samedi 23 octobre 2010
vendredi 22 octobre 2010
Vendredi 22 octobre
Jésus disait à la foule :
« Quand vous voyez un nuage monter au couchant,
vous dites aussitôt qu'il va pleuvoir,
et c'est ce qui arrive.
Et quand vous voyez souffler le vent du sud,
vous dites qu'il fera très chaud,
et cela arrive. Esprits faux !
L'aspect de la terre et du ciel,
vous savez le juger ;
mais le temps où nous sommes,
pourquoi ne savez-vous pas le juger ?
Et pourquoi aussi ne jugez-vous pas
par vous-mêmes ce qui est juste ?
Ainsi, quand tu vas avec ton adversaire
devant le magistrat,
pendant que tu es en chemin efforce-toi
de te libérer envers lui,
pour éviter qu'il ne te traîne devant le juge,
que le juge ne te livre au percepteur des amendes,
et que celui-ci ne te jette en prison.
Je te le dis : tu n'en sortiras pas avant
d'avoir payé jusqu'au dernier centime. »
jeudi 21 octobre 2010
Jeudi 21 octobre
Jésus disait à ses disciples :
« Je suis venu apporter un feu sur la terre,
et comme je voudrais qu'il soit déjà allumé !
Je dois recevoir un baptême,
et comme il m'en coûte d'attendre qu'il soit accompli !
Pensez-vous que je sois venu mettre la paix dans le monde ?
Non, je vous le dis, mais plutôt la division.
Car désormais cinq personnes
de la même famille seront divisées :
trois contre deux et deux contre trois ; ils se diviseront :
le père contre le fils et le fils contre le père,
la mère contre la fille et la fille contre la mère,
la belle-mère contre la belle-fille
et la belle-fille contre la belle-mère. »
mardi 19 octobre 2010
Jésus disait à ses disciples :
Vous le savez bien :
si le maître de maison connaissait l'heure
où le voleur doit venir,
il ne laisserait pas percer le mur de sa maison.
Vous aussi, tenez-vous prêts :
c'est à l'heure où vous n'y penserez pas
que le Fils de l'homme viendra. »
La garde du cœur peut se vivre sans sensibilité de la Présence du Christ. C'est une épreuve et il faut tenir malgré toutes les pensées (ce que les Pères du désert appelaient les "démons") qui veulent nous en détourner en nous conduisant à une certaine désespérance, parfois à la révolte, et en nous faisant miroiter des compensations qui en fait ne sont que des mirages. Semblant nous libérer sur le moment par l'effet d'un bien-être, elles nous enfoncent davantage encore dans la souffrance du cœur et nous font perdre le trésor intérieur.
L'amour demande des preuves. Il est facile d'aimer Dieu quand il nous donne et se donne. Il faut apprendre à l'aimer gratuitement, pour Lui, même lorsqu'il semble absent. Le psalmiste le reconnaît, lui disant : "Vraiment Tu es un Dieu caché." Mais il ajoute aussitôt : "Dieu d'Israël, Sauveur." (Is 45, 15) Oui, caché mais bien présent malgré les apparences. Et au cœur de cette soi-disant absence, il œuvre au bien de celui qui le croit absent : "Sauveur". C'est ainsi que lorsque les disciples sont enfermés au Cénacle et qu'ils ont peur, semblant abandonné par Jésus qui vient de mourir, tout à coup "il vint et il était là au milieu d'eux" (Jn 20, 19). Il manifeste sa Présence, ce qui ne signifie pas qu'il était absent avant cette manifestation. Seulement il ne le voyait pas. Et sa première parole est une parole de Salut : "La Paix soit avec vous !" Il leur dit l'œuvre qu'il accomplit en eux même en son absence sensible. C'est d'ailleurs sa mort qui a permis ce don de la Paix par le Don de l'Esprit.
"Se tenir prêt", c'est demeurer dans la garde du cœur, quelques soient les circonstances du chemin et demeurer ferme dans la foi... Tout-à-coup, alors qu'on ne s'y attend pas, le Seigneur vient et il nous étreint sur son cœur.
Voici le témoignage de St Bernard dans son commentaire sur le Cantique des Cantiques :
"Je confesse, quoique ce soit pécher contre la modestie de vous le dire, que le verbe (le Christ) m'a aussi visité et qu'il l'a fait même plusieurs fois. Mais quoiqu'il soit entré souvent en moi, je ne m'en suis pas néanmoins aperçu. J'ai senti qu'il y était, je me souviens qu'il y a été, j'ai pu même quelquefois pressentir son entrée, mais je ne l'ai jamais sentie, non plus que sa sortie. Car d'où venait-il quand il vint dans mon âme, et d'où s'en est-il allé lorsqu'il l'a quittée, par où est-il entré, ou sorti? c'est ce que je confesse ignorer maintenant, selon cette parole : « Vous ne savez d'où il vient, ni où il va (Joan. III, 8). » Et il ne faut pas s'en étonner, puisque c'est à lui qu'un prophète a dit autrefois: « Et l'on ne connaîtra point la trace de vos pas. » Il est hors de doute qu'il n'est entré ni par mes yeux; car il n'est pas coloré, ni par mes oreilles, car il n'est pas un son, ni par mon nez, car il ne se mêle pas avec l'air, mais avec l'âme, et ne l'affecte pas, mais la fait; ni par mon gosier, car il ne se mange ni ne se boit. Je ne l'ai point non plus reconnu au toucher, car il n'est pas palpable. Par où donc est-il entré ? Car il n'est pas venu du dehors, puisqu'il n'est aucune des choses qui paraissent au dehors. Cependant il n'est pas venu du dedans de moi, car c'est un bien et le bien n'habite point en moi, je le sais. Je suis aussi monté au dessus de moi, et j'ai trouvé que le Verbe est encore plus haut. Ma curiosité me l'a fait chercher au dessous de moi, et j'ai trouvé pareillement qu'il est encore plus bas. J'ai regardé hors de moi, et j'ai reconnu qu'il est encore au delà de ce qui est hors de moi; et enfin je l'ai cherché au dedans de moi, et j'ai vu qu'il m'est plus intérieur que moi-même. Et alors j'ai reconnu la vérité de cette parole : « Nous vivons, nous nous mouvons, et nous subsistons en lui (Act. XVII, 28). « Mais heureux celui en qui il est, qui vit pour lui, qui est mu par lui ». (Sermon LXXIV, 5)
mardi 19 octobre
Jésus disait à ses disciples :
Restez en tenue de service,
et gardez vos lampes allumées.
Soyez comme des gens qui attendent leur maître
à son retour des noces,
pour lui ouvrir dès qu'il arrivera et frappera à la porte.
Heureux les serviteurs que le maître,
à son arrivée, trouvera en train de veiller.
Amen, je vous le dis :
il prendra la tenue de service,
les fera passer à table et les servira chacun à son tour.
S'il revient vers minuit ou plus tard encore
et qu'il les trouve ainsi, heureux sont-ils !
samedi 16 octobre 2010
Dimanche 17 octobre
qu'il faut toujours prier sans se décourager :
« Il y avait dans une ville un juge
qui ne respectait pas Dieu
et se moquait des hommes.
Dans cette même ville,
il y avait une veuve qui venait lui demander :
'Rends-moi justice contre mon adversaire.'
Longtemps il refusa ; puis il se dit :
'Je ne respecte pas Dieu, et je me moque des hommes,
mais cette femme commence à m'ennuyer :
je vais lui rendre justice pour qu'elle ne vienne plus
sans cesse me casser la tête.' »
Le Seigneur ajouta :
« Écoutez bien ce que dit ce juge sans justice !
Dieu ne fera-t-il pas justice à ses élus,
qui crient vers lui jour et nuit ?
Est-ce qu'il les fait attendre ?
Je vous le déclare :
sans tarder, il leur fera justice.
Mais le Fils de l'homme, quand il viendra,
trouvera-t-il la foi sur terre ? »
Il y avait aussi dans cette ville une veuve: Une veuve, une femme pauvre, sans ressources et sans influence... Ce n'est pas une cliente intéressante. Il n'y a pas grand-chose à chercher de ce côté-là. Son adversaire (Matthieu 5,25) l'a dépouillée du peu qu'elle avait, alors elle vient et revient à la charge, bien que le juge refuse de s'occuper d'elle. Il est sur des affaires plus juteuses et à la recherche d'une autre clientèle. Mais à force de revenir à la charge, la veuve l'oblige à capituler. Il avoue pourquoi. Pour le plus vil des motifs pouvant pousser un juge à l'action: pour avoir la paix. On n'oubliera pas en quelle époque Jésus propose sa parabole. A cette époque-là, les plaignants ordinaires ne pouvaient pas s'entourer d'avocats et ne bénéficiaient pas de l'assistance juridique gratuite ni de protections et de garanties légales pour obtenir l'intervention de la justice. Un juge malveillant ou intéressé pouvait refuser son secours à une pauvre veuve, et l'affaire était classée.
Dieu ne fera-t-il justice à ses élus qui crient à lui jour et nuit? ... C'est l'explication de la parabole. Jésus établit le contraste flagrant entre le Dieu juste et ce juge inique. Le juge ne s'intéresse pas à la veuve, parce qu'il ne l'aime pas; elle lui est complètement indifférente. Dieu, au contraire, s'intéresse aux croyants parce qu'ils sont ses élus et qu'en tant que tels il les aime. D'ailleurs Dieu aime tous les hommes et il veut le meilleur pour chacun ... La veuve vient de temps en temps chez le juge. Les élus, eux, crient à Dieu jour et nuit et demandent justice (Psaume 35,17; 74,10; 94,3; Apocalypse 6,10). Le juge tarde à intervenir. Dieu, lui, ne tarde jamais: "Tardera-t-il à leur égard?" Le juge agit, poussé par un motif vil égoïste. Dieu agit par amour. L'incarnation et la croix en sont le signe ... Le seul point commun entre Dieu et cet homme, c'est que l'un et l'autre agissent. Ceci mis à part, tout n'est qu'opposition entre eux. (W. Kreiss)
Jésus disait à ses disciples :
Je vous le déclare :
Celui qui se sera prononcé pour moi
devant les hommes,
le Fils de l'homme se prononcera aussi pour lui
devant les anges de Dieu.
Mais celui qui m'aura renié en face des hommes
sera renié en face des anges de Dieu.
Et celui qui dira une parole contre le Fils de l'homme,
cela lui sera pardonné ;
mais si quelqu'un blasphème contre l'Esprit Saint,
cela ne lui sera pas pardonné.
Quand on vous traduira devant les synagogues,
les puissances et les autorités,
ne vous tourmentez pas pour savoir
comment vous défendre ou comment parler.
Car l'Esprit Saint vous enseignera
à cette heure même ce qu'il faudra dire. »
vendredi 15 octobre 2010
Vendredi 15 octobre
ne craignez pas ceux qui tuent le corps,
et après cela ne peuvent rien faire de plus.
Je vais vous montrer qui vous devez craindre :
craignez celui qui, après avoir tué,
a le pouvoir d'envoyer dans la géhenne.
Oui, je vous le dis : c'est celui-là que vous devez craindre.
Est-ce qu'on ne vend pas cinq moineaux pour deux sous ?
et pas un seul n'est indifférent aux yeux de Dieu.
Quant à vous, même vos cheveux sont tous comptés.
Soyez sans crainte :
vous valez plus que tous les moineaux du monde.
Voici ce qu'il dit aux juifs qui veulent sa perte : "Vous êtes du diable, votre père, et ce sont les désirs de votre père que vous voulez accomplir. Il était homicide dès le commencement et n'était pas établi dans la vérité, parce qu'il n'y a pas de vérité en lui : quand il profère le mensonge, il parle de son propre fonds, parce qu'il est menteur et père du mensonge." (Jn 8, 44) En devenir le serviteur et l'esclave est synonyme de mort : "Je vais vous montrer qui vous devez craindre : craignez celui qui, après avoir tué, a le pouvoir d'envoyer dans la géhenne." Il faut craindre "celui qui tue notre intériorité" car elle est éternelle. Se couper de la Source de notre existence qu'est Dieu, c'est fermer les vannes de la Vie. Cela conduit à la sècheresse, au désert et à la mort : l'eau vive de l'amour ne peut plus couler, jaillir, c'est l'enfermement !
Dieu, lui, est "Source de Vie". S'ouvrir à Jésus en toute confiance, c'est s'ouvrir à cette Vie et lui permettre de s'écouler en nous : "Si vous demeurez dans ma Parole, vous êtes vraiment mes disciples, et vous connaîtrez la vérité et la vérité vous rendra libre ... quiconque commet le péché est esclave. Or l'esclave n'est pas pour toujours dans la maison, le fils y demeure à jamais. Si donc le Fils vous libère, vous serez réellement libre." (Jn 8, 31-35)
Rappelons-nous l'enseignement de Jésus dans le sermon sur la montagne : "Entrez par la porte étroite. Large, en effet, et spacieux est le chemin qui mène à la perdition, et il y en est beaucoup qui s'y engagent; mais étroite est la porte et resserré le chemin qui mène à la Vie, et il en est peu qui le trouvent." (Mt 7, 13-14)
Deux voies ! A chacun de choisir sur laquelle il veut cheminer ? ... En sachant que la Porte, c'est le Christ : "Je suis la Porte. Si quelqu'un entre par moi, il sera sauvé." (Jn 10, 9)
mardi 12 octobre 2010
Jésus disait aux docteurs de la Loi :
parce que vous bâtissez les tombeaux des prophètes,
alors que vos pères les ont tués.
Ainsi vous témoignez que vous approuvez
les actes de vos pères, puisque eux,
ils ont tué les prophètes,
et vous, vous bâtissez leurs tombeaux.
C'est pourquoi la Sagesse de Dieu elle-même a dit :
Je leur enverrai des prophètes et des apôtres,
ils tueront les uns et en persécuteront d'autres.
Ainsi cette génération devra rendre compte du sang
de tous les prophètes qui a été versé
depuis la création du monde,
depuis le sang d'Abel jusqu'au sang de Zacharie,
qui a péri entre l'autel et le sanctuaire.
Oui, je vous le déclare :
cette génération devra en rendre compte.
Malheureux êtes-vous, docteurs de la Loi,
parce que vous avez enlevé la clé de la connaissance ;
vous-mêmes n'êtes pas entrés,
et ceux qui essayaient d'entrer,
vous les en avez empêchés. »
Après que Jésus fut parti de là,
les scribes et les pharisiens se mirent
à lui en vouloir terriblement,
et ils le harcelaient de questions ;
ils étaient à l'affût pour s'emparer d'une de ses paroles.
lundi 11 octobre 2010
Mardi 12 octobre
Comme Jésus parlait,
un pharisien l'invita pour le repas de midi.
Jésus entra chez lui et se mit à table.
Le pharisien fut étonné en voyant
qu'il n'avait pas d'abord fait son ablution avant le repas.
Le Seigneur lui dit :
« Bien sûr, vous les pharisiens,
vous purifiez l'extérieur de la coupe et du plat,
mais à l'intérieur vous êtes remplis
de cupidité et de méchanceté.
Insensés ! Celui qui a fait l'extérieur
n'a-t-il pas fait aussi l'intérieur ?
Donnez plutôt en aumônes ce que vous avez,
et alors tout sera pur pour vous. »
Dans le "Je confesse à Dieu", je reconnais mon impureté : "je reconnais que j'ai péché en pensée, en parole, par action et par omission"... et demande la purification essentielle qui changera l'orientation de ma vie et de ma relation avec Dieu, avec moi-même et avec autrui : "Il a envoyé l'Esprit-Saint pour la rémission des péchés. Par le ministère de l'Église, qu'il vous donne le pardon et la paix" ... la purification intérieure qui va changer le comportement extérieure et donner à une personne même physiquement laide de devenir belle par son rayonnement et sa charité. Nous vivons trop souvent de normes et de mode qui masque une hypocrisie où un mal-être et n'apporte pas le bonheur.
dimanche 10 octobre 2010
Lundi 11 octobre
Comme la foule s'amassait, Jésus se mit à dire :
« Cette génération est une génération mauvaise :
elle demande un signe,
mais en fait de signe
il ne lui sera donné que celui de Jonas.
Car Jonas a été un signe pour les habitants de Ninive ;
il en sera de même avec le Fils de l'homme pour cette génération.
Lors du Jugement, la reine de Saba
se dressera en même temps que les hommes
de cette génération, et elle les condamnera.
En effet, elle est venue de l'extrémité du monde
pour écouter la sagesse de Salomon,
et il y a ici bien plus que Salomon.
Lors du Jugement, les habitants de Ninive
se lèveront en même temps que cette génération,
et ils la condamneront ; en effet, ils se sont convertis
en réponse à la proclamation faite par Jonas,
et il y a ici bien plus que Jonas.
Le signe fondamental qui est donné par Jésus, n'est autre que celui de sa mort et de sa résurrection. Comme Jonas qui reste trois jours dans le ventre du monstre avant d'être craché par celui-ci, Jésus reste dans le ventre de la mort et ressuscite le troisième jour : la mort le rejette. Elle ne peut l'anéantir car Il est la Vie. Pour saisir ce signe, il faut l'écoute et le regard de la foi.
La Reine de Saba eut assez d'humilité pour reconnaître la sagesse de Salomon. Jésus est la Sagesse incarnée. Pour comprendre cela, il faut l'écoute et le regard de la foi.
Jonas a appelé à la conversion et les habitants de Ninive l'ont suivi et ils ont eu la vie. Le message de Jésus est le même : la libération de l'homme qui se met dans des situations d'esclavage et de mort : "Viens et suis-moi, lui dit Jésus, et tu auras la Vie ... Laissons Jésus assumer nos vies, nos péchés, notre mort ...
Cela demande un décentrement de soi et un abandon de ses certitudes pour construire sa vie sur un Autre qui est Roc : "Je t'aime, Seigneur, ma force : Seigneur, mon Roc, ma forteresse, Dieu mon libérateur, le rocher qui m'abrite ..." (Ps 17, 2-3)
samedi 9 octobre 2010
Samedi 9 octobre
Comme Jésus était en train de parler,
une femme éleva la voix au milieu de la foule pour lui dire :
« Heureuse la mère qui t'a porté dans ses entrailles,
et qui t'a nourri de son lait ! » Alors Jésus lui déclara :
« Heureux plutôt ceux qui
entendent la parole de Dieu, et qui la gardent ! »
vendredi 8 octobre 2010
Vendredi 8 octobre
Comme Jésus avait expulsé un démon,
certains se mirent à dire :
« C'est par Béelzéboul, le chef des démons,
qu'il expulse les démons. »
D'autres, pour le mettre à l'épreuve,
lui réclamaient un signe venant du ciel.
Jésus, connaissant leurs intentions, leur dit :
« Tout royaume divisé devient un désert,
ses maisons s'écroulent les unes sur les autres.
Si Satan, lui aussi, est divisé,
comment son royaume tiendra-t-il ?
Vous dites que c'est par Béelzéboul
que j'expulse les démons.
Et si c'est par Béelzéboul
que moi, je les expulse,
vos disciples, par qui les expulsent-ils ?
C'est pourquoi ils seront eux-mêmes vos juges.
Mais si c'est par le doigt de Dieu que j'expulse les démons,
c'est donc que le règne de Dieu est survenu pour vous.
jeudi 7 octobre 2010
Jeudi 7 octobre
Eh bien, moi, je vous dis :
Demandez, vous obtiendrez ;
cherchez, vous trouverez ;
frappez, la porte vous sera ouverte.
Celui qui demande reçoit ;
celui qui cherche trouve ;
et pour celui qui frappe, la porte s'ouvre.
Quel père parmi vous donnerait
un serpent à son fils qui lui demande un poisson ?
ou un scorpion, quand il demande un œuf ?
Si donc vous, qui êtes mauvais,
vous savez donner de bonnes choses à vos enfants,
combien plus le Père céleste donnera-t-il
l'Esprit Saint à ceux qui le lui demandent ! »
et envoie du haut du ciel
un rayon de ta lumière.
Viens en nous, père des pauvres.
Viens, dispensateur des dons.
Viens, lumière en nos cœurs.
Consolateur souverain,
hôte très doux de nos âmes,
adoucissante fraîcheur.
Dans le labeur, le repos ;
dans la fièvre, la fraîcheur ;
dans les pleurs, le réconfort.
O lumière bienheureuse,
viens remplir jusqu’à l’intime
le cœur de tous tes fidèles.
Sans ta puissance divine,
il n’est rien en aucun homme,
rien qui ne soit perverti.
Lave ce qui est souillé,
baigne ce qui est aride,
guéris ce qui est blessé.
Assouplis ce qui est raide,
réchauffe ce qui est froid,
rends droit ce qui est faussé.
A tous ceux qui ont la foi
et qui en toi se confient,
donne tes sept dons sacrés.
Donne mérite et vertu
donne le salut final
donne la joie éternelle.
Amen.
mercredi 6 octobre 2010
Mercredi 06 octobre
Un jour, quelque part, Jésus était en prière.
Quand il eut terminé, un de ses disciples lui demanda :
« Seigneur, apprends-nous à prier,
comme Jean Baptiste l'a appris à ses disciples. »
Il leur répondit :
« Quand vous priez, dites :
'Père, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne.
Donne-nous le pain
dont nous avons besoin pour chaque jour.
Pardonne-nous nos péchés,
car nous-mêmes nous pardonnons
à tous ceux qui ont des torts envers nous.
Et ne nous soumets pas à la tentation.' »
La prière fondamentale pour Jésus, consiste à demander l'Esprit-Saint, "Lui que le Père donnera à ceux qui l'en prie". C'est l'Esprit-Saint, qui "connaissant les profondeur de Dieu" nous inspirera la "bonne" prière, car par nous-même s "nous ne savons pas prier comme il faut" (Rm 8, 26-27). Il nous inspirera comment dire : "Père" ! St Paul écrit dans la lettre qu'il adresse aux Romains : "Tous ceux qui se laisse conduire par l'Esprit-Saint sont fils de Dieu. Aussi bien n'avez-vous pas reçu un esprit d'esclaves pour retomber dans la crainte; vous avez reçu un esprit de fils adoptif qui nous fait nous écrier : Abba ! Père ! L'Esprit en personne se joint à notre esprit pour attester que nous sommes enfants de Dieu ... cohéritiers du Christ ..." (Rm 8, 14-17)
La prière ne nous appartient pas. Se tâter le pouls pour voir si on prie bien ou mal, éloigne de Dieu et centre sur soi-même. Cela conduit à la peur et donc à l'esclavage : satisfaire un dieu pharaonique qui n'est pas Père, et nous satisfaire nous-mêmes ou non. Un chemin d'angoisse et de scrupules ...
S'en remettre à l'Esprit-Saint, sans se regarder, malgré nos faiblesses, nos distractions, nos incapacités fait de nous des personnes libres, dessaisies d'elles-mêmes. En vérité, des fils et des filles du Père. L'important, c'est l'intention du cœur et notre désir profond. St Augustin a écrit : "Ta prière, c'est ton désir !"
mardi 5 octobre 2010
Mardi 5 octobre
Alors qu'il était en route avec ses disciples,
Jésus entra dans un village.
Une femme appelée Marthe le reçut dans sa maison.
Elle avait une soeur nommée Marie qui,
se tenant assise aux pieds du Seigneur,
écoutait sa parole.
Marthe était accaparée
par les multiples occupations du service.
Elle intervint et dit :
« Seigneur, cela ne te fait rien ?
Ma sœur me laisse seule à faire le service.
Dis-lui donc de m'aider. »
Le Seigneur lui répondit :
« Marthe, Marthe, tu t'inquiètes et tu t'agites
pour bien des choses. Une seule est nécessaire.
Marie a choisi la meilleure part : elle ne lui sera pas enlevée. »
lundi 4 octobre 2010
A la différence du soleil qui rayonne sans nous et par-dessus nos têtes, Dieu a voulu que sa bonté passe par le cœur des hommes. C’est là quelque chose de merveilleux et de redoutable. Il dépend de chacun de nous, pour notre part, que les hommes éprouvent ou non la miséricorde de Dieu. Voilà pourquoi la bonté est une si grande chose. (Tiré du livre La Sagesse d'un Pauvre)
La rencontre du lépreux
Un soir, en se promenant à cheval, François rencontre un lépreux. D'habitude, François, comme tout le monde d'ailleurs, s'enfuit dès qu'un lépreux s'approche d'un peu trop près. La lèpre est une maladie très contagieuse, et la peur de l'attraper, met le malade en dehors de toute vie avec les gens de la ville. Tout le monde fuit dès que la clochette du lépreux retentit ! Pourtant, cette fois – là, François s'arrête, prend le lépreux dans ses bras et l'embrasse ; il remonte à cheval, et quand il se retourne pour saluer une dernière fois le lépreux, celui – ci a disparu. François comprend alors que c'est Jésus lui même qui se présentait à lui sous les traits du lépreux.
Les deux récit se rejoignent. A chacun de trouver le lien et son implication dans sa vie ...















