vendredi 4 décembre 2009

Parole du jour
(Samedi 5 décembre)
(Mt 9, 35-38; 10, 1.6-8)

Alors Jésus appela ses douze disciples
et leur donna le pouvoir d'expulser les esprits mauvais
et de guérir toute maladie et toute infirmité.
Il leur dit :
Allez vers les brebis perdues de la maison d'Israël.

Sur votre route,
proclamez que le Royaume des cieux est tout proche.

Guérissez les malades, ressuscitez les morts,
purifiez les lépreux, chassez les démons.
Vous avez reçu gratuitement : donnez gratuitement.

L'Église dont les douze sont comme l'embryon, est appelée à prolonger "l'action de vie" de Jésus : proclamer le Royaume nouveau, libérer, guérir, ressusciter ... Ils sont douze, nombre des tribus d'Israël. En eux se concentre le nouvel Israël dont nous sommes membres. Aujourd'hui encore, la mission est la même et toujours d'actualité. Il nous faut en prendre conscience. A voir l'état du monde, nous pouvons comprendre qu'il y a urgence ! Combien sont à bout de souffle ...
Parole du jour
(Vendredi 4 décembre)
(Mt 9, 27-31)

Jésus était en route ;
deux aveugles le suivirent, en criant :
« Aie pitié de nous, fils de David ! »
Quand il fut dans la maison,
les aveugles l'abordèrent, et Jésus leur dit :
« Croyez-vous que je peux faire cela ? »
Ils répondirent : « Oui, Seigneur. »
Alors il leur toucha les yeux, en disant :
« Que tout se fasse pour vous selon votre foi ! »
Leurs yeux s'ouvrirent, et Jésus leur dit sévèrement :
« Attention ! que personne ne le sache ! »
Mais, à peine sortis, ils parlèrent de lui dans toute la région.

La prière des aveugles : "aie pitié de nous !" n'est pas le cri de l'esclave envers son maître. C'est le cri de foi envers quelqu'un dont on se sait aimé. Le comportement de Jésus devant les malades et les blessés de la vie, révèle la vérité de son être, à savoir la miséricorde qui est don de la vie, la compassion qui le conduira jusqu'à la "Passion" et le don de sa vie. Il fait preuve à notre égard d'un amour sans limite, un amour gratuit qui respecte notre liberté : "Croyez-vous que je peux faire cela pour vous ?" Ce n'est pas magique. Le don de la vie doit être accueilli par un cœur ouvert : "Oui, Seigneur." Tel est la grandeur et la force de la foi : "Que tout se fasse pour vous selon votre foi !" En toute guérison par Jésus, il y a relation et cœur à cœur, admirable échange : "Ce sont nos souffrances qu'il portait, nos douleurs dont il était chargé ... dans ses blessures, nous trouvons la guérison." (Is 53, 4 ...5) En lui, la vie est plus forte que toutes nos situations de mort. A nous de laisser le Mystère Pascal s'inscrire au cœur de notre chair, au quotidien !