dimanche 24 juillet 2011

Parole du jour
Mt 13, 44-46
Dimanche 24 juillet

Jésus disait à la foule ces paraboles :
« Le Royaume des cieux est comparable
à un trésor caché dans un champ ;
l'homme qui l'a découvert le cache de nouveau.
Dans sa joie, il va vendre tout ce qu'il possède,
et il achète ce champ.
Ou encore :
Le Royaume des cieux est comparable
à un négociant qui recherche des perles fines.
Ayant trouvé une perle de grande valeur,
il va vendre tout ce qu'il possède, et il achète la perle.

Le champ ne serait-il pas celui de ton cœur ? ... Un trésor y est caché .... Celui d'une Parole qui résonne en silence comme un murmure ... Le bruit de la vie, le stress, le faire sous toutes ses formes, empêchent d'en percevoir les vibrations. Et pourtant nous aspirons tous à l'entendre. Les Écritures et en particulier les Évangiles, nous mettent en connexion avec cette Parole intérieure qui est Souffle de Vie, Présence. Le jour où la rencontre se réalise, où l'oreille se fait attentive, l'oreille du cœur, tout devient nouveau ... Une voix se fait entendre : "Voici que je fais toute chose nouvelle." C'est l'heure du dessaisissement de soi pour ce trésor caché qui se révèle, cette perle qui enrichit la vie. Le champ devient celui du quotidien où à travers circonstances et rencontres diverses, cette même Parole se fait entendre, une Présence dont il faut apprendre à discerner le nom qui n'est autre que celui de "Jésus" ...

samedi 23 juillet 2011

Parole du jour
Mt 13, 24-30
Samedi 23 juillet

Jésus proposa à la foule une autre parabole :
« Le Royaume des cieux est comparable à un homme

qui a semé du bon grain dans son champ.

Or, pendant que les gens dormaient, son ennemi survint ;
il sema de l'ivraie au milieu du blé et s'en alla.
Quand la tige poussa et produisit l'épi,

alors l'ivraie apparut aussi.
Les serviteurs du maître vinrent lui dire :
'Seigneur, n'est-ce pas du bon grain
que tu as semé dans ton champ ?

D'où vient donc qu'il y a de l'ivraie ?
'
Il leur dit : 'C'est un ennemi qui a fait cela.
' Les serviteurs lui disent :
'Alors, veux-tu que nous allions l'enlever ?
'
Il répond :
'Non, de peur qu'en enlevant l'ivraie,
vous n'arrachiez le blé en même temps.
Laissez-les pousser ensemble jusqu'à la moisson ;
et, au temps de la moisson, je dirai aux moissonneurs :
Enlevez d'abord l'ivraie,
liez-la en bottes pour la brûler ;
quant au blé, rentrez-le dans mon grenier.' »

Comme commentaire de ce récit de l'Évangile, rien de mieux que le passage du chapitre du livre "La Sagesse d'un pauvre", intitulé "la pureté du cœur" :

"François se laissait aller à ces pensées tandis qu'il cheminait derrière Léon à travers bois. Frère Léon et lui avaient l'habitude tous deux de ces marches silencieuses dans la grande nature. Ils dévalèrent bientôt les pentes d'un ravin au fond duquel grondait un torrent. L'endroit était retiré et d'une beauté sauvage et pure. L'eau bondissait sur les rochers, toute blanche et exultante, avec de brefs éclats d'azur. Il s'en répandait une grande fraîcheur qui pénétrait les sous-bois avoisinants. Quelques genévriers avaient poussé çà et là entre les rochers et surplombaient le bouillonnement de l'eau.

- Notre sœur l'eau! s'exclama François en s'approchant du torrent. Ta pureté chante l'innocence de Dieu.
Sautant d'un rocher à l'autre, Léon eut tôt fait de traverser le torrent. François le suivit. Il y mit plus de temps. Léon, qui l'attendait debout sur l'autre rive, regardait l'eau limpide couler avec rapidité sur le sable doré entre les masses grises des rochers. Lorsque François l'eut rejoint, il demeura dans son attitude contemplative. Il semblait ne pouvoir se détacher de ce spectacle. François le regarda et il vit de la tristesse sur son visage.
- Tu as l'air songeur, lui dit simplement François.
- Ah ! si nous pouvions avoir un peu de cette pureté, répondit Léon, nous connaîtrions, nous aussi, la joie folle et débordante de notre sœur l'eau et son élan irrésistible !
Il passait dans ces paroles une profonde nostalgie. Et le regard de Léon fixait mélancoliquement le torrent qui ne cessait de fuir dans sa pureté insaisissable.
- Viens ! lui dit François en le tirant par le bras.

Et ils reprirent tous deux leur marche. Après un moment de silence, François demanda à Léon :
- Sais-tu, frère, ce qu'est la pureté du cœur ?
- C'est ne pas avoir de faute à se reprocher, répondit Léon sans hésiter.
- Alors, je comprends ta tristesse, dit François. Car on a toujours quelque chose à se reprocher.
- Oui, dit Léon, et cela précisément me fait désespérer d'arriver un jour à la pureté du cœur.
- Ah ! frère Léon, crois-moi, repartit François, ne te préoccupe pas tant de la pureté de ton âme. Tourne ton regard vers Dieu. Admire-le. Réjouis-toi de ce qu'il est, lui, toute sainteté. Rends-lui grâce à cause de lui-même. C'est cela même, petit frère, avoir le cœur pur.
« Et quand tu es ainsi tourné vers Dieu, ne fais surtout aucun retour sur toi-même. Ne te demande pas où tu en es avec Dieu. La tristesse de ne pas être parfait et de se découvrir pécheur est encore un sentiment humain, trop humain. Il faut élever ton regard plus haut, beaucoup plus haut. Il y a Dieu, l'immensité de Dieu et son inaltérable splendeur. Le cœur pur est celui qui ne cesse d'adorer le Seigneur vivant et vrai. Il prend un intérêt profond à la vie même de Dieu et il est capable, au milieu de toutes ses misères, de vibrer à l'éternelle innocence et à l'éternelle joie de Dieu. Un tel cœur est à la fois dépouillé et comblé. Il lui suffit que Dieu soit Dieu. En cela même, il trouve toute sa paix, tout son plaisir. Et Dieu lui-même est alors toute sa sainteté.

- Dieu, cependant, réclame notre effort et notre fidélité, fit observer Léon.
- Oui, sans doute, répondit François. Mais la sainteté n'est pas un accomplissement de soi, ni une plénitude que l'on se donne. Elle est d'abord un vide que l'on accepte et que Dieu vient remplir dans la mesure où l'on s'ouvre à sa plénitude ...
Notre néant (...), s’il est accepté, devient l’espace libre où Dieu peut encore créer. Le Seigneur ne laisse ravir sa gloire par personne. Il est le Seigneur, l’Unique, le seul Saint. Mais il prend le pauvre par la main, il le tire de sa boue et le fait asseoir parmi les princes de son peuple afin qu’il voie sa gloire. Dieu devient alors l’azur de son âme. Contempler la gloire de Dieu, (...) découvrir que Dieu est Dieu, éternellement Dieu, au-delà de ce que nous sommes ou pouvons être, se réjouir à plein de ce qu’il est, s’extasier devant son éternelle jeunesse et lui rendre grâces à cause de lui-même, à cause de son indéfectible miséricorde, telle est l’exigence la plus profonde de cet amour que l’esprit du Seigneur ne cesse de répandre en nos cœurs. C’est cela avoir le cœur pur.

Mais cette pureté ne s’obtient pas à la force des poignets et en se tendant. Il faut simplement ne rien garder de soi-même. Tout balayer. Même cette perception aigüe de notre détresse. Faire place nette. Accepter d’être pauvre. Renoncer à tout ce qui est pesant, même au poids de nos fautes. Ne plus voir que la gloire du Seigneur et s’en laisser irradier. Dieu est, cela suffit. Le cœur devient alors léger. Il ne se sent plus lui-même, comme l’alouette enivrée d’espace et d’azur. Il abandonne tout souci, toute inquiétude. Son désir de perfection s’est changé en un simple et pur vouloir de Dieu."

Notre sainteté, c'est celle de Dieu accueillit dans un cœur ouvert et confiant ...

vendredi 22 juillet 2011

Fête de Ste Marie Madeleine
Jn 20, 11-18
vendredi 22 juillet

Marie Madeleine restait là dehors,
à pleurer devant le tombeau.
Elle se penche vers l'intérieur, tout en larmes,
et, à l'endroit où le corps de Jésus avait été déposé,
elle aperçoit deux anges vêtus de blanc,
assis l'un à la tête et l'autre aux pieds.
Ils lui demandent :
« Femme, pourquoi pleures-tu ? »
Elle leur répond :
« On a enlevé le Seigneur mon Maître,
et je ne sais pas où on l'a mis. »
Tout en disant cela, elle se retourne
et aperçoit Jésus qui était là,
mais elle ne savait pas que c'était Jésus.
Jésus lui demande :
« Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? »
Le prenant pour le gardien, elle lui répond :
« Si c'est toi qui l'as emporté, dis-moi où tu l'as mis,
et moi, j'irai le reprendre. »
Jésus lui dit alors : « Marie ! »
Elle se tourne vers lui et lui dit :
« Rabbouni ! »
ce qui veut dire : « Maître » dans la langue des Juifs.
Jésus reprend :
« Cesse de me tenir, je ne suis pas encore monté vers le Père.
Va plutôt trouver mes frères pour leur dire
que je monte vers mon Père et votre Père,
vers mon Dieu et votre Dieu. »
Marie Madeleine s'en va donc annoncer aux disciples :
« J'ai vu le Seigneur, et voilà ce qu'il m'a dit. »

Merveilleux passage de l'Évangile que cette rencontre entre Jésus ressuscité et Marie de Magdala. Jésus va la faire passer d'un regard extérieur sur le crucifié qu'elle vient embaumer au regard intérieur sur le Ressuscité. Il la fait passer de la mort à la Vie. Elle le reconnaît vivant à l'intonation de sa voix lorsqu'il l'appelle par son nom : "Marie !" Elle voudrait le garder pour elle, mais Jésus lui demande de ne pas le toucher, de ne pas le retenir. Désormais, la rencontre sera intérieure par la foi. "Heureux ceux qui croit sans avoir vu" dira Jésus à Thomas. Elle a vu, elle doit croire. La lumière de la Présence du Ressuscité va pénétrer le cœur de Marie de Magdala et Jésus va l'envoyer vers ses disciples. le substantif "Envoyé" est la traduction française du mot Apôtre. Le premier Apôtre, le premier "envoyé", après la Résurrection, est donc une femme : "Va ... et dit leur ...". C'est également ce qui est dit pour "les femmes" dans l'Évangile selon St Matthieu : " Alors Jésus leur dit : « Soyez sans crainte, allez annoncer à mes frères qu'ils doivent se rendre en Galilée : c'est là qu'ils me verront. » (Mt 28, 10) A vous mesdames de prier et méditer sur ces paroles et leurs implications dans votre mission particulière ...
(Icône de la "rencontre du Ressuscité et de Marie de Magdala")

jeudi 21 juillet 2011

Parole du jour
Mt 13, 10-17
Jeudi 21 juillet

Les disciples s'approchèrent de Jésus et lui dirent :
« Pourquoi leur parles-tu en paraboles ? »
Il leur répondit :
« A vous il est donné de connaître
les mystères du Royaume des cieux,
mais à eux ce n'est pas donné.
Celui qui a recevra encore, et il sera dans l'abondance ;
mais celui qui n'a rien se fera enlever même ce qu'il a.
Si je leur parle en paraboles,
c'est parce qu'ils regardent sans regarder,
qu'ils écoutent sans écouter et sans comprendre.
Ainsi s'accomplit pour eux la prophétie d'Isaïe :
Vous aurez beau écouter, vous ne comprendrez pas.
Vous aurez beau regarder, vous ne verrez pas.
Le cœur de ce peuple s'est alourdi :
ils sont devenus durs d'oreille,
ils se sont bouché les yeux,

pour que leurs yeux ne voient pas,
que leurs oreilles n'entendent pas,
que leur cœur ne comprenne pas,
et qu'ils ne se convertissent pas.
Sinon, je les aurais guéris !
Mais vous, heureux vos yeux parce qu'ils voient,
et vos oreilles parce qu'elles entendent !
Amen, je vous le dis :
beaucoup de prophètes et de justes
ont désiré voir ce que vous voyez, et ne l'ont pas vu,
entendre ce que vous entendez, et ne l'ont pas entendu. »

Le véritable regard est le regard intérieur. Demeurer à l'extérieur conduit à "regarder sans voir". "Vous, dira Jésus, vous jugez selon les apparence, moi, je vois le cœur." Pour voir avec le cœur, il faut être "petit : "Je te rends grâce, dira encore Jésus, de ce que tu as caché cela aux sages et aux savants, et de ce que tu l'as révélé aux tout-petits." Et la première béatitude dit ceci : "Bienheureux les pauvres de cœur, le Royaume des cieux est à eux." Ceux qui ont le cœur libre de tout savoir qui les enferme sur eux-mêmes et leurs certitudes. Le "pauvre de cœur" à le cœur vide, ouvert et accueillant pour se laisser enseigner en vérité par Jésus. Il reconnaît Jésus avec son cœur et accueille sa Parole avec son cœur, s'en laisse habité, transformé ... Il peut comprendre le sens caché des paraboles car ses yeux voient et ses oreilles entendent. Il est plein de bienveillance envers Jésus car il sait avoir tout à apprendre de Lui.

mercredi 20 juillet 2011

Parole du jour
Mt 13, 1-9
Lundi 20 juillet

Ce jour-là, Jésus était sorti de la maison,
et il était assis au bord du lac.
Une foule immense se rassembla auprès de lui,
si bien qu'il monta dans une barque où il s'assit ;
toute la foule se tenait sur le rivage.
Il leur dit beaucoup de choses en paraboles :
« Voici que le semeur est sorti pour semer.
Comme il semait, des grains sont tombés
au bord du chemin,
et les oiseaux sont venus tout manger.
D'autres sont tombés sur le sol pierreux,
où ils n'avaient pas beaucoup de terre ;
ils ont levé aussitôt
parce que la terre était peu profonde.
Le soleil s'étant levé, ils ont brûlé et,
faute de racines, ils ont séché.
D'autres grains sont tombés dans les ronces ;
les ronces ont poussé et les ont étouffés.
D'autres sont tombés sur la bonne terre,
et ils ont donné du fruit à raison de cent,
ou soixante, ou trente pour un.
Celui qui a des oreilles, qu'il entende !

Pour que la Parole de Dieu puisse lever et porter son fruit, il faut "écouter". Un maître mot de la Bible ... Et l'on écoute bien qu'avec son cœur. Sans l'écoute du cœur, on ne peut comprendre le sens de la Parole. On lit mais tout en restant extérieur à la Parole. On peut la connaître par cœur mais sans cœur, l'accueillant avec la tête et ses propres pensées à soi. On lit sans lire comme on voit sans voir. Je me souviens du jour, au monastère, où j'ai découvert l'existence des fleurs. Je les voyais mais sans les voir et puis un matin, passant près d'un parterre, mon esprit s'est ouvert pour laisser place au regard du cœur. Alors je les ai vu dans leur beauté, de l'intérieur et je leur aurais presque parlé. J'étais dans une paix et une joie profonde. Elle étaient devenues vivantes et existant pour elle-mêmes, en dehors de toute possessivité. C'est ainsi qu'il s'agit d'aimer l'autre pour l'autre et non pour soi. Celui qui donne reçoit ... Celui qui se donne, se reçoit, il trouve l'existence et prend vie. Laisser la liberté à l'autre conduit à la liberté? Écouter et voir à partir de son petit moi conduit au fourvoiement. On met la Parole à son service et on l'écoute avec ce petit moi sans la laisser se dire en vérité et nous bâtir de l'intérieur. Il n'y a ni échange, ni relation. La bonne terre, c'est cette capacité à se quitter soi-même pour que, libre de soi, j'écoute et accueille la Parole avec le cœur, sans l'emprisonner, mais la recevant d'un autre, de l'Autre ... Si la Parole n'est pas écoutée à cette profondeur, elle ne peut porter du bon fruit, elle tombe vite dans l'oubli, ou se dessèche, ou encore elle est étouffée. Le cœur n'y est pas, la pensée est ailleurs et la Parole est sacrifiée pour les choses du monde qui ne donne pas la vie. "Celui qui a des oreilles pour entendre, qu'il entende !" (Mc 4, 9)

mardi 19 juillet 2011

Parole du jour
Mt 12, 46-50
Mardi 19 juillet

Comme Jésus parlait encore à la foule,

voici que sa mère et ses frères se tenaient au-dehors,

cherchant à lui parler.

Quelqu'un lui dit :

« Ta mère et tes frères sont là dehors,

qui cherchent à te parler. »

Jésus répondit à cet homme :

« Qui est ma mère, et qui sont mes frères ? »

Puis, tendant la main vers ses disciples, il dit :

« Voici ma mère et mes frères.

Celui qui fait la volonté de mon Père qui est aux cieux,

celui-là est pour moi un frère, une sœur et une mère. »

Les frères de Jésus. Jésus avait-il des frères ? Une question qui ne cesse de resurgir régulièrement ... Il faut savoir qu'en araméen comme en hébreu, langues connues et parlées par Jésus, il n'existe pas de mot pour dire "cousin", aussi on emploie les mots de "frères ou soeurs " pour désigner la parenté proche. La tradition orale s’est fixée en araméen. Aussi, Cette appelation de "frère ou soeur" reconnu aux cousins de Jésus fut conservé quand l’Evangile a été écrit ou traduit en grec, de même que les Septante ont traduit servilement l’original hébreu de l’Ancien Testament en utilisant le terme grec « frère » (« adelphos ») et non cousin (« anepsios ») lorsqu’il y a un rapport de parenté. Il y a d’abondantes attestations de cet usage : par exemple Lot et Jacob qui sont les neveux, respectivement, d’Abraham, Gn 11,27; 14,12, et de Laban, Gn 29,12; sont appelés leurs frères (Abraham-Lot: Gn 13,8; 14,14.16 ; Laban-Jacob: Gn 29,15) Tout cela vient du fait qu’il n’y a pas de mot en hébreu ou en araméen pour dire « cousin ». Il faut remarquer aussi que seul Jésus est appelé « le » fils de Marie, ou « le » fils du Charpentier dans les Évangiles. Et de la Vierge on dit seulement qu’elle est « la mère de Jésus ». A la croix, Jésus la confie au disciple Jean. Ce qui n'aurait pas été le cas dans la tradition du temps si Marie avait eu d'autres enfants.

"Celui qui fait la volonté de mon Père". Qu'est-ce donc que "faire la volonté ...". Il est bon de se référer au même texte dans l'Évangile selon St Luc, où il est dit : "Ma mère et mes frères, ce sont ceux qui écoutent la Parole de Dieu et la mettent en pratique." Faire la volonté du Père, c'est se mettre à l'école du Fils. Ce que font les disciples. Dans les Évangiles, le Père appelle à plusieurs reprises à cette "écoute" qui a signification "d'apprendre" pour une imprégnation qui transforme. Ainsi dans le récit de la Transfiguration (Mc 9, 2-7), Alors que Jésus est manifesté comme celui qui accomplit la "Thora" et les "prophètes", il est accompagné de Moïse (la Thora) et d'Élie (les prophètes), le Père parle de Jésus en ces termes : "Celui-ci est mon Fils bien-aimé, écoutez-le". Et dans l'Évangile selon St Jean : "Quiconque s'est mis à l'écoute du Père et à son école, vient à moi." (Jn 6, 45) Aussi Jésus dit à Philippe : "Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie. Nul ne vient au Père sinon par moi." (Jn 13, 6) Pour "faire la volonté du Père", il faut prendre ce "Chemin" ... "Faire la volonté du Père" passe par Jésus ... Il est la "volonté du Père" incarnée. Aussi appelle-t-il chacun de nous ... à celui qui veut être son disciple, il dit, comme à Pierre : "Toi, suis-moi !" (Jn 21, 22)
Pour entrer dans la Famille de Jésus, le Baptême ne suffit pas, il faut en laisser la grâce, la graine de l'amour divin se déployer dans la terre d'une vie vécue "par Lui, avec Lui et en Lui" et devenir ainsi comme consanguin avec Lui : Communion par le Sang de la Parole, le Sang Eucharistique, le Sang de l'Alliance Nouvelle et Éternelle ...

A remarquer comment la famille de Jésus est "dehors". Elle ne peut comprendre ce qui se passe "dedans" car elle demeure en dehors. C'est pour cela qu'elle veut récupérer Jésus. Et nous ? ... Où sommes-nous ? ... Sommes-nous vraiment "dedans" ?
De même, pourquoi, "celui qui fait la volonté de Dieu" est une mère pour Jésus ? Rappelons-nous la signification de "faire la volonté de Dieu" : "Écoutez la Parole de Dieu et la mettre en pratique". Comme Marie, nous devons laisser la Parole prendre chair en nous et en prendre soin pour qu'elle accomplisse son œuvre de Salut : "Ainsi parle le Seigneur : La pluie et la neige qui descendent des cieux n'y retournent pas sans avoir abreuvé la terre, sans l'avoir fécondée et l'avoir fait germer, pour donner la semence au semeur et le pain à celui qui mange ;
ainsi ma parole, qui sort de ma bouche, ne me reviendra pas sans résultat, sans avoir fait ce que je veux, sans avoir accompli sa mission." (Is 55, 10-11)

lundi 18 juillet 2011

Parole du jour
Mt 12, 38-42
Lundi 18 juillet

Quelques-uns des scribes
et des pharisiens lui adressèrent la parole :
« Maître, nous voudrions voir un signe venant de toi. »

Il leur répondit :
« Cette génération mauvaise et adultère réclame un signe,
mais, en fait de signe,
il ne sera donné que celui du prophète Jonas.

Car Jonas est resté dans le ventre du monstre marin
trois jours et trois nuits ;
de même, le Fils de l'homme restera au cœur
de la terre trois jours et trois nuits.

Lors du Jugement, les habitants de Ninive
se lèveront en même temps que cette génération,
et ils la condamneront ;
en effet, ils se sont convertis en réponse
à la proclamation faite par Jonas,
et il y a ici bien plus que Jonas.

Lors du Jugement, la reine de Saba
se dressera en même temps que cette génération,
et elle la condamnera ;
en effet, elle est venue de l'extrémité du monde
pour écouter la sagesse de Salomon,
et il y a ici bien plus que Salomon. »


Le signe qui sera donné n'est autre que celui de la Croix. Comme Jonas pris dans la tempête, jeté par dessus bord et avalé par le poisson, Jésus sera arrêté, condamné, crucifié et le troisième jour rendu à la vie. Voilà le signe par excellence ! Et tous ceux qui feront sur eux le signe de la croix en vérité, dans un élan du cœur, un élan d'ouverture à Jésus, d'amour envers Jésus seront sauvés. L'union à Jésus donne la vie. C'est librement et par amour qu'Il a donné la sienne pour toi, pour nous. "Ce qui est folie de Dieu, écrit St Paul, est plus sage que les hommes." Cette Sagesse qui n'est pas selon le monde : "Mes pensées, dit le Seigneur, ne sont pas vos pensées." La Parole de Jésus, qu'elle sorte de sa bouche où de son action de libération et de guérison, de compassion, jaillit toujours de son cœur aimant qui veut refaçonner ton cœur dans la Lumière. Il t'appelle à aimer comme Il t'aime, en regardant autrui avec "les lunettes de la bienveillance".

dimanche 10 juillet 2011


Dans l'impossibilité de préparer la "Parole du jour"
pendant quelques jours,
je vous invite à ruminer et à vous laisser interpeller
par les textes de la Parole de Dieu
offerts chaque jour pour la Messe.

"Souvent nous entendons la Parole de Dieu et l’avalons sans même prendre le temps de la mâcher... Aussitôt, cette nourriture avalée est oubliée. Observez les ruminants comme la vache par exemple. Elle coupe l’herbe sans la mâcher et peut ainsi ingurgiter une grande quantité d’herbe par jour. Celle-ci est accumulée dans la panse puis, après un certain temps, l’animal se met à ruminer, c'est-à-dire qu’elle régurgite le contenu de sa panse dans sa bouche et le mâche à nouveau. Ainsi pulvérisée, cette nourriture pourra être à nouveau avalée puis commencera la digestion qui durera trois jours. Cette nourriture la nourrit et lui donne vie ...
Les Ecritures ne sont pas des paroles d’hommes, mais la Parole de ‘Dieu’ qui ne périt pas, qui demeurera toujours, qui est toujours vivante, parlante pour chacun d’entre vous. Mais encore faut-il comme la vache, pouvoir l’accueillir avec bonheur chaque jour, la mâcher, la remâcher jusqu’à ce qu’elle nous parle et puisse accomplir son œuvre de transformation ..." (Anonyme)

La Parole du jour
Mt 13, 1-9
Mercredi 10 janvier

Ce jour-là, Jésus était sorti de la maison,
et il était assis au bord du lac.
Une foule immense se rassembla auprès de lui,
si bien qu'il monta dans une barque
où il s'assit ; toute la foule se tenait sur le rivage.
Il leur dit beaucoup de choses en paraboles :
« Voici que le semeur est sorti pour semer.
Comme il semait,
des grains sont tombés au bord du chemin,
et les oiseaux sont venus tout manger.
D'autres sont tombés sur le sol pierreux,
où ils n'avaient pas beaucoup de terre ;
ils ont levé aussitôt parce que la terre était peu profonde.
Le soleil s'étant levé,
ils ont brûlé et, faute de racines, ils ont séché.
D'autres grains sont tombés dans les ronces ;
les ronces ont poussé et les ont étouffés.
D'autres sont tombés sur la bonne terre,
et ils ont donné du fruit à raison de cent,
ou soixante, ou trente pour un.
Celui qui a des oreilles, qu'il entende ! »

Pour que la Parole de Dieu puisse lever et porter son fruit, il faut "écouter". Un maître mot de la Bible ... Et l'on écoute bien qu'avec son cœur. C'est là, la bonne terre. Sinon la Parole tombe vite dans l'oubli, ou se dessèche, ou encore elle est étouffée. Le cœur n'y est pas, la pensée est ailleurs et la Parole est sacrifiée pour les choses du monde qui ne donne pas la vie. "Celui qui a des oreilles pour entendre, qu'il entende !"

vendredi 8 juillet 2011

Parole du jour
Mt 10, 24-33
Samedi 9 juillet

Ne craignez pas ceux qui tuent le corps,
mais ne peuvent pas tuer l'âme ;
craignez plutôt celui qui peut faire périr
dans la géhenne l'âme aussi bien que le corps.
Est-ce qu'on ne vend pas deux moineaux pour un sou ?
Or, pas un seul ne tombe à terre
sans que votre Père le veuille.
Quant à vous, même vos cheveux sont tous comptés.
Soyez donc sans crainte :
vous valez bien plus que tous les moineaux du monde.

Le trésor d'un homme n'est pas dans les réalités terrestres, dans le pouvoir, l'avoir, le savoir ... dans un "faire" qui le met en valeur au détriment de celui qu'il dit servir ... L'hypocrisie ressemble à ces faux trésors mangés par la rouille et les vers dont parle l'Évangile en un autre récit et qui tombent en poussière. Ce n'est qu'illusion, château de cartes balayés par le vent ... Le trésor d'un homme se cache dans son intériorité. Il ne réside pas non plus dans ses yeux bleus où dans son beau vêtement ... dans son yacht ou sa BMW ... dans ce qui, en fait, peut le rendre esclave en l'inscrivant dans la matière au mépris des autres ... Le trésor d'un homme réside dans la beauté d'un cœur pur et droit. Que dit ton corps ? ... Ton extériorité ou ton intériorité ? Est-il en connexion avec la matière où avec l'Esprit. Il est appelé à s'élever pour exprimer ton âme dans sa grandeur, celle de l'Amour.
Celui qui peut faire périr l'âme aussi bien que le corps dans la géhenne en te détournant de ta vocation essentielle à l'Amour, ce n'est évidemment pas Dieu, mais le Mal avec un grand "M", celui que l'on appelle également le "Diviseur".
La tentation est une forme de persécution qu'il cherche à t' infliger, et cela de bien des manières ... Le combat spirituel n'est pas un vain mot ! ...
Dieu, Lui, le Dieu de Jésus-Christ, le Dieu qu'est Jésus-Christ, persécuté, a vaincu toutes les tentations, nos tentations d'hommes et de femmes d'hier et d'aujourd'hui et ... de demain., nos désespérances ... La remise de ta vie en la sienne et l'abandon à sa victoire de ton combat et de ton incapacité sont l'assurance de ta victoire et de la Vie qu'Il veut pour toi.

« Celui qui fait entrer le Christ ne perd rien, rien, qu'absolument rien de ce qui rend la vie libre belle et grande dans cette amitié. Seulement s'ouvre toutes grandes les portes de la vie. Dans cette amitié seulement se dévoilent réellement les grandes potentialités de la condition humaine, dans cette amitié seulement nous faisons l'expérience de ce qui est beau, de ce qui libère. N'ayez pas peur du Christ, Il n'enlève rien et Il donne tout. Celui qui se donne à lui reçoit le centuple.
Oui, ouvrez ouvrer tout grand les portes au Christ et vous trouverez la vraie vie. » (Benoît XVI)


Parole du jour
(Vendredi 10 juillet)
(Mt 10, 16-23)

Jésus disait aux douze Apôtres:
"Voici que je vous envoie comme des brebis au milieu des loups.
Soyez donc adroits comme les serpents,
et candides comme les colombes.

17 Méfiez-vous des hommes :
ils vous livreront aux tribunaux
et vous flagelleront dans leurs synagogues.

18 Vous serez traînés devant des gouverneurs
et des rois à cause de moi :
il y aura là un témoignage pour eux et pour les païens.

19 Quand on vous livrera,
ne vous tourmentez pas pour savoir ce que vous direz
ni comment vous le direz :
ce que vous aurez à dire vous sera donné à cette heure-là.

20 Car ce n'est pas vous qui parlerez,
c'est l'Esprit de votre Père qui parlera en vous.

Le frère livrera son frère à la mort,
et le père, son enfant ;
les enfants se dresseront contre leurs parents
et les feront mettre à mort.
Vous serez détestés de tous à cause de mon nom ;
mais celui qui aura persévéré jusqu'à la fin, celui-là sera sauvé.

La persécution des chrétiens, ce n'est pas du passé, c'est aujourd'hui encore et toujours. Nombre de nos frères et soeurs souffrent pour leur foi et ne craignent pas de porter témoignage. jusqu'au sang Et nous, sommes-nous prêt à rendre compte de notre foi, là où nous sommes ? Ne préférons-nous pas rester "chrétiens inconnus" dans la masse. "Celui qui aura rougi de moi devant les hommes, dit Jésus, je rougirai de lui devant mon Père des cieux." Ce n'est pas une parole pour nous culpabiliser, mais pour nous inviter à la conversion si besoin, et par là, à la paix du cœur. Et la persécution peut venir de nos proches, de ceux que nous pensions être des amis, des frères ... L'union au Christ dans la prière et les Sacrements, dans la Foi, demeure le chemin le meilleur pour vivre cette situation dans la force de l'Esprit et dans la paix : "ne vous tourmentez pas pour savoir ce que vous direz, ni comment vous le direz : ce que vous aurez à dire vous sera donné à cette heure-là. Car ce n'est pas vous qui parlerez, c'est l'Esprit de votre Père qui parlera en vous."

jeudi 7 juillet 2011

Parole du jour
Mt 10, 7-8
Jeudi 7 juillet

Jésus disait aux douze Apôtres :
"Sur votre route, proclamez
que le Royaume des cieux est tout proche.
Guérissez les malades,
ressuscitez les morts,
purifiez les lépreux,
chassez les démons.
Vous avez reçu gratuitement :
donnez gratuitement.

Qu'elle est ta route ? Celle d'aujourd'hui qui comprend nombre de circonstances, nombre de rencontres ... C'est là, par ton attitude, tes paroles et surtout tes comportements, que tu es appelé à "proclamer que le Royaume des cieux est tout proche" : Sois l'Évangile de Dieu, sa Bonne Nouvelle ! C'est ta vie qui le dit et le montre ou non. Si tu n'as pas accueilli le Royaume de Dieu dans ta vie, comment pourrais-tu le proclamer ? ... Tu peux te dire chrétien parce que tu as été baptisé ou que tu rends beaucoup de services à la communauté, que tu es très engagé, et ... ne pas être disciple parce que tu ne suis pas Jésus, que tu n'accueilles pas ses sentiments pour qu'ils deviennent les tiens et qu'a travers ce que tu fais, c'est toi que tu cherches à mettre en avant ! Dans quel esprit vis-tu ton engagement ? ... ta Foi ? Est-ce vraiment l'Esprit-Saint ? ... Ta "manière d'être" est appelée à être guérissante pour autrui, ressuscitante, purifiante, libérante. Elle le sera si toi-même te laisse guérir et libérer par Celui qui est à la fois le Médecin et le Remède, le Seigneur Jésus. L'expérience de la gratuité de son amour pour toi te conduira à aimer gratuitement du même amour dont Il t'aime à chaque instant.

"Ouvre ta porte à celui qui vient, ouvre ton âme, élargis l'accueil de ton esprit afin qu'il découvre les richesses de la simplicité, les trésors de la paix, la douceur de la grâce. Dilate ton cœur, viens vers le soleil de la lumière éternelle qui éclaire tout homme. " (St Ambroise)

mercredi 6 juillet 2011

Parole du jour
(Mercredi 06 juillet)
(Mt 10, 1-7)

Jésus appela ses douze disciples
et leur donna le pouvoir
d'expulser les esprits mauvais
et de guérir toute maladie et toute infirmité.
Voici les noms des douze Apôtres :
le premier, Simon, appelé Pierre ; André son frère ;
Jacques, fils de Zébédée, et Jean son frère ;
Philippe et Barthélemy ;
Thomas et Matthieu le publicain ;
Jacques, fils d'Alphée, et Thaddée ;
Simon le Zélote et Judas Iscariote, celui-là même qui le livra.
Ces douze, Jésus les envoya en mission
avec les instructions suivantes :
« N'allez pas chez les païens
et n'entrez dans aucune ville des Samaritains.
Allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d'Israël.
Sur votre route,
proclamez que le Royaume des cieux est tout proche.

Pourquoi "douze apôtres" ? En référence aux "douze tribus d'Israël" ? Jésus prépare le nouvel Israël : "l'Église". Non que l'ancien Israël ne serait plus le "peuple choisi", mais l'Église est appelée à conduire à bien la mission qui était celle d'Israël : "En toi seront bénis toutes les nations de la terre". Jésus va se façonner un peuple appelé à accomplir cette mission ... qui est la sienne. St Pierre dans sa 1ère lettre écrira : "Bénissez, c'est cela votre vocation ..." Dans un premier temps, il espérait que ce nouvel Israël serait le renouvellement de l'ancien, aussi il appelle ses disciples à aller vers "les brebis perdues de la Maison d'Israël". Ce renouvellement conduirait Israël à vivre dans un second temps, sa vocation propre de bénédiction au milieu des païens.
Cette "Bénédiction" qui est une "diction béné", une Parole de bien, la Parole créatrice", est source de Vie :
"expulser les démons, guérir toute maladie et toute infirmité." Proclamer qu'en Jésus se réalise la "bénédiction", le Salut, la Santé, pour tous et chacun. L'Église est porteuse de ce trésor. Puisse-t-elle en porter témoignage par sa propre vie en ses membres et en distribuer vraiment les bienfaits sans acception des personnes car tous sont appelés.

mardi 5 juillet 2011

Parole du jour
Mt 9, 32-38
Mardi 5 juillet

On présenta à Jésus un possédé qui était muet.
Lorsque le démon eut été expulsé,
le muet se mit à parler.
La foule fut dans l'admiration,
et elle disait :
« Jamais rien de pareil ne s'est vu en Israël ! »
Mais les pharisiens disaient :
« C'est par le chef des démons
qu'il expulse les démons. »
Jésus parcourait toutes les villes
et tous les villages, enseignant dans leurs synagogues,
proclamant la Bonne Nouvelle du Royaume
et guérissant toute maladie et toute infirmité.
Voyant les foules, il eut pitié d'elles
parce qu'elles étaient fatiguées et abattues
comme des brebis sans berger.
Il dit alors à ses disciples :
« La moisson est abondante,
et les ouvriers sont peu nombreux.
Priez donc le maître de la moisson
d'envoyer des ouvriers pour sa moisson. »

Jésus est plein de compassion pour les hommes. Il aime l'homme et il est pressé de son bien. Il parcourt ... enseigne ... proclame la Bonne nouvelle, guérit et libère. Voilà son œuvre pour chacun d'entre nous. A nous de prendre conscience de cette action d'amour envers nous. Nous sommes chacun ce muet, ne sachant parler du langage de l'amour et trop souvent proférant des paroles vaines qui ne sont pas édifiantes, constructives. Nous sommes muet de la parole vraie, celle qui jaillit d'un cœur purifié, d'une parole qui donne la vie. Le Seigneur nous libère, nous guérit, nous évangélise. Cela demande de notre part d'aller à Lui et de nous en remettre à Lui. Il n'est pas venu pour les bien-portants mais pour les malades, pour les justes, mais pour les pécheurs. Se reconnaître malade, c'est déjà s'ouvrir à la guérison. Se reconnaître pécheur, c'est déjà s'ouvrir à la libération. Sachons accueillir Jésus comme le Berger de nos vies. Le suivre en vérité, c'est prendre le chemin du Salut pour nous et pour les autres. Notre libération sera porteuse de fruits de libération pour les autres. Notre guérison intérieure sera porteuse de fruit de guérison pour les autres ...

lundi 4 juillet 2011

Parole du jour
(Lundi 4 juillet)
(Mt 9, 18-26)

Tandis que Jésus parlait
aux disciples de Jean Baptiste,

voilà qu'un chef s'approcha ;
il se prosternait devant lui en disant :
« Ma fille est morte à l'instant ;
mais viens lui imposer la main, et elle vivra. »
Jésus se leva et se mit à le suivre,
ainsi que ses disciples.


Et voilà qu'une femme souffrant d'hémorragies
depuis douze ans s'approcha par derrière
et toucha la frange de son vêtement.
Car elle se disait en elle-même :
« Si je parviens seulement
à toucher son vêtement,

je serai sauvée. »
Jésus se retourna, la vit et lui dit :
« Confiance, ma fille ! Ta foi t'a sauvée. »
Et la femme fut sauvée à l'heure même.

Jésus, arrivé à la maison du chef, dit,
en voyant les joueurs de flûte
et l'agitation de la foule :

« Retirez-vous.
La jeune fille n'est pas morte : elle dort. »
Mais on se moquait de lui.
Quand il eut mis la foule dehors,
il entra et saisit la main de la jeune fille,
qui se leva.

Et la nouvelle se répandit dans tout ce pays.

L'incrédulité est source de mort : Dans le même récit, dans l'Évangile selon St Marc (Mc 5, 21-43), il est dit : " ... des gens arrivent de la maison de Jaïre pour annoncer à celui-ci : "Ta fille vient de mourir, à quoi bon déranger le maître ?" Si Jaïre avait écouté ses serviteurs, sa fille serait demeurée dans la mort ... Mais il s'appuie sur la parole de Jésus : "Ne crains pas, crois seulement." Toujours la Foi ! Dans le récit selon Matthieu, Jésus fait sortir tout le monde et demande la Foi malgré les apparences de la situation vu avec les yeux du monde : « Retirez-vous. La jeune fille n'est pas morte : elle dort. » Le Royaume de Jésus n'est pas de ce monde, et les règles en sont différentes, ce sont celles de la vérité et de l'amour, de la Vie : "La jeune fille se leva et se mit à marcher."
Mouvement de la mort et de la Résurrection de Jésus lui-même : Alors qu'il était pris dans les filets de l'hypocrisie et de la diffamation, Il n'est pas demeuré dans la mort, il s'est levé Vivant ! La Foi consiste pour ceux qui passent par le même chemin, et tout vrai disciple y passe un jour ou l'autre à traverser la mort "par Lui, avec Lui et en Lui" (Grande doxologie de la messe) pour rejaillir vivant et debout, vainqueur de la mort par Sa victoire sur la mort. C'est un chemin de dépouillement de soi : "Si quelqu'un veut venir à ma suite, qu'il renonce à lui-même, qu'il prenne sa croix et qu'il me suive." dit Jésus. La Foi comme le feu est à raviver à chaque instant et ce feu, il ne faut pas le laisser s'éteindre. Nous en revenons toujours à la demande des apôtres : "Seigneur, augmente en nous la foi !" Cherchons à toucher Jésus comme la femme malade ... laissons-le nous toucher comme la fille de Jaïre, le lépreux et combien d'autres qui en se reconnaissant incapable par eux-mêmes ont trouvé en lui leur capacité : « Ma fille, ta foi t'a sauvée. Va en paix et sois guérie de ton mal. » Comme à Thomas Jésus dit à chacun de nous : "Ne sois pas incrédule mais croyant." (Jn 20, 27)

dimanche 3 juillet 2011

Parole du jour
Dimanche 3 juillet
Mt 11, 25-27

En ce temps-là, Jésus prit la parole :
« Père, Seigneur du ciel et de la terre,
je proclame ta louange :
ce que tu as caché aux sages et aux savants,
tu l'as révélé aux tout-petits.
Oui, Père, tu l'as voulu ainsi dans ta bonté.
Tout m'a été confié par mon Père ;
personne ne connaît le Fils, sinon le Père,
et personne ne connaît le Père, sinon le Fils,
et celui à qui le Fils veut le révéler.


"Seigneur, Père du ciel et de la terre, je proclame ta louange."
Jésus est en prière et sa prière est une "louange". Or la Bible connaît deux sortes de prières : la supplication qui ne dure qu’un moment - le maintenant de l’épreuve où l’homme expose à Dieu ses besoins - et la louange qui doit durer « à jamais » (Ps 88, 1). Si donc Jésus loue son Père et si la louange est éternelle, sa prière nous livre le secret éternel de son cœur : s’enchanter que le vrai Dieu soit un Père plein de tendresse et de miséricorde, se réjouir que le Père, Source de la vie, soit un « Dieu plus grand que notre cœur » (1 Jn 3, 20)

« Ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits »
(v. 25b).
La louange de Jésus a pour objet une constatation : les "sages" et les "savants", c’est-à-dire les Pharisiens et les Docteurs de la Loi, n’ont pas écouté sa parole, s’étant scandalisés du pardon sans condition qu’il apportait aux pécheurs, des guérisons qu’il accomplissait le jour du sabbat ; les "tout-petits" au contraire, c’est-à-dire les publicains comme Matthieu et les païens comme le centurion, sont venus à lui par désir de vivre et de guérir leurs blessures, avec l’humilité de ceux qui n’ont rien à perdre, ayant tout perdu, et qui cherchent la nouvelle naissance. Leur foi, Jésus l’a admirée et reçue comme un cadeau gracieux que lui faisait son Père : « Nul ne peut venir à moi, dit-il à Capharnaüm, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire, et moi, je le ressusciterai au dernier jour » (Jn 6, 44).
« Oui, Père tu l’as voulu ainsi dans ton bon plaisir » (v. 26).
Jésus loue son « Dieu et Père » (Col 1, 2) pour son "bon plaisir", parce qu’il lui a plu de révéler sa bonté aux "tout-petits" en résistant aux "sages" et aux "savants". Pourquoi en fut-il ainsi ? La raison, au dire de l’Evangile, est simple : puisque Dieu habite « au plus haut des cieux » (Lc 2, 14), sans personne au-dessus de lui à qui se comparer, il ne peut tourner son regard de bienveillance que vers ceux qui se tiennent en bas, sans envie de se faire plus grand que les autres, et qui s’en remettent à la grâce venant d’en haut. Le propre de l’Amour étant donc de s’abaisser et de tenir l’autre pour plus grand, le "bon plaisir" de Dieu consiste à combler ses enfants au-delà de toute espérance et la joie de ses fils à tendre leurs mains vers lui, en sachant qu’un verre doit être vidé pour accueillir le vin les noces. (P. Michel Corbin S.J.)