SUIS, 
vous mourrez dans vos péchés... »
Jésus leur déclara : 
« Quand vous aurez élevé le Fils de l'homme, 
alors vous comprendrez que moi, JE SUIS, 
et que je ne fais rien par moi-même, mais tout ce que je dis, 
c'est le Père qui me l'a enseigné. 
Celui qui m'a envoyé est avec moi ; 
il ne m'a pas laissé seul 
parce que je fais toujours ce qui lui plaît. »
Sur ces paroles de Jésus, beaucoup crurent en lui.
 

 

Il y a une différence entre "ce monde" dont  Jésus dit ne pas faire parti et le "Royaume" dont il est le Roi. Le monde selon St Jean, c'est celui du rapport de force où chacun cherche à avoir la meilleure place, celle d'une domination destructrice qui aliène autrui ... C'est le monde du péché. Le Royaume, c'est celui de l'Amour du frère premier servi. Le trône en est la Croix. C'est sur ce trône que Jésus reçoit le vrai pouvoir. La Royauté de Jésus, c'est celle du Service et son pouvoir, c'est celui de l'Amour jusqu'au bout. Le geste évangélique correspondant  à cette réalité, que nous pouvons retenir, c'est celui du lavement des pieds :   
 
Avant la fête de la Pâque, 
sachant que l’heure était venue pour lui 
de passer de ce monde à son Père, Jésus, 
ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, 
les aima jusqu’au bout.
Au cours du repas ... 
Jésus, sachant que le Père a tout remis entre ses mains, 
qu’il est sorti de Dieu et qu’il s’en va vers Dieu,
se lève de table, dépose son vêtement, 
et prend un linge qu’il se noue à la ceinture ;
puis il verse de l’eau dans un bassin. 
Alors il se mit à laver les pieds des disciples 
et à les essuyer avec le linge qu’il avait à la ceinture. 
C’est un exemple que je vous ai donné 
afin que vous fassiez, vous aussi, comme j’ai fait pour vous. 
 (Jn 13, 1-15)


lundi 7 avril 2014

Bonne Nouvelle
Lundi 7 avril
Jn 8, 1-11
 
 Jésus s'était rendu au mont des Oliviers ;
de bon matin, il retourna au Temple.
Comme tout le peuple venait à lui,
il s'assit et se mit à enseigner.
Les scribes et les pharisiens lui amènent une femme
qu'on avait surprise en train de commettre l'adultère.
la font avancer,et disent à Jésus :
« Maître, cette femme a été prise en flagrant délit d'adultère.
Or, dans la Loi, Moïse nous a ordonné
de lapider ces femmes-là. Et toi, qu'en dis-tu ? »
Ils parlaient ainsi pour le mettre à l'épreuve,
afin de pouvoir l'accuser. Mais Jésus s'était baissé et, du doigt,
il traçait des traits sur le sol.
Comme on persistait à l'interroger, il se redressa et leur dit :
« Celui d'entre vous qui est sans péché,
qu'il soit le premier à lui jeter la pierre. »
Et il se baissa de nouveau pour tracer des traits sur le sol.
Quant à eux, sur cette réponse,
ils s'en allaient l'un après l'autre,
en commençant par les plus âgés.
Jésus resta seul avec la femme en face de lui.
Il se redressa et lui demanda :
« Femme, où sont-il donc ?
Alors, personne ne t'a condamnée ? »
Elle répondit : « Personne, Seigneur. »
Et Jésus lui dit :
« Moi non plus, je ne te condamne pas.
Va, et désormais ne pèche plus. »
 
 
 Voici un Évangile, une Bonne Nouvelle essentielle, qu'il faut replacer dans l'Histoire du Salut. Dans l'Ancien Testament, les relations entre Dieu et son Peuple sont définis par l'analogie de Dieu comme Époux et Israël comme Épouse : "Il adviendra en ce jour-là, oracle de Yahvé, que tu m'appelleras "mon Mari" ..." (Os 2, 18) - "Ainsi parle Yahvé : Je me rappelle l'affection de ta jeunesse, l'amour de tes fiançailles, alors tu marchais derrière moi au désert, dans une terre qui n'est pas ensemencée. Israël était une part Sainte pour Yahvé." (Jér 2,2) Comme il est beau d'appeler l'Épouse "une part Sainte". - "Ton créateur est ton Époux, Yahvé Sabaot est son nom, le Saint d'Israël est ton rédempteur, on l'appelle Dieu de toute la terre." (Is 54, 5) Et pensons aussi au livre du Cantique des Cantiques, etc ...
Aussi, l'infidélité de l'Épouse s'exprime dans la notion "d'adultère". Car voilà ! Israël s'est détourné de Dieu. Il s'est "éloigné" (Jér 2, 5), il a "abandonné l'Epoux" (v. 13) et finalement l'a "oublié" (v. 32) Écoutons les reproche de l'Epoux : "Sur toute colline élevée, et sous tout arbre vert tu t'es couchée comme une prostituée ... Comment oses-tu dire : "Je ne me suis pas souillée, après les Baals je n'ai pas couru" ? Regarde tes traces dans la vallée, reconnais ce que tu as fait. Chamelle écervelée, courant en tout sens, ânesse sauvage, habitué au désert, dans l'ardeur de son désir, elle aspire le vent; son rut qui le freinera ? Quiconque veut la chercher n'a aucune peine : il la trouve en un mois ... Mais tu dis : "Non ! inutile ! car j'aime les Étrangers et je veux courir après eux." (v. 20-25) Et cet appel de l'Epoux : "Reviens Israël rebelle, oracle de Yahvé, je n'aurai plus pour vous un visage sévère, car je suis miséricordieux, - oracle de Yahvé - je ne garde pas pour toujours ma rancune. Reconnais seulement ta faute ..." (v. 31, 2-13) Ouvrons le livre du prophète osée : "Mon épouse infidèle, je vais la séduire,je vais l'entraîner jusqu'au désert,et je lui parlerai cœur à cœur ... En ce jour-là, déclare le Seigneur,voici ce qui arrivera :Tu m'appelleras : « Mon époux »et non plus : « Mon maître » ... J'éloignerai de ses lèvres les noms des Baals, ses maîtres, on ne prononcera plus leurs noms ... Tu seras ma fiancée, et ce sera pour toujours.Tu seras ma fiancée, et je t'apporterai la justice et le droit, l'amour et la tendresse ; tu seras ma fiancée, et je t'apporterai la fidélité, et tu connaîtras ton Dieu." (Os 2, 16-21) St Paul écrit : "Si nous sommes infidèle, Dieu, lui reste fidèle car il ne peut se renier Lui-même." (2 Tim 2, 13) Ce qui était dit sous d'autre terme en Deutéronome 32, 4 : " Il est le Rocher; son œuvre est parfaite, car toutes ses voies sont équitables; c’est un Dieu fidèle et sans injustice."A travers la femme adultère, c'est tout Israël qui est visé. Aussi Jésus va-t-il leur montrer symboliquement en quoi ceux qui sont la pour accuser cette femme, sont dans la même situation. Que fait-il ? - Avec son doigt, il trace des signes sur le sol montrant ainsi que l'infidélité conduit à la poussière et que cette infidélité se résume dans la non observance des dix Paroles de vie (les dix commandements. En effet, sur la montagne du Sinaï, Dieu grave ces "débarim" (Paroles en hébreu) avec son doigt : "Quand il eut fini de parler avec Moïse sur le mont Sinaï, il lui remit les deux Tables du Témoignage (de l'Alliance), tables de pierre écrites du "doigt de Dieu"." (Ex 31, 18) Et Jésus dira chasser les démons par le "doigt de Dieu" qui est "l'Esprit de Dieu" (Lc 11, 20; Mt 12, 28) Les juifs présent connaissent les Écritures et ils ont bien compris. Ils s'en vont les uns après les autres, renvoyés à leurs propres infidélités ... Quelle leçon de la part de Jésus ? Lui, l’Époux (symbolique des noces de Cana (Jn 2, 1-11) (voir aussi Mc 2, 20 etc ...), Il n'est pas venu pour juger, condamner, mais pour sauver (Jn 3, 17) car l'Epoux aime son Épouse et il ira jusqu'à donner sa vie pour elle : "... Il s'est livré pour elle ; il voulait la rendre sainte en la purifiant par le bain du baptême et la Parole de vie ; il voulait se la présenter à lui-même, cette Église, resplendissante, sans tache, ni ride, ni aucun défaut ; il la voulait sainte et irréprochable ... " (Eph 5, 25-27) C'est là tout le mystère de l'Incarnation et c'est sur ce roc que s'ancre le Sacrement du mariage. La fidélité étant l'un des piliers essentiel du mariage ... : Va et désormais ne pèche plus : " L'infidélité est destruction, la fidélité construit ... (Mt 7, 24-27)

dimanche 6 avril 2014

 Dimanche 6 avril
5ème dimanche de Carême
Jn 11, 1-45

Marthe dit à Jésus :
« Seigneur, si tu avais été là, mon frère ne serait pas mort.
Mais je sais que, maintenant encore,
Dieu t'accordera tout ce que tu lui demanderas. »
Jésus lui dit : « Ton frère ressuscitera. »
Marthe reprit :
« Je sais qu'il ressuscitera au dernier jour,
à la résurrection. »
Jésus lui dit :
« Moi, je suis la résurrection et la vie.
Celui qui croit en moi, même s'il meurt, vivra ;
et tout homme qui vit et qui croit en moi ne mourra jamais.
Crois-tu cela ? »
Elle répondit :
« Oui, Seigneur, tu es le Messie, je le crois ;
tu es le Fils de Dieu, celui qui vient dans le monde...

 Jésus, pris par l'émotion, arriva au tombeau.
C'était une grotte fermée par une pierre.
Jésus dit : « Enlevez la pierre. »
Marthe, la soeur du mort, lui dit :
« Mais, Seigneur, il sent déjà ;
voilà quatre jours qu'il est là. »
Alors Jésus dit à Marthe :
« Ne te l'ai-je pas dit ? Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu. »
On enleva donc la pierre.
Alors Jésus leva les yeux au ciel et dit :
« Père, je te rends grâce parce que tu m'as exaucé.
Je savais bien, moi, que tu m'exauces toujours ;
mais si j'ai parlé, c'est pour cette foule qui est autour de moi,
afin qu'ils croient que tu m'as envoyé. »
Après cela, il cria d'une voix forte :
« Lazare, viens dehors ! »
Et le mort sortit, les pieds et les mains attachés,
le visage enveloppé d'un suaire. Jésus leur dit :
« Déliez-le, et laissez-le aller. »


Ce récit se situe à un moment charnière de l'Évangile de Jean. Il s'agit du 7ème signe. Le chiffre 7 a une signification particulière de perfection. Il s'agit donc d'un signe essentiel. Lazare comme tout être humain, dès sa naissance, était voué à la mort biologique : de la vie à la mort. Jésus lui, qui s'est fait solidaire de l'humanité et donc de cette réalité, va inverser le cours du temps en faisant passer l'humanité de la mort à la vie par sa propre résurrection. Le signe de la "résurrection de Lazare" nous le dit avec force. Les dix premiers chapitre de l'Evangile de Jean nous montre à travers les "oeuvres" de Jésus ce passage de la mort à la vie à travers libérations et guérisons ... A partir de la "Résurrection de Lazare", nous allons vers Jérusalem où Jésus va vivre ce passage dans sa propre vie par le don qu'il va faire de lui-même. Ce récit charnière nous concerne tous. Le Christ est pour nous charnière : "de la vie à la mort" CHRIST "de la mort à la vie". Il est le PASSEUR (sens du mot Pâques = Passage). Celui qui fait passer de la rive de ce monde à celle du Royaume : "Voici que je fais toute chose nouvelle !" (Ap 21, 6) Comme à marthe, Jésus nous dit : Crois-tu cela ?"

mardi 1 avril 2014

Mardi 1er avril
Jn 5, 1-16

A Jérusalem, près de la Porte des Brebis,
il existe une piscine qu'on appelle en hébreu Bézatha.
Elle a cinq colonnades,
sous lesquelles étaient couchés une foule de malades :
aveugles, boiteux et paralysés. 
Il y en avait un qui était malade depuis trente-huit ans.
Jésus, le voyant couché là,
et apprenant qu'il était dans cet état depuis longtemps,
lui dit : « Est-ce que tu veux retrouver la santé ? »
Le malade lui répondit :
« Seigneur, je n'ai personne pour me plonger
dans la piscine au moment où l'eau bouillonne ;
et pendant que j'y vais, un autre descend avant moi. »
Jésus lui dit : « Lève-toi, prends ton brancard, et marche. »
Et aussitôt l'homme retrouva la santé.
Il prit son brancard : il marchait !


Désormais, il n'est plus besoin de se jeter dans la piscine de Bézatha et de vouloir le faire avec ses propres forces défaillantes. Jésus est la vraie piscine. La piscine baptismale symbolise cette réalité spirituelle. Le catéchumène plongé dans l'eau baptismale est en fait plongé en Jésus et il en sort renouvelé dans tout son être : "Tu es devenu une création nouvelle, tu as revêtu le Christ." C'est par l'entremise de l'Église, Corps du Christ, que se réalise cette guérison. Chaque sacrement d'ailleurs réactualise cette grâce de Salut ... de Santé profonde. Ce qui est demandé à l'homme, c'est sa foi en Jésus, son adhésion à la guérison : « Est-ce que tu veux retrouver la santé ? » Et le désir, la volonté de prendre le chemin de vie à sa suite : « Te voilà en bonne santé. Ne pèche plus ... » Prends le chemin de l'Amour !

 

lundi 31 mars 2014

Lundi 31 mars
Jn 4, 43-54 

 Il y avait un fonctionnaire royal, 
dont le fils était malade à Capharnaüm.
Ayant appris que Jésus arrivait de Judée en Galilée, 
il alla le trouver ;
il lui demandait de descendre à Capharnaüm 
pour guérir son fils qui était mourant.
Jésus lui dit : 
« Vous ne pourrez donc pas croire 
à moins d'avoir vu des signes et des prodiges ? »
Le fonctionnaire royal lui dit : 
« Seigneur, descends, 
avant que mon enfant ne meure ! »
Jésus lui répond : 
«Va, ton fils est vivant. » 
L'homme crut à la parole que Jésus lui avait dite 
et il partit.
Pendant qu'il descendait, 
ses serviteurs arrivèrent à sa rencontre 
et lui dirent que son enfant était vivant.
Il voulut savoir à quelle heure il s'était trouvé mieux. 
Ils lui dirent : 
« C'est hier, au début de l'après-midi, que la fièvre l'a quitté. »
Le père se rendit compte que c'était justement l'heure 
où Jésus lui avait dit : 
« Ton fils est vivant. » 
Alors il crut, avec tous les gens de sa maison.
 

Il est, dans ce récit une parole de Jésus qui surprend et qui nous concerne tous : « Vous ne pourrez donc pas croire à moins d'avoir vu des signes et des prodiges ? ». Au centurion qui lui demande de venir guérir son fils - il va donc croire en voyant le signe de la guérison - Jésus répond par une parole qu'il doit croire sans voir immédiatement ce signe qu'est la guérison.
La foi du centurion se révèle, elle ne s'arrête pas au signe, il croit en la parole de Jésus sans voir son effet : "L'homme crut à la parole que Jésus lui avait dite et il partit." Il ne croit pas dans le signe, mais en Jésus.
Combien souvent nous sommes appelés à croire sans voir dans l'immédiat le résultat de nos demandes. Il est d'ailleurs des demandes que Jésus ne peut réaliser car elles ne correspondent pas à notre bien : " Nous ne savons que demander pour prier comme il faut ..." écrit St Paul. Nous avons besoin de l'Esprit-Saint pour nous inspirer une vraie demande ... (Rm 8, 26).
Certains ne voyant pas arriver le "résultat", se détourne de celui dont ils ont fait un distributeur automatique. La foi s'appuie sur Quelqu'un qui, nous en sommes certain, ne nous laissera pas tomber, même si les apparences peuvent sembler contraire. La Parole de la croix en est le ... signe par excellence : "
Je t'exalte, Seigneur : tu m'as relevé, Quand j'ai crié vers toi, Seigneur, tu m'as guéri ; Seigneur, tu m'as fait remonter de l'abîme et revivre quand je descendais à la fosse." (Ps 29, 2a.3-4)

samedi 29 mars 2014

Samedi 29 mars
Lc 18, 9-14
 
 Jésus dit une parabole pour certains hommes 
qui étaient convaincus d'être justes 
et qui méprisaient tous les autres :
« Deux hommes montèrent au Temple pour prier. 
L'un était pharisien, et l'autre, publicain.
Le pharisien se tenait là et priait en lui-même : 
'Mon Dieu, je te rends grâce parce que je ne suis pas 
comme les autres hommes : voleurs, injustes, adultères, 
ou encore comme ce publicain. 
Je jeûne deux fois par semaine 
et je verse le dixième de tout ce que je gagne.'
Le publicain, lui, se tenait à distance 
et n'osait même pas lever les yeux vers le ciel ; 
mais il se frappait la poitrine, en disant :
'Mon Dieu, prends pitié du pécheur que je suis !'
Quand ce dernier rentra chez lui, c'est lui, 
je vous le déclare, qui était devenu juste, et non pas l'autre. 
Qui s'élève sera abaissé ; qui s'abaisse sera élevé. » 
 
 
L'un se reconnais parfait, l'autre pécheur. Qu'elle est la différence entre les deux ? 
Le pharisien regarde Dieu l'admirer. Il est au centre et finalement seul dans son enfermement. Dieu, il n'en a pas besoin, il se suffit à lui-même ... Sa prière commence par "Je". 
Le publicain, lui, est entré dans une vrai relation avec Dieu. Il se reconnaît pécheur, incapable de perfection par lui-même. Aussi il s'en remet à Dieu dans la confiance et l'abandon.Sa prière commence par "Tu".
Jésus dira : Je ne suis pas venu pour les justes mais pour les pécheurs. Par "justes", entendons : ceux se justifie eux-mêmes et ferme la porte à Dieu. Souvent ils sont pieux, comme notre pharisien, mais ce n'est que façade et il ne manque pas de juger les autres en les comparant à eux-mêmes. L'amour et la miséricorde sont absents de leur cœur.
Seul Dieu peut sauver et nul n'est sans péché ! 
Le publicain qui a ouvert son cœur brisé à l'amour de Dieu, accueillit  par la brèche de son péché reconnu, la Lumière du salut ... Le pharisien, enfermé dans sa tour d'ivoire demeure dans son péché qu'il semble ignoré  mais bien présent : "Ils ont des yeux mais ne voient pas." dira Jésus.

vendredi 28 mars 2014

Vendredi 28 mars
Lc 12, 28-34

Jésus lui fit cette réponse : 
« Voici le premier : Écoute, Israël : 
le Seigneur notre Dieu est l'unique Seigneur.
Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, 
de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force.
Voici le second : 
Tu aimeras ton prochain comme toi-même. 
Il n'y a pas de commandement plus grand que ceux-là. »


Dire que Dieu est UN ne veut pas dire qu'il est seul, une monade. Il s'agit d'un UN de communion et de nature. Écoutons le Symbole d'Athanase : "Voici la foi catholique : nous vénérons un Dieu dans la Trinité et la Trinité dans l'Unité, sans confondre les Personnes ni diviser la substance : autre est en effet la Personne du Père, autre celle du Fils, autre celle du Saint-Esprit ; mais une est la divinité du Père, du Fils et du Saint-Esprit .... Ainsi le Père est Dieu, le Fils est Dieu, le Saint-Esprit est Dieu ; et cependant ils ne sont pas trois Dieux, mais un Dieu ..." (IVè sc) Nous pourrions traduire : "le Père est Amour, le Fils est Amour, le Saint-Esprit est Amour. Leur nature est donc l'Amour ! Et c'est l'Amour qui unifie, qui rend UN. Le Père, le Fils et le Saint Esprit sont "Communion d'Amour" ! En ce sens, quand je dis "Dieu", je dis "Amour" ! Le mot Dieu lui-même vient, semble-t-il de "dies" en latin, qui signifie "Jour" et donc "Lumière. Dire que Dieu est Lumière et dire qu'Il est Amour, c'est dire la même chose. Seul l'Amour illumine ! Dieu nous illumine de son Amour, lui qui nous a créé à son Image pour que nous aimions de l'Amour dont il nous aime : "Aimez-vous les uns les autres de l'Amour dont je vous ai aimé." Aimer son prochain, c'est lui apporter la Lumière. Cette Lumière qui est déjà en lui mais qui a besoin de notre amour pour s’enflammer.

jeudi 27 mars 2014

 Mercredi 26 Mars
Lc 11, 14-23
Jésus expulsait un démon qui rendait un homme muet. 
Lorsque le démon fut sorti, le muet se mit à parler, 
et la foule fut dans l'admiration.
Mais certains se mirent à dire : 
« C'est par Béelzéboul, le chef des démons,
 qu'il expulse les démons » ...
 Jésus, connaissant leurs intentions, leur dit : 
Vous dites que c'est par Béelzéboul que j'expulse les démons.
Et si c'est par Béelzéboul que moi, je les expulse, vos disciples, 
par qui les expulsent-ils ? 
C'est pourquoi ils seront eux-mêmes vos juges.
Mais si c'est par le doigt de Dieu que j'expulse les démons, 
c'est donc que le règne de Dieu est survenu pour vous.

 Jésus est la Parole incarnée. Toute sa vie dit Dieu. "Il est Dieu né de Dieu ... vrai Dieu né du vrai Dieu" Etre "muet", sans parole, c'est être "sans Dieu", donc habité par celui qui l'est par excellence, le démon. Chassé le démon, c'est rendre l'homme à la Parole et donc rétablir sa relation avec Dieu. Dire que Jésus en rendant la parole au muet le fait au nom du démon est donc une aberration. La libération du muet qui se met à parler, est bien le signe que le Royaume de Dieu, porteur de vie, est là et qu'il l'est en Jésus. De plus, il est à noter que cette expulsion est accomplie parle "doigt de Dieu". Ce doigt qui a inscrit dans la pierre les "dix Paroles de Vie" au Sinaï ... Ce doigt avec lequel Jésus écrit sur le sol lors du salut de la femme adultère ... Ce doigt qui n'est autre que le Souffle de Dieu, ce Souffle sans lequel la Parole ne peut se dire. Il s'agit de celui que l'on appelle dans nos traductions un peu trop intellectuelles "l'Esprit-Saint". Pour le même récit, dans l’Évangile selon St Matthieu; il est dit : " Si c'est par le Souffle de Dieu, (l'Esprit de Dieu), que moi j'expulse les démons, c'est donc que le règne de Dieu est survenu pour vous." (Mt 12, 28) Dieu crée dans une Parole portée par le Souffle ... Chaque libération est une "Nouvelle Création" ...

mardi 25 mars 2014

 Mercredi 26 Mars
Mt 5, 17

Comme les disciples s'étaient rassemblés 
autour de Jésus, sur la montagne, 
il leur disait : 
« Ne pensez pas que je suis venu abolir 
la Loi ou les Prophètes : 
je ne suis pas venu abolir, mais accomplir.


Dans le récit de la Transfiguration, Jésus apparaît aux trois disciples Pierre, Jacques et Jean, avec Moïse qui représente la Loi et Elie, le Prophétisme. En sa Personne, Jésus les accomplit. Le coeur de l'un comme de l'autre est l'Amour. Jésus incarne l'Amour. Cet Amour infini qui résonne dans chaque parcelle de ce monde et de l'Humanité, depuis la Parole de la Croix. La dernière parole de Jésus avant de rendre l'esprit (de répandre l'Esprit), dans l'Evangile de Jean, c'est "Tout est accomplit". Quoi ? ...  La Loi et les prophètes !
Annonciation du Seigneur
Samedi 22 mars
Lc 1, 26-38

Le nom de la jeune fille était Marie.
L'ange entra chez elle et dit : 
« Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. » ...
Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; 
tu lui donneras le nom de Jésus ...
Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; 
                                                que tout se passe pour moi selon ta parole. »


La jeune fille  a un nom : Marie. Elle est une personne et elle a le choix. Dans Sophonie, il est dit "Le Seigneur est en toi." Ici "avec toi". Il revient à Marie de décider qu'il soit "en elle". Quelle responsabilité pour cette femme d'Israël qui la veille de chaque sabbat, comme toutes les femmes juives, allumait les lampes en signe qu'elle pouvait être la Mère du Messie. Marie est dans une intimité parfaite avec Dieu et dans une totale confiance : « Voici la servante du Seigneur ; que tout se passe pour moi selon ta parole. » A cet instant, le Fils de Dieu est conçu dans son sein. Il aura nom "Jésus", ce qui signifie : "Dieu sauve". Il vient sauver son Peuple de ses péchés ... et toute l'humanité ...

 A la louange de la Vierge Marie (St Bernard)

L’Ange a parlé, il attend ta réponse

Tu l’as entendu, ô Vierge,
tu vas concevoir et enfanter un fils,
non d’un homme - tu l’as entendu -
mais de l’Esprit Saint (Lc1, 31-35).
L’Ange attend ta réponse :
il est temps qu’il retourne à celui qui l’a envoyé.

Nous aussi nous attendons ta réponse

Nous aussi, nous attendons, ô Dame :
accablés de misère 
par une sentence de condamnation,
nous attendons une parole de compassion.
Voici que t’est offert le prix de notre salut. 
Si tu consens, aussitôt nous serons libres.
Dans la Parole éternelle de Dieu,
tous nous avons été créés; et nous mourons. 
Dans ta brève réponse, nous serons recréés,
pour être rappelés à la vie.

Tous tes ancêtres attendent ta réponse

Ta réponse, ô douce Vierge, 
Adam tout en larmes l’implore,
exilé qu’il est du paradis 
avec sa pauvre descendance.
Ta réponse, Abraham l’implore,
David l’implore,
tous ils la réclament instamment,les saints pères; 
ils sont tes ancêtres et ils habitent, eux aussi, au
pays de l’ombre de la mort. 
Ta réponse, le monde entier l’attend,
prosterné à tes genoux. 
Et ce n’est pas sans raison, puisque de ta parole 
dépend la consolation des malheureux,
le rachat des captifs, la délivrance des condamnés, 
en un mot le salut de tous les fils d’Adam, 
qui sont toute ta race.

Dieu même attend ta réponse

Ô Vierge, donne ta réponse, vite !
Ô Dame, réponds cette parole
que la terre, que les enfers, 
que les cieux même attendent.
Vois : le Roi et Seigneur de l’univers lui aussi,
qui a tellement désiré ta beauté (Ps 44, 12),
désire avec non moins d’ardeur le oui de ta réponse;
à ton consentement 
il a voulu suspendre le salut du monde.
Et si tu lui as plu par ton silence,
tu lui plairas davantage à présent par une parole.
Lui-même du ciel t’interpelle : 
Ô la plus belle des femmes,
fais-moi entendre ta voix (Ct 1, 8; 2, 14).

Exhortation à Marie : réponds!

Allons, réponds vite à l’Ange, ou plutôt,
au Seigneur par l’intermédiaire de l’Ange.
Réponds une parole, et accueille la Parole.
Prononce ta propre parole, 
et conçois la Parole de Dieu.
Émets une parole passagère, 
et étreins la Parole éternelle.
Pourquoi tarder ? Pourquoi trembler ? 
Crois, parle et accueille.
Que ton humilité se revête d’audace,
ta réserve d’assurance.
Certes, il ne convient pas en cet instant
que la simplicité de ton cœur virginal 
oublie la prudence;
mais en cette circonstance unique, 
Vierge prudente,
ne va point craindre la présomption.
Si ta réserve dans le silence fut agréable à Dieu,
plus nécessaire est maintenant 
l’engagement de ta parole.
Heureuse Vierge, ouvre ton cœur à la foi,
ouvre tes lèvres au consentement,
ouvre ton sein au créateur

Voici que le Désiré de toutes les nations se tient dehors
et frappe à ta porte.
Oh ! si pendant que tu tardes, il allait passer outre,
t’obligeant à chercher de nouveau dans les larmes
celui que ton cœur aime! Lève-toi, cours, ouvre :
lève-toi par la foi, cours par la ferveur,
ouvre par l’expression de ta réponse
(Ap 3, 20; Ct 3, 1-4; 5, 2-6).

La réponse enfin donnée

Voici, dit-elle, la servante du Seigneur;
qu’il me soit fait selon ta parole (Lc 1, 38)

(Homélie sur le 'Missus est')

samedi 22 mars 2014


Samedi 22 mars
Lc 15, 18-20
"Je me lèverai, j’irai vers mon père, 
et je lui dirai : Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi.
Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. 
Traite-moi comme l’un de tes ouvriers.”
Il se leva et s’en alla vers son père. 
Comme il était encore loin, son père l’aperçut 
et fut saisi de compassion ; 
il courut se jeter à son cou 
et le couvrit de baisers."


Dieu n'est pas celui qui attend un gourdin à la main.
Son amour est toujours premier
et donc précède notre péché.
Lorsque nous revenons à Lui
avec nos habits déchirés
Il nous étreint sur son cœur
et nous revêt d'un habit de lumière.

St Jean Chrysostome  commente ce récit en rapport avec le Baptême : "Dieu soit béni, répétons-le, lui seul qui fait des merveilles, lui qui fait toutes choses et les renouvelle. Ceux qui hier étaient captifs, sont aujourd’hui des hommes libres et citoyens de l’Église. Ceux qui naguère étaient dans la honte du péché, sont maintenant dans l’assurance et la justice. Ils sont non seulement libres, mais saints ; non seulement saints, mais justes non seulement justes, mais fils ; non seulement fils, mais héritiers ; non seulement héritiers, mais frères du Christ ; non seulement frères du Christ, mais ses cohéritiers ; non seulement ses cohéritiers, mais ses membres ; non seulement ses membres, mais des temples ; non seulement des temples, mais des instruments de l’Esprit.

6. Dieu soit béni ! Lui qui seul fait des merveilles ! "Tu as vu en quel nombre sont les bienfaits du baptême ? Alors que beaucoup croient qu’il a pour unique bienfait la rémission des péchés, nous avons compté jusqu’à dix honneurs conférés par lui. C’est pour cette raison que nous baptisons même les petits enfants, bien qu’ils n’aient pas de péchés, pour que leur soit ajouté la justice, la filiation, l’héritage, la grâce d’être frères et membres du Christ, et de devenir la demeure du Saint-Esprit
."
(Catéchèse 3, 5-6)

N'oublions pas que le "Sacrement de la Réconciliation" renouvelle dans la grâce du Baptême.

vendredi 21 mars 2014

Vendredi 21 mars
Mt 21, 42

Jésus leur dit : 
" N'avez-vous jamais lu dans les Écritures : 
La pierre qu'ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre angulaire. 
C'est là l'œuvre du Seigneur, une merveille sous nos yeux ! "




Située comme son nom l’indique à l’angle de deux murs d’un bâtiment, 
cette pierre est cruciale pour la solidité dudit bâtiment. 
Jésus est l' élément fondamental de la fondation de l’Église. 
C'est de Lui que tout vient : Il est l'origine. 
C'est vers Lui que tout converge : Il est le but. 
C'est en Lui que tout subsiste. 
Et c'est encore par Lui 
que tout a été réconcilié 
et rendu à la vie : 
Il est le Salut. 



Nous arrachant au pouvoir des ténèbres, il nous a placés dans le Royaume de son Fils bien-aimé :
en lui nous avons la rédemption, le pardon des péchés.
Il est l’image du Dieu invisible, le premier-né, avant toute créature :
en lui, tout fut créé, dans le ciel et sur la terre. Les êtres visibles et invisibles, Puissances, Principautés, Souverainetés, Dominations, tout est créé par lui et pour lui.
est avant toute chose, et tout subsiste en lui.
Il est aussi la tête du corps, la tête de l’Église : c’est lui le commencement, le premier-né d’entre les morts, afin qu’il ait en tout la primauté.
Car Dieu a jugé bon qu’habite en lui toute plénitude
et que tout, par le Christ, lui soit enfin réconcilié, faisant la paix par le sang de sa Croix, la paix pour tous les êtres sur la terre et dans le ciel.
Et vous, vous étiez jadis étrangers à Dieu, et même ses ennemis, par vos pensées et vos actes mauvais.
Mais maintenant, Dieu vous a réconciliés avec lui, dans le corps du Christ, son corps de chair, par sa mort, afin de vous introduire en sa présence, saints, immaculés, irréprochables. (Col 1, 13-22)

mercredi 19 mars 2014




SAINT JOSEPH
Parole du jour
Mt 1, 16. 18-21.24
Mercredi 19 mars

Jacob engendra Joseph, l'époux de Marie, 
de laquelle fut engendré Jésus, 
que l'on appelle Christ (ou Messie).
Voici quelle fut l'origine de Jésus Christ. 
Marie, la mère de Jésus, 
avait été accordée en mariage à Joseph ; 
or, avant qu'ils aient habité ensemble, 
elle fut enceinte par l'action de l'Esprit Saint.
Joseph, son époux, qui était un homme juste, 
ne voulait pas la dénoncer publiquement ; 
il décida de la répudier en secret
Il avait formé ce projet
lorsque l'ange du Seigneur lui apparut en songe 
et lui dit :
« Joseph, fils de David, 
ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse : 
l'enfant qui est engendré en elle vient de l'Esprit Saint ; 
elle mettra au monde un fils, auquel tu donneras le nom de Jésus 
(c'est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), 
car c'est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. »
Quand Joseph se réveilla, 
il fit ce que l'ange du Seigneur lui avait prescrit.

Après Marie qui le porta en son sein et lui donna naissance, Joseph fut le plus exposé à la Lumière Divine qui rayonnait de Jésus, « Dieu né de Dieu, Lumière, né de la Lumière, vrai Dieu né du vrai Dieu … qui prit chair de la Vierge Marie » selon la confession de foi exprimée par le Symbole de Nicée/Constantinople. Et aujourd’hui nous reconnaissons la grandeur de Joseph dont l’Évangile dit qu’il était un homme Juste, c’est-à-dire ajusté sur la Lumière, symbole de l’Amour. Père adoptif de Jésus, il fut aussi son éducateur ... 

Israël est une véritable école. La Parole de Dieu y est enseignée, ruminée, assimilée ... considérée comme une nourriture du cœur comme la salade, les légumes et la viande le sont pour le corps : "l'homme ne vit pas seulement de pain, mais de toutes paroles qui sort de la bouche de Dieu". L'enfant, dès le sein maternelle est balancé dans le rythme mélodié de la Thora, des Prophètes et livres prophétiques et des Écrits. Le mot de Thora finira par tous les englober sous son nom. Depuis la naissance jusqu'à 5 ans environ, c'est sur les genoux de sa mère que bercé, l'enfant continue son "éducation". A partir de 5/7 ans, c'est le père qui prend le relais et systématiquement enseigne oralement son enfant, ce qui fut le cas de Joseph, père adoptif de Jésus. A douze ans, nous voyons Jésus passer son examen de connaissance de la Thora, la "Barmitswa"(Lc 2, 46-47) . Il devient alors "adulte dans la Thora" et chaque Sabbat, Il est appelé à se rendre à la Synagogue (Beit Knesset), la Maison de l'Assemblée, avec son père, pour y mémoriser la Thora avec son peuple. Le cycle de remémoration de la Thora est de trois ans. Cette mémorisation, rumination de la Thora continue de se vivre à la maison jour après jour : "Donne-nous aujourd'hui notre pain de ce jour". Il s'agit sans doute du pain pour le corps, mais plus encore du "pain substantiel" qu'est la Parole de Dieu et ... pour nous du pain eucharistique ...
Si Marie était toute imprégnée de la Parole de Dieu, Joseph devait en être un Maître. C'est à lui qu'il est revenu plus particulièrement d'éduquer Celui qui est la Parole incarné. Souvent nous le sollicitons pour des choses matérielles ou du travail ... n'oublions pas de le solliciter pour qu'il nous aide à vivre de la Parole de Dieu en vérité.

mardi 18 mars 2014

   

Parole du jour

Mt 23, 1-12

Mardi 12 mars

Jésus déclarait à la foule et à ses disciples :
« Les scribes et les pharisiens enseignent dans la chaire de Moïse.
Pratiquez donc et observez tout ce qu'ils peuvent vous dire. 
Mais n'agissez pas d'après leurs actes, 
car ils disent et ne font pas.
Ils lient de pesants fardeaux et en chargent les épaules des gens ; 
mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt.
Ils agissent toujours pour être remarqués des hommes : 
ils portent sur eux des phylactères très larges 
et des franges très longues ; 
ils aiment les places d'honneur dans les repas, 
les premiers rangs dans les synagogues, 
les salutations sur les places publiques, 
ils aiment recevoir des gens le titre de Rabbi.
Pour vous, ne vous faites pas donner le titre de Rabbi, 
car vous n'avez qu'un seul enseignant, et vous êtes tous frères.
Ne donnez à personne sur terre le nom de père, 
car vous n'avez qu'un seul Père, celui qui est aux cieux.
Ne vous faites pas non plus appeler maîtres, 
car vous n'avez qu'un seul maître, le Christ.
Le plus grand parmi vous sera votre serviteur.
Qui s'élèvera sera abaissé, qui s'abaissera sera élevé. »

Qu'elle est la clef du bonheur ? ...  La domination ou le service ?
"S’il est vrai que, dans le Christ, 
on se réconforte les uns les autres, 
si l’on s’encourage avec amour, si l’on est en communion dans l’Esprit, 
si l’on a de la tendresse et de la compassion,
alors, pour que ma joie soit complète, 
ayez les mêmes dispositions, le même amour, les mêmes sentiments ; 
recherchez l’unité.

Ne soyez jamais intrigants ni vaniteux, 
mais ayez assez d’humilité pour estimer les autres supérieurs à vous-mêmes.

Que chacun de vous ne soit pas préoccupé de ses propres intérêts ; 
pensez aussi à ceux des autres.
Ayez en vous les dispositions qui sont dans le Christ Jésus ... " (Ph 2, 1-5)

A chacun de choisir ! ...
Prière de St Patrice
(395 - +461. Évangélisateur de l'Irlande)
Fête 17 mars

J'avance sur ma route
avec la force de Dieu pour me protéger
la sagesse de Dieu pour me diriger
l'œil de Dieu pour me guider
l'oreille de Dieu témoin de mon langage.

Que la parole de Dieu soit sur mes lèvres.
que la main de Dieu me garde.
que le chemin qui mène à Dieu s'étende devant moi.
que le bouclier de Dieu me protège.
Que l'armée invisible de Dieu me sauve
de toutes les embûches du démon
de tout vice qui pourrait me réduire en esclavage
et de tous ceux qui me veulent du mal
au cours de mon rapide ou long voyage
seul ou avec le multitude.

Christ devant moi
Christ derrière moi
Christ au-dessous de moi
Christ au-dessus de moi
Christ en moi et à mes côtés
Christ autour et alentour
Christ à ma gauche et à ma droite
Christ avec moi le matin et le soir
Christ dans chaque cœur qui pensera à moi
Christ dans chaque regard qui se posera sur moi
Christ dans chaque oreille qui m'écoutera

Sur la route où j'avance ...J'invoque le pouvoir (d'amour) de la trinité sainte
par ma foi dans le Dieu Trine
Père, Fils et Esprit-Saint,
par ma foi dans la prière
dans la divinité éternelle du Créateur.

dimanche 16 mars 2014


Parole de Dieu
Mt 17, 1-9 
 Dimanche 16 mars

Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean son frère, 
et il les emmène à l'écart, sur une haute montagne.
Il fut transfiguré devant eux ; 
visage devint brillant comme le soleil, 
et ses vêtements, blancs comme la lumière.
Voici que leur apparurent Moïse et Élie, 
qui s'entretenaient avec lui.
Pierre alors prit la parole et dit à Jésus : 
« Seigneur, il est heureux que nous soyons ici ! 
Si tu le veux, je vais dresser ici trois tentes, 
une pour toi, une pour Moïse et une pour Élie. »
Il parlait encore,
 lorsqu'une nuée lumineuse les couvrit de son ombre ; 
et, de la nuée, une voix disait : 
« Celui-ci est mon Fils bien-aimé, 
en qui j'ai mis tout mon amour ; écoutez-le ! »
Entendant cela, les disciples tombèrent la face contre terre 
et furent saisis d'une grande frayeur.
Jésus s'approcha, les toucha et leur dit : 
« Relevez-vous et n'ayez pas peur ! »
Levant les yeux, ils ne virent plus que lui, Jésus seul.

En descendant de la montagne, 
Jésus leur donna cet ordre : 
« Ne parlez de cette vision à personne, 
avant que le Fils de l'homme soit ressuscité d'entre les morts. »

Comment regarder Jésus sinon en nous laissant regarder par Lui ? ... C'est Lui qui nous donne de le voir tel qu'il est vraiment ! Vouloir le regarder par nous-mêmes est voué à l'échec car nous le regarderons à partir de nous et de tout ce qui en nous brouille notre vue. Et en nous que de parasites ! ... Après la multiplication des pains, Jésus dit à ceux qui court après Lui pour le faire roi : "Vous me cherchez ... parce que vous avez mangez du pain et  avez été rassasiés." (Jn 6, 26) Ce n'est pas la personne de Jésus qu'il regarde, mais le pain qu'il donne. C'est Lui qui en se montrant tel qu'il est par son regard sur nous, nous donne de voir ! Alors comme ne cesse de le dire le Pape François : "Laisse-toi regarder par le Christ." Comment ? Par la prière et l'adoration. Devant le tabernacle ou l'ostensoir, dans la "rumination" de la Parole (Lectio-Divina). Dans l'accueil de son Corps partagé à l'Eucharistie, dans une fraternité où s'écoule le langage de l'amour. Le Christ désire que ton regard transfiguré par le Sien illumine ton frère ou ta sœur rencontré sur le chemin. Que tu les vois comme il les voit. Que tu revêtes le tablier du service et n'hésite pas à leur laver les pieds : "C'est un exemple que je vous ai donné pour que vous fassiez de même." (Jn 13, 15) "Alors ta lumière poindra comme l'aurore ..." (Is 58, 8) N'est-ce pas à l'aurore que Christ est ressuscité ? ...  

(La Transfiguration d'après le psautier d'Ingeburge, XIIè)