mardi 29 septembre 2009

Parole du jour
(Mardi 29 septembre)
(Lc 9, 46-50)

47 Lorsque Jésus voit Nathanaël venir à lui, il déclare :
« Voici un véritable fils d'Israël,
un homme qui ne sait pas mentir. »
48 Nathanaël lui demande :
« Comment me connais-tu ? »
Jésus lui répond :
« Avant que Philippe te parle,
quand tu étais sous le figuier, je t'ai vu. »
49 Nathanaël lui dit :
« Rabbi, c'est toi le Fils de Dieu !
C'est toi le roi d'Israël ! »
50 Jésus reprend :
« Je te dis que je t'ai vu sous le figuier,
et c'est pour cela que tu crois !
Tu verras des choses plus grandes encore. »
51 Et il ajoute :
« Amen, amen, je vous le dis :
vous verrez les cieux ouverts,
avec les anges de Dieu qui montent
et descendent au-dessus du Fils de l'homme. »

Le mot "Ange" signifie "Messager". Les Anges sont des être spirituels envoyés par Dieu pour nous aider dans notre marche vers Lui. Nous sommes en effet dans un combat pour la vie, la lumière, l’amour. Mais nous oublions que nous ne sommes pas seuls, que les Anges, comme les Saints, sont des alliés très efficaces.

Nous pouvons les appeler à notre secours. Si nous leur demandons, ils prennent notre défense et nous conduisent à la délivrance de ce qui nous entrave, comme Michel dont le nom signifie "qui est comme Dieu" et qui dans la Bible est montré comme un Ange qui combat le Mal et les ténèbres . Cependant, les Anges respectent profondément la liberté dans laquelle nous sommes crées. Si nous préférons demeurer seuls, ils nous laissent combattre seuls. Cependant, ils nous protègent invisiblement d’une manière très surprenante, nous verrons cela lors de notre "Passage" (Pâques) vers le Seigneur.

Plus nous sommes petits, plus ces « protecteurs » du ciel sont importants. « Il y eut un combat dans le ciel : celui de Michel et de ses anges contre le Dragon ». Ce combat contre les puissances des ténèbres, est celui de la vie selon l’Esprit, c’est un combat pour la Vie. Les anges et les archanges, comme tous les saints, sont des aides puissantes. Le grand combat dans lequel nous sommes inscrits est le combat de Jésus, de Marie, de l’Église, et donc le combat de l’humanité. Le menteur peut se servir de nous, à notre insu, pour faire son œuvre de destruction, de division (Sens du mot "diable").

Dans le combat spirituel, Saint Ignace de Loyola nous dit qu’il faut discerner sans cesse les pensées de notre cœur. Nous sommes en effet le théâtre des bons et des mauvais esprits. Une parole désagréable peut faire mal, un geste non contrôlé peut provoquer de la violence. Notre cœur est le réceptacle d’un grand combat qu’il est bon de mesurer : Paroles, gestes, attitudes sont à soumettre à la lumière de Dieu pour que son œuvre se réalise. Il nous faut demeurer dans le Christ, enveloppés par les anges parce que dans sa chair Jésus a tué la haine.

« Amen, amen, je vous le dis : vous verrez les cieux ouverts avec les anges de Dieu qui montent et descendent au-dessus du Fils de l’homme ». Après Michel le Défenseur, nous fêtons Gabriel, dont le nom signifie "Force de Dieu" ou "Dieu est ma Force", l’envoyé de Dieu. Pour que Marie soit libre de dire oui, dans son consentement, Dieu envoie l’Archange Gabriel. Les anges sont donnés pour nous protéger, pour nous aider dans notre cheminement, pour nous consolider. Jésus dira a propos des tout-petits : « Leurs anges voient sans cesse la face de Dieu. » C’est Tobie qui nous parle de Raphaël le guérisseur. Raphaël, dont le nom signifie "Dieu guérit", il se met en route, accompagnant le jeune Tobie, en revenant, il guérit de sa cécité le vieux Tobit.
Nous avons tous besoin d'accueillir l'annonce de la Bonne Nouvelle avec Gabriel, la délivrance avec Michel et la guérison avec Raphaël. Reconnaissons dans leur agir rejoint l'œuvre du Salut (mot qui signifie "Santé"), réalisé en Jésus-Christ.

lundi 28 septembre 2009

Parole du jour
(Lundi 28 septembre)
(Lc 9, 46-50)

46 Une discussion s'éleva entre les disciples
pour savoir qui était le plus grand parmi eux.
47 Mais Jésus, connaissant la discussion
qui occupait leur pensée,
prit un enfant, le plaça à côté de lui
48 et leur dit :
« Celui qui accueille en mon nom cet enfant,
c'est moi qu'il accueille.
Et celui qui m'accueille
accueille aussi celui qui m'a envoyé.
Et celui d'entre vous tous qui est le plus petit,
c'est celui-là qui est grand. »
49 Jean, l'un des Douze, dit à Jésus :
« Maître, nous avons vu quelqu'un
chasser les esprits mauvais en ton nom,
et nous avons voulu l'en empêcher,
car il n'est pas avec nous pour te suivre. »
50 Jésus lui répondit :
« Ne l'empêchez pas :
celui qui n'est pas contre vous est pour vous. »

La grande question pour l'homme est aujourd'hui la même qu'hier : "Être le plus grand !" Dominer sur les autres ... être le plus beau ... le plus fort ... le plus intelligent ... devenir un dieu, finalement, mais un faux dieu car un dieu de pouvoir et d'aliénation des autres à son profit à soi ...
Jésus lui révèle la vraie grandeur : "Celui d'entre vous tous qui est le plus petit, c'est celui-là qui est le plus grand." L'enfant, dans le monde juif du temps n' a pas de statut social. De plus l'enfant s'en remet à quelqu'un d'autre, ses parents en particulier, car il ne se suffit pas à lui-même. Il a tout à apprendre etc ...
Jésus lui, reconnaît se recevoir et tout recevoir de son Père. Il lave les pieds de ses disciples et les invite à faire de même. Il affirme "ne pas être venu pour être servi mais pour servir et donner sa vie." Et il va jusqu'au bout de ce qu'il dit. Ce qu'il recherche, c'est toujours le bien, le meilleur pour l'autre, et cela au détriment de sa vie. La vraie grandeur est celle du cœur, celle de l'Amour vrai ! Et il nous dit à chacun : "Suis-moi." C'est la clef du bonheur.

samedi 26 septembre 2009


Parole du jour
(Samedi 26 septembre)
(Lc 9, 43-45)

43 Et tous étaient frappés d'étonnement
devant la grandeur de Dieu.

44
« Mettez-vous bien en tête ce que je vous dis là :
le Fils de l'homme va être livré aux mains des hommes. »
45
Mais les disciples ne comprenaient pas ces paroles,
elles restaient voilées pour eux,

si bien qu'ils n'en saisissaient pas le sens,

et ils avaient peur de l'interroger sur ces paroles.


La grandeur de Dieu dont il est question, ce sont les délivrances et les guérisons qui s'accomplissent par Jésus et qui sont signe de la puissance de Dieu. Non une puissance de pouvoir qui lie l'homme, mais une puissance d'amour qui libère l'homme. La parole de Jésus qui suit le montre bien : "Le Fils de l'homme va âtre livré aux mains des hommes." Jésus ne va pas se servir de sa puissance comme le feraient les "puissants" de ce monde, il va donner librement sa vie et ce don va être libération pour ceux-là même qui le crucifient : "Père, pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu'ils font." L'Amour va jusque là ! Pas facile à comprendre pour nous les hommes : "Les disciples ne comprenaient pas ces paroles".

mercredi 23 septembre 2009

Parole du jour
(Mercredi 22 septembre)
(Lc 9, 1-6)

01 Jésus convoqua les Douze,
et il leur donna pouvoir et autorité
pour dominer tous les esprits mauvais
et guérir les maladies ;
02 il les envoya proclamer le règne de Dieu
et faire des guérisons.
03 Il leur dit :
« N'emportez rien pour la route,
ni bâton, ni sac, ni pain, ni argent ;
n'ayez pas chacun une tunique de rechange.
04 Si vous trouvez l'hospitalité dans une maison,
restez-y ; c'est de là que vous repartirez.
05 Et si les gens refusent de vous accueillir,
sortez de la ville en secouant la poussière de vos pieds :
ce sera pour eux un témoignage. »
06 Ils partirent, et ils allaient de village en village,
annonçant la Bonne Nouvelle
et faisant partout des guérisons.

Jésus qui annonce la Bonne Nouvelle, proclame le règne de Dieu, celui de l'Amour, et en donne les signes par les délivrances et guérisons qu'il accomplit, donne à ses disciples de prolonger sa mission. A travers eux, c'est à l'Église qu'il donne mission. Le Pape Paul VI a écrit dans l'exhortation apostolique "Evangelii nuntiandi" : "Née de la mission de Jésus, l'Eglise est à son tour envoyée par Jésus. L'Église reste dans le monde lorsque le Seigneur de gloire retourne au Père. Elle reste comme le signe à la fois opaque et lumineux d'une nouvelle présence de Jésus, de son départ et de sa permanence. Elle le prolonge et le continue. Or c'est avant tout sa mission et sa condition d'évangélisateur qu'elle est appelée à continuer. Car la communauté chrétienne n'est jamais close sur elle-même. En elle, la vie intime - vie de prière, écoute de la Parole et de l'enseignement des apôtres, charité fraternelle vécue, pain partagé - n'a tout son sens que lorsqu'elle devient témoignage, provoque l'admiration et la conversion, se fait prédication et annonce de la Bonne Nouvelle. C'est ainsi toute l'Église qui reçoit mission d'évangéliser et l'oeuvre de chacun est importante pour le tout ..."

mardi 22 septembre 2009

Parole du jour
(Mardi 22 septembre)
(Lc 8, 19-21)

19i La mère et les frères de Jésus vinrent le trouver,
mais ils ne pouvaient pas arriver
jusqu'à lui à cause de la foule,
20 On le fit savoir à Jésus :
« Ta mère et tes frères
sont là dehors, qui veulent te voir. »
21 Il leur répondit :
« Ma mère et mes frères,
ce sont ceux qui entendent la parole de Dieu,
et qui la mettent en pratique. »

La Parole de Dieu, c'est Jésus Lui-même. Il n'a rien dit qu'il n'ait été. Sa Personne, son enseignement, son comportement, sa vie elle-même nous dit Dieu : "Qui m'a vu a vu le Père." Et ce qu'il est, il le dit dans le Souffle de Dieu, "l'Esprit-Saint, qu'il a reçu sans mesure". C'est pour cela que lors de la Transfiguration, la voix du Père se fait entendre : "Écoutez-le !". D'où l'importance de s'imprégner des Évangiles qui, écrit St Jérôme, sont "le Corps du Christ". Ceux qui se nourrisent de cette Parole Eucharistique deviennent une même famille.

vendredi 18 septembre 2009

Parole du jour
(Vendredi 18 septembre)
(Lc 8, 1-3)

01 Jésus passait à travers villes et villages,
proclamant la Bonne Nouvelle du règne de Dieu.
Les Douze l'accompagnaient,
02 ainsi que des femmes
qu'il avait délivrées d'esprits mauvais
et guéries de leurs maladies :
Marie, appelée Madeleine (qui avait été libérée de sept démons),
03 Jeanne, femme de Kouza,
l'intendant d'Hérode, Suzanne, et beaucoup d'autres,
qui les aidaient de leurs ressources.

Jésus n'est pas absent de la vie des hommes. Il est au cœur de la vie de chacun. S'ouvrir à sa Présence, c'est lui permettre d'agir efficacement pour notre bien. L'Église, Corps du Christ, prolonge la Présence de Jésus. En ce sens, l'Église est Sacrement, elle le révèle. L'Eglise est comme une "humanité de surcroit en laquelle Jésus renouvelle son mystère d'Amour." Dans les Sacrements, Baptême, Confirmation, Eucharistie, Réconciliation, onction des malades etc ... Elle prolonge l'action libératrice et guérissante de Jésus qui donne le Salut, c'est-à-dire, qui rend la Santé ... L'homme n'est pas passif dans ce processus. Au temps de Jésus, les malades venaient à Lui ... Aujourd'hui encore, il faut venir à Jésus qui nous reçoit dans cette Église voulue par Lui. Certes, l'Eglise n'est pas parfaite en ses membres qui sont en marche, et nous en sommes, mais elle l'est dans sa Source. Et c'est la grâce qui en jaillit qu'elle donne. Et cette grâce est Amour et Salut ...

jeudi 17 septembre 2009

Parole du jour
(Jeudi 17 septembre)
(Lc 7, 36-50)

36 Un pharisien avait invité Jésus à manger avec lui.
Jésus entra chez lui et prit place à table.
37 Survint une femme de la ville, une pécheresse.
Elle avait appris que Jésus mangeait chez le pharisien,
et elle apportait un vase précieux plein de parfum.
38 Tout en pleurs, elle se tenait derrière lui,
à ses pieds, et ses larmes mouillaient les pieds de Jésus.
Elle les essuyait avec ses cheveux,
les couvrait de baisers et y versait le parfum.
39 En voyant cela, le pharisien
qui avait invité Jésus se dit en lui-même :
« Si cet homme était prophète, il saurait
qui est cette femme qui le touche,
et ce qu'elle est : une pécheresse. »
40 Jésus prit la parole :
« Simon, j'ai quelque chose à te dire.
- Parle, Maître. »
41 Jésus reprit :
« Un créancier avait deux débiteurs ;
le premier lui devait cinq cents pièces d'argent,
l'autre cinquante.
42 Comme ni l'un ni l'autre ne pouvait rembourser,
il remit à tous deux leur dette.
Lequel des deux l'aimera davantage ? »
43 Simon répondit :
« C'est celui à qui il a remis davantage, il me semble.
— Tu as raison », lui dit Jésus.
44 Il se tourna vers la femme, en disant à Simon :
« Tu vois cette femme ?
Je suis entré chez toi, et tu ne m'as pas versé d'eau sur les pieds ;
elle, elle les a mouillés de ses larmes et essuyés avec ses cheveux.
45 Tu ne m'as pas embrassé ;
elle, depuis son entrée,
elle n'a pas cessé d'embrasser mes pieds.
46 Tu ne m'as pas versé de parfum sur la tête ;
elle, elle m'a versé un parfum précieux sur les pieds.
47 Je te le dis :
si ses péchés, ses nombreux péchés,
sont pardonnés,
c'est à cause de son grand amour.
Mais celui à qui on pardonne peu montre peu d'amour. »
48 Puis il s'adressa à la femme :
« Tes péchés sont pardonnés. »
49 Les invités se dirent :
« Qui est cet homme, qui va jusqu'à pardonner les péchés ? »
50 Jésus dit alors à la femme :
« Ta foi t'a sauvée. Va en paix ! »

Le pharisien voit Jésus de l'extérieur. Il ne le connaît pas. Il voit selon les apparences et il juge. Il l'accueille dans sa maison mais pas dans son cœur : "Si cet homme était un prophète, il saurait ..." Jésus ne peut rien faire pour lui.
La femme, elle, voit Jésus de l'intérieur, dans une rencontre du cœur, et cet accueil de la Personne de Jésus au plus profond de son être la libère : "Tes péchés sont pardonnés ... Ta foi t'a sauvée. Va en paix !"

mardi 15 septembre 2009

Parole du jour
(Mardi 15 septembre)
(Jn 19, 25-27)

Or, près de la croix de Jésus se tenait sa mère,
avec la sœur de sa mère, Marie femme de Cléophas,
et Marie Madeleine.
Jésus, voyant sa mère,
et près d'elle le disciple qu'il aimait, dit à sa mère :
« Femme, voici ton fils. » Puis il dit au disciple :
« Voici ta mère. »
Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui.


Hier, nous célébrions la Fête de la "Croix Glorieuse", aujourd'hui celle de "Marie au pied de la croix", N.D. des douleurs. Certes Marie est dans la douleur. Comment une mère pourrait-elle voir son Fils martyrisé sans le vivre au plus profond de ses entrailles, sans vouloir se substituer à lui ? Mais Marie, même si elle ne comprend pas tout, Marie croit. Au pied de la croix, elle est debout, sûr que s'accomplit le vouloir de son propre Fils qui librement a livré sa vie. Dans le Film "la Passion du Christ", au moment où, sur le chemin de croix, Jésus tombe et que sa Mère va vers lui, le réalisateur fait dire à Jésus les Paroles de l'Apocalypse : "Voici que je fais toute chose nouvelle." Marie, au pied de la croix, d'une manière ou d'une autre doit se murmurer ces Paroles : "Voici qu'il fait toute chose nouvelle." Elle est l'espérance d'Israël, l'espérance de l'Humanité. Israël et l'Humanité qui sont comme condensés dans la personne de Jean. Et justement, avant de mourir, Jésus remet Jean à Marie et Marie à Jean. Désormais leurs vies sont unies et scellées par la Croix. Marie devient Mère du nouvel Israël qui est l'Église et de l'humanité. Marie qui peut nous apprendre Jésus car elle a vécu sa Présence et son Sacrifice de l'intérieur, Marie qui, si elle n'a pas tout compris, n'a jamais douté en son cœur. A nous de la prendre chez nous comme Jean la prit chez lui. Sa Présence illuminera notre vie car elle rayonne Jésus. St Louis-Marie Grignon de Montfort aimait dire : "Tu dis : "Marie", elle dit : "Jésus" ... A Jésus par Marie". Elle sait y faire ...

lundi 14 septembre 2009

Parole du jour
(Lundi 14 septembre)
(Jn 3, 13-17)

Nul n’est monté au ciel
sinon celui qui est descendu du ciel,
le Fils de l’homme.
De même que le serpent de bronze
fut élevé par Moïse dans le désert,
ainsi faut-il que le Fils de l'homme soit élevé,
afin que tout homme qui croit
obtienne par lui la vie éternelle.
Car Dieu a tant aimé le monde
qu'il a donné son Fils unique :
ainsi tout homme qui croit en lui ne périra pas,
mais il obtiendra la vie éternelle.
Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde,
non pas pour juger le monde,
mais pour que, par lui, le monde soit sauvé.

Aujourd'hui 14 septembre, nous fêtons la "Croix Glorieuse": la "Croix" en tant que signe de l'Amour pleinement accompli en Jésus-Christ par le don libre et total qu'il a fait de lui-même (passion et mort de Jésus) ; "glorieuse", en tant que ce don, ce sacrifice, libère l'homme de la chute de le met debout (résurrection et vie). C'est donc la Fête de notre salut en Jésus-Christ. Il est Notre Salut. Aussi est-il essentiel que notre vie soit unie à la sienne pour qu'il puisse l'assumer pleinement. Notre cheminement consiste à lui remettre toutes les zones sombres et ténébreuses de notre être pour qu'il le rende à Sa Lumière en le libérant et le guérissant. C'est là notre collaboration à notre salut. Ce n'est pas magique, il y faut du temps. L'important, c'est de répondre à son appel : "Suis-moi !" et de nous ouvrir jour après jour à sa Présence active en nos vies : "Dieu n'a pas envoyé son Fils dans le monde pour juger le monde, mais pour le sauver." Comme au désert le regard des hébreux tourné vers le serpent d'airain, leur apportait la guérison, de même, notre regard, celui du cœur, tourné vers Jésus, nous rend à la Santé : "Tout homme qui croit en lui, obtient la vie éternelle".

dimanche 13 septembre 2009

Parole du jour
(Dimanche 13 septembre)
(Mc 8, 27-35)

Jésus s'en alla avec ses disciples
vers les villages situés dans la région de Césarée-de-Philippe.
Chemin faisant, il les interrogeait :
« Pour les gens, qui suis-je ? »
Ils répondirent :
« Jean Baptiste ; pour d'autres, Élie ; pour d'autres, un des prophètes. »
Il les interrogeait de nouveau :
« Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? »
Pierre prend la parole et répond : « Tu es le Messie. »
Il leur défendit alors vivement de parler de lui à personne.
Et, pour la première fois,
il leur enseigna qu'il fallait que le Fils de l'homme
souffre beaucoup, qu'il soit rejeté par les anciens,
les chefs des prêtres et les scribes,
qu'il soit tué, et que, trois jours après, il ressuscite.
Jésus disait cela ouvertement.
Pierre, le prenant à part, se mit à lui faire de vifs reproches.
Mais Jésus se retourna et, voyant ses disciples,
il interpella vivement Pierre :
« Passe derrière moi, Satan !
Tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes. »
Appelant la foule avec ses disciples, il leur dit :
« Si quelqu'un veut marcher derrière moi,
qu'il renonce à lui-même, qu'il prenne sa croix, et qu'il me suive.
Car celui qui veut sauver sa vie la perdra ;
mais celui qui perdra sa vie pour moi et pour l'Évangile la sauvera.

La question que chacun nous sommes appelés à nous poser, c'est bien-sûr celle que nous pose Jésus ? Et attention de ne pas répondre en nous faisant un Jésus qui corresponde à nos attentes égoïstes ! St Pierre en fit les frais : "Passe derrière-moi, Satan ! Tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes." Qu'elles sont nos pensées ? ... C'est en prenant "sa croix" que nous pourrons répondre à la question. Jean-François Baudoz écrit : "La croix ... est le symbole du renoncement à soi-même, qui est de toute manière la condition préalable au don de soi." C'est ce décentrement de soi-même pour un recentrement sur le Christ et sa volonté qui nous révèlera son vrai visage et son identité. Cette volonté passe par l'Église que Lui-même a fondée. C'est en Elle qu'il renouvelle sans cesse son mystère d'amour et de salut ...

samedi 12 septembre 2009

Parole du jour
(Samedi 12 septembre)
(Lc 6, 46-49)

Jésus disait à ses disciples:
"Jamais un bon arbre
ne donne de mauvais fruits;
jamais non plus un arbre mauvais
ne donne de bons fruits.
Chaque arbre se reconnaît à son fruit :
on ne cueille pas des figues sur des épines ;
on ne vendange pas non plus du raisin sur des ronces.
L'homme bon tire le bien du trésor
de son cœur qui est bon;
et l'homme mauvais tire le mal
de son cœur qui est mauvais :
car ce que dit la bouche,
c'est ce qui déborde du cœur.
Et pourquoi m'appelez-vous en disant :
'Seigneur ! Seigneur !'

et ne faites-vous pas ce que je dis ?
Tout homme qui vient à moi, qui écoute mes paroles
et qui les met en pratique,
je vais vous montrer à qui il ressemble.
Il ressemble à un homme qui bâtit une maison.
Il a creusé très profond,
et il a posé les fondations sur le roc.
Quand est venue l'inondation,
le torrent s'est précipité sur cette maison,
mais il n'a pas pu l'ébranler parce qu'elle était bien bâtie.
Mais celui qui a écouté sans mettre en pratique
ressemble à l'homme qui a bâti sa maison à même le sol,
sans fondations.
Le torrent s'est précipité sur elle,
et aussitôt elle s'est effondrée ;
la destruction de cette maison a été complète.

Au psaume 17, nous lisons : "Je t'aime, Seigneur, mon Roc ..." Dans la Bible, Dieu est considéré symboliquement comme "Roc". Il est le "Roc" sur lequel il faut bâtir. Dieu se révèle à nous en son Fils incarné "Jésus". Désormais, c'est sur lui qu'il faut "bâtir" car qui l'a vu a vu Dieu, et il ne peut conduire notre vie qu'à son plein accomplissement. Pour cela, il nous faut mettre nos pas dans les siens : "Toi, suis-moi !" Il est essentiel de se laisser éduquer par lui : "écouter ses paroles", son enseignement qui vient du Père, de Dieu. Cet enseignement n'est pas extérieur à lui, il l'incarne. Aussi, accueillir son enseignement, c'est l'accueillir lui-même. L'Eucharistie nous invite à l'accueillir au sommet de cet enseignement qui est accomplissement parfait de la Loi, de la Torah :"l'Amour". "Ceci est mon Corps livré ... mon Sang versé ..." Notre vocation est la même : le service de l'homme et à travers celui-ci de Dieu, et le don de soi ... C'est lui qui nous y ajuste et nous en donne la capacité : "Sans moi, vous ne pouvez rien faire."
A chacun de choisir comment il veut bâtir ? ... Et quel fruit il veut porter ? ...

vendredi 11 septembre 2009

Parole du jour
(Vendredi 11 septembre)
(Lc 6, 39-42)

Jésus s’adressait à la foule en paraboles :
« Un aveugle peut-il guider un autre aveugle ?

Ne tomberont-ils pas tous deux dans un trou ?

Le disciple n'est pas au-dessus du maître ;
mais celui qui est bien formé sera comme son maître.
Qu'as-tu à regarder la paille dans l'œil de ton frère,
a
lors que la poutre qui est dans ton œil à toi,

tu ne la remarques pas ?

Comment peux-tu dire à ton frère :

'Frère, laisse-moi retirer la paille qui est dans ton œil',

alors que tu ne vois pas la poutre qui est dans le tien ?

Esprit faux ! enlève d'abord la poutre de ton oeil ;

alors tu verras clair pour retirer la paille

qui est dans l'oeil de ton frère.



Il ne suffit pas de se dire chrétien, encore faut-il l'être. Le rite du baptême ne fait pas de nous des chrétiens, il nous met sur le chemin ... Certes, à partir de ce Sacrement, on nous reconnaît comme chrétien, mais ce que l'on reçoit alors doit se déployer dans toute notre vie au quotidien , dans nos pensées, nos paroles, nos comportements ... pour qu'en vérité on le soit. La graine jetée en terre est appelée à germer et pousser : " ... la terre produit d'abord l'herbe, puis l'épi, puis plein de blé dans l'épi ..." (Mc 4, 26-29) Et pour que cela arrive, il faut prendre soin de la terre et de la graine, il faut mener une vie selon le Christ. Au baptême, le célébrant, dit après les rites essentiels de l'eau et de l'onction, "tu es devenu une création nouvelle, tu as revêtu le Christ". Le baptisé est appelé alors à collaborer à cette vérité en permettant au Christ d'assumer avec lui son existence et de la transfigurer à sa ressemblance. Pour ce faire, l'écoute de sa Parole est essentielle : "Celui qui est bien formé sera comme son maître" nous dit l'Évangile de ce jour. Il faut se laisser éduquer par Jésus. Le maître dont il est question ici est le "maître d'école", celui qui éduque. Se laisser éduquer en s'imprégnant tout d'abord des Évangiles qui sont, comme l'écrit St Jérôme, le "Corps du Christ". Puis communier à sa Présence à travers les Sacrements par lesquels il nous touche jusqu'au fond de l'être pour nous transformer. Enfin s'ouvrir à la vie fraternelle en laquelle nous sommes invités à mettre en œuvre ce que nous avons reçu, la vie de Jésus. Nous sommes, comme l'écrivent les Pères, des "Porte-Christ". Ce qui demande un décentrement de nous-mêmes pour un recentrement sur Lui. C'est là ce que veut exprimer la grande doxologie de la prière eucharistique : "Par Lui, avec Lui et en Lui".
Si nous ne vivons pas de la grâce de notre baptême au quotidien, nous risquons bien d'être des aveugles qui conduiront d'autres aveugles sans les guider vers la lumière du Christ. Nous dirons savoir, mais nous nous ferons illusion. Il y a des signes de cet aveuglement. L'Évangile de ce jour nous en donne un : "le jugement". Le fait d'être chrétien ne fait pas de nous des "juges" et des "supermans", il nous conduit à nous reconnaître pécheurs, mais pécheurs pardonnés. La reconnaissance de notre incapacité à nous sauver nous-mêmes, nous conduit à l'humilité et à la compassion envers les autres que l'on sait autant aimés de Dieu que nous-mêmes : "Dieu ne fait pas acception des personnes." Le Christ ne juge pas, il donne Sa Vie pour donner la Vie. C'est là notre vocation chrétienne.

mercredi 9 septembre 2009

Parole du jour
(Mercredi 9 septembre)
(Lc 6, 20-26)

Jésus s'était arrêté dans la plaine, et la foule l'entourait.

Regardant alors ses disciples, Jésus dit:

"Heureux, vous les pauvres :
le royaume de Dieu est à vous!

Heureux, vous qui avez faim maintenant :

vous serez rassasiés !

Heureux, vous qui pleurez maintenant :

vous rirez !

Heureux êtes-vous quand les hommes vous haïssent

et vous repoussent,
quand ils insultent
et rejettent votre nom comme méprisable,

à cause du Fils de l'homme.

Ce jour-là, soyez heureux et sautez de joie,

car votre récompense est grande dans le ciel :

c'est ainsi que leurs pères traitaient les prophètes.

Mais malheureux, vous les riches :
vous avez votre consolation !

Malheureux, vous qui êtes repus maintenant :

vous aurez faim !

Malheureux, vous qui riez maintenant :

vous serez dans le deuil et vous pleurerez !

Malheureux êtes-vous
quand tous les hommes
disent du bien de vous :

c'est ainsi que leurs pères traitaient les faux prophètes.



Qui sont les "pauvres" dont il est question ? ... Ce sont ceux dont parlent le prophète Jérémie : "Heureux l'homme qui met sa confiance dans le Seigneur et dont le Seigneur est la foi. Il ressemble à un arbre planté au bord des eaux ... son feuillage reste vers ... il est sans inquiétude et ne cesse de porter du fruit." (Jr 17, 7-8)
Qui est le riche ? ... : "Malheureux l'homme qui se confie en l'homme, qui fait de la chair son appui et dont le cœur s'écarte de Yahvé ! Il est comme un chardon dans la steppe ..." (Jr 17, 5-6)
Le pauvre a faim et soif de la Parole de Dieu qui nourrit sa vie intérieure , ajuste et transforme son comportement ... Il est très dérangeant pour ceux qui refuse de suivre ce chemin. Jésus n'a-t-il pas été dérangeant ? ... Qu'en a t-on fait ?
Le riche se nourrit de sa propre parole. Il se fait le centre de tout et écrase autrui. Il ne se rend même pas compte qu'il est dans l'enfermement : "Il ne ressent rien quand arrive le bonheur ..." Il a perdu la notion du discernement et trahit sa nature qui est d'aimer : le service du frère et le don de soi-même.
Il y a deux voies dit Jésus : "Entrez par la porte étroite. Large, en effet, et spacieux est le chemin qui mène à la perdition, et il en est beaucoup qui s'y engagent; mais étroite est la porte et resserré le chemin qui mène à la Vie, et il en est peu qui le trouvent." (Mt 7, 13)
(Les Béatitude - Philippe de Champagne)

mardi 8 septembre 2009

Parole du jour
(Mardi 8 septembre)
(Mc 1, 18-23)

Marie, la mère de Jésus,
avait été accordée en mariage à Joseph ;
or, avant qu'ils aient habité ensemble,
elle fut enceinte par l'action de l'Esprit Saint.
Joseph, son époux, qui était un homme juste,
ne voulait pas la dénoncer publiquement ;
il décida de la répudier en secret.
Il avait formé ce projet,
lorsque l'ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit :
« Joseph, fils de David,
ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse :
l'enfant qui est engendré en elle vient de l'Esprit Saint ;
elle mettra au monde un fils,
auquel tu donneras le nom de Jésus
(c'est-à-dire : Le-Seigneur-sauve),
car c'est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. »
Tout cela arriva pour que s'accomplît
la parole du Seigneur prononcée par le prophète :
Voici que la Vierge concevra
et elle mettra au monde un fils,
auquel on donnera le nom d'Emmanuel,

qui se traduit : « Dieu-avec-nous ».

« Voici que la vierge concevra et elle mettra au monde un fils, auquel on donnera le nom d’Emmanuel, qui se traduit : ‘Dieu-avec-nous’. » La Nativité de Marie que nous célébrons aujourd'hui inaugure la réalité du salut et l'inscription du Verbe de Dieu dans l'histoire des hommes : "Et le Verbe s'est fait chair". En cette fête, nous faisons mémoire du jour où commença la restauration de notre nature humaine. En effet, avec la naissance de la Vierge, le projet de salut voulu par Dieu entrait dans sa réalisation concrète après bien des siècles de préparation (voir Ancien Testament) : le Fils de Dieu allait pouvoir s'incarner en cette femme rendue capable de l'accueillir et de lui donner chair, par son "oui" : "Qu'il me soit fait selon ta parole." St Jean Chrysostome a ce commentaire : "Une femme, du bois, la mort ... une Femme, du bois, la vie." La première femme fut Ève qui en s'appropriant et en mangeant le fruit interdit de l'arbre de vie conduisit l'humanité à sa perte. La seconde, "Marie", qui fidèle jusqu'au pied de l'arbre de la croix, offrit son propre Fils comme Fruit de vie pour l'humanité.
Que Marie, qui naquit pour offrir au Seigneur une demeure sacrée en vue de la Rédemption du monde, nous enseigne à disposer nos cœurs pour que le Christ naisse en nous et se dise à travers nous à tous ceux qui nous sont confiés et bien au-delà ...
(Icône de la nativité de Marie)

dimanche 6 septembre 2009

Parole du jour
(Samedi 6 septembre)
(Mc 7, 31-37)

Jésus quitta la région de Tyr ; passant par Sidon,
il prit la direction du lac de Galilée
et alla en plein territoire de la Décapole.
On lui amène un sourd-muet,
et on le prie de poser la main sur lui.
Jésus l'emmena à l'écart, loin de la foule,
lui mit les doigts dans les oreilles,
et, prenant de la salive, lui toucha la langue.
Puis, les yeux levés au ciel, il soupira et lui dit :
« Effata ! », c'est-à-dire : « Ouvre-toi ! »
Ses oreilles s'ouvrirent ;
aussitôt sa langue se délia, et il parlait correctement.
Alors Jésus leur recommanda de n'en rien dire à personne ;
mais plus il le leur recommandait, plus ils le proclamaient.
Très vivement frappés, ils disaient :
« Tout ce qu'il fait est admirable :
il fait entendre les sourds et parler les muets. »

Ne regardons pas ce sourd-muet de l'extérieur car il est chacun d'entre nous. Est-ce que je sais Écouter ? ... Parler vrai ? ... Jésus me sauve en me rendant à la véritable "Écoute" qui trouve sa source dans le cœur d'où peut alors jaillir une "Parole" juste ... ajustée. Au Sinaï, Dieu inscrit dans la pierre les "Paroles de vie" que nous appelons les dix commandements. Il le fait avec son doigt et le feu, symbole l'un et l'autre de l'Esprit-Saint, le Souffle de Dieu qui porte la Parole de Dieu. Ici Jésus met ses "doigts" dans les oreilles du sourd ... C'est l'Esprit-Saint qui le guérit de sa surdité. Ensuite, lui la Parole de Dieu incarnée ("La Parole s'est faite chair" 'Jn 1, 13') il prend de la salive qui est de l'eau, symbole de la Parole, pour rendre l'homme à la Parole. Jean Baptiste dira de Jésus qu'il "baptise dans l'eau et le feu". La vie chrétienne consiste à laisser se déployer en nous la grâce de notre baptême ... Oui, vraiment "tout ce qu'il fait est admirable" et il le fait pour chacun d'entre nous si nous savons lui "ouvrir nos cœurs et nos vies".

samedi 5 septembre 2009

Parole du jour
(Samedi 5 septembre)
(Lc 6, 1-5)

Un jour de sabbat, Jésus traversait des champs de blé ;
ses disciples arrachaient et mangeaient des épis,
après les avoir froissés dans leurs mains. Des pharisiens lui dirent :
« Pourquoi faites-vous ce qui n'est pas permis le jour du sabbat ? »
Jésus leur répondit :
« N'avez-vous pas lu ce que fit David
un jour qu'il eut faim, lui et ses compagnons ?
Il entra dans la maison de Dieu, prit les pains de l'offrande,
en mangea, et en donna à ses compagnons,
alors que les prêtres seuls ont la permission d'en manger. »
Jésus leur disait encore :
« Le Fils de l'homme est maître du sabbat. »

Il ne faut pas se tromper ! Ce qui est au cœur de la préoccupation de Jésus, c'est la Personne humaine et non des règles qui aussi importantes soient-elles, ne sont que des moyens. Si celles-ci deviennent un obstacle pour le vrai bien de l'homme, il faut savoir les écarter momentanément. Ne jamais en faire un absolu ! Ainsi des épis arrachés pour apaiser la faim. Le sabbat n'est pas là pour enfermer l'homme. Au contraire, il est le signe de la vie et de la libération.
La vie ! Il se réfère au récit de la création dont il fait mémoire(Ex 20, 8-11). Aussi, si la vie est en danger, la secourir passe avant la "mémoire" qu'on en fait.
La libération ! Il se réfère à la libération des hébreux de l'Égypte, par le passage de la mer rouge (Dt 5, 12-15). Aussi lorsque la liberté de l'homme est en danger, la libération passe avant la "mémoire" de l'évènement.
Jésus est Maître du sabbat. Ce qui est premier pour lui, c'est la vie et la libération de l'homme. Tout en respectant le sabbat, il refuse d'en être esclave et invite à en retrouver le sens en le libérant de ce qui le paralyse et à lui redonner vie.