mercredi 6 mai 2009

Parole du jour
(Jeudi 6 mai)
(Jn 13, 20)

"Amen, amen, je vous le dis :
recevoir celui que j'envoie,
c'est me recevoir moi-même ;
et me recevoir,
c'est recevoir celui qui m'envoie. "


Tout chrétien est envoyé. On n'est pas chrétien pour soi-même, mais pour les autres, c'est une mission : "dire le Christ au monde", et en particulier à ceux que nous côtoyons, là où nous sommes envoyés. Au baptême, le célébrant dit au nouveau baptisé : "Tu as revêtu le Christ." Être chrétien, c'est être un "Porte-Christ". Dans toutes nos rencontres, nous devrions avoir conscience de cette réalité. Cela guiderait nos comportements, nos paroles, notre manière d'être.
Redisons-nous souvent aussi ce début de la grande doxologie à la Messe : "Par Lui, avec Lui et en Lui". Tout vivre par Toi Jésus, avec Toi et en Toi. Je dois rencontrer telle ou telle personne, vivre telle ou telle circonstance, que ce soit "par Toi, avec Toi et en Toi, Jésus. Si nous agissons ainsi, en toute simplicité, notre vie deviendra rayonnante de Sa Vie : "Recevoir celui que j'envoie, c'est me recevoir moi-même ..."
(Icône de l'amitié entre Jésus et son disciple)
Parole du jour
(Mercredi 6 mai)
( Jn 12, 44-50)

Jésus affirmait avec force:
"Celui qui croit en moi, ce n'est pas en moi qu'il croit,
mais en celui qui m'a envoyé;
et celui qui me voit voit celui qui m'a envoyé.
Moi qui suis la lumière,
je suis venu dans le monde pour que celui qui croit en moi
ne demeure pas dans les ténèbres.
Si quelqu'un entend mes paroles et n'y reste pas fidèle,
moi, je ne le jugerai pas,
car je ne suis pas venu juger le monde, mais le sauver.
Celui qui me rejette et n'accueille pas mes paroles
aura un juge pour le condamner.
La parole que j'ai prononcée,
elle le condamnera au dernier jour.
Car ce que j'ai dit ne vient pas de moi :
le Père lui-même, qui m'a envoyé,
m'a donné son commandement
sur ce que je dois dire et déclarer ;
et je sais que son commandement est vie éternelle.
Donc, ce que je déclare,
je le déclare comme le Père me l'a dit. »

Jésus est le "Médiateur" entre le Père que souvent nous appelons Dieu, et les hommes. Il est à la fois "vrai Dieu et vrai homme". Son humanité est élevé par sa divinité, illuminée. C'est ainsi que trois disciples le verront lors de la transfiguration. Il est "la Lumière". Croire en Lui, c'est croire au Père et le voir Lui, c'est voir le Père. Ailleurs, dans l'Évangile, il dit à Philippe : "Qui me voit, voit le Père." "Ne crois-tu pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi." Leur unité est absolue. C'est que le Fils est la Parole du Père : "Le Père Lui-même m'a donné son commandement sur ce que je dois dire et déclarer." Cette Parole est Source de Salut, c'est-à-dire de libération et de guérison. Refuser la Parole nous laisse dans notre état pécheur. C'est là le jugement. Ce n'est pas Jésus, ni le Père qui juge, mais la Parole qui est vérité et qui dévoile le mensonge qui est en nous; la Parole qui est Lumière et qui met en pleine clarté la ténèbre dans laquelle nous nous cachons. Lorsqu'Adam et Eve tombent dans le péché en mangeant le fruit défendu, ils se cachent et ils ont peur en entendant le pas de Dieu dans le jardin. Ils mettent sur le dos de Dieu le jugement, alors que c'est eux qui par leur comportement envers la Parole de Dieu qui leur demande ne pas manger de l'arbre de vie, se sont mis dans une situation de jugement. Dieu, lui demeure le même et il s'inquiète pour l'homme qui se met dans une situation de mal et s'exile du bien : "Adam où es-tu ?" Cette inquiétude le conduira à l'Incarnation et au don de sa vie sur la croix. Et la question : "Adam, où es-tu ?", Il ne cesse de nous la poser aujourd'hui encore.