vendredi 9 décembre 2011

Parole du jour
Mt 11, 16-19
Vendredi 9 décembre

Jésus déclarait aux foules :
"A qui vais-je comparer cette génération ?
Elle ressemble à des gamins assis sur les places,
qui en interpellent d'autres :
'Nous vous avons joué de la flûte
et vous n'avez pas dansé.
Nous avons entonné des chants de deuil,
et vous ne vous êtes pas frappé la poitrine.'
Jean Baptiste est venu, en effet ;
il ne mange pas, il ne boit pas, et l'on dit :
'C'est un possédé' !
Le Fils de l'homme est venu :
il mange et il boit, et l'on dit :
'C'est un glouton et un ivrogne,
un ami des publicains et des pécheurs.'
Mais la sagesse de Dieu se révèle juste à travers ce qu'elle fait."

La génération dont parle Jésus trouve de bonnes raisons de ne pas se convertir. Et elle cherche à se donner bonne conscience. Le jugement sur Jean-Baptiste et sur Jésus est la preuve de sa mauvaise foi. Qu'il mange ou non, tous les deux sont condamnés, l'un comme possédé, l'autre comme glouton. Dans ces conditions, comment pourrait-elle écouter l'un et l'autre, l'un ou l'autre. Ce qu'elle oublie, c'est que son mauvais jugement ne change rien à la réalité et à la vérité : "la sagesse de Dieu se révèle juste à travers ce qu'elle fait". En falsifier le message ne change rien au vrai sens du message. la génération dont parle Jésus, en agissant ainsi, se met elle-même dans le malheur. Et notre génération à nous, où en est-elle ? ... Sommes-nous prêts à nous convertir ... ou trouvons-nous de bonnes raisons de ne pas le faire ? ...

mercredi 7 décembre 2011

Parole du jour
Lc 1, 26-38
jeudi 8 décembre

L'ange Gabriel fut envoyé par Dieu
dans une ville de Galilée, appelée Nazareth,
à une jeune fille, une vierge, accordée en mariage
à un homme de la maison de David, appelé Joseph ;
et le nom de la jeune fille était Marie.
L'ange entra chez elle et dit :
« Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. »
A cette parole, elle fut toute bouleversée,
et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation.
L'ange lui dit alors :
« Sois sans crainte, Marie,
car tu as trouvé grâce auprès de Dieu.
Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ;
tu lui donneras le nom de Jésus.
Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ;
le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ;
il régnera pour toujours sur la maison de Jacob,
et son règne n'aura pas de fin. »
Marie dit à l'ange :
« Comment cela va-t-il se faire, puisque je suis vierge ? »
L'ange lui répondit :
« L'Esprit Saint viendra sur toi,
et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ;
c'est pourquoi celui qui va naître sera saint,
et il sera appelé Fils de Dieu.
Et voici qu'Élisabeth, ta cousine, a conçu,
elle aussi, un fils dans sa vieillesse
et elle en est à son sixième mois,
alors qu'on l'appelait : 'la femme stérile'.
Car rien n'est impossible à Dieu. »
Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ;
que tout se passe pour moi selon ta parole. »
Alors l'ange la quitta.

L'immaculée conception de Marie est un dogme de l'Église catholique, défini le 8 décembre 1854 par le Pape Pie IX dans la bulle "Ineffabilis Deus" : "Nous déclarons, Nous prononçons et définissons que la doctrine qui enseigne que la Bienheureuse Vierge Marie, dans le premier instant de sa Conception, a été, par une grâce et un privilège spécial du Dieu Tout-Puissant, en vue des mérites de Jésus-Christ, Sauveur du genre humain, préservée et exempte de toute tache du péché originel, est révélée de Dieu, et par conséquent qu'elle doit être crue fermement et constamment par tous les fidèles." Quatre ans plus tard, Marie apparaît à Lourdes à Bernadette Soubirous et lui confirme : « Je suis l'Immaculée Conception. » Elle le lui dit en patois. Bernadette court le dire a son curé. Tout le long du chemin elle le répète pour ne pas l'oublier car elle ne comprend pas ce que cela veut dire. L'Abbé Peyramale en est bouleversé. Depuis ce jour, Lourdes est devenu le lieu de toutes les grâces ...

L'Evangile de l'Annonciation nous enseigne que Dieu veut avec nous une relation de personne à personne. Une relation responsable. L'Ange annonce à Marie le projet de Dieu sans l'imposer : "Le Seigneur est avec toi". Le texte auquel il se réfère dans Sophonie dit : "Le Seigneur est en toi". La conception du Fils de Dieu dans le sein de Marie commence à l'instant même où Marie dit :
" Voici la servante du Seigneur ; que tout se passe pour moi selon ta parole. " Combien de fois, lors d'une guérison, Jésus dira au malade : "Qu'il te soit fait selon ta foi." Dieu nous respecte dans nos choix. Il ne veut et ne peut rien faire sans nous, sans notre adhésion. Lorsqu'on interroge Jeanne d'Arc sur les victoires dont elle a été à l'origine : "Jeanne, c'est vous qui avez fait tout cela ? - Elle répond : "Dieu a fait cent et Jeanne a fait cent". Chacun a fait ce qu'il avait à faire. Dieu ne nous déresponsabilise nullement, bien au contraire, il nous met debout en nous responsabilisant ... en faisant de nous non des individus, mais des Personnes. Ainsi pour Marie. Marie qui elle-même sera dans le respect d'une rencontre vraie avec Bernadette. C'est ainsi qu'elle lui demande : "Voulez-vous avoir la grâce de venir ici pendant quinze jours ?" Bernadette en est bouleversée. Elle lui a dit "vous" et lui demande de décider elle-même ... La liberté pour Bernadette comme pour Marie sera de répondre dans le sens du bien. Toutes les deux répondrons : "oui!" Un "oui" de Marie qui a changé la face du monde ... un "oui" de Bernadette qui a permis que jaillisse une source de grâces ...
Parole du jour
Mt 11, 28-30
Mercredi 7 décembre

En ce temps-là, Jésus prit la parole :
« Venez à moi, vous tous
qui peinez sous le poids du fardeau,
et moi, je vous procurerai le repos.
Prenez sur vous mon joug,
devenez mes disciples,
car je suis doux et humble de cœur,
et vous trouverez le repos.
Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. »

Venir à Jésus, c'est se mettre à son école, écouter sa Parole et la mettre en pratique. Le lourd fardeau dont il est question, est celui de l'enseignement des pharisiens. Jésus mettra ses disciples en garde : "Gardez-vous avec soin du levain des pharisiens et des sadducéens ... ils comprirent que ce n'était pas du levain du pain qu'il avait dit de se garder, mais de l'enseignement des pharisiens et des sadducéens." (Mt 11, 6-12) Avec les pharisiens, la religion est ramenée à l'observation de la loi, la conformation aux ordonnances. La piété devient formaliste, l'acte extérieur étant plus important que la disposition de cœur. Jésus dira d'eux : "Ils lient de pesants fardeaux et les imposent aux épaules des gens, mais eux-mêmes se refusent à les remuer du doigt. " (Mt 23, 4) L'enseignement de Jésus par contre est "simple et bref pour la mémoire". Ainsi pourrait-on traduire : "doux et humble de cœur". L'enseignement de Jésus est libérateur et rejoint l'homme dans ses profondeurs. Il n'est pas contre l'homme mais pour lui et conduit à son accomplissement. Comme le bœuf sous le joug qui travaille la terre pour qui soit jeté la semence qui donne son fruit, le disciple est appelé à travailler la terre de son cœur en y jetant la graine de la Parole de Jésus pour qu'elle fructifie : " ... des graines tombèrent dans la bonne terre, et donnèrent du fruit, montant et croissant, et rapportèrent, l'un trente, et l'un soixante, et l'un cent..." (Mc 4, 8) Comme l'âne sous le fardeau de la Parole de Jésus qui gravit la montagne pour rejoindre le ciel ... "Oui, mon joug est aisé et mon fardeau léger !" Terminons avec l'appel de Benoit XVI qui font écho à celles de Jean Paul II : "Ouvrez grandes les portes dau Christ !"

mardi 6 décembre 2011


Parole du jour
Mt 18, 12-14
Mardi 6 décembre

Jésus disait à ses disciples:
"Que pensez-vous de ceci ?
Si un homme possède cent brebis
et que l'une d'entre elles s'égare,
ne laissera-t-il pas les quatre-vingt-dix-neuf autres

dans la montagne pour partir

à la recherche de la brebis égarée ?

Et, s'il parvient à la retrouver,
amen, je vous le dis :
il se réjouit pour elle plus
que
pour les quatre-vingt-dix-neuf
qui ne se sont pas égarées.

Ainsi, votre Père qui est aux cieux

ne veut pas qu'un seul de ces petits soit perdus."

Pour Dieu nul n'est insignifiant. St Jean Chrysostome, Père de l'Église, enseigne : "S'il n'y avait eu qu'un seul homme au monde, Dieu se serait incarné et aurait donné sa vie pour lui sur la croix ..." Dieu, lui, ne fait pas acception des personnes, c'est-à-dire qu'il aime chacun d'un amour éternel. C'est nous les hommes qui faisons des différences et portons des jugement qui finalement nous mettent nous-mêmes en jugement : "Jugez et vous serez jugés !" dit Jésus. En jugeant, nous nous jugeons nous-mêmes puisque nous sommes tous de la même pâte et donc répréhensibles chacun à notre manière, selon notre histoire, notre éducation, nos blessures, notre péché ... et en même temps chacun de nous aspire à la lumière et à l'amour. Il ne s'agit pas de sanctifier des comportements mauvais, mais de ne pas condamner les personnes et de les aider à sortir de leur mauvaise passe avec charité : vouloir le bien de l'autre, sachant que nous aussi nous passons par de mauvaises passes et avons besoin de la bienveillance des autres et de leur aide. Jésus agit ainsi dans l'Évangile. La parabole de la brebis égarée le montre s'il est besoin. Apprenons à regarder comme Jésus et accordons notre cœur sur le sien.

dimanche 4 décembre 2011

Parole du jour
Mc 1, 1-8
Dimanche 4 décembre

Commencement de la Bonne Nouvelle
de Jésus Christ, le Fils de Dieu.
Il était écrit
dans le livre du prophète Isaïe :

Voici que j'envoie mon messager
devant toi,

pour préparer la route.
À travers le désert, une voix crie :
Préparez le chemin du Seigneur,
aplanissez sa route.
Et Jean le Baptiste parut dans le désert.
Il proclamait un baptême de conversion
pour le pardon des péchés.

Toute la Judée, tout Jérusalem, venait à lui.
Tous se faisaient baptiser
par lui dans les eaux du Jourdain,
en reconnaissant leurs péchés.
Jean était vêtu de poil de chameau,
avec une ceinture de cuir autour des reins,
et il se nourrissait de sauterelles et de miel sauvage.
Il proclamait :
« Voici venir derrière moi
celui qui est plus puissant que moi.
Je ne suis pas digne de me courber à ses pieds
pour défaire la courroie de ses sandales.
Moi, je vous ai baptisés dans l'eau ;
lui vous baptisera dans l'Esprit Saint. »

Le désert ! En hébreu le "mid'bar" ou "mi-dabar". Terme que l'on peut traduire par "lieu de la Parole". Dieu se fait entendre dans le dépouillement intérieur et le silence. Le cœur est symboliquement et fondamentalement le "lieu" du désert. C'est là, dans les dispositions qui conviennent que Jean entend résonner la Parole de Dieu. Le cœur purifié étant par excellence le "lieu de la Rencontre". C'est ainsi que dans le livre du prophète Osée, Dieu dit : "Je vais la séduire, la conduire au désert et parler à son cœur ..." Si Dieu peut parler à son cœur, c'est parce qu'il l'a conduite au "lieu de la Parole" et la rend disponible pour "entendre" (séduire). Jean devient alors le "haut parleur" de la Parole de Dieu - reçue intérieurement - pour tous ceux qui viennent l'écouter. Cette Parole, appelée à rejoindre le cœur de chacun et "à y accomplir sa mission" de restauration : "tout homme verra le salut de Dieu." Cela demande conversion et silence : "Préparez le chemin, aplanissez la route ...", pour que résonne en moi la Parole unique qui m'est destinée et que se réalise la rencontre avec Celui qui vient dans la mémoire liturgique de Noël ... mais qui est toujours déjà là ...
(St Jean Baptiste par Matthias Grunwald)

jeudi 1 décembre 2011

Parole du jour
Mt 9, 27-31
Vendredi 2 décembre

Jésus était en route ;
deux aveugles le suivirent, en criant :
« Aie pitié de nous, fils de David ! »
Quand il fut dans la maison,
les aveugles l'abordèrent, et Jésus leur dit :
« Croyez-vous que je peux faire cela ? »
Ils répondirent : « Oui, Seigneur. »
Alors il leur toucha les yeux, en disant :
« Que tout se fasse pour vous selon votre foi ! »
Leurs yeux s'ouvrirent, et Jésus leur dit sévèrement :
« Attention ! que personne ne le sache ! »
Mais, à peine sortis, ils parlèrent de lui dans toute la région.

La prière des aveugles : "aie pitié de nous !" n'est pas le cri de l'esclave envers son maître. C'est le cri de foi envers quelqu'un dont on se sait aimé. Le comportement de Jésus devant les malades et les blessés de la vie, révèle la vérité de son être, à savoir la miséricorde qui est don de la vie, la compassion qui le conduira jusqu'à la "Passion" et le don de sa vie. Il fait preuve à notre égard d'un amour sans limite, un amour gratuit qui respecte notre liberté : "Croyez-vous que je peux faire cela pour vous ?" Ce n'est pas magique. Le don de la vie doit être accueilli par un cœur ouvert : "Oui, Seigneur." Tel est la grandeur et la force de la foi : "Que tout se fasse pour vous selon votre foi !" En toute guérison par Jésus, il y a relation et cœur à cœur, admirable échange : "Ce sont nos souffrances qu'il portait, nos douleurs dont il était chargé ... dans ses blessures, nous trouvons la guérison." (Is 53, 4 ...5) En lui, la vie est plus forte que toutes nos situations de mort. A nous de laisser le Mystère Pascal s'inscrire au cœur de notre chair, au quotidien !
Parole du jour
Mt 7, 21.24-27
Jeudi 1 décembre

Comme les disciples
s'étaient rassemblés autour de Jésus,
sur la montagne, il leur disait :
Il ne suffit pas de me dire :
'Seigneur, Seigneur !',
pour entrer dans le Royaume des cieux ;
mais il faut faire la volonté de mon Père
qui est aux cieux.
Tout homme qui écoute ce que je vous dis là
et le met en pratique
est comparable à un homme prévoyant
qui a bâti sa maison sur le roc.
La pluie est tombée,
les torrents ont dévalé,
la tempête a soufflé
et s'est abattue sur cette maison ;
la maison ne s'est pas écroulée,
car elle était fondée sur le roc.
Et tout homme qui écoute ce que je vous dis là
sans le mettre en pratique
est comparable à un homme insensé
qui a bâti sa maison sur le sable.
La pluie est tombée,
les torrents ont dévalé,
la tempête a soufflé,
elle a secoué cette maison ;
la maison s'est écroulée,
et son écroulement a été complet. »

En bâtissant ce monastère, les moines ont pris la Parole de Dieu à la lettre. Leur but fut sans doute que cette construction soit un rappel constant de la voie du bonheur. Dans la bible, Dieu est appelé à bien des reprises, en bien des circonstances, le "ROC". Ainsi du Ps 17,2-3 ; "Je t'aime, Seigneur, ma force, mon "ROC", ma forteresse, Dieu mon libérateur, le "ROCHER" qui m'abrite, mon bouclier, mon fort, mon arme de victoire. Louange à Dieu, quand je fais appel au Seigneur, je suis libéré de tous mes ennemis." Quand Israël est infidèle et tombe dans le marasme, "il se souvient que Dieu est son "ROCHER", et le Dieu Très-haut leur rédempteur." (Ps 77, 35) Le "Rocher" abrite une Source : Au désert "Tu as fait jaillir l'eau du Rocher ..." (Neh 9, 15) St Paul, reprenant cette tradition symbolique du Rocher, écrit aux Corinthiens : Après le passage de la mer rouge, symbolique du Baptême, "tous ils ont bu à la même Source, qui était spirituelle; car ils buvaient à un "ROCHER" qui les accompagnait, et ce "ROCHER" c'était déjà le "CHRIST" (1 Co 10, 4) Bâtir sur le "ROC", c'est bâtir sa vie sur la "Parole de Dieu" et donc sur le "CHRIST" : "Et la Parole s'est faite chair ..." ( Jn 1,13) Déjà au désert, Israël était appelé à se nourrir et à vivre de la Parole de Dieu : "L'homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute Parole qui sort de la bouche de Dieu." (Dt 8, 3; Mt 4, 4) Et Jésus dit en parlant de sa famille : "Ma mère,et mes frères sont ceux qui écoutent la Parole de Dieu et qui la mettent en pratique." (Lc 8, 21) Bâtir sur le "ROC", c'est répondre, en vérité, à son appel : "Suis-moi !" Comme il a traversé la mort, il nous fera traverser pluie, torrents et tempêtes : "Grâce à toi, je saute le fossé, grâce à mon Dieu, je franchis la muraille". (Ps 17, 30)

mercredi 30 novembre 2011

Parole du jour
Mt 4, 18-22
Mercredi 30 novembre

Comme Jésus marchait au bord du lac de Galilée,
il vit deux frères, Simon, appelé Pierre,
et son frère André, qui jetaient leurs filets dans le lac:
c'étaient des pêcheurs.
Jésus leur dit :
« Venez derrière moi, et je vous ferai pêcheurs d'hommes. »
Aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent.
Plus loin, il vit deux autres frères,
Jacques, fils de Zébédée,
et son frère Jean, qui étaient dans leur barque avec leur père,
en train de préparer leurs filets. Il les appela.
Aussitôt, laissant leur barque et leur père, ils le suivirent.

Il est un mot qui revient dans les deux récits d'appel : "il vit" ! Le regard de Jésus ! Un regard qui n'est pas n'importe quel regard : "Dieu ne regarde pas comme les hommes, car les hommes regardent l'apparence, mais le Seigneur regarde le cœur." (1 sam 16, 7) ! Le regard de Jésus rejoint le cœur de celui qu'il voit. Il a vu en ceux qui vont devenir ses apôtres, le désir de leurs cœurs, l'attente qui est la leur, du Messie. Il les sait prêts au plus profond d'eux-mêmes à se mettre en route. Alors, comme pour Abraham, il leur demande de tout quitter pour tout miser sur lui sans savoir où cela va les conduire (Gn 12, 1sq) ... et ils seront appelés comme Abraham aussi, au moment de la grande détresse (la mort de Jésus) , à "espérer contre toute espérance, à croire" (Rm 4, 18) ... au delà des apparences ! Une école rude et dépouillante, pour que naisse la vraie liberté, la liberté intérieure : "Heureux l'homme qui met sa confiance dans le Seigneur et dont le Seigneur est la foi !..." (Jr 17, 7)

mardi 29 novembre 2011

Parole du jour

Lc 10, 21-24
Samedi 29 novembre

Jésus exultant de joie
sous l'action de l'Esprit Saint, dit :
« Père, Seigneur du ciel et de la terre,

je proclame ta louange :
ce que tu as caché aux sages et aux savants,
tu l'as révélé aux tout-petits.
Oui, Père, tu l'as voulu ainsi dans ta bonté.
Tout m'a été confié par mon Père ;
personne ne connaît qui est le Fils, sinon le Père,
et personne ne connaît qui est le Père,
sinon le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler. »
Puis il se tourna vers ses disciples et leur dit en particulier :
« Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez !
Car, je vous le déclare : beaucoup de prophètes
et de rois ont voulu voir ce que vous voyez,
et ne l'ont pas vu, entendre ce que vous entendez,
et ne l'ont pas entendu. »

La joie de Jésus s'exprime lorsqu'il rencontre un cœur humble et libre de tout orgueil, en dehors de tout rapport de force et de grandeur, un cœur capable de se décentrer de lui-même pour s'ouvrir et accueillir la lumière et l'amour de Dieu. Ceci me fait penser à Sainte Bernadette qui, regardée comme rien par les grands de ce monde, eut la grâce d'expérimenter la présence de la vierge Marie qui lui fit découvrir le cœur de Dieu : « Elle me parlait comme une personne parle à une personne. » Elle me dit : « veuillez avoir la grâce de venir ici pendant 15 jours. » Cette reconnaissance de sa dignité de la part de Marie va bouleverser Bernadette qui va comprendre que Marie est comme le vitrail pur qui laisse passer la Lumière de Dieu. Dieu ne fait pas partie de la cour des grands selon ce monde, sa grandeur est celle de l'Amour dont la croix est l’étendard. Et si Bernadette a été choisie c'est parce qu'elle n'avait pas l'ambition du monde et avait le cœur libre, sans orgueil, le cœur des petits ... des anawims, les pauvres de Yahvé. Elle était apte pour cette raison, à entrer dans le mystère de Dieu et à en vivre …

lundi 28 novembre 2011

Parole du jour
Lundi 28 novembre
Mt 8, 5-11

Jésus était entré à Capharnaüm ;
un centurion de l'armée romaine
vint à lui et le supplia :
« Seigneur, mon serviteur est au lit,
chez moi, paralysé,
et il souffre terriblement. »
Jésus lui dit : « Je vais aller le guérir. »
Le centurion reprit :
« Seigneur, je ne suis pas digne
que tu entres sous mon toit,
mais dis seulement une parole
et mon serviteur sera guéri.
Ainsi, moi qui suis soumis à une autorité,
j'ai des soldats sous mes ordres ; je dis à l'un :
'Va', et il va,
à un autre :
'Viens',
et il vient,
et à mon esclave :

'Fais ceci', et il le fait. »
À ces mots, Jésus fut dans l'admiration
et dit à ceux qui le suivaient :
« Amen, je vous le déclare, chez personne en Israël,
je n'ai trouvé une telle foi. Aussi je vous le dis :
Beaucoup viendront de l'orient et de l'occident
et prendront place avec Abraham, lsaac
et Jacob au festin du Royaume des cieux. »

Avons-nous conscience que l'Eucharistie est un"lieu" de guérison. Il est une petite phrase que l'on a tellement l'habitude de dire juste avant la communion, qu'on risque bien de ne plus la prononcer avec Foi : "Seigneur je ne suis pas digne de te recevoir, mais dis seulement une parole et je serai guéri." Or, elle correspond à celle du centurion dans ce récit : " Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri." Or, Jésus est en admiration devant la Foi de cet homme qui n'est même pas juif : Il croit avec certitude que Jésus peut guérir son serviteur. Et nous, lorsque la liturgie nous invite à reprendre cette parole du centurion à notre compte, croyons-nous vraiment que Jésus peut nous guérir. La guérison fondamentale étant la guérison intérieure. La guérison physique ou psychique, s'il y a, trouvant son origine dans celle du cœur. Jésus dit au centurion : " 'Rentre chez toi, que tout se passe pour toi selon ta foi.' Et le serviteur fut guéri à cette heure même." Trop souvent nous croyons sans croire, nous n'allons pas jusqu'au bout de la foi : "La foi, si vous en aviez gros comme une graine de moutarde, vous diriez au grand arbre que voici : 'Déracine-toi et va te planter dans la mer', et il vous obéirait." En ce temps de l'Avent, que notre prière rejoigne celle des Apôtres : "Seigneur, augmente en nous la Foi !"
De plus, lorsque le centurion fait cette demande à Jésus, il ne la fait pas pour lui-même, mais pour son serviteur et celui-ci est guéri. C'est là encore pour nous à porter autrui dans notre prière ... avec Foi !

dimanche 27 novembre 2011

Parole du jour
Dimanche 27 novembre

Mc 13, 33-37

Jésus parlait à ses disciples de sa venue :
« Prenez garde, veillez :
car vous ne savez pas quand viendra le moment.
Il en est comme d'un homme parti en voyage :
en quittant sa maison, il a donné tout pouvoir à ses serviteurs,
fixé à chacun son travail, et recommandé au portier de veiller.
Veillez donc, car vous ne savez pas
quand le maître de la maison reviendra,
le soir ou à minuit, au chant du coq ou le matin.
Il peut arriver à l'improviste et vous trouver endormis.
Ce que je vous dis là, je le dis à tous : Veillez ! »

Avec l'Avent, c'est la rédemption qui approche, mais il faut "veiller". L'homme pris dans "les filets de l'oiseleur"(Ps 123, 7) ne peut en sortir que par le Fils de l'homme venant avec grande puissance,l'Incarnation, et grande gloire, sa Résurrection : "le filet s'est rompu, nous avons échappé. Notre secours est le Nom du Seigneur ..." (7-8) Il s'est Lui-même laissé prendre dans le filet pour nous en libéré : "Le Fils de l'homme est venu pour servir (l'homme) et donner sa vie pour la multitude." (Mc 10, 45) Cette libération effective, il nous faut l'accueillir dans notre vie au quotidien. L'année liturgique qui commence avec le temps de l'Avent est là pour nous y aider, nous y conduire, en revivant liturgiquement les évènement de la vie du "Fils de l'homme", de Jésus, "Verbe fait chair" (Jn 1, 13). Les Sacrements (Baptême, Confirmation, Eucharistie, Réconciliation, Malades, Mariage, Ordre) prolongent sa Présence sacramentelle (réelle) et son action parmi nous. Le Temps de l'Avent nous est offert pour que nous nous préparions à ce cheminement et à l'accueil de son action en nos vies par un retour à l'essentiel, en commençant par vivre liturgiquement de sa venue à Noël. Le mot "Avent" signifie "Avènement", "Venue". Il s'agit de quatre semaines pour s'y préparer. Les quatre bougies de l'Avent que l'on allume l'une après l'autre chaque dimanche, veulent signifier la progression de cette préparation qui aboutit à la rencontre avec l'Enfant nouveau-né : "Le Verbe était la vraie Lumière qui illumine tout homme en venant dans le monde... à tous ceux qui l'ont reçu, ceux qui croient en son Nom, il a donné de devenir enfant s de Dieu ..." (Jn 1, 9-9)

vendredi 25 novembre 2011

Parole du jour
Lc 21, 29-33
Vendredi 25 novembre

Jésus parlait à ses disciples de sa venue.
Il leur dit cette parabole :
« Voyez le figuier et tous les autres arbres.
Dès qu'ils bourgeonnent,
vous n'avez qu'à les regarder
pour savoir que l'été est déjà proche.
De même, vous aussi, lorsque vous verrez arriver cela,
sachez que le royaume de Dieu est proche.
Amen, je vous le dis :
cette génération ne passera pas sans que tout arrive.
Le ciel et la terre passeront,
mes paroles ne passeront pas.

Après l'hiver, le printemps précurseur de l'été. Ainsi va la vie ! Après la passion et la mort du Christ, sa Résurrection ! Dans notre cheminement, il en est de même. Il nous faut passer par les quatre saisons. Les auteurs spirituels anciens expliquaient déjà : "Lorsque tu es en haut de la montagne, penses que tu vas descendre dans la vallée, ainsi tu ne t'enorgueillira pas de ta situation. Et lorsque tu es dans la vallée, penses que tu vas bientôt rejoindre" le sommet, ainsi tu ne désespéreras pas de ta situation. La voie royale consiste à ne pas t'enorgueillir et à ne pas désespérer sûr d'être dans la main de Dieu ... et de demeurer fidèle à y rester." La Parole de Dieu est la nourriture du chemin. Une nourriture qui est aussi un remède. Un remède porteur de Vie ... la Vie éternelle !

lundi 21 novembre 2011

Parole du jour
Lc 21, 1-4
Lundi 20 novembre

"Comme Jésus enseignait dans le Temple,
levant les yeux, il vit les riches

qui mettaient leurs offrandes dans le tronc du Trésor.

Il vit aussi une veuve misérable y déposer deux piécettes.

Alors il déclara : "En vérité, je vous le dis :

cette pauvre veuve a mis plus que tout le monde.

Car tous ceux-là ont pris sur leur superflu

pour faire leur offrande,
mais elle,
elle a pris sur son indigence;

elle a donné tout ce qu'elle avait pour vivre."


Jésus voit le cœur. Il y a ceux qui donnent et le font sonner de haut pour se faire remarquer et pourtant, ce qu'il donne n'atteint nullement leur façon de vivre. Il donne de leur superflu. Une façon aussi de se donner bonne conscience ...
La pauvre veuve, elle, ne se regarde pas, elle se donne tout entière à travers le don qu'elle fait : "elle a donné tout ce qu'elle avait pour vivre". En elle Jésus se reconnaît car lui aussi, librement va donner tout ce qu'il a pour vivre. Cela le conduira à la mort. Comme cette femme qui s'en remet entièrement à Dieu, Jésus s'en remettra entièrement au Père. L'amour pur qu'il incarne à travers ce don de Lui-même le fera jaillir de la mort, Vivant. Mystère de la mort et de la Résurrection, Mystère Pascal. C'est le chemin qu'il nous a tracé ... avec nous il marche sur le chemin ... Il y a bien des manières de tout donner en se donnant.

samedi 19 novembre 2011

Parole du jour
Lc 20, 27- 40
Samedi 19 novembre

Des sadducéens - ceux qui prétendent
qu'il n'y a pas de résurrection -
vinrent trouver Jésus,
et ils l'interrogèrent :
« Maître, Moïse nous a donné cette loi :
Si un homme a un frère marié mais qui meurt sans enfant,
qu'il épouse la veuve pour donner une descendance à son frère.
Or, il y avait sept frères :
le premier se maria et mourut sans enfant ;
le deuxième, puis le troisième épousèrent la veuve,
et ainsi tous les sept : ils moururent sans laisser d'enfants.
Finalement la femme mourut aussi.
Eh bien, à la résurrection, cette femme,
de qui sera-t-elle l'épouse, puisque les sept l'ont eue pour femme ? »
Jésus répond : « Les enfants de ce monde se marient.
Mais ceux qui ont été jugés dignes d'avoir part au monde à venir
et à la résurrection d'entre les morts ne se marient pas,
car ils ne peuvent plus mourir :
ils sont semblables aux anges,
ils sont fils de Dieu, en étant héritiers de la résurrection.
Quant à dire que les morts doivent ressusciter,
Moïse lui-même le fait comprendre dans le récit du buisson ardent,
quand il appelle le Seigneur :
le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac, le Dieu de Jacob.
Il n'est pas le Dieu des morts, mais des vivants ;
tous vivent en effet pour lui. »
Alors certains scribes prirent la parole pour dire :
« Maître, tu as bien parlé. »
Et ils n'osaient plus l'interroger sur quoi que ce soit.

Les saducéens sont dans l'illusion. Ils sont très terre à terre. La femme n'est bonne que pour engendrer. Elle n'existe pas pour elle-même. Elle est chosifiée et devient un moyen ... Il faut absolument donner au premier mari qui est décédé une descendance car l'homme se perpétue dans ses enfants puisque pour les sadducéens, après la mort il n'y a rien. C'est-ainsi que pour eux, la bénédiction de Dieu est donnée à travers la descendance, la réussite, la richesse ... Jésus leur démontre qu'ils sont dans l'erreur et qu'ils demeurent extérieurs à la vérité. La réalité humaine s'enracine dans l'intériorité et donc dans le fait que l'homme lors de sa mort physique, ne tombe pas dans le néant. Il y a une vie après cette mort biologique ... et il y a la Résurrection. Aussi la rencontre entre un homme et une femme se vit, non à partir de l'extérieur, mais du cœur, dans le respect mutuel où chacun est reconnu comme une personne et aimé. Il y a une dignité de la femme comme de l'homme. La relation entre l'homme et la femme est une relation d'égalité dans l'amour ou chacun désire l'épanouissement et l'accomplissement de l'autre. Nul n'est propriétaire de l'autre. Après la mort, ce qui demeure, c'est cet amour, les liens de l'amour, au delà de toute descendance : "ceux qui ont été jugés dignes d'avoir part au monde à venir et à la résurrection d'entre les morts ne se marient pas, car ils ne peuvent plus mourir." Dans le mariage, il y a certes une descendance, mais elle doit être le fruit de l'amour entre deux êtres complémentaires l'un à l'autre et qui s'aiment. Ce qui est premier, c'est l'amour ! "L'amour ne passera jamais." (1co 13)

vendredi 18 novembre 2011

Parole du jour
Lc 19, 45- 48
Vendredi 18 novembre

Jésus entra dans le Temple,
et se mit à expulser les marchands.
Il leur déclarait :
« L'Écriture dit : Ma maison sera une maison de prière.
Or vous, vous en avez fait une caverne de bandits. »
Il était chaque jour dans le Temple pour enseigner.
Les chefs des prêtres et les scribes,
ainsi que les notables, cherchaient à le faire mourir,
mais ils ne trouvaient pas le moyen d'y arriver ;
en effet, le peuple tout entier était suspendu à ses lèvres.

Que faisons-nous du Temple que nous sommes ? ... Une maison de prière où un repaire de brigand ? ... St Paul écrit : "Vous êtes le Temple de Dieu car Dieu habite en vous." La prière, orare en latin signifie "parler à", "être en relation avec". Lorsqu'on accueille une personne dans sa maison, on s'occupe d'elle, on en prend soin, on l'écoute, on cherche son bien etc. ... Dieu habite en nous. Que fait-on de Dieu ? ... Il s'agit d' "un vivre avec" comme un ami avec son ami, un fils ou une fille avec ses parents, une épouse avec son époux. Cette relation est constructive pour chacun et conduit à l'accomplissement réciproque. Avec Dieu, il en est de même et plus profondément encore puisqu'il est la Source de notre être.
Si le Temple que nous sommes devient "caverne de bandits", nous sommes les plus malheureux des hommes, car nous nous coupons alors de la Source et que la vie ne peut plus passer. Merci à Jésus de chasser de nos vies tous ces bandits qui nous détourne de la Lumière et nous empêche de vivre "par Lui, avec Lui et en Lui". C'est le Mystère Pascal au cœur de nos vies dans le quotidien des jours, mystère de sa mort et de sa Résurrection qui assume nos morts pour nous donner de mener une vie nouvelle.

jeudi 17 novembre 2011


Parole du jour
Lc 19, 41-45
Jeudi 17 novembre

Quand Jésus fut près de Jérusalem,
en voyant la ville, il pleura sur elle ; il disait :
« Si toi aussi, tu avais reconnu en ce jour
ce qui peut te donner la paix !
Mais hélas, cela est resté caché à tes yeux.
Oui, il arrivera pour toi des jours
où tes ennemis viendront mettre le siège devant toi,
t'encercleront et te presseront de tous côtés ;
ils te jetteront à terre, toi et tes enfants
qui sont chez toi, et ils ne laisseront pas chez toi pierre sur pierre,
parce que tu n'as pas reconnu le moment où Dieu te visitait. »

La ville de Jérusalem sera entièrement détruite en l'an 70 par les troupes du général romain Titus. Jérusalem abritait la Présence de Dieu en son sein, au milieu du Temple. Mais les notables, les chefs religieux etc ... s'étaient forgés une représentation de Dieu selon leurs désirs. Quand Dieu se présente à eux tel qu'il est, sous les traits de Jésus-Christ, il ne le reconnaissent pas. Ce Dieu-là, le vrai, est dérangeant car il ne sert pas leurs projets. Aussi, ils le crucifient ...
Mais Jérusalem est aussi symbolique de notre être. Au centre, dans notre cœur qui en est la dimension la plus essentielle, il y a la Présence de Dieu ... Que faisons-nous de notre vie ? ... de cette Présence "plus intime à nous-mêmes que nous-mêmes" comme l'écrit St Augustin ? ... Comme nous y invite le psalmiste : "Aujourd'hui ne fermons pas notre cœur, mais écoutons la voix du Seigneur". (Ps 94, 8) Oui, soyons attentifs à l'Hôte intérieur de qui nous recevons à chaque instant "la vie, le mouvement et l'être" et qui, si nous le prenons comme Compagnons de route, nous guide au chemin de la Paix. Lui tourner le dos conduit à la solitude et à l'enfermement, à la ruine ...

mardi 15 novembre 2011

Parole du jour
Lc 19, 1-10
Mardi 15 novembre

Jésus traversait la ville de Jéricho.
Or, il y avait un homme du nom de Zachée ;
il était le chef des collecteurs d'impôts,
et c'était quelqu'un de riche.
Il cherchait à voir qui était Jésus,
mais il n'y arrivait pas à cause de la foule,
car il était de petite taille.
Il courut donc en avant et grimpa sur un sycomore
pour voir Jésus qui devait passer par là.
Arrivé à cet endroit, Jésus leva les yeux et l'interpella :
« Zachée, descends vite :
aujourd'hui il faut que j'aille demeurer dans ta maison. »
Vite, il descendit, et reçut Jésus avec joie.
Voyant cela, tous récriminaient :
« Il est allé loger chez un pécheur. »
Mais Zachée, s'avançant, dit au Seigneur :
« Voilà, Seigneur :
je fais don aux pauvres de la moitié de mes biens,
et si j'ai fait du tort à quelqu'un,
je vais lui rendre quatre fois plus. »
Alors Jésus dit à son sujet :
« Aujourd'hui, le salut est arrivé pour cette maison,
car lui aussi est un fils d'Abraham.
En effet, le Fils de l'homme est venu chercher
et sauver ce qui était perdu. »

Zachée, un publicain, comme Matthieu. Un homme rejeté de ses compatriotes en raison de sa collaboration avec les romains ... et de l'argent qu'il se met dans la poche en collectant les impôts ...
Comme pour Matthieu, l'attitude de Jésus a son égard ne se calque pas sur l'extérieur. Jésus voit le cœur. Il ne s'arrête pas au péché, il va directement à la personne. Et cette personne, il l'aime : "Dieu ne fait pas acception des personnes". Et même, Jésus s'invite chez elle : "Je ne suis pas venu pour les justes, mais pour les pécheurs." dira-t'il. Jésus ne peut rentrer que dans la maison dont la porte est ouverte. Et souvent c'est le péché qui ouvre la porte car la faiblesse et la reconnaissance de son incapacité à marcher droit par soi-même rend humble et ouvre au salut : "Il reçut Jésus avec joie." Ceux qui se croient "justes" se font les juges des autres et ne voient pas la "poutre qu'ils ont dans l'œil". L'amour, ils ne connaissent pas. Ce n'est pas la joie alors ! ... Cet accueil réciproque de Jésus et de Zachée conduit à la conversion de ce dernier et à son bien-être : "Le Fils de l'homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu."

dimanche 13 novembre 2011


Parole du jour
Mt 25, 14-21
Mardi 13 novembre

Jésus parlait à ses disciples de sa venue ;
il disait cette parabole :
« Un homme, qui partait en voyage,
appela ses serviteurs et leur confia ses biens.
À l'un il donna une somme de cinq talents,
à un autre deux talents, au troisième un seul,
à chacun selon ses capacités. Puis il partit.
Aussitôt, celui qui avait reçu cinq talents
s'occupa de les faire valoir et en gagna cinq autres.
De même, celui qui avait reçu deux talents en gagna deux autres.
Mais celui qui n'en avait reçu qu'un
creusa la terre et enfouit l'argent de son maître.
Longtemps après, leur maître revient
et il leur demande des comptes.
Celui qui avait reçu les cinq talents s'avança
en apportant cinq autres talents et dit :
'Seigneur, tu m'as confié cinq talents ;
voilà, j'en ai gagné cinq autres.
— Très bien, serviteur bon et fidèle,
tu as été fidèle pour peu de choses,
je t'en confierai beaucoup ;
entre dans la joie de ton maître.'
Celui qui avait reçu deux talents s'avança ensuite et dit :
'Seigneur, tu m'as confié deux talents ;
voilà, j'en ai gagné deux autres.
— Très bien, serviteur bon et fidèle,
tu as été fidèle pour peu de choses,
je t'en confierai beaucoup ;
entre dans la joie de ton maître.'
Celui qui avait reçu un seul talent s'avança ensuite et dit :
'Seigneur, je savais que tu es un homme dur :
tu moissonnes là où tu n'as pas semé,
tu ramasses là où tu n'as pas répandu le grain.
J'ai eu peur, et je suis allé enfouir ton talent dans la terre.
Le voici. Tu as ce qui t'appartient.'
Son maître lui répliqua : 'Serviteur mauvais et paresseux,
tu savais que je moissonne là où je n'ai pas semé,
que je ramasse le grain là où je ne l'ai pas répandu.
Alors, il fallait placer mon argent à la banque ;
et, à mon retour, je l'aurais retrouvé avec les intérêts.
Enlevez-lui donc son talent et donnez-le à celui qui en a dix.
Car celui qui a recevra encore, et il sera dans l'abondance.
Mais celui qui n'a rien se fera enlever même ce qu'il a.
Quant à ce serviteur bon à rien, jetez-le dehors dans les ténèbres ;
là il y aura des pleurs et des grincements de dents !' »

A une novice qui demandait à Thérèse de l'Enfant Jésus comment il se faisait que tout le monde n'a pas a égalité dans les dons reçus, celle-ci répondit en lui montrant deux verres sur une table, un grand et un petit. Elle lui demanda de les remplir, ce que fit celle-ci. Alors elle lui demanda : "Lequel est le plus plein ?" La novice répondit : "Les deux sont pleins." Chacun a sa capacité, l'important est d'être plein. Un verre à vin, un verre à eau, un verre à liqueur n'ont pas la même contenance et pourtant chacun à sa place particulière et sa "mission" particulière à accomplir. Ainsi dans notre parabole, celui qui avait reçu 5 talents est "plein", il rapporte 5 talents, celui qui en avait 2 en rapporte 2. Mais le verre de celui qui en avait 1 reste vide. Il n'a pas rempli sa mission. Sa vie est demeuré stérile. Et ce n'est pas Dieu qui le jette dehors, mais lui-même qui s'y plonge car il est "vide" et n'a servi à rien. C'est l'enfermement et la mort ... Chacun nous avons reçu des dons. L’extension du mot "Don est "donné". Etre dans le "Don", c'est se mettre au service des autres en faisant fructifier les "Dons " qui nous ont été donnés à cet effet. La vocation de chacun est un "Don" pour le service des autres. Ainsi de la maternité et de la paternité, du sacerdoce, de la vie religieuse, du métier choisi. En tout cela, et par bien d'autres "Dons", il s'agit de se "donner" pour le service et le bien d'autrui. Et le "Don" que tous nous avons reçu par nature (Nous sommes créés à l'Image de Dieu qui est Amour) et qui est le moteur de tout le reste, c'est l'Amour. St Paul nous demande d'aspirer à ce "don" supérieur : "Parmi les dons de Dieu, vous cherchez à obtenir ce qu'il y a de meilleur. Eh bien, je vais vous indiquer une voie supérieure à toutes les autres : " J'aurais beau parler toutes les langues de la terre et du ciel, si je n'ai pas la charité, s'il me manque l'amour, je ne suis qu'un cuivre qui résonne, une cymbale retentissante ..." (1 Co 12, 31; 13, 1) Et pour nous aider à vivre d'Amour, il y a la Foi qui nous donne de nous ajuster sur Jésus qui est allé jusqu'au "Don" total de lui-même ...

vendredi 11 novembre 2011

Parole du jour
(Vendredi 11 novembre)
(Lc 17, 26-35.37)

Jésus disait à ses disciples :
Ce qui se passera dans les jours du Fils de l'homme
ressemblera à ce qui est arrivé dans les jours de Noé.
On mangeait, on buvait, on se mariait,
jusqu'au jour où Noé entra dans l'arche.
Puis le déluge arriva, qui les a tous fait mourir.
Ce sera aussi comme dans les jours de Loth :
on mangeait, on buvait, on achetait,
on vendait, on plantait, on bâtissait ;

mais le jour où Loth sortit de Sodome,
Dieu fit tomber du ciel une pluie de feu
et de soufre qui les a tous fait mourir ;
il en sera de même le jour où le Fils de l'homme se révélera.
Ce jour-là, celui qui sera sur sa terrasse,
et qui aura ses affaires dans sa maison,
qu'il ne descende pas pour les emporter ;
et de même celui qui sera dans son champ,
qu'il ne retourne pas en arrière.
Rappelez-vous la femme de Loth.
Qui cherchera à conserver sa vie la perdra.
Et qui la perdra la sauvegardera.
Je vous le dis :
Cette nuit-là, deux personnes seront dans le même lit :
l'une sera prise, l'autre laissée.
Deux femmes seront ensemble en train de moudre du grain :
l'une sera prise, l'autre laissée. »
Les disciples lui demandèrent :
« Où donc, Seigneur ? » Il leur répondit :
« Là où il y a un corps, là aussi se rassembleront les vautours. »

Quel sens donnons-nous à notre vie ? ...
Vouloir conserver sa vie, c'est s'enfermer dans la forteresse de son égocentrisme et se faire le Maître de sa propre vie, dans le mépris d'autrui et des choses; vivre à l'extérieur de soi et se nourrir de l'éphémère comme si celui-ci était éternel, une illusion : "Cette nuit on te redemande ton âme."
Perdre sa vie, c'est la donner en s'ouvrant aux autres et en se faisant serviteur dans cette certitude que servir son prochain, c'est servir Celui qui est à l'origine de son existence : "Ce que vous aurez fait à l'un de ces petits qui sont mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait." ...
Construire sa vie, c'est bâtir son intériorité en laissant jaillir la vie de Dieu et en s'y ajustant. Il nous a créé à son Image : "Dieu est Amour". Sa nature est l'Amour et la notre est fondamentalement la même. "L'Amour ne passera pas." Chacun est responsable de sa vie et du chemin qu'il prend ...

Fête de Saint Martin

Simple catéchumène, il se comporte déjà avec humilité, servant lui-même son serviteur. En garnison à Amiens par un hiver de grand gel, il rencontre, à la porte de la ville, un pauvre mourant de froid. N'ayant plus d'argent à lui donner, “ saisissant l'arme qu'il portait à la ceinture, il partagea sa chlamyde (manteau) en deux, en donne un morceau au pauvre et se rhabille avec le reste. Quelques uns des assistants se mettent à rire, car on le trouvait ridicule avec son habit mutilé. ” La nuit, Jésus apparaît à Martin revêtu du demi manteau et dit aux anges qui l'entourent : “ Martin, encore catéchumène, m'a donné son manteau ! ” (Sulpice Sévère, biographie)

En donnant la moitié de son manteau, St Martin donnait tout ce qui lui appartenant car l'autre moitié appartenait à l'Empire.