mercredi 18 août 2010

Parole du jour
Mt 20, 1-16
Mercredi 18 août

Jésus disait cette parabole :
« Le Royaume des cieux est comparable au maître d'un domaine
qui sortit au petit jour
afin d'embaucher des ouvriers pour sa vigne.
Il se mit d'accord avec eux
sur un salaire d'une pièce d'argent pour la journée,
et il les envoya à sa vigne.
Sorti vers neuf heures,
il en vit d'autres qui étaient là, sur la place, sans travail.
Il leur dit :
'Allez, vous aussi, à ma vigne,
et je vous donnerai ce qui est juste.'
Ils y allèrent.
Il sortit de nouveau vers midi,
puis vers trois heures, et fit de même.
Vers cinq heures, il sortit encore, en trouva d'autres
qui étaient là et leur dit :
'Pourquoi êtes-vous restés là, toute la journée, sans rien faire ?'
Ils lui répondirent :
'Parce que personne ne nous a embauchés.' Il leur dit :
'Allez, vous aussi, à ma vigne.'
Le soir venu, le maître de la vigne dit à son intendant :
'Appelle les ouvriers et distribue le salaire,
en commençant par les derniers pour finir par les premiers.'
Ceux qui n'avaient commencé
qu'à cinq heures s'avancèrent et reçurent chacun une pièce d'argent.
Quand vint le tour des premiers,
ils pensaient recevoir davantage,
mais ils reçurent, eux aussi, chacun une pièce d'argent.
En la recevant,
ils récriminaient contre le maître du domaine :
'Ces derniers venus n'ont fait qu'une heure,
et tu les traites comme nous,
qui avons enduré le poids du jour et de la chaleur !'
Mais le maître répondit à l'un d'entre eux :
'Mon ami, je ne te fais aucun tort.
N'as-tu pas été d'accord avec moi pour une pièce d'argent ?
Prends ce qui te revient, et va-t'en.
Je veux donner à ce dernier autant qu'à toi :
n'ai-je pas le droit de faire ce que je veux de mon bien ?
Vas-tu regarder avec un œil mauvais
parce que moi, je suis bon ?'

Ainsi les derniers seront premiers,
et les premiers seront derniers. »


Il n'y a pas d'heure ni d'âge pour rencontrer le Seigneur. Certains le rencontrent tout-petits, d'autres étant enfants ou jeunes, d'autres encore adultes où vieillards ... Il n'y a pas d'heure ni d'âge pour être baptisé ... Et quelque soit l'heure et l'âge, la rétribution est la même : le Salut en Jésus Christ, la paix et la joie profonde d'être aimé. La vigne, en Israël, était le nom donné à l'école thoranique, et on disait qu'il fallait "travailler la thora", lui faire donner le bon vin de la Sagesse. Nous connaissons tous le verset du psaume : "le vin réjouit le cœur de l'homme". C'est en ce sens qu'il le réjouit car il s'agit d'une "Rencontre" ...
C'est donc pour nous une invitation à travailler la Parole de Dieu en la lisant, manduquant, ruminant jour après jour afin qu'elle donne en nous le bon vin de la Sagesse, Sagesse qui n'est autre qu'identification au Christ ... C'est le "maître du domaine" qui est reconnu comme étant le Royaume des Cieux.

mardi 17 août 2010

Parole du jour
Mt 19, 23-30
Mardi 17 août

Jésus disait à ses disciples :
« Amen, je vous le dis :
un riche entrera difficilement dans le Royaume des cieux.
Je vous le répète :
il est plus facile à un chameau de passer par un trou d'aiguille
qu'à un riche d'entrer dans le Royaume des cieux. »
Entendant ces paroles,
les disciples furent profondément déconcertés,
et ils disaient : « Qui donc peut être sauvé ? »
Jésus les regarda et dit :
« Pour les hommes, c'est impossible,
mais pour Dieu tout est possible. »
Alors Pierre prit la parole et dit à Jésus :
« Voilà que nous avons tout quitté pour te suivre :
alors, qu'est-ce qu'il y aura pour nous ? »
Jésus leur déclara :
« Amen, je vous le dis : quand viendra le monde nouveau,
et que le Fils de l'homme siégera sur son trône de gloire,
vous qui m'avez suivi,
vous siégerez vous-mêmes
sur douze trônes pour juger les douze tribus d'lsraël.
Et tout homme qui aura quitté
à cause de mon nom
des maisons, des frères, des soeurs,
un père, une mère, des enfants, ou une terre,
recevra beaucoup plus,
et il aura en héritage la vie éternelle.
Beaucoup de premiers seront derniers,
beaucoup de derniers seront premiers.

L'homme aimerait se sauver lui-même. C'était le cas du jeune homme riche qui repartit tout triste. Il prend conscience non seulement de son impuissance à se sauver, mais aussi à se laisser sauver. Le salut est absolument gratuit, c'est l'histoire du chameau et de l'aiguille. Mais il faut l'accueillir. Comment l'accueillir ? ... En accueillant celui dont le nom signifie "Dieu est notre Salut": Jésus. C'est lui notre Salut. Aussi dit-il à chacun de nous : "Toi, suis-moi."
La parole de Pierre est ambiguë : " Voilà que nous avons tout quitté pour te suivre : alors, qu'est-ce qu'il y aura pour nous ? " Il aura à apprendre que quitter ses filets ne suffit pas. Il demeure riche de lui-même et de ses convictions. Au jour de la passion, il en prendra conscience dans son reniement ...
Quant au "
qu'est-ce qu'il y aura pour nous ?" : " le « beaucoup plus » promis par Jésus à ceux qui ont tout quitté pour le suivre, n’est pas de l’ordre de l’avoir - maisons, terre, sécurité d’un vaste tissu relationnel familial. Jésus nous dit seulement que cet héritage, sans commune mesure avec les biens de ce monde, est « vie », et même « vie éternelle », c'est-à-dire divine. Ce que Jésus nous promet n’est donc pas de l’ordre d’un avoir supplémentaire mais d’une qualité d’être. Il nous donne comme perspective de partager sa propre vie. Le trône de gloire sur lequel il nous appelle à siéger représente sa condition divine à laquelle il veut nous rendre participants. Mais la vie divine a cela en propre qu’elle est plénitude et donc qu’elle ne peut se répandre que dans un être disposé à l’accueillir, c’est-à-dire dans un cœur conscient qu’à chaque instant il est appelé à tout recevoir de son Dieu. Voilà pourquoi Jésus parle de renoncer en son nom à « des maisons, des frères, des sœurs, un père, une mère, des enfants, ou une terre ». Notre Seigneur ne veut pas dire qu’il faille s’en défaire, les abandonner ; mais s’en délier en temps que terre d’aliénation dans la mesure où nous ne les percevrions plus comme des dons de Dieu, où ils limiteraient notre horizon à ce monde qui passe nous faisant oublier celui qui en est le Créateur, origine et terme de notre vie." (Fr Elie)

lundi 16 août 2010

Parole du jour
Mt 19, 16-22
Lundi 16 août

Quelqu'un s'approcha de Jésus et lui dit :
« Maître, que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle ? »
Jésus lui dit :
« Pourquoi m'interroges-tu sur ce qui est bon ?
Il n'y a qu'un seul être qui soit bon !
Si tu veux entrer dans la vie,
observe les commandements.
— Lesquels ? » lui dit-il.
Jésus reprit :

« Tu ne commettras pas de meurtre.
Tu ne commettras pas d'adultère.
Tu ne commettras pas de vol.
Tu ne porteras pas de faux témoignage.
Honore ton père et ta mère.
Et aussi :

Tu aimeras ton prochain comme toi-même. »
Le jeune homme lui dit :
« Tout cela, je l'ai observé :
que me manque-t-il encore ? »
Jésus lui répondit :
« Si tu veux être parfait, va,
vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres,
et tu auras un trésor dans les cieux.
Puis viens, suis-moi. »
A ces mots, le jeune homme s'en alla tout triste,
car il avait de grands biens.


Nous avons tous de grands biens ! Ces dons que Dieu nous a donnés et nous appelle à faire fructifier. Nous n'avons pas à les accumuler pour nous-mêmes. Ces dons nous ont été donnés pour les autres. L'homme existe pour se mettre au service de son frère - "Qu'as-tu fais de ton frère ?" ... - comme le Christ s'est agenouillé au pieds de ses disciples pour leur laver les pieds. Lui qui disait ne pas avoir une pierre pour reposer la tête. Chez Lui, tout était don. Jésus n'a rien gardé pour Lui-même. La croix en est le signe. C'est là qu'Il puisait sa force, sa paix et sa joie profonde ... dans l'Amour.
Non qu'il ne faille rien avoir car il nous faut vivre, mais attention de ne pas faire de l'avoir, quel qu'en soit la forme, son dieu : "Là où est ton trésor là aussi sera ton cœur !" Et le bonheur est au prix du "don". Jésus ne demande qu'a nous l'apprendre : "Viens et suis-moi."

dimanche 15 août 2010

ASSOMPTION DE MARIE
Parole du jour
(Dimanche 15 août)
(Lc 1, 39-56)

En ces jours-là, Marie se mit en route rapidement
vers une ville de la montagne de Judée.
Elle entra dans la maison de Zacharie
et salua Élisabeth.
Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie,
l'enfant tressaillit en elle.
Alors, Élisabeth fut remplie de l'Esprit Saint,
et s'écria d'une voix forte :
« Tu es bénie entre toutes les femmes,
et le fruit de tes entrailles est béni.
Comment ai-je ce bonheur
que la mère de mon Seigneur vienne jusqu'à moi ?
Car, lorsque j'ai entendu tes paroles de salutation,
l'enfant a tressailli d'allégresse au-dedans de moi.
Heureuse celle qui a cru
à l'accomplissement des paroles
qui lui furent dites de la part du Seigneur. »
Marie dit alors :
« Mon âme exalte le Seigneur,

mon esprit exulte en Dieu mon Sauveur.

Il s'est penché sur son humble servante ;

désormais tous les âges me diront bienheureuse.

Le Puissant fit pour moi des merveilles ;

Saint est son nom !

Son amour s'étend d'âge en âge

sur ceux qui le craignent.

Déployant la force de son bras,

il disperse les superbes.
Il renverse les puissants de leurs trônes,
il élève les humbles.
Il comble de bien les affamés,

renvoie les riches les mains vides.
Il relève Israël son serviteur,

il se souvient de son amour,
de la promesse faite à nos pères,

en faveur d'Abraham et de sa race à jamais. »
Marie demeura avec Élisabeth environ trois mois,
puis elle s'en retourna chez elle.

Il fallait en effet, médite Jean-Paul II, que « celle qui était la Mère du Ressuscité, fût la première parmi les hommes à participer à la plénitude puissante de sa Résurrection. Il fallait que celle, en qui le Fils de Dieu, auteur de la victoire sur le péché et sur la mort, est venu habiter, fût aussi la première à habiter en Dieu, libre du péché et de la corruption du tombeau : du péché par l’Immaculée Conception ; de la corruption du tombeau, par l’Assomption ».

L'être humain n'existe que comme "être en relation". Lorsqu'il n'y a plus de relation avec autrui, c'est l'enfermement et la mort. Le péché est "relation blessante et blessée" où ne circule plus la sève de l'amour et du don. Nous en faisons tous l'expérience ... Le péché nous disloque, nous divise dans nos relations avec les autres et aussi, surtout, en nous-mêmes. Les Sacrements, Baptême, Réconciliation, Eucharistie ... sont des dons de Dieu pour notre libération et le retour à l'unité de notre être tout entier : "corps, âme et esprit", en Jésus. St Paul écrit aux thessaloniciens : "Que votre être tout entier, corps, âme et esprit, soient rendus saint (= unifié par les liens de l'amour) par l'avènement de notre Seigneur Jésus-Christ". Voici ce qu'écrit Pierre Trévet dans son livre "Paraboles d'un curé de campagne" écrit : "La résurrection promise n'est ni la simple immortalité d'une âme séparée du corps, ni le retour à la vie d'ici-bas, mais quelque chose de beaucoup plus grand : le corps et l'âme (et l'esprit) rendus l'un à l'autre dans une unité désormais indestructible parce que notre fragilité humaine sera "mise à l'abri en Dieu", selon la magnifique expression du théologien Hans Urs von Balthasar - à l'abri du péché, de la souffrance et de la mort. Dans le credo, nous parlons de la "résurrection de la chair". La chair désigne ici la personne dans son unité et son intégralité, c'est-à-dire tout à la fois son âme et son corps (et son esprit). La vie nouvelle que le chrétien espère ne concerne pas seulement son âme, mais la personne toute entière, telle qu'elle a été créée et voulue par Dieu, et dont le corps est partie intégrante dès le commencement, ce corps dans lequel elle a vécu toute son histoire et est devenue ce qu'elle est".
Marie est la seule créature qui au moment de sa mort comme pendant toute sa vie n'a été que dans le "oui", libre de tout péché et de toute dislocation. Aussi unifiée en son être tout entier "corps, âme et esprit", son corps même ne pouvait demeurer dans la corruption. Sans aucune tâche de corruption, il a été élevé (= transfiguré) dans la Lumière de Dieu. La fête de l'Assomption nous montre, en Marie, notre avenir éternel :
"Je crois en la résurrection de la chair, à la vie éternelle" (credo)


Marie, étoile de la mer (St Bernard † 1153)

Marie est comparée à un astre
"Et le nom de la vierge était Marie" (Lc 1,27).
Disons quelque chose aussi sur ce nom, qui est interprété : "étoile" de la mer et qui convient à merveille à la mère restée vierge.
Oui, on la compare à un astre, et rien de plus juste : comme l'astre, sans être altéré, émet son rayon, ainsi, sans lésion intime, la Vierge met au monde son Fils. Le rayon n'amoindrit pas la clarté de l'astre, pas plus que le fils ne diminue l'intégrité de la vierge.
Oui, elle est cette noble étoile issue de Jacob dont les rayons illuminent l'univers entier, dont la splendeur étincelle sur la cime et pénètre jusqu'aux ombres profondes, dont la chaleur répandue sur la terre réchauffe les âmes plus que les corps, mûrit les vertus et consume les vices.
Elle est cette brillante et merveilleuse étoile qui se lève, glorieuse et nécessaire au-dessus de cet océan immense, dans la splendeur de ses mérites et de ses exemples.
Dans la tempête, regarde l'étoile, invoque Marie !
O toi, qui que tu sois, qui dans cette marée du monde, te sens emporté à la dérive parmi orages et tempêtes, plutôt que sur la terre ferme, ne quitte pas les feux de cet astre, si tu ne veux pas sombrer dans la bourrasque.
Quand se déchaînent les rafales des tentations, quand tu vas droit sur les récifs de l'adversité, regarde l'étoile, appelle Marie !
Si l'orgueil, l'ambition, la jalousie te roulent dans leurs vagues, regarde l'étoile, crie vers Marie !
Si la colère ou l'avarice, si les sortilèges de la chair secouent la barque de ton âme, regarde vers Marie !
Quand, tourmenté par l'énormité de tes fautes, honteux des souillures de ta conscience, terrorisé par la menace du jugement, tu te laisses happer par le gouffre de la tristesse, par l'abîme du désespoir, pense à Marie.
Dans les dangers, dans les angoisses, dans les situations critiques, pense à Marie, crie vers Marie !
Que son nom ne quitte pas tes lèvres, qu'il ne quitte pas ton cœur, et pour obtenir la faveur de ses prières, ne cesse d'imiter sa vie.
Fais ta propre expérience de Marie !
Si tu la suis, point ne t'égares.
Si tu la pries, point ne désespère.
Si tu la gardes en pensée, point de faux pas.
Qu'elle te tienne, plus de chute.
Qu'elle te protège, plus de crainte.
Sous sa conduite, plus de fatigue.
Grâce à sa faveur, tu touches au port.
Et voilà comment ta propre expérience te montre combien se justifie la parole : Le nom de la Vierge était Marie (Lc 1, 27).

dimanche 1 août 2010

Parole du jour
Lc 12, 13-21
Dimanche 1er août
Du milieu de la foule, un homme demanda à Jésus :
« Maître, dis à mon frère
de partager avec moi notre héritage. »
Jésus lui répondit :
« Qui m'a établi pour être votre juge
ou pour faire vos partages ? »
Puis, s'adressant à la foule :
« Gardez-vous bien de toute âpreté au gain ;
car la vie d'un homme,
fût-il dans l'abondance,
ne dépend pas de ses richesses. »
Et il leur dit cette parabole :

« Il y avait un homme riche,

dont les terres avaient beaucoup rapporté.

Il se demandait :

'Que vais-je faire ?
Je ne sais pas où mettre ma récolte.'
Puis il se dit :

'Voici ce que je vais faire :
je vais démolir mes greniers,
j'en construirai de plus grands
et j'y entasserai tout mon blé et tout ce que je possède.

Alors je me dirai à moi-même :

Te voilà avec des réserves en abondance
pour de nombreuses années.
Repose-toi, mange, bois, jouis de l'existence.
'
Mais Dieu lui dit :
'Tu es fou : cette nuit même, on te redemande ta vie.
Et ce que tu auras mis de côté, qui l'aura ?
'
Voilà ce qui arrive à celui qui amasse pour lui-même,
au lieu d'être riche en vue de Dieu. »


En vue de quoi sommes-nous riches ? Il est bien des richesses qui nous colle à la terre. Il n'est pas seulement question d'argent ou de biens. Certes ceux-ci peuvent être une entrave à notre vrai bien lorsqu'ils sont démesurés, au-delà de nos besoins, alors que notre frère croupit à notre porte. Et tout homme nous est "frère", et chacun a le droit d'exister. Notre égoïsme est une fausse richesse qui nous ancre à la terre et nous empêche de nous élever. Il est bien d'autres "fausses richesses" qui sont autant de liens qui nous entravent et chacun peut les répertorier pour soi-même. Qu'elles sont mes "idoles", ce auquel je tiens et que je ne lâcherai pas, alors que ce n'est pas l'essentiel, que ça entrave ma vie et ... celle des autres. Pour certains ce sera l'emprise sur autrui, ses enfants, son conjoint, ses amis ... pour d'autres, l'ordinateur, la télé, la voiture , le jeu, la nourriture etc ... Il est un livre sorti il y a plusieurs années qui s'intitulait : "Dieu premier servi." Ce qui revient à dire "être riche en vue de Dieu". Partir de notre intériorité. Chacun de nous aspire au bien, à l'amour vrai et notre souffrance, finalement, est de ne pas y correspondre. D'où l'importance de nourrir notre vie intérieure, de nous mettre à l'écoute de notre cœur et de la petite voix qui nous appelle pour nous guider. Ce que Thérèse de l'Enfant Jésus appelait "son Maître intérieur". Cela demande que nous sachions nous arrêter et faire silence, nous nourrir de la Parole de Dieu, des Sacrements et de la vie fraternelle. Sortir de nous pour vivre de Dieu. Acquérir ce discernement qui nous rendra libre et capable de vivre de l'essentiel sans nous laisser lier par ce qui est passager et sans avenir. Notre vie saura alors être aimante pour autrui de qui nous désirerons le vrai bien. Nous serons "riche en vue de Dieu".

samedi 31 juillet 2010

Parole du jour
Mt 14, 1-12
Samedi 31 juillet

En ce temps-là, Hérode, prince de Galilée,
apprit la renommée de Jésus
et dit à ses serviteurs :
« Cet homme, c'est Jean le Baptiste,
il est ressuscité d'entre les morts,
et voilà pourquoi il a le pouvoir de faire des miracles. »
Car Hérode avait fait arrêter Jean,
l'avait fait enchaîner et mettre en prison,
à cause d'Hérodiade, la femme de son frère Philippe.
En effet, Jean lui avait dit :
« Tu n'as pas le droit de vivre avec elle. »
Hérode cherchait à le mettre à mort,
mais il eut peur de la foule qui le tenait pour un prophète.
Lorsque arriva l'anniversaire d'Hérode,
la fille d'Hérodiade dansa devant tout le monde,
et elle plut à Hérode.
Aussi s'engagea-t-il par serment
à lui donner tout ce qu'elle demanderait.
Poussée par sa mère, elle dit :
« Donne-moi ici, sur un plat, la tête de Jean le Baptiste. »
Le roi fut contrarié,
mais à cause de son serment et des convives,
il commanda de la lui donner.
Il envoya décapiter Jean dans la prison.
La tête de celui-ci fut apportée sur un plat
et donnée à la jeune fille, qui l'apporta à sa mère.
Les disciples de Jean arrivèrent pour prendre son corps,
l'ensevelirent et allèrent en informer Jésus.

Jean Baptiste est par excellence "témoin de la vérité", précurseur en cela de Jésus qui juste avant de mourir dira à Pilate qui l'interroge, être "venu rendre témoignage à la vérité". Les deux en mourront. Il n'est pas aisé de vivre en "témoin de la vérité" et pourtant, c'est la vocation de tout baptisé et donc la notre. Il s'agit pour nous de suivre Jésus "en vérité", en rejetant tout ce qui est une entrave à la vérité dans nos vies, c'est-à-dire au Christ Lui-même qui est "le chemin la vérité et la vie".

vendredi 30 juillet 2010

Parole du jour
Mt 13, 54-58
Vendredi 30 juillet

Jésus alla dans son pays,
et il enseignait les gens dans leur synagogue,
de telle manière qu'ils étaient frappés d'étonnement et disaient :
« D'où lui viennent cette sagesse et ces miracles ?
N'est-il pas le fils du charpentier ?
Sa mère ne s'appelle-t-elle pas Marie, et ses frères
: Jacques, Joseph, Simon et Jude ?
Et ses soeurs ne sont-elles pas toutes chez nous ?
Alors, d'où lui vient tout cela ? »
Et ils étaient profondément choqués à cause de lui.
Jésus leur dit :
« Un prophète n'est méprisé
que dans sa patrie et dans sa propre maison. »
Et il ne fit pas beaucoup de miracles à cet endroit-là,
à cause de leur manque de foi.

En prenant chair de Marie, le Fils de Dieu n'a pas cherché à briller devant les hommes. Il a commencé par vivre en bébé, puis en enfant, en jeune et en adulte ... Il n'a pas fait semblant d'être homme, il s'est fait vrai homme et il l'a été dans toutes les fibres de son être. S'il est vrai Dieu, il est vrai homme. C'est ainsi qu'il est passé inaperçu pour la grande majorité de ses compatriotes. Aussi lorsqu'il paraît et enseigne comme un rabbi ayant autorité, lui le fils du charpentier, on est" choqué", on ne croit pas. Et là où il n'y a pas la foi, l'action de Dieu ne peut porter fruits puisque la porte du cœur reste fermée. Et nous-mêmes que cherchons-nous ? Une sainteté qui brille, une sainteté de piédestal ? ... Souvent, Nous côtoyons des personnes habitées par la lumière sans les voir car elles ne se regardent pas et ne font pas de bruit. Leur chemin est celui de l'amour d'autrui, de la charité ... L'extraordinaire se réalise dans l'ordinaire ...
Au centre

jeudi 29 juillet 2010

Parole du jour
Mt 13, 47-53
Jeudi 29 juillet

Jésus disait à la foule cette parabole :
Le Royaume des cieux est encore comparable à un filet qu'on jette dans la mer,
et qui ramène toutes sortes de poissons.
Quand il est plein, on le tire sur le rivage,
on s'assied, on ramasse dans des paniers ce qui est bon,
et on rejette ce qui ne vaut rien.
Ainsi en sera-t-il à la fin du monde :
les anges viendront séparer les méchants des justes
et les jetteront dans la fournaise :
là il y aura des pleurs et des grincements de dents.
Avez-vous compris tout cela ?
— Oui », lui répondent-ils.
Jésus ajouta :
« C'est ainsi que tout scribe
devenu disciple du Royaume des cieux est comparable
à un maître de maison qui tire de son trésor du neuf et de l'ancien. »
Jésus acheva ainsi de proposer des paraboles, puis il s'éloigna de là.

Commentaire d'Origène sur Mt 13,47-50 : La parabole du Filet :

Ceci étant dit, il faut penser que "le royaume des cieux" est comparé "à un filet jeté dans la mer et rassemblant toute espèce de poissons", pour montrer la diversité du libre arbitre chez les hommes, car ils manifestent les plus grandes différences, de sorte que se réalise l'expression : "il ramène (des hommes) de toute espèce", méritant louange ou blâme, selon qu'ils sont enclins aux formes des vertus ou à celles des vices.

Le filet, ce sont les Écritures

Et c'est à l'entrelacement varié d'un filet qu'est comparé le royaume des cieux, car elles sont tressées de pensées diverses et variées, les Écritures anciennes et nouvelles. De même que les poissons capturés par le filet sont découverts tantôt dans un endroit de ce filet, tantôt dans un autre, et chacun sous la maille qui l'a maîtrisé, de même tu découvrirais aussi, à propos de ceux qui sont venus dans le filet des Écritures, que certains ont été maîtrisés par l'entrelacement prophétique, par exemple celui d'Isaïe, dans tel de ses textes, ou de Jérémie ou de Daniel, d'autres par celui de la Loi, d'autres par celui de l'Évangile, et d'autres par les écrits de l'Apôtre. Au début, en effet, quand quelqu'un est pris par la Parole ou semble l'être, c'est par une partie seulement de l'ensemble du filet qu'il est retenu. (…).
Ce filet a été "jeté dans la mer", dans la vie des hommes de l'univers entier, agitée par les flots, (dans lesquels ils sont ballottés), nageant parmi les réalités saumâtres de la vie. Mais ce filet, avant notre Sauveur Jésus, n'était pas totalement achevé : il manquait en effet à l'entrelacement de la loi et des prophètes, celui qui a dit : "Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes ; je ne suis pas venu pour abolir, mais pour achever. "Et l'entrelacement du filet a été achevé dans les évangiles et dans les enseignements du Christ transmis par les Apôtres. Voilà donc pourquoi "le royaume des cieux est semblable à un filet, jeté dans la mer, qui rassemble toute espèce de poissons".


Aussi, laissons-nous prendre dans les filets de la Parole de Dieu en nous laissant imprégner par la Bonne Nouvelle des Évangiles ...

mercredi 28 juillet 2010

Parole du jour
Mt 13, 44-46
Mercredi 28 juillet

Jésus disait à la foule ces paraboles :
« Le Royaume des cieux est comparable
à un trésor caché dans un champ ;
l'homme qui l'a découvert le cache de nouveau.
Dans sa joie, il va vendre tout ce qu'il possède,
et il achète ce champ.
Ou encore :
Le Royaume des cieux est comparable
à un négociant qui recherche des perles fines.
Ayant trouvé une perle de grande valeur,
il va vendre tout ce qu'il possède, et il achète la perle.

Le champ ne serait-il pas celui de ton cœur ? ... Un trésor y est caché .... Celui d'une Parole qui résonne en silence comme un murmure ... Le bruit de la vie, le stress, le faire sous toutes ses formes, empêchent d'en percevoir les vibrations. Et pourtant nous aspirons tous à l'entendre. Les Écritures et en particulier les Évangiles, nous mettent en connexion avec cette Parole intérieure qui est Souffle de Vie, Présence. Le jour où la rencontre se réalise, où l'oreille se fait attentive, l'oreille du cœur, tout devient nouveau ... Une voix se fait entendre : "Voici que je fais toute chose nouvelle." C'est l'heure du dessaisissement de soi pour ce trésor caché qui se révèle, cette perle qui enrichit la vie. Le champ devient celui du quotidien où à travers circonstances et rencontres diverses, cette même Parole se fait entendre, une Présence dont il faut apprendre à discerner le pas ...

dimanche 11 juillet 2010

Dans l'impossibilité de commenter la Parole quelques jours ...
Laissons-nous toucher par la Parole du jour :
un mot, une phrase ...
Apprenons à nous mettre à l'écoute
pour accueillir la résonance de la Parole :

"Elle est tout près de toi, cette Parole,
elle est dans ta bouche et dans ton cœur
afin que tu la mettes en pratique."
(Dt 30, 14)

vendredi 9 juillet 2010

Parole du jour
Mt 10, 24-33
Samedi 10 juillet

Ne craignez pas ceux qui tuent le corps,
mais ne peuvent pas tuer l'âme ;
craignez plutôt celui qui peut faire périr
dans la géhenne l'âme aussi bien que le corps.
Est-ce qu'on ne vend pas deux moineaux pour un sou ?
Or, pas un seul ne tombe à terre
sans que votre Père le veuille.
Quant à vous, même vos cheveux sont tous comptés.
Soyez donc sans crainte :
vous valez bien plus que tous les moineaux du monde.

Le trésor d'un homme n'est pas dans les réalités terrestres, dans le pouvoir, l'avoir, le savoir ... Le trésor d'un homme se cache dans son intériorité. Il ne réside pas dans ses yeux bleus où son beau vêtement ... dans son yacht ou sa BMW ... dans ce qui, en fait, peut le rendre esclave en l'inscrivant dans la matière au mépris des autres ... Le trésor d'un homme réside dans la beauté d'un cœur pur et droit. Que dit ton corps ? ... Ton extériorité ou ton intériorité ? Est-il en connexion avec la matière où avec l'esprit. Il est appelé à s'élever pour exprimer ton âme dans sa grandeur, celle de l'Amour.
Celui qui peut faire périr l'âme aussi bien que le corps dans la géhenne en te détournant de ta vocation essentielle à l'Amour, ce n'est évidemment pas Dieu, mais le Mal avec un grand "M", celui que l'on appelle également le "Diviseur".
La tentation est une forme de persécution qu'il cherche à t' infliger, et cela de bien des manières ...
Dieu, Lui, le Dieu de Jésus-Christ, le Dieu qu'est Jésus-Christ, persécuté, a vaincu toutes les tentations, nos tentations d'hommes et de femmes d'hier et d'aujourd'hui et ... de demain. La remise de ta vie en la sienne et l'abandon à sa victoire sont l'assurance de ta victoire et de la Vie qu'Il veut pour toi.

Parole du jour
Mt 10, 16-23
Vendredi 9 juillet

Jésus disait aux douze Apôtres : «
Vous serez traînés devant des gouverneurs
et des rois à cause de moi :
il y aura là un témoignage pour eux et pour les païens.
Quand on vous livrera, ne vous tourmentez pas
pour savoir ce que vous direz
ni comment vous le direz :
ce que vous aurez à dire vous sera donné à cette heure-là.
Car ce n'est pas vous qui parlerez,
c'est l'Esprit de votre Père qui parlera en vous."

Il y a bien des tribunaux. Celui de notre conscience. Il est sûr que nous sommes pécheurs et que nos pensées, paroles ou comportements ne sont pas toujours à la hauteur de notre dignité d'êtres créés à l'Image de Dieu. Mais attention à ne pas nous laisser submerger par la culpabilité, le scrupule et un remord morbide. Car alors, c'est nous-mêmes qui nous faisons juge de nous-mêmes, en nous représentant le courroux d'un dieu qui n'existe pas. Je ne me pardonne pas d'être comme je suis. La maladie de perfectionnite est proche de l'orgueil. Nous sommes pécheur, certes, et Dieu le sait. Et il nous faut tout faire pour éviter le péché ... mais nous péchons : "Si notre cœur nous condamne, écrit St Jean, Dieu est plus grand que notre cœur ..." Et le prophète Isaïe : « Prenez courage, ne craignez pas. Voici votre Dieu : c’est la vengeance qui vient, la revanche de Dieu. Il vient lui-même et va vous sauver. » Voici la condamnation : "le Salut". Et ce "Salut", c'est Quelqu'un, Jésus Lui-même dans l'acte du don total de sa Vie : "Dieu n'a pas envoyé son Fils dans le monde pour juger (condamner) le monde, mais pour que le monde soit sauvé par Lui." (Jn 3) Notre Foi doit prendre racine dans cet Évènement inouï qui est pour nous un Avènement, celui du Salut dans toutes les dimensions de notre être. Si nous vivons ainsi greffés sur Lui, nous connaîtrons certes la contradiction et nous seront parfois acculés aux jugements des hommes pour ce qui est de notre foi, mais décentrés de nous-mêmes et de notre "petit moi"en recherche de perfection et de reconnaissance, nous laisserons l'Esprit-Saint jaillir du plus profond de nous-mêmes et nous inspirer les bonnes pensées et paroles, les bons comportements qui conviennent, et nous serons dans la Paix.

La Pureté du cœur selon St François d'Assise

- Sais-tu, frère Léon, ce qu'est la pureté du cœur ?
- C'est de ne pas avoir de faute à se reprocher, répondit Léon sans hésiter.
- Alors, je comprends ta tristesse, lui dit St François. Car on a toujours quelque chose à se reprocher….. Ah, crois-moi, ne te préoccupe pas tant de la pureté de ton âme. Tourne ton regard vers Dieu. Admire-le. Réjouis-toi de ce qu'il est, lui, toute sainteté. Rends-lui grâce à cause de lui-même. C'est cela, petit frère, avoir le cœur pur. Quand tu es tourné vers Dieu, ne fais pas retour sur toi-même. Ne te demande pas où tu en es avec Dieu. La tristesse de se découvrir pécheur est un sentiment trop humain. Il faut élever ton regard plus haut. L'immensité de Dieu et sa splendeur. Le cœur pur est celui qui ne cesse d'adorer le Seigneur vivant et vrai. Il peut, au milieu de toutes ses misères, vibrer à l'éternelle innocence et à l'éternelle joie de Dieu. Un tel cœur est à la fois dépouillé et comblé. IL LUI SUFFIT QUE DIEU SOIT DIEU. Dieu devient alors l'azur de son âme. La sainteté n'est pas un accomplissement de soi, ni une plénitude que l'on se donne. Elle est d'abord un vide que l'on accepte et que Dieu vient remplir, dans la mesure où l'on s'ouvre à sa plénitude.

Évangéliser un homme, c'est lui dire : Toi aussi, tu es aimé de Dieu dans le Seigneur Jésus. Et pas seulement le lui dire, mais le penser réellement et se comporter avec cet homme de telle manière qu'il découvre qu'il y a en lui quelque chose de plus grand que ce qu'il pensait. C'est cela, lui annoncer la Bonne Nouvelle. Tu ne peux le faire qu'en lui offrant ton amitié, réelle, désintéressée, faite de confiance et d'estime. (Eloi Leclerc : "Sagesse d'un pauvre".)

jeudi 8 juillet 2010

Parole du jour
Mt 10, 7-8
Jeudi 8 juillet

Jésus disait aux douze Apôtres :
"Sur votre route, proclamez
que le Royaume des cieux est tout proche.
Guérissez les malades,
ressuscitez les morts,
purifiez les lépreux,
chassez les démons.
Vous avez reçu gratuitement :
donnez gratuitement.

Qu'elle est ta route ? Celle d'aujourd'hui qui comprend nombre de circonstances, nombre de rencontres ... C'est là, par ton attitude, tes paroles et surtout tes comportements, que tu es appelé à "proclamer que le Royaume des cieux est tout proche". C'est ta vie qui le dit et le montre ou non. Si tu n'as pas accueilli le Royaume de Dieu dans ta vie, comment pourrais-tu le proclamer ? ... Ta "manière d'être" est appelée à être guérissante pour autrui, ressuscitante, purifiante, libérante. Elle le sera si toi-même te laisse guérir et libérer par Celui qui est à la fois le Médecin et le Remède, le Seigneur Jésus. L'expérience de la gratuité de son amour pour toi te conduira à aimer gratuitement du même amour dont Il t'aime à chaque instant.

"Ouvre ta porte à celui qui vient, ouvre ton âme, élargis l'accueil de ton esprit afin qu'il découvre les richesses de la simplicité, les trésors de la paix, la douceur de la grâce. Dilate ton cœur, viens vers le soleil de la lumière éternelle qui éclaire tout homme. " (St Ambroise)

mardi 6 juillet 2010

Parole du jour
Mc 10, 1-15
Mercredi 7 juillet

Jésus appela ses douze disciples
et leur donna le pouvoir d'expulser les esprits mauvais
et de guérir toute maladie et toute infirmité.
Voici les noms des douze Apôtres :
le premier, Simon, appelé Pierre ;
André son frère ;
Jacques, fils de Zébédée, et Jean son frère ;
Philippe et Barthélemy ;
Thomas et Matthieu le publicain ;
Jacques, fils d'Alphée, et Thaddée ;
Simon le Zélote et Judas Iscariote,
celui-là même qui le livra.
Ces douze,
Jésus les envoya en mission
avec les instructions suivantes :
« N'allez pas chez les païens
et n'entrez dans aucune ville des Samaritains.
Allez plutôt vers les brebis perdues
de la maison d'Israël.
Sur votre route, proclamez
que le Royaume des cieux est tout proche.

Jésus se prépare à fonder le nouvel Israël qui sera "catholique, c'est-à-dire, non plus confiné dans un peuple, mais "universel". C'est le sens du mot "catholique". Il respecte le choix de Dieu et veut qu'Israël en soit le noyau, qu'il accomplisse la mission donnée a Abraham : "En toi seront bénies toutes les nations de la terre." (Gn 12, 1-4) Aussi il appelle à s'occuper d'abord des "brebis perdues d'Israël", tous ces "anawims", ces pauvres de Yahvé qui sont comme des brebis sans berger. Ceux qui devraient les guider, pharisiens et chefs religieux ont perdus le sens ... le chemin. Aussi Jésus choisit douze de ses disciples, représentant symboliquement les "douze tribus d'Israël". Un peuple nouveau est entrain de naître appelé à être fidèle à la vocation des origines. Cette vocation se réalisera en Jésus qui donnera "sens" et "réalité" à l'appel reçu par Abraham. Jésus sera la "Pierre angulaire" sur laquelle reposera toute la construction. C'est Lui qui rendra ce Peuple fidèle ... ce Peuple qui est l'Église. Elle est porteuse de la Présence et de la Vie de Jésus et a reçu mission de prolonger sa mission dans le monde : "Il leur donna le pouvoir d'expulser les esprits mauvais et de guérir toute maladie et toute infirmité." C'est une immense confiance et une grande responsabilité : "porter et donner le Salut". La Parole de Dieu et les Sacrements comme la vie fraternelle en sont les principales assises ... Mais à chaque baptisé d'orienter par sa propre vie vers le Christ Source du Salut et de toute bénédiction.
Parole du jour
Mt 9, 32-38
Mardi 6 juillet

On présenta à Jésus un possédé qui était muet.
Lorsque le démon eut été expulsé,
le muet se mit à parler.
La foule fut dans l'admiration,
et elle disait :
« Jamais rien de pareil ne s'est vu en Israël ! »
Mais les pharisiens disaient :
« C'est par le chef des démons
qu'il expulse les démons. »
Jésus parcourait toutes les villes
et tous les villages, enseignant dans leurs synagogues,
proclamant la Bonne Nouvelle du Royaume
et guérissant toute maladie et toute infirmité.
Voyant les foules, il eut pitié d'elles
parce qu'elles étaient fatiguées et abattues
comme des brebis sans berger.
Il dit alors à ses disciples :
« La moisson est abondante,
et les ouvriers sont peu nombreux.
Priez donc le maître de la moisson
d'envoyer des ouvriers pour sa moisson. »

Jésus est plein de compassion pour les hommes. Il aime l'homme et il est pressé de son bien. Il parcourt ... enseigne ... proclame la Bonne nouvelle, guérit et libère. Voilà son œuvre pour chacun d'entre nous. A nous de prendre conscience de cette action d'amour envers nous. Nous sommes chacun ce muet, ne sachant parler du langage de l'amour et trop souvent proférant des paroles vaines qui ne sont pas édifiantes, constructives. Nous sommes muet de la parole vraie, celle qui jaillit d'un cœur purifié, d'une parole qui donne la vie. Le Seigneur nous libère, nous guérit, nous évangélise. Cela demande de notre part d'aller à Lui et de nous en remettre à Lui. Il n'est pas venu pour les bien-portants mais pour les malades, pour les justes, mais pour les pécheurs. Se reconnaître malade, c'est déjà s'ouvrir à la guérison. Se reconnaître pécheur, c'est déjà s'ouvrir à la libération. Sachons accueillir Jésus comme le Berger de nos vies. Le suivre en vérité, c'est prendre le chemin du Salut pour nous et pour les autres. Notre libération sera porteuse de fruits de libération pour les autres. Notre guérison intérieure sera porteuse de fruit de guérison pour les autres ...

lundi 5 juillet 2010

Parole du jour
Mt 9, 18-26
Lundi 5 juillet

Tandis que Jésus parlait aux disciples de Jean Baptiste,
voilà qu'un chef s'approcha ;
il se prosternait devant lui en disant :
« Ma fille est morte à l'instant ;
mais viens lui imposer la main, et elle vivra. »
Jésus se leva et se mit à le suivre,
ainsi que ses disciples.
Et voilà qu'une femme souffrant d'hémorragies
depuis douze ans s'approcha par derrière
et toucha la frange de son vêtement.
Car elle se disait en elle-même :
« Si je parviens seulement à toucher son vêtement,
je serai sauvée. »
Jésus se retourna, la vit et lui dit :
« Confiance, ma fille ! Ta foi t'a sauvée. »
Et la femme fut sauvée à l'heure même.
Jésus, arrivé à la maison du chef,
dit, en voyant les joueurs de flûte et l'agitation de la foule :
« Retirez-vous. La jeune fille n'est pas morte : elle dort. »
Mais on se moquait de lui.
Quand il eut mis la foule dehors,
il entra et saisit la main de la jeune fille, qui se leva.
Et la nouvelle se répandit dans tout ce pays.

« Jésus se leva et se mit à le suivre » ; et voici que sur le chemin qui conduit à la maison du chef de la synagogue, une femme pose elle aussi un geste qui témoigne de sa profonde foi. Ce n’est pas un thaumaturge qu’elle approche - car ceux-ci exigeaient de pouvoir faire leurs passes ostensiblement, de préférence en présence de grandes foules - mais un homme de Dieu : elle cherche à toucher la frange de l’écharpe de prière que porte Jésus, conformément à la tradition pharisienne. Notre Seigneur ne s’y trompe pas : de même qu’il a répondu sans attendre à la requête du chef de la synagogue, il s’adresse personnellement à la femme pour la confirmer dans sa démarche de confiance.
La foi n’est décidément pas l’adhésion à une idéologie, aussi sublime fût-elle ; la foi qui sauve est adhésion à la personne du Sauveur...
Croire c’est toucher Jésus personnellement par notre confiance, et le laisser accomplir notre salut par l’effusion de son Amour vivifiant. (P. Joseph-M.)

dimanche 4 juillet 2010

Parole du jour
Lc 10, 1-12. 17-20
Dimanche 4 juillet

Parmi ses disciples,
le Seigneur en désigna encore soixante-douze,
et il les envoya deux par deux devant lui
dans toutes les villes et localités où lui-même devait aller.

Il leur dit :
« La moisson est abondante,
mais les ouvriers sont peu nombreux.
Priez donc le maître de la moisson
d'envoyer des ouvriers pour sa moisson ...


Lorsqu'il est question de ces ouvriers dont parle l'Évangile, on pense le plus souvent aux prêtres et aux consacrés et il est vrai que le besoin se fait sentir que se lèvent de ces ouvriers. Mais tout baptisé est appelé à être ouvrier pour la moisson et cela commence par la vigilance à laisser pousser la graine de l'Évangile dans le champ de son propre cœur. Être comme une veilleuse qui laisse jaillir la flamme et qui devient transparente de celle-ci. La flamme, c'est le Christ. Le Christ qui, par ce témoignage, éclairera toute la maison et ceux qui l'habitent. Notre Maison commune, c'est le monde, c'est là que nous sommes appelés à briller de la lumière du Christ. Et ce rayonnement de sa Présence commence dans nos lieux de vie au quotidien : famille, travail, loisirs etc ... : " Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée. Et l'on n'allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau ; on la met sur le lampadaire, et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison. De même, que votre lumière brille devant les hommes : alors en voyant ce que vous faites de bien, ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux." (Mt 5, 14-16)

samedi 3 juillet 2010

Parole du jour
Jn 20, 24-29
Samedi 3 juillet

L'un des Douze, Thomas (dont le nom signifie: Jumeau)
, n'était pas avec eux quand Jésus était venu.
Les autres disciples lui disaient :
« Nous avons vu le Seigneur ! »
Mais il leur déclara :
« Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous,
si je ne mets pas mon doigt à l'endroit des clous,
si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas ! »

Huit jours plus tard, les disciples
se trouvaient de nouveau dans la maison,
et Thomas était avec eux. Jésus vient,
alors que les portes étaient verrouillées,
et il était là au milieu d'eux. Il dit :
« La paix soit avec vous ! »

Puis il dit à Thomas :
« Avance ton doigt ici, et vois mes mains ;
avance ta main, et mets-la dans mon côté :
cesse d'être incrédule, sois croyant. »

Thomas lui dit alors :
« Mon Seigneur et mon Dieu ! »

Jésus lui dit :
« Parce que tu m'as vu, tu crois.
Heureux ceux qui croient sans avoir vu.


On aurait envie de reprocher à Thomas son manque de foi, que parfois, d'une manière ou d'une autre, le notre rejoint ... Mais si Jésus se manifeste visible pour ses apôtres, c'est pour nous, pour l'Église à venir. Les apôtres sont les colonnes sur lesquelles l'Église repose aujourd'hui comme hier comme demain, aussi leur témoignage est essentiel. Le fait de ne pas avoir vu Jésus de ses yeux de chair, lors de sa première venue met Thomas dans la non-foi : "Si je ne vois pas ..." Et nous qui n'avons pas vu ne devrions-nous pas être également dans cette incrédulité ? ... Jésus donne la réponse : "Heureux ceux qui croient sans avoir vu." La foi ne prend pas naissance dans le regard extérieur, mais dans le regard du cœur, et trouve sa force dans le témoignage de ceux qui ont vu et qu'il faut croire. Thomas a vu, il a touché, mis son doigt dans les plaies des mains du Christ, sa main dans son coté. En définitif, c'est pour nous un témoignage qui nous rejoint aujourd'hui et que l'Église n'arrête pas de méditer et de contempler de l'intérieur. L'émerveillement de Thomas est devenu le sien : "Mon Seigneur et mon Dieu !"

vendredi 2 juillet 2010

Parole du jour
Mt 9, 9-13
Vendredi 2 juillet

Jésus, sortant de Capharnaüm,
vit un homme, du nom de Matthieu,

assis à son bureau de
(collecteur d'impôts).
Il lui dit :
« Suis-moi. »
L'homme se leva et le suivit.

Comme Jésus était à table à la maison,

voici que beaucoup de publicains
et de pécheurs
vinrent prendre place avec lui
et ses disciples.
Voyant cela, les pharisiens disaient aux disciples :

« Pourquoi votre maître mange-t-il
avec les publicains et les pécheurs ? »
Jésus, qui avait entendu, déclara :

« Ce ne sont pas les gens bien portants

qui ont besoin du médecin,
mais les malades.

Allez apprendre ce que veut dire cette parole :
C'est la miséricorde que je désire,
et non les sacrifices.

Car je suis venu appeler non pas les justes,
mais les pécheurs. »


Sauras-tu avec Lui passer de la mort à la vie ? Jésus passe sur mon chemin jour après jour, instant après instant ... Ne te laisse écraser par le péché mais laisse-toi regarder par Jésus le tout pur et regarde-Le. Découvre dans son regard tout l'amour qu'Il te porte malgré ton péché. Il sait Lui, ne pas te confondre avec ce péché et son désir de Dieu, c'est de t'en libérer et de te débloquer de ton bureau de publicain : "Suis-moi !" C'est le Mystère Pascal qui à chaque instant est appelé à réaliser en toi son œuvre de Salut : "Il se "leva" et le suivit."

mercredi 30 juin 2010

Parole de Dieu
Mt 9, 1-8
Jeudi 1er juillet

Jésus monta en barque, traversa le lac
et alla dans sa ville de Capharnaüm.
Et voilà qu'on lui apportait un paralysé,
couché sur une civière.
Voyant leur foi, Jésus dit au paralysé :
« Confiance, mon fils, tes péchés sont pardonnés. »
Or, quelques scribes se disaient :
« Cet homme blasphème. »
Mais Jésus, connaissant leurs pensées, leur dit :
« Pourquoi avez-vous en vous-mêmes
des pensées mauvaises ?
Qu'est-ce qui est le plus facile ? de dire :
'Tes péchés sont pardonnés',
ou bien de dire :
'Lève-toi et marche' ?
Eh bien ! pour que vous sachiez
que le Fils de l'homme a le pouvoir, sur la terre,
de pardonner les péchés...»
alors, il dit au paralysé :
« Lève-toi, prends ta civière, et rentre chez toi. »
L'homme se leva et rentra chez lui.
En voyant cela, la foule fut saisie de crainte,
et elle rendit gloire à Dieu
qui a donné un tel pouvoir aux hommes.

Qui est ce paralysé ? C'est l'autre ! Ne serait-ce pas toi, moi, chacun de nous ! Le péché nous paralyse. Il nous fait miroiter des chimères qui nous rendent esclaves et nous lient. Nous avons besoin alors d'être portés par l'Église symbolisée par les quatre personnages qui représentent les quatre points cardinaux. L'Église est universelle et nul personne humaine n'est en dehors des soins de l'Église. Mais Celle-ci n'a pas le pouvoir par Elle-même de libérer et de guérir, de pardonner les péchés, c'est Celui qui en est le Fondateur et la Source qui lui en donne la capacité à travers les Sacrements en particulier, la Parole divine et ... la vie fraternelle. C'est Jésus qui dit : "Confiance, mon fils, tes péchés sont pardonnés. " et encore "Lève-toi, prends ta civière, et rentre chez toi." Alors, en Église, c'est Lui qui l'a voulue comme le prolongement de son incarnation, donne-lui ta vie, et en Elle, chemine avec Lui. Parfois tu seras râpé, mais tu y trouvera la liberté.